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EXTRACTION D’URANIUM AU NIGER. Des perspectives prometteuses septembre 13, 2007

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La salle de conférence de la commu-nauté urbaine de Tahoua a servi de cadre, le 28 août dernier, à une conférence sur le thème «le Niger et le marché de l’uranium ». Animée par le président du PNDS Tarayya, Mahamadou Issoufou, in-génieur des mines et ancien directeur de la Somaïr dans les années 1980, cette conférence dont le but est d’apporter un éclairage sur les potentialités uranifères du Niger à travers une analyse complète des contours de la question, intervient dans un contexte marqué par le renché-rissement du prix de l’uranium.

L’uranium est un métal gris/blanc dé-couvert en 1789 qui possède des pro-priétés radioactives. Il se présente sous trois formes (uranium 234 ; 235 et 238) à des proportions constantes dans la nature à savoir 0,054% pour l’uranium 234 ; 0,71% pour le 235 et 99,2% et pour le 238.

«Ce minerais», a dit le conférencier, «dont le marché est en pleine expansion offre des perspectives prometteuses pour les pays producteurs comme le Niger qui dispose d’importantes réserves estimées à 400.000 tonnes dont 200.000 tonnes sur le seul site d’Imouraren. D’ailleurs, un programme de relance de la production au Niger prévoit, entre 2010 et 2012, l’augmentation de la capacité de production de 4.000 à 5.000 tonnes pour la stabiliser à 10.000 tonnes après 2012 », a souligné M. Issoufou. « Cela mettra le Niger en bonne place dans le cercle des producteurs d’uranium. La production actuelle du Niger est de 3.500 tonnes par an».

Le coût du kilogramme d’uranium qui est de 121.000 F en Août 2007, sur le marché mondial, est fonction du coût des autres sources d’énergie concurrentes (eau, pétrole, charbon…). Jusqu’à une date récente, alors que tous les contrats à moyen terme est de 80.000F, celui du Niger est signé à 27.300F le kilo. Mais ce prix à été relevé à 40.000F, ce qui reste toujours dérisoire compte tenu du court officiel.

L’uranium est utilisé, le plus souvent, à des fins militaires pour la fabrication des bombes mais surtout à des fins civiles pour la production d’électricité. C’est d’ailleurs l’utilisation la plus importante et elle représente la source d’énergie électrique la plus compétitive : Avec 1 gramme d’uranium on peut produire 230.000 Kwh soit l’équivalent de la production de 145 barils de pétrole, a an noncé le conférencier. La consommation militaire n’influence pas le marché ; il est surtout influencé par la consommation civile.

En 2006, la demande en uranium est de 67.000 tonnes pour alimenter les 440 réacteurs nucléaires installés de par le monde dont la capacité totale est de 369.000 Mgwh. « La demande en uranium naturel est fonction de la consommation de ces réacteurs là », a t- il indiqué.

L’offre, quant à elle, a ajouté le con-férencier, est estimée à 42.000 tonnes. Le gap entre l’offre et la demande est couvert par les stocks des années 1980 faits à des fins militaires (donc de l’uranium enrichi à 92%). Alors il faut le diluer pour le ramener à des proportions convenables de 3%. Or, la fin de ce stock est prévue vers 2015.

Les réserves dans le monde, elles, sont estimées à 14.798.000 tonnes dont 3.287.000 tonnes de réserves sures ; 1.446.000 tonnes de réserves supposées ; 2.519.000 tonnes de réserves probables et 7.536.000 tonnes de réserves spéculatives, a indiqué le conférencier.

Source Le Républicain-Niger

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Niger – Manifestation en faveur du départ du groupe Areva septembre 9, 2007

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Un millier de personnes ont manifesté à Niamey samedi pour exiger le départ du Niger du groupe nucléaire français Areva, à l’appel du Mouvement citoyen pour la république, principal groupement de la société civile, qui accuse le groupe de financer la rébellion dirigée par des touaregs dans le nord du pays, ont rapporté des témoins.

Depuis février, au moins 45 soldats ont trouvé la mort et 36 autres ont été faits prisonniers par le Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), qui a pour bastion la région d’Agadez, l’une des provinces uranifères la plus riche au monde, où Areva est resté le seul groupe exploitant le minerai depuis une quarantaine d’années.

Le MNJ réclame plus d’autonomie à la région mais les autorités ont refusé de le reconnaître, assimilant le groupe à des bandits armés.

Les autorités ont également accusé AREVA de financer le MNJ, après la découverte de virements bancaires effectués à des soldats touaregs qui ont par la suite déserté, et depuis juillet, elles ont déclaré le directeur local du groupe Areva, Dominique Pin, persona non grata.

« Nous demandons au président Mamadou Tandja et au gouvernement le départ pur et simple d’Areva ainsi que la nationalisation de ses filiales, la compagnie minière d’Akouta Cominak et la société des mines de l’Aïr, Somair, cela en guise de représailles (…). Aucun sacrifice n’est de trop pour la sauvegarde de l’unité nationale et de l’intégrité du territoire » a dit Nouhou Arzika, président du Mouvement citoyen pour la république.

Le groupement a également exprimé son attachement à la paix et à la stabilité, rejetant tout recours aux armes pour des revendications sociales.

RELÈVEMENT DU PRIX DU KILO D’URANIUM

« Nous demandons à nos frères égarés (le MNJ) de déposer les armés, de libérér les otages et de venir inscrire leurs actions dans le cadre démocratique » a poursuivi Nouhou Arzika.

Le député opposant Sanoussi Jackou a qualifié Areva de « société exploiteuse. »

« Areva est une société exploiteuse. Nous ne pouvons plus accepter que notre uranium ne nous serve pas. Qu’elle se dise que le Niger de 2007 n’est pas celui des années 46. Le Niger a changé » a-t-il dit.

Le gouvernement a octroyé ces dernières années près d’une centaine de permis d’exploration à des sociétés étrangères, la plupart dans la filière uranifère, brisant de fait le monopole d’Areva. Le MNJ, lui, a réclamé le départ de toutes ces sociétés, excepté Areva.

Début août, le gouvernement a négocié et obtenu avec Areva le relèvement à 40.000 francs CFA du prix au kilogramme d’uranium pour 2007, contre 27.300 en 2006.

Il a aussi obtenu 300 tonnes d’uranium pour une vente sur le marché spot, ainsi qu’une avance sur dividendes de 15 milliards de francs CFA pour cette année.

En outre, il a annoncé l’ouverture prochaine de discussions avec Areva pour le contrat 2008, 2009 et 2010.

En 36 ans de production, SOMAIR et COMINAK ont réalisé des chiffres d’affaires globaux de 2.260 milliards francs CFA. Sur ce montant, le Niger n’a pu engranger que des recettes de 293 milliards francs CFA, toutes taxes confondues.

En 2007, le Niger va tirer 29 milliards francs CFA de recettes, grâce au relèvement du prix, contre environ 14 milliards francs CFA en 2006 et une moyenne de huit milliards les autres dernières années.

Source Reuters

L’Australie signe un accord de fourniture d’uranium à la Russie septembre 7, 2007

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Le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre australien John Howard ont signé vendredi à Sydney le premier accord de fourniture d’uranium de l’Australie à la Russie.

« Ce nouvel accord permettra la fourniture d’uranium australien pour un usage par l’industrie nucléaire civile » russe, a déclaré John Howard lors d’une conférence de presse commune avec le chef du Kremlin à la veille du sommet des dirigeants de l’Asie-Pacifique (Apec).

L’accord pourrait permettre une exportation de l’uranium dès l’an prochain, mais ne permettrait pas à la Russie de le revendre à un autre pays ou de l’utiliser à des fins militaires.

Dans la foulée de la signature, le Premier ministre australien a tout de suite voulu balayer les craintes que l’uranium ne puisse tout de même être détourné, revendu clandestinement et tomber dans de mauvaises mains.

« Tout uranium qui est vendu à la Russie sera vendu sous des garanties très strictes », a assuré M. Howard.

« Nous achetons l’uranium à l’Australie pour de simples raisons économiques », a renchéri M. Poutine.

Le président russe a souligné que son pays exportait déjà de larges quantités d’uranium enrichi à des fins militaires, dont 30 tonnes par an aux Etats-Unis. Et n’aurait donc de toute façon pas besoin de revendre l’uranium australien.

« Je ne comprends tout simplement pas de quoi les gens parlent », a tranché le chef du Kremlin, arrivé vendredi matin à Sydney où il doit aussi rencontrer le président américain George W. Bush dans l’après-midi.

Les écologistes mettent pourtant eux en garde contre les risques que cet accord n’alimente les risques de prolifération nucléaire.

Pour le responsable de Greenpeace Australie, Steve Shallhorn, qui souligne le caractère peu sûr de l’industrie nucléaire russe, le danger est aussi que l’uranium australien ne remplace l’uranium russe actuellement utilisé dans les centrales civiles russes. Et que les ressources russes puissent elles être employées à d’autres fins.

Canberra, qui dispose des plus importantes réserves prouvées d’uranium au monde, avait déjà donné le mois dernier son feu vert à un accord similaire avec l’Inde, malgré la non appartenance de New Delhi au traité de non prolifération nucléaire (TNP).

Howard a indiqué que, selon les termes de l’accord, le minerai exporté vers la Russie ne pourrait en aucun cas être revendu par la suite à la Syrie ou à l’Iran.

L’Australie détient 40% des réserves mondiales d’uranium et l’exporte vers 36 pays.

Source AFP, Reuters

Madagascar : gisement d’uranium exploitable ! septembre 6, 2007

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L’existence d’un gisement d’uranium exploitable dans la région du Melaky, sera confirmée avant la fin de l’année. Trois millions de dollars sont déjà investis par les promoteurs.

Madagascar pourrait devenir un grand producteur d’uranium. La prospection effectuée dans la plaine de Betsiriry, dans la région du Melaky, est actuellement au stade du forage. Cela permettra de prélever des échantillons du sol (carottes), qui seront envoyés au Canada pour être analysés. Des données sur la teneur d’uranium contenu dans le sol, seront recueillies à partir de l’analyse. Logiquement, les résultats seront connus vers le mois de novembre et la décision d’exploitation dépendra de la quantité du gisement.

« Pour que le projet soit rentable, il faudra qu’il y ait, en moyenne, 500 grammes d’uranium dans une tonne de terre », précise Olivier Petyt, directeur général de ALM & Forex, la société qui effectue les travaux de forage. C’est la filiale de la compagnie Uramad, titulaire du permis d’exploration.

Celle-ci, de son côté, est une filiale de la compagnie minière anglaise Uranium Mining Compagny . Elle est titulaire de deux permis d’exploration d’uranium à Madagascar. Le premier se situe dans la plaine de Betsiriry, dans la commune de Beravina, située à 150 kilomètres à l’ouest de Tsiroanomandidy. Il s’étend sur une superficie de 400 km2. La deuxième zone d’exploration se trouve à Makay, au nord de Morondava, et occupe une superficie de 14 400 km2. Ce dernier fait, à l’heure actuelle, l’objet d’une prospection aéroportée, c’est-à-dire par voie aérienne, la première étape de la recherche d’uranium.

Uramad prévoit d’investir jusqu’à cinq millions de dollars dans cette phase de recherche. Selon Bernard Furth, directeur général de Uramad, près de trois millions de dollars sont déjà utilisés. « Ce chiffre dépassera largement les cinq millions de dollars avant la fin de l’année 2008 », souligne-t-il. Uramad emploie quelque 120 personnes. Elles sont nourries et logées dans un campement implanté à Folakara, à 17 km au sud-ouest de la commune de Beravina. Le salaire moyen varie selon le domaine d’activité et se situe entre 4 000 et 6 000 ariary par jour.

Concernant la prospection, ALM & Forex prévoit de réaliser jusqu’à 4 000 forages et d’obtenir jusqu’à 3 000 mètres de carottes avant la fin de l’année. La profondeur des forages a une moyenne de 30 mètres, avec des pics atteignant les 60 mètres. Trois foreuses sont aujourd’hui utilisées pour la prospection, nombre qui sera porté à cinq d’ici la fin de l’année.

La course à l’uranium

L’augmentation sans précédent de la demande en uranium sur le marché mondial explique la multiplication des travaux de prospection à Madagascar. En cinq ans, le cours de l’uranium a littéralement explosé. Il est passé de 9,7$ la livre, en 2002, à 130 dollars cette année.

L’uranium est l’élément essentiel pour produire de l’énergie nucléaire et la demande de cette matière première est de plus en plus pressante de la part de nombreux pays, comme la Chine et l’Inde. Même les pays réputés pour être anti-nucléaires envisagent d’y recourir.

Actuellement, les sites d’extraction se situent essentiellement au Canada, en Australie, au Niger et au Kazakhstan. La consommation prévue pour 2007 est de 183 millions de livres pour une production mondiale estimée à 117 millions de livres.

Hautement radioactif

L’uranium est la base de la production de l’énergie nucléaire, en servant de combustible aux centrales. Un réacteur nucléaire peut en consommer environ 200 tonnes par an et, dès sa mise en service, il a besoin de 600 tonnes.

Il existe 435 réacteurs dans le monde et de nouveaux sites vont voir le jour: 28 sont en construction, 64 planifiés et 158 en cours de développement. Les déchets nucléaires et la radioactivité constituent les principaux dangers que peut présenter l’énergie nucléaire.

Certains déchets peuvent rester actifs pendant des millions voire des milliards d’années. La technique de leur recyclage n’est pas encore au point, compte tenu de leur durée de vie. Mais il y a également le vieillissement des sites, qui accroît les risques d’accident nucléaire. Les explosions, comme celle de Tchernobyl en Russie, en constituent les cas extrêmes.

Le coût de démantèlement d’une centrale est estimé entre 300 et 500 millions d’euros. Pourtant, après l’opération, les sols restent souvent radioactifs. Pour Madagascar, la radioactivité ne présente aucun risque durant la phase de prospection. Ce n’est que durant l’exploitation que des précautions sont à prendre. Le pays n’envisage pas non plus de recourir à l’énergie nucléaire, en tout cas pas pour l’instant.

 

Le directeur général de la compagnie Uramad donne des précisions sur les aspects techniques de la prospection d’uranium

– L’existence de l’uranium à Beravina est-elle confirmée ?

– Rien n’est encore sûr pour le moment. Cependant, les Français avaient effectué des extractions d’uranium à Madagascar, dans les années 50. Les géologues disent également que la structure géologique de Madagascar ressemble à celle des pays africains qui disposent d’importants gisements d’uranium. Ces raisons ont poussé Uramad à prospecter à Madagascar. Les travaux sur le site de Folakara sont les plus avancés à l’heure actuelle.

 

– Quelles sont les différentes étapes à franchir ?

– Cela débute par les relevés aeroportés, par avion équipé de radiométrie, qui permettent de détecter les anomalies du sol. Ce procédé sert, entre autres, à recueillir la teneur du sol en potassium, thorium et uranium. S’ensuivent l’étude du sol par les géologues et la pré-campagne de forage sur les sites favorables. Le forage permet de constater si le gisement est économiquement rentable pour être exploité.

– Quels paramètres détermineront la décision d’investissement ?

– L’importance et la qualité du gisement constituent les principaux paramètres qui détermineront la décision d’investissement. Mais il ne faut pas penser que dès que le gisement est trouvé, l’exploitation se fera dans l’immédiat. Il faut des travaux préliminaires, notamment la construction de l’usine d’extraction dans une durée de trois ans avant la phase de production.

 

– L’uranium est associé à la radioactivité, au nucléaire, faut-il en avoir peur?

– Durant la phase de prospection, il n’y a rien à craindre de la radioactivité. Cela dépendra également de la teneur en uranium que seuls les scientifiques peuvent évaluer avec précision. La radioactivité de l’uranium extrait du sous-sol malgache n’est pas très élevé. Néanmoins, il faudra prendre des précautions durant la phase d’exploitation, si nous atteignons ce stade.

 

– A quoi servira la production ?

– La production sera destinée à l’exportation pour faire fonctionner les centrales nucléaires. Comme les réserves de pétrole s’épuisent à l’heure actuelle, les recherches sur l’énergie nucléaire prennent de l’ampleur. L’uranium est la source d’énergie du futur.

 

Source L’express de Madagascar

Les cours de l’uranium naturel accélèrent leur correction septembre 5, 2007

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L’Association mondiale de l’uranium, qui réunit son assemblée annuelle, prévoit un excédent de l’offre d’uranium naturel entre 2010 et 2015. Les électriciens ont réduit leurs achats. Les prix au comptant sont sévèrement touchés.

Le plongeon de l’uranium naturel ne semble pas devoir s’arrêter de sitôt. Fin août, selon la société de conseil spécialisée TradeTech, son cours au comptant s’établissait à 85 dollars la livre, au plus bas depuis six mois et en retrait de près de 40 % par rapport à son sommet de 138 dollars en juin.

Le retrait précipité est d’une telle ampleur qu’il affecte durement les actions des sociétés minières concernées, dont celle de Cameco, leader mondial du secteur avec près de 21 % de la production mondiale d’oxyde d’uranium en 2006 (environ 103 millions de livres). Le cours a cédé près de 30 % depuis mi-juin. Pourtant, les principales sociétés productrices sont pratiquement absentes du marché spot de ce combustible minéral.

Plus généralement, environ le dixième de l’offre mondiale est vendu au comptant. La dégringolade des prix ne concerne, pour l’essentiel, que cette fraction minoritaire du marché de l’uranium naturel. Les contrats à long terme restent signés autour de 90 dollars la livre. Rien n’y fait. Les spéculateurs qui se désengagent anticipent le prochain retour du marché à l’équilibre après des années de déficit structurel. De quoi jeter une ombre durable sur les perspectives de gains que recèle l’uranium naturel.

Plusieurs électriciens envoient des signaux préoccupants. Cette année, les producteurs d’électricité, principaux consommateurs d’uranium naturel, ont comprimé leurs achats en raison du bond des prix en 2006.

Envol de la production

Leurs réserves opérationnelles ont été reconstituées. Au mois d’août, la demande pour livraison immédiate, qui s’est s’établie à 850.000 livres, n’a pas crû. D’après TradeTech, le produit disponible à la vente totalisait 2,7 millions de livres. Le département d’Etat américain de l’énergie a mis l’équivalent de 519.000 livres d’uranium naturel aux enchères. Toutefois, l’excédent de l’offre a toutes les chances de ne pas être durable.

L’Association mondiale du nucléaire (AMN) rappelle que la production minière ne couvre que 65 % de la demande annuelle, qui est estimée à plus de 170 millions de livres. Dans son rapport 2007, qui sera bientôt rendu public, l’organisme envisage néanmoins la formation d’un surplus de ce métal entre 2010 et 2015. Il explique cela par l’envol de la production minière d’ici à 2015.

L’AMN, qui tient son assemblée annuelle à Londres cette semaine, anticipe le retour à l’équilibre à l’horizon 2030. « Ces prévisions ne sont pas de bon augure pour les prix », note un analyste canadien. Interrogé par Reuters, Andrew Harrington, analyste chez ANZ Bank, prédit des niveaux proches de 70 dollars la livre. Des niveaux que l’uranium naturel avait quittés à la fin de l’année 2006.

 

Source Les Echos

Téhéran continue d’enrichir de l’uranium septembre 1, 2007

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AVEC une régularité de métronome, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) publie chaque trimestre un rapport d’enquête sur le programme nucléaire iranien, distribuant les bons et mauvais points au régime islamique de Téhéran. Jamais, depuis février 2003, l’agence des Nations unies en charge de la lutte antiprolifération nucléaire n’a changé sa position d’un iota : ses enquêteurs ne cessent de se heurter au manque de coopération de Téhéran, de nombreuses questions restent en suspens sur un programme nucléaire tenu clandestin pendant dix-huit ans, de 1984 à 2002, et découvert fortuitement, grâce aux révélations de l’opposition iranienne en exil. La dernière livraison de l’AIEA n’a pas dérogé à la règle : dans le document de dix pages distribué jeudi aux trente-cinq délégations des États membres du conseil des gouverneurs de l’agence, qui se réunira le 10 septembre à Vienne, le directeur général Mohamed ElBaradei loue le degré inhabituel de coopération de Téhéran.

Celui-ci a permis de dresser un plan d’action détaillé qui prévoit d’apporter des réponses à toutes les « questions en suspens » d’ici au mois de décembre. « À cette date, précise ElBaradei, nous saurons si l’Iran était sérieux ou s’il a voulu nous mener en bateau. » Le rapport précise également que la question des expériences passées sur le plutonium 239 a, la première, été mise au clair. L’enrichissement d’uranium, bien qu’il se poursuive à Natanz avec 2 000 centrifugeuses désormais, a produit de très faibles résultats, à des taux bien inférieurs à ceux espérés par Téhéran. Le France maintient ses distances En attendant, ajoute ElBaradei, il importe de laisser à l’Iran le moyen de prouver enfin sa bonne foi : « C’est la première fois que l’Iran est prêt à discuter de toutes les questions en suspens qui ont provoqué la crise de confiance (entre Téhéran et l’AIEA). C’est un pas significatif. » Pour Ali Asghar Soltanieh, l’ambassadeur iranien auprès de l’AIEA à Vienne, « le rapport reflète la détermination de l’Iran à lever les dernières ambiguïtés par le biais de la coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique. (…) Mohamed ElBaradei a une fois de plus confirmé que l’Iran n’avait pas dévié de ses objectifs pacifiques. Il relève également que toutes les questions ont été prises en compte. (…) Tout cela rend infondée l’intervention de toute autre organisation internationale, à commencer par le Conseil de sécurité» . Derrière ces déclarations d’autosatisfaction pointe un discret soulagement. Téhéran est parvenu sans trop de sacrifices pour le moment à créer une brèche dans la communauté internationale, et à éviter une troisième vague de sanctions au Conseil de sécurité. Temporairement, du moins. Les deux résolutions votées par le conseil de sécurité des Nations unies, et les mesures punitives les accompagnant, restent cependant en vigueur, Téhéran n’ayant toujours pas renoncé à l’enrichissement d’uranium. Depuis le vote de la résolution 1737 le 23 décembre 2006, les entreprises et institutions financières iraniennes participant au programme nucléaire ont vu leurs avoirs à l’étranger gelés et leurs dirigeants privés de visas en Occident. De fait, Washington considère le rapport comme une preuve supplémentaire de la défiance du régime iranien à l’encontre du Conseil de sécurité. « Il n’est pas question ici d’accorder un crédit partiel (à Téhéran), s’insurge Tom Casey, porte-parole du département d’État américain. L’Iran a refusé de s’acquitter de ses obligations et, par voie de conséquence, la communauté internationale va continuer à faire monter la pression » autour du programme nucléaire iranien. La France maintient également ses distances avec le régime iranien. Pascale Andréani, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a réitéré que tant que l’Iran n’opterait clairement pour la suspension de ses activités d’enrichissement, Paris continuerait d’oeuvrer avec d’autres pays à l’éventualité de nouvelles sanctions.

 

Source Le Figaro

Le Niger a vendu pour la première fois de l’uranium en direct août 29, 2007

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Le Niger a pour la première fois vendu directement de l’uranium sur le marché, soit 300 tonnes à l’américain Exelon pour au moins 20 milliards de francs CFA (41,71 millions de dollars).

Cette vente, annoncée par le ministre des Mines Mohamed Abdoulahi à la télévision lundi soir tard, est la conséquence d’un accord conclu avec le français Areva le mois dernier.

Le groupe nucléaire, dont les relations avec l’Etat nigérien se sont tendues, a accepté de donner au Niger 300 tonnes en 2007 à vendre sur le marché libre.

Abdoulahi a précisé que les 100 premières tonnes seraient transférées à Exelon fin 2007 et le reste début 2008.

Areva exploite les deux mines d’uranium du pays, situées dans le nord saharien. Elle en exportait jusqu’à présent la totalité de la production en rémunérant l’Etat nigérien par un prix fixé à la tonne.

Or, le monopole d’Areva a été contesté par le gouvernement nigérien qui a accusé le groupe français de soutenir la rébellion touarègue dans le nord du pays en incitant des soldats de l’armée régulière à rejoindre la rébellion moyennant finances, ce qu’Areva a nié.

Ce conflit s’est traduit par l’expulsion le mois dernier du patron d’Areva dans le pays, le Français Dominique Pin et par la renégociation du contrat d’Areva. La redevance payée au Niger est passée de 27.300 francs CFA par kilogramme à 40.000 francs CFA, avec effet rétroactif au début 2007.

Selon le gouvernement nigérien, Areva a aussi accepté de verser une avance de 15 milliards de francs CFA à valoir sur de futurs dividendes, outre les 300 tonnes d’uranium à vendre sur le marché à son propre profit.

Par ailleurs, le gouvernement nigérien continue d’accorder des licences de prospection à des compagnies minières étrangères.

Le Niger a produit quelque 3.500 tonnes de concentré d’uranium (yellow cake) en 2006.

Source Reuters

L’uranium, l’arme stratégique de l’Australie août 27, 2007

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Après la Chine, Canberra vient de conclure un accord de vente du combustible à l’Inde. Au risque de faire exploser le Traité de non-prolifération nucléaire.

L’accord indo-américain de coopération dans le domaine nucléaire conclu à la fin juillet fait des remous. A New Delhi, il a provoqué une grave crise politique susceptible de faire chuter le gouvernement (LT du 22.08.2007). A Washington, plusieurs membres démocrates du Congrès sont prêts à combattre l’accord. Mais celui-ci ne fait pas que des malheureux. Alliée indéfectible des Etats-Unis, l’Australie s’est engouffrée dans la brèche pour vendre l’une de ses principales matières premières: l’uranium.

Disposant de 40% des réserves mondiales d’uranium, l’Australie bombe désormais le torse. Elle vient de conclure un accord de vente du minerai à l’Inde. L’attitude de Canberra n’a cependant pas manqué d’interloquer les tenants de la non-prolifération nucléaire. L’Inde n’étant pas un Etat partie au Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), l’Australie ne devrait théoriquement pas lui livrer de combustible. Son premier ministre John Howard tient à rassurer. L’accord en question comprend de solides garde-fous comparables à ceux prévus dans le TNP. Le ministre australien des Affaires étrangères Alexander Downer abonde dans le même sens: «Le fait que l’Inde a déjà des armes nucléaires montre qu’il n’y a pas de risque de contribuer à la prolifération nucléaire en exportant de l’uranium à une économie dévoreuse d’énergie.»

L’Inde n’est pas le seul client de l’Australie. Profitant du retour en grâce du nucléaire à l’échelle mondiale, Canberra a déjà ratifié un accord d’exportation d’uranium avec la Chine au début 2007. Pour accompagner son boom économique, Pékin a besoin d’uranium pour alimenter les 28 centrales nucléaires qu’il compte construire d’ici à 2020 ou les 63 centrales qu’il planifie à l’horizon 2040. La part du nucléaire en Chine demeure toutefois modeste: elle ne dépasse pas les 2%.

Accord avec la Russie

Si le gouvernement de John Howard est bien disposé envers New Delhi, il n’entend toutefois pas négocier avec l’Etat paria pakistanais qui, comme l’Inde, n’est pas partie au TNP. En revanche, il annonce déjà qu’en septembre, un accord avec la Russie sur la vente d’uranium pourrait être conclu.

Deuxième producteur mondial d’uranium derrière le Canada et devant la Namibie, l’Australie prend conscience qu’elle peut tirer un profit substantiel de la construction des 250 centrales nucléaires qui vont s’ajouter aux 440 existantes dans le monde aujourd’hui. Dans la région de Darwin par exemple, au nord du pays, on compte plus de trente sociétés spécialisées dans l’extraction du minerai. Elles n’étaient que cinq en 2005. Ce boom de l’exploitation de l’uranium, longtemps retardé par un pétrole peu cher, a une incidence considérable sur le combustible. Sur le marché mondial, la livre d’uranium a bondi de 12 francs en 2004 à plus de 180 francs. L’âge d’or de l’uranium pourrait toutefois appartenir au passé quand le monde se tournera vers les réacteurs de quatrième génération dits de surgénération, beaucoup moins gourmands en uranium. Mais jusqu’à leur avènement, l’Australie a encore le temps de réaliser de juteux profits.

 

Source Le Temps

Uranium: la Somalie invite les compagnies russes à mettre en valeur ses gisements. août 24, 2007

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La Somalie est intéressée par la participation de compagnies russes à la mise en valeur de ses gisements de minéraux utiles, a déclaré mercredi l’ambassadeur somalien en Russie, Mohamed Mohamud Handule, lors d’une conférence de presse à RIA Novosti.

« La première loi sur les sous-sols de Somalie a déjà été adoptée en première lecture. Dès qu’elle sera définitivement adoptée, nous inviterons toutes les compagnies énergétiques russes à prendre la part la plus active à la mise en valeur de nos gisements », a-t-il indiqué.

Ce sont les entreprises russes, tant grandes que petites, qui auront priorité en matière d’exportations d’uranium somalien, selon lui.

Des négociations sont en cours avec la société Zarubezhgeologia, a ajouté le diplomate, avant de souligner l’importance de reconstruire les usines et les sites à usage militaire mis en place par l’URSS en Somalie.

La coopération militaire peut constituer un autre domaine prometteur de la coopération entre les deux pays, a noté l’ambassadeur.

 

Source Ria Novosti

Avis de tempête spéculative sur l’uranium août 22, 2007

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Le cours spot de cette matière première a plongé d’un tiers depuis juin. Les actions des groupes miniers cherchant ou produisant le combustible nucléaire s’effondrent de concert.

L e prix de l’uranium pourrait encore doubler à 250 dollars la livre [450 grammes] l’an prochain « , promettait le patron d’Uranium One, société aurifère sud-africaine reconvertie dans l’extraction de combustible nucléaire. C’était il y a trois mois. Les cours de l’oxyde d’uranium – le yellowcake – livrable immédiatement doublaient depuis six mois pour atteindre dix fois le niveau affiché en 2002. Même au sein de leurs approvisionnements pluriannuels, les centrales électriques étaient forcées d’accepter des conditions cinq fois moins favorables qu’au début de la décennie.

Attirés par la perspective d’un déficit durable de combustible – les projets de centrales poussent comme des champignons alors que, deux décennies durant, l’exploration de nouveau gisements a été abandonnée – les spéculateurs s’étaient rués sur tout ce qui ressemblait à de la poudre jaune. Aujourd’hui, La bulle explose. Après un mois d’une crise qui a touché l’ensemble des marchés financiers, les positions spéculatives sur l’uranium ont été les premières abandonnées. L’uranium  » spot  » s’est déprécié d’un tiers en moins de deux mois. Sur le compartiment ouvert au printemps par le Nymex – l’immense marché des produits énergétiques – les contrats perdent 40 % depuis début août.

PURGE DES EXCES

Sur la Bourse de Toronto ou de Sydney, la cote des groupes miniers chargés de l’extraction du précieux minerai connaît un sort  » digne de l’effondrement des valeurs Internet [en 2001] « , avertit le site Mineweb. Les actions du géant canadien Cameco plongent de 17 % depuis début juin, celles d’Uranium One de 31 %. Un  » explorateur  » comme l’australien Eromanga perd trois cinquièmes de sa capitalisation. La valeur de la plupart de ces sociétés demeure cependant supérieure à celles affichée un an plus tôt. La débandade touche les structures spéculatives gérant des entrepôts de yellowcake : à Londres, les actions de Nufcor dévissent de 40 %. La purge de ces excès – qui montrent que les prix s’étaient depuis longtemps ajustés à la pénurie – ne fait pas que des perdants. Le dégonflement de la valeur des mines est finalement une bonne nouvelle pour les géants du nucléaire, qui, à l’instar d’Areva ou de Toshiba, sont à l’affût de nouveaux gisements.

 

Source La tribune