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Avis de tempête spéculative sur l’uranium août 22, 2007

Posted by starbucker in Uranium.
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Le cours spot de cette matière première a plongé d’un tiers depuis juin. Les actions des groupes miniers cherchant ou produisant le combustible nucléaire s’effondrent de concert.

L e prix de l’uranium pourrait encore doubler à 250 dollars la livre [450 grammes] l’an prochain « , promettait le patron d’Uranium One, société aurifère sud-africaine reconvertie dans l’extraction de combustible nucléaire. C’était il y a trois mois. Les cours de l’oxyde d’uranium – le yellowcake – livrable immédiatement doublaient depuis six mois pour atteindre dix fois le niveau affiché en 2002. Même au sein de leurs approvisionnements pluriannuels, les centrales électriques étaient forcées d’accepter des conditions cinq fois moins favorables qu’au début de la décennie.

Attirés par la perspective d’un déficit durable de combustible – les projets de centrales poussent comme des champignons alors que, deux décennies durant, l’exploration de nouveau gisements a été abandonnée – les spéculateurs s’étaient rués sur tout ce qui ressemblait à de la poudre jaune. Aujourd’hui, La bulle explose. Après un mois d’une crise qui a touché l’ensemble des marchés financiers, les positions spéculatives sur l’uranium ont été les premières abandonnées. L’uranium  » spot  » s’est déprécié d’un tiers en moins de deux mois. Sur le compartiment ouvert au printemps par le Nymex – l’immense marché des produits énergétiques – les contrats perdent 40 % depuis début août.

PURGE DES EXCES

Sur la Bourse de Toronto ou de Sydney, la cote des groupes miniers chargés de l’extraction du précieux minerai connaît un sort  » digne de l’effondrement des valeurs Internet [en 2001] « , avertit le site Mineweb. Les actions du géant canadien Cameco plongent de 17 % depuis début juin, celles d’Uranium One de 31 %. Un  » explorateur  » comme l’australien Eromanga perd trois cinquièmes de sa capitalisation. La valeur de la plupart de ces sociétés demeure cependant supérieure à celles affichée un an plus tôt. La débandade touche les structures spéculatives gérant des entrepôts de yellowcake : à Londres, les actions de Nufcor dévissent de 40 %. La purge de ces excès – qui montrent que les prix s’étaient depuis longtemps ajustés à la pénurie – ne fait pas que des perdants. Le dégonflement de la valeur des mines est finalement une bonne nouvelle pour les géants du nucléaire, qui, à l’instar d’Areva ou de Toshiba, sont à l’affût de nouveaux gisements.

 

Source La tribune

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