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Algérie: Relations énergétiques algéro-espagnoles septembre 17, 2007

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Les négociations sur les prix du gaz «n’avancent pas»

La question de la renégociation des prix du gaz vendu par Sonatrach à Gas Natural à travers le gazoduc Maghreb-Europe (GME) reste rentière. Lors d’une émission diffusée hier sur les ondes de la Chaîne III, le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, en a parlé.

Il a indiqué que les négociations «n’ont pas beaucoup avancé», tout en souhaitant qu’elles progressent rapidement dans les semaines à venir. Ces renégociations durent depuis plus de deux ans. Les prix du gaz naturel étant indexés sur les prix du pétrole brut, Sonatrach a demandé à les renégocier. Constatant que les choses n’évoluent pas, l’Algérie a sollicité l’arbitrage international. Celui-ci devrait trancher dans les semaines à venir. Gas Natural et Sonatrach étaient, début 2007, sur le point de parvenir à un accord, avant que la société espagnole ne se rétracte. Une bonne nouvelle cependant sur le Medgaz. Le ministre de l’Energie et des Mines a confirmé la fin du contentieux qui opposait Sonatrach à l’Espagne concernant la part de gaz que l’entreprise nationale des hydrocarbures est autorisée à commercialiser sur le marché espagnol dans le cadre du projet de gazoduc Medgaz. Le 19 juillet, nous sommes parvenus à un accord avec les autorités espagnoles qui sont revenues sur leurs précédentes décisions, a rappelé Chakib Khelil.

Et d’ajouter : «Il n’y a plus de problème sur le Medgaz.» Tout avait commencé en mai dernier, lorsque la commission nationale de l’énergie espagnole (CNE) avait conditionné l’augmentation des droits de vote de Sonatrach correspondant à sa participation additionnelle de 16% dans la société Medgaz par une limitation du volume de gaz à commercialiser sur le sol espagnol à un milliard au lieu des 3 milliards m3 qu’elle possède dans le projet. Elle obligeait, en outre, Sonatrach à ne pas descendre en dessous de 80% dans ses acheminements de gaz à travers le gazoduc (8 milliards de m3 par an). Suite à cette décision, Sonatrach avait envoyé le 8 juin dernier un recours au ministère espagnol de l’Industrie et du Tourisme. Ces conditions avaient été imposées à Sonatrach dans le cadre d’une loi espagnole sur les hydrocarbures adoptée en 2006 et qui avait été appliquée pour la première fois à la compagnie algérienne.

Et Gassi Touil ? Le projet dont Sonatrach a résilié le contrat, le ministre de l’Energie et des Mines en parle également au cours de cette émission. Il a rappelé que Sonatrach avait demandé dans le cadre d’un arbitrage international, «des compensations» pour le retard et pour le fait qu’elle ne peut pas disposer du GNL qu’elle devait obtenir à partir de 2009 dans ce projet. Sonatrach a annoncé début septembre avoir résilié le contrat conclu en 2004 avec ces sociétés pour le projet intégré de développement du gisement de Gassi Touil qui devait être achevé en novembre 2009. Cette résiliation est intervenue en application de clauses du contrat, du fait de l’inexécution par Repsol et Gas Natural de leurs obligations contractuelles, qui a entraîné des retards et des dépassements de coûts très importants, et de leur incapacité de redresser la situation «en dépit des nombreuses mises en garde de Sonatrach», avait précisé l’entreprise nationale dans un communiqué rendu public la semaine dernière.

Le ministre a souligné que cette décision n’était pas intervenue soudainement puisque les négociations ont duré plus d’une année. Dans un autre chapitre, Chakib Khelil a évoqué la répartition des quotas entre les pays membres de l’OPEP, soulignant que la décision prise par celle-ci d’augmenter sa production de 500 000 barils s’inscrit justement dans la perspective d’allouer de nouveaux quotas aux différends pays de l’organisation. Actuellement, beaucoup de pays de l’OPEP produisent au-dessus de leurs quotas officiels, parmi eux l’Algérie dont le quota avoisine les 1,450 million de barils/j. «C’est le quota que l’Algérie a demandé en 2000. On a beaucoup travaillé pour l’obtenir durant la dernière réunion de l’organisation», s’est-il réjoui. Il a noté, dans ce contexte, que l’objectif de ce relèvement du plafond de production de l’OPEP était d’essayer de répondre à une demande additionnelle sur le marché qui a engendré une envolée des prix de brut au-delà des 80 dollars par baril. La décision de l’OPEP d’augmenter sa production de pétrole sera applicable dès le 1er novembre prochain.

A une question sur les réserves pétrolières de l’Algérie, Khelil a indiqué que celles qui sont formellement recensées se situaient actuellement aux alentours de 38 milliards de barils, soit le même volume qu’en 1971.

L’Algérie n’a pas exploité complètement son territoire qui est de 1,450 million de km’ de surface sédimentaire, alors qu’elle n’a foré jusqu’à maintenant que 9 puits en moyenne par 10 000 km’, contre une fourchette de 50-100 puits dans plusieurs autres pays.

Source All Africa

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Algérie : Développement du nucléaire civil avec l’Afrique du Sud septembre 17, 2007

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Le ministre de l’Énergie et des Mines, M. Chakib Khelil, effectuera du 17 au 19 septembre une visite de travail en Afrique du Sud pour examiner les possibilités de coopération entre les deux pays dans le domaine du nucléaire civil, a indiqué hier  son ministère dans un communiqué cité par l’APS. Cette visite, souligne la même source, “sera consacrée à l’examen des opportunités de coopération dans le domaine de l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques”. Durant son séjour à Pretoria, le ministre doit avoir des entretiens avec le ministre des Entreprises publiques et le ministre des Sciences et de la Technologie ainsi qu’avec d’autres responsables sud-africains. Des visites de sites et de centres de recherche et de formation sud-africains sont également prévues, précise le communiqué. M. Khelil sera accompagné d’une “importante délégation” composée de cadres de son ministère et du Commissariat à l’énergie nucléaire  (Comena). “Cette visite s’effectue dans la foulée de l’accord de cooperation signé avec les États-Unis pour développer le nucléaire civil en Algérie. L’assistance technique US va de la formation à un appui à la réalisation et l’exploitation de centrales nucléaires destinées à produire l’électricité”. Chakib Khelil avait déclaré à maintes reprises que l’Algérie allait, outre les États-Unis, rechercher une coopération dans le domaine avec l’Afrique du Sud, la Chine et l’Égypte.
Sur le plan institutionnel, une loi sur le nucléaire civil va prochainement entrer en application. Deux utilisations majeures sont escomptées : exploiter des centrales nucléaires pour produire l’électricité et utiliser cette source d’énergie pour alimenter les grosses usines de dessalement.
Sur le plan régional, le Maroc et la Libye s’activent aussi pour développer le nucléaire civil. Le premier pays semble avoir préféré un partenariat avec les firmes américaines, le second avec la France. Pour l’Algérie, selon Khelil, le choix américain s’est imposé, la France ne s’est pas pressée pour coopérer avec l’Algérie. Durant la campagne présidentielle, le chef de l’État français avait avancé la possibilité d’un approvisionnement plus conséquent en gaz de l’Hexagone à la faveur d’un rapprochement entre Sonatrach et GDF ou Suez, en contrepartie d’une aide au développement du nucléaire civil en Algérie. La visite de Sarkozy à Alger va-t-elle confirmer l’intention française de développer la coopération avec l’Algérie dans ce domaine ? L’Algérie a intérêt en tout état de cause à jouer la carte de la diversification de ses partenaires. Enfin, notons que le développement du nucléaire civil en Algérie s’inscrit dans la perspective de trouver une alternative sérieuse à l’épuisement des ressources fossiles, notamment pétrole et gaz, du moins pour préserver ces ressources le plus longtemps possible au profit des générations futures. Elle n’est pas la seule. Le développement de l’énergie solaire eu égard au potentiel solaire du pays constitue également une perspective prometteuse.

Source Liberté

Gaz de France devrait reprendre le contrat Gassi Touil septembre 15, 2007

Posted by starbucker in Algérie, France, Gaz.
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Selon des sources diplomatiques à Madrid citées hier matin par des journaux espagnols, Gaz de France (GDF) devrait reprendre le contrat Gassi Touil, auparavant confié par Sonatrach aux deux groupes espagnols Repsol et Gas Natural.  GDF ne confirme, cependant, pas les informations de la presse espagnole. Un  porte-parole de GDF, interrogé par le site « toutsurlalgerie.com », a déclaré   » aujourd’hui, à notre connaissance, Sonatrach n’a fait état d’aucune intention particulière en matière de partenariat concernant Gassi-Touil « . Cette révélation faite par la presse espagnole sur cet accord entre Sonatrach et GDF intervient au moment où l’annulation du projet Gassi Touil par Sonatrach va entraîner une cascade de procédures entre la société nationale et les groupes espagnols Repsol et Gas Natural. En 2004, l’Algérie avait donné son accord pour la participation de Repsol YPF et Gas Natural à la création d’une société commune chargée de l’exploitation du site de Gassi Touil. Il s’agissait du premier contrat de ce type jamais accordé à une compagnie étrangère en Algérie dont le montant est estimé à 6 milliards de dollars. Ce mégaprojet, destiné à alimenter en GNL le marché des Etats-Unis, prévoyait la construction d’un mégatrain de GNL à Arzew d’une capacité annuelle de 4.5 millions de tonnes. Les entreprises espagnoles ont été incapables de redresser la situation « en dépit de nombreuses mises en garde de Sonatrach ». Conséquence de ces retards, le projet qui devait être achevé en 2009 ne pourra l’être qu’en fin 2012, selon les propres estimations de Repsol et de Gas Natural. C’est considérable pour un projet sur lequel étaient adossés des engagements commerciaux lourds et qui risquent de mettre Sonatrach dans une situation délicate vis-à-vis de ses clients potentiels. A ce titre, Sonatrach a confié ses intérêts dans ce conflit au cabinet international Shaerman and Sterling. Les groupes espagnols Repsol et Gas Natural devraient, pour leur part, être représentés par le Cabinet Uria & Menéndez basé à Madrid. Ces révélations interviennent  également dans un contexte marqué par la volonté de Sonatrach de s’implanter sur le marché européen de la distribution de gaz. Les officiels espagnols restent, cependant, très prudents dans un souci clair de préserver les possibilités d’un arrangement. En effet, le secrétaire d’Etat espagnol aux Affaires étrangères, Bernardino León, a précisé jeudi, concernant le projet Gassi Touil, que sa réalisation a connu des retards ayant conduit à une longue négociation qui pourrait, selon lui, se prolonger encore « une année et demie », tout en assurant que Repsol dispose encore de « beaucoup d’investissements » en Algérie qui « vont très bien ».  M. León a ajouté que la décision de Sonatrach de résilier le contrat la liant à Repsol YPF et Gas Natural sur le projet  intégré de Gassi  Touil n’obéissait à aucune « considération politique ».
« La négociation entre les trois entreprises n’aurait  pas pris tout ce temps sans cette volonté des deux pays à maintenir à tout prix ce contrat et c’est là, la seule considération politique que l’on peut faire »,  a-t-il souligné à la radio espagnole Onda Cero. Le ministre espagnol de l’Industrie, Joan Clos, a, pour sa part, affirmé, mercredi, devant le Sénat, que son gouvernement « ne va pas risquer » l’ensemble de ses relations avec l’Algérie à cause de la résiliation de ce projet, et qu’il s’agit d’un « problème entre entreprises ».   

Source  lemaghrebdz.com

GASSI TOUIL : Les Espagnols tentent de calmer le jeu septembre 15, 2007

Posted by starbucker in Algérie, Espagne, Gaz, GNL.
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Le secrétaire d’Etat espagnol aux Affaires étrangères estime que la résiliation du contrat Gassi Touil n’obéissait à aucune «considération politique».

Le groupe Sonatrach est déterminé à maintenir sa position sur le marché international de l’énergie. Les décisions prises ces derniers jours à l’égard de certains partenaires étrangers, témoignent de la volonté du groupe algérien de gérer ses projets en toute transparence afin de garantir leur aboutissement. Les délais de réalisation sont aussi importants pour Sonatrach. Le cas du projet Gassi Touil, confié auparavant à deux groupes espagnols, Repsol et Gas Natural, en est une preuve. En raison des nombreux retards accusés dans le lancement du projet «Gassi Touil», Sonatrach avait décidé début septembre d’annuler le contrat.
La décision de Sonatrach a fait réagir les responsables espagnols qui tentent de calmer le jeu et de remettre le contentieux entre la société nationale d’hydrocarbure et les entreprises espagnoles dans son contexte bilatéral et commercial. A cet effet, le secrétaire d’Etat espagnol aux Affaires étrangères, Bernardino León a affirmé jeudi que la décision de Sonatrach de résilier le contrat la liant à Repsol YPF et Gas Natural sur le projet intégré de Gassi Touil «n’obéissait à aucune considération politique». «On ne joue pas avec la question de l’énergie», a-t-il estimé. Selon lui, la négociation entre les trois entreprises n’aurait pas pris tout ce temps sans cette volonté des deux pays à maintenir à tout prix ce contrat. «C’est là, la seule considération politique que l’on peut faire», a-t-il souligné à la radio espagnole Onda Cero.
Pour sa part, le ministre espagnol de l’Industrie Joan Clos a affirmé mercredi devant le Sénat que son gouvernement «ne va pas risquer» l’ensemble de ses relations avec l’Algérie à cause de la résiliation de ce projet, et qu’il s’agit d’un «problème entre entreprises», rappelle t-on. En effet, l’Espagne a tout à perdre alors que les sociétés espagnoles mises en cause semblaient peu enclines à jouer le jeu d’une coopération transparente et bénéfique pour les partenaires. Toutefois, cette situation, à tout le moins imprévue, n’a pas pour autant dissuadé Sonatrach à poursuivre son plan de développement des puits de pétrole comme en atteste son intention de confier le projet «Gassi Touil» à Gaz de France.
En plus, la place qu’occupe le groupe Sonatrach dans le marché mondial ne lui permet pas de faire des erreurs dans ces domaines de gestion. Le géant algérien des hydrocarbures Sonatrach, maintient sa position de 12e groupe pétrolier au monde selon le classement de Petroleum Intelligence Weekly. Aussi, l’Algérie a mis en exergue de nouvelles conditions de partenariat avec les compagnies internationales. Sonatrach mettra l’accent sur l’accès aux réserves d’autres compagnies, le transfert de technologie et un meilleur accès à certains marchés. Et ce sont ces exigences qui n’ont pas été agréées par certains des partenaires de Sonatrach, dont justement les deux espagnols Repsol et Gas Natural. Le ministre de l’Energie et des Mines, M.Khelil, avait précisé à cet égard: «Si l’Algérie cherchait il y a 20 ans des investissements pour développer ses réserves de gaz, aujourd’hui Sonatrach est une société qui a des activités dans le monde entier, qui est leader dans le secteur du Gaz naturel liquéfie (GNL) et qui dispose de ressources financières». Si des compagnies ont accès aux réserves de Sonatrach, celle-ci doit pouvoir également avoir accès à leurs réserves dans d’autres pays. Du coup, les nouveaux contrats incluront – il ne fait pas de doute – un transfert de technologie et un meilleur accès à certains marchés. Il est question également pour notre pays de renforcer sa présence sur le marché des Etats-Unis, un marché qualifié de très important et qui sera le plus grand consommateur de GNL dans les prochaines années.

Source  lexpressiondz.com

Sonatrach distribuera du gaz en France dès 2010 septembre 13, 2007

Posted by starbucker in Algérie, France, Gaz.
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La compagnie prévoit de commercialiser un volume de 1milliard de m3 par an.

Le vice-président du département commercialisation de Sonatrach, M. Chawki Mohamed Rahal, a évoqué, hier et en marge des travaux d’un congrès international du gaz à Paris, le projet de vente de gaz en France par la compagnie nationale d’un volume “d’un milliard de mètres cubes”, dans un premier temps, “à partir de 2010”.
Cette intervention directe sur le marché français de la consommation permettra de « contribuer à la sécurité des approvisionnements », a-t-il expliqué. « Pour le moment on est en train de travailler sur les montages des sociétés en Espagne et en Italie, parce qu’elles sont prioritaires, mais je pense qu’à partir de fin 2008 on devra commencer à travailler sur les moyens de notre participation dans l’approvisionnement du marché français », a-t-il précisé.  Aussi, cette perspective ne semble pour autant inquiéter  Gaz de France. Bien au contraire, il s’en réjouit.  Le directeur général délégué de GDF, M. Jean-Marie Dauger, a souligné, à l’occasion, que le projet de la compagnie nationale Sonatrach pour vendre directement du gaz sur le marché français « est une excellente nouvelle ». M. Dauger s’est dit « très content » que Sonatrach projette de vendre directement du gaz, sans intermédiaire, sur le marché français. Avant d’ajouter que Sonatrach « a réservé des capacités de réception de GNL algérien dans un de nos terminaux » et « va commercer à commercialiser du gaz en France ». Par ailleurs, le Directeur général délégué de GDF a déploré « l’ancien système européen » qui consistait à définir des stratégies commerciales énergétiques « sans tenir compte de l’avis des fournisseurs, sans les consulter ». « Aujourd’hui, la donne a changé » car les pays fournisseurs « ont maintenant les moyens financiers pour gérer leur propre politique commerciale et leurs investissements », a-t-il relevé. Il en a déduit que GDF et ses fournisseurs « devraient engager des relations plus apaisées ». « Je parle ici de la Russie car la relation (avec ce pays) reste chaotique », a-t-il tenu à préciser, ajoutant qu’avec l’Algérie « la relation est très équilibrée » et « de bonne qualité ». « Oui, l’Algérie est un pays fiable », en matière de sécurité des approvisionnements, a-t-il dit. M. Dauger a fait valoir les nombreuses relations de partenariat entre GDF et Sonatrach, tant en amont (production) de la chaîne gazière qu’en son aval (commercialisation), citant le cas de la « société mixte qui vend du gaz notamment aux Etats-Unis ».  Il s’agit d’une forme de partenariat « où chacun trouve son compte », a-t-il poursuivi, ajoutant que les deux compagnies coopèrent « dans certains projets qui ne sont pas exclusifs, car Sonatrach a d’autres partenariats, sa propre stratégie ».  « Mais depuis quelques années nous avons enrichi nos relations de partenariat au-delà de la simple relation acheteur-vendeur de gaz à long terme », a encore souligné M. Dauger, ajoutant que « nous combinons nos forces pour donner plus de valeur à l’un et l’autre ». Le thème récurrent de la sécurité des approvisionnements énergétiques  et les perspectives d’une politique énergétique européenne ont focalisé hier le programme du Congrès du Gaz 2007 qui s’était ouvert mardi pour trois jours. Les historiques de l’énergie française, dont GDF (gaz), le pétrolier Total, EDF (électricité), ainsi que des institutions comme l’AIE et des cabinets de consulting internationaux, ont débattu de la sécurité des approvisionnements, faisant valoir la nécessité de « diversifier les approvisionnements » et de « sécuriser les stocks », à un moment où se pose également la question de la sécurité de la demande pour les fournisseurs.  A une question sur ce dernier point, M. Chawki Mohamed Rahal a rappelé qu' »à un moment donné, on voulait nous imposer d’éliminer les contrats à long terme, ce qui ne sécurise pas la demande ».  Il a souligné la nécessité d’un partenariat vendeur-acheteur qui puisse « permettre d’appréhender ce risque-volume (de la demande) car on va investir énormément d’argent pour amener le gaz vers les marchés ». « Ce risque-volume, il faut le partager entre l’acheteur et le vendeur, de même qu’il faut partager le risque-prix », a-t-il dit. De nombreuses tables rondes et une quinzaine d’ateliers ont été retenus pour débattre de toute la chaîne gazière durant ce Congrès  auquel participent également des représentants du ministère de l’Energie et de la compagnie Sonelgaz. La première journée de ce forum, organisé par l’Association française du gaz (AFG), un syndicat gazier, avait été consacrée notamment à l’ouverture des marchés en Europe. Le marché européen de l’énergie s’est totalement ouvert le premier juillet dernier, mais reste en butte à moult interrogations liées notamment aux difficultés d’accès pour les fournisseurs étrangers en plus des petits opérateurs européens alternatifs, du fait du poids des monopoles historiques, et l’impact sur les prix à la consommation.

Source  lemaghrebdz.com

Sécurité énergétique : Baisse de la consommation dans les pays développés et augmentation dans les pays producteurs septembre 12, 2007

Posted by starbucker in Algérie, Energie.
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Avec près de 1,5 million de barils par jour, l’Algérie participe à hauteur de 2,2% de la production mondiale de pétrole. Sa propre consommation a augmenté de 4,3% en 2007, avec plus de 260.000 barils/jour, ce qui représente environ 0,3% de la consommation mondiale, a estimé un expert de BP.

«Sécurité énergétique de l’Europe. Quel rôle pour l’Algérie ?», tel est le thème de la conférence-débat qu’a animée, hier, M. Christof Ruehl, expert économiste en chef du groupe international, British Petroleum.  M. Ruehl, dont le rôle est d’analyser le développement de l’économie mondiale et son impact sur les marchés énergétiques, et qui fournit, à ce titre, des données stratégiques essentielles aux activités de BP, a ainsi présenté son exposé aux journalistes présents, à l’hôtel  El-Aurassi, sur le thème de l’énergie, notamment du fait qu’en 2006, les prix sur ce marché ont atteint des niveaux très élevés et fait preuve de volatilité. Aussi, selon lui, en dépit de cette hausse des prix, la croissance de la consommation énergétique mondiale est restée supérieure à la moyenne, poursuivant la tendance amorcée ces dernières années. Ceci, en plus du fait que, plus intensive en carbone (pollution), l’utilisation énergétique s’éloigne également de plus en plus des pays développés. «La croissance énergétique mondiale a ralenti pour la 2e année consécutive, progressant de 2,4% contre 3,2% en 2005, un niveau qui reste toutefois légèrement supérieur à la moyenne sur 10 ans», a-t-il indiqué, affirmant, par ailleurs, que c’est l’émergence de la demande de la région de l’Asie pacifique et de la  Chine en particulier qui a fait que la part de ce pays dans la consommation mondiale a dépassé les 15%. Pour ce qui est des réserves de pétrole et de gaz, celles-ci sont restées en grande partie inchangées en 2007, selon l’expert qui a précisé que le ratio réserves/production reste supérieur à 40 ans pour le pétrole et à 60 ans pour le gaz, et cela malgré un léger recul en 2006. «Les réserves de pétrole, soit 1.208 milliards de barils, sont toujours de 15% environ, supérieures à celles d’il y a 10 ans, tandis que les réserves de gaz ont légèrement augmenté, soit 181.000 milliards de m3, notamment aux Etats-Unis et dans plusieurs pays membres de l’Opep», a-t-il estimé, signalant le fait que la baisse de la consommation de 400.000 barils par jour dans les pays de l’OCDE, la plus forte depuis plus de 20 ans, souligne l’impact de la hausse des prix du pétrole, qui ont atteint les 78 dollars le mois d’août dernier. De ce fait, comme le précisera M. Ruehl, la production mondiale a progressé de quelque 0,4%, soit  81,7 millions de barils/jour en 2006, alors que l’Opep a diminué sa production fin 2006, pour la 1re fois depuis 2 ans. Une production estimée à 34,2 millions de barils/jour. En dehors des pays membres de cette Organisation, la production a progressé de quelque 300.000 barils/jour en 2006. Une hausse qui reste toutefois inférieure à la moitié du niveau moyen affiché sur 10 ans, selon l’expert qui indiquera que les plus fortes hausses viennent de la Russie, de l’Azerbaïdjan, de l’Angola et du Canada. Pour ce qui est du gaz, sa consommation a progressé de 2,5% en 2006, et cela en raison de la croissance de la demande en Russie et en Chine. Une hausse qui a compensé les mouvements de baisse aux USA et en Europe. La demande de gaz en Russie, pour sa part, est presque aussi importante que le volume de consommation total de la région Asie pacifique, soit 40% de la hausse enregistrée au niveau mondial. C’est par contre le charbon qui a connu la croissance la plus importante parmi les combustibles fossiles mondiaux, selon l’expert allemand, qui signalera que c’est la  Chine qui utilise plus de 70% de la consommation mondiale, tandis que l’énergie nucléaire est plus utilisée dans les pays de l’OCDE, avec environ 1,4% d’accroissement annuel de la consommation, surtout due à l’intensification de l’utilisation des capacités et de la modernisation de celles-ci.
Enfin, en ce qui concerne l’Algérie, M. Ruehl, a spécifié que ce pays dispose encore de 12,3 milliards de barils de pétrole, ce qui représente plus de 17 années assurées de réserves disponibles, et avec près de 1,5 million de barils par jour, l’Algérie participe à hauteur de 2,2% de la production mondiale de cet hydrocarbure. La consommation, pour sa part, a augmenté de 4,3% en 2007, avec plus de 260.000 barils/jour, ce qui représente environ 0,3% de la consommation mondiale. Idem pour le gaz, même si les réserves prouvées sont largement plus importantes, selon l’expert qui indiquera que celles-ci sont de l’ordre de 4,5 trillions m3, ce qui représente plus de 53 années de réserves pour le pays et plus de 0,8% de la consommation mondiale, avec quelque 23,7 millions de m3 de consommation annuelle. Situation qui signifie que les pays producteurs sont de plus en plus grands consommateurs de ce qu’ils produisent, a enfin estimé l’expert de British Petroleum.

Source El Moudjahid

Gaz de France veut conforter sa présence en Algérie septembre 12, 2007

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Gaz de France a organisé, lundi, un cocktail à Alger, en présence de son patron, Jean-François Cirelli. Au cours de cette soirée, le président de la compagnie française a prononcé une allocution au cours de laquelle a été soulignée la volonté de Gaz de France (GDF), du moins de la nouvelle entité issue de l’alliance avec Suez, de renforcer son partenariat avec Sonatrach. “Il y a une semaine à peine, nous annoncions une étape décisive de notre projet de fusion avec Suez. Ce sont, j’en suis convaincu, de nouvelles opportunités à venir pour nos relations et notre partenariat. Car avec vous, nous avons bâti un partenariat de long terme et nous voulons le renforcer dans le long terme.” À noter que GDF est partenaire de Sonatrach dans le projet de Gazoduc Medgaz reliant l’Algérie directement à l’Espagne. “C’est pour nous un investissement stratégique car le gaz qui traversera la Méditerrannée a vocation aussi dans le long terme à alimenter d’autres pays”, a observé Jean-François Cirelli. Gdf va également ouvrir le marché français à la compagnie pétrolière nationale à travers une réservation de capacité dans le terminal de regazéification de Montoir situé en Bretagne.
Cette visite intervient à quelques semaines, voire quelques mois de la décision de Sonatrach de donner son feu vert au développement du gisement de gaz de Touat au Sud-Ouest. “Aujourd’hui, nous pouvons envisager une prochaine déclaration de la commercialité du gaz de Touat. Ce sera une étape importante du projet qui va par ailleurs créer de nombreux emplois, notamment qualifiés dans la région d’Adrar. Sonatrach et GDF y portent une attention particulière”, a ajouté le président de GDF.
Sur l’impact de fusion, il a tenté de rassurer les responsables de Sonatrach, invités de la soirée, en particulier, son P-DG, M. Mohamed Meziane. “Vos interlocuteurs resteront les mêmes, ce seront les équipes de Gaz de France, du nouveau groupe GDF Suez”. Quant au patron de Sonatrach, il nous a affirmé qu’aucune proposition concrète de renforcement du partenariat entre les deux compagnies, à travers de nouveaux projets, n’a été présentée jusqu’ici par la partie française.

Source Liberté-Algérie.com

Algérie : Sonelgaz relance l’appel d’offres pour les deux centrales de Terga et Koudiat septembre 11, 2007

Posted by starbucker in Algérie, Electricité, Energie.
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Finalement, le projet de construction des centrales électriques de Terga (Ain Temouchent) et Koudiat Draouch (Tarf) n’a pas été confié au  groupement franco-égyptien Alstom-Orascom, seul à avoir présenté une offre (lire notre article).

Selon des informations recueillies par « toutsurlalgerie.com », la société nationale de l’électricité du gaz a décidé de relancer l’appel d’offres pour ce projet. Elle a demandé,  dimanche 9 septembre, aux groupes concernés de présenter leurs offres commerciales pour le 20 novembre prochain. Avec une nouvelle condition : Sonelgaz a plafonné le montant de chaque centrale à 1.1 milliards d’euros et un délai de réalisation n’excédant pas novembre 2011.

Interrogé mardi matin par « toutsurlalgerie.com », un porte-parole du groupe Alstom a confirmé notre information.

La décision de Sonelgaz vise à permettre à General Electric de présenter une offre commerciale. Le groupe américain s’est retiré de la course à la dernière minute à cause du retrait de son partenaire espagnol Cobra. Ce dernier aurait invoqué des problèmes avec Sonelgaz.

Le consortium composé des groupes français Alstom et égyptien Orascom était le seul candidat en lice pour la construction de deux centrales électriques : la première situé Koudiet Edraouch devait coûter 1,84 milliards de dollars et le coût de la seconde, qui sera construite à Terga, devait être facturée à 1,98 milliards par le groupe français.

 

Source Toutsurlalgerie.com

Algérie: Industrie gazière-Gassi Touil et Medgaz, deux projets à controverse septembre 10, 2007

Posted by starbucker in Algérie, Gaz, Gazoduc.
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Gassi Touil et Medgaz sont deux projets de taille inscrits dans les perspectives du groupe Sonatrach. Ce sont deux projets que la Compagnie nationale des hydrocarbures devait monter en partenariat avec les Espagnols. Ils n’avancent cependand pas comme le souhaitait la partie algérienne. Gros plan sur deux projets émaillés de difficultés.

Le groupe Sonatrach s’était allié au consortium Repsol-Gas Natural sur le projet gazier Gassi Touil. C’était en 2004. Et c’était de manière emphatique.

Sonatrach y était liée par un contrat de partage de production, dans le cadre de l’ancienne loi sur les hydrocarbures. Gassi Touil a été mis en compétition par avis d’appel d’offres international. Les termes du contrat, résilié aujourd’hui par Sonatrach, prévoyaient de forer cinquante-deux puits de développement, d’en reprendre seize existants, de construire des installations de surface pour le traitement de vingt-deux millions de mètres cubes par jour de gaz brut, de mettre en place de nouvelles capacités de transport de 6,5 milliards de mètres cubes par an de gaz de vente.

Et, de construire, enfin, une nouvelle usine de liquéfaction d’une capacité nominale de quatre millions de tonnes par an. Ce gros contrat, les Espagnols l’ont décroché à l’issue de l’ouverture publique des plis des compagnies ayant soumissionné pour ce projet. Le consortium ibérique avait fait mieux que ses concurrents que furent Total, Anadarko et

BP dans cette compétition. Par ce projet, Repsol et Gas Natural s’attachaient à consolider leur position sur le marché national des hydrocarbures.

Dans un communiqué qu’elle a rendu public après l’annulation de ce contrat, Sonatrach a souligné : c’est un «fiasco industriel majeur». Elle a par ailleurs annoncé une procédure d’arbitrage pour demander la «réparation du dommage substantiel qu’elle a subi en raison de l’inexécution par Repsol et Gas Natural de leurs obligations contractuelles». Il est cependant fort probable que les choses ne vont pas en rester là.

La résiliation de ce contrat intervient quelques semaines après le règlement de la crise du Medgaz, un projet dans lequel Sonatrach est actionnaire majoritaire. La part de Sonatrach a atteint 36%, et ce, en fonction des quantités de gaz achetées par chaque partenaire dans le projet. Avec le retrait de Total et de BP, la configuration des actionnaires de Medgaz a été modifiée. Total et le britannique BP détenaient 12% chacun dans le consortium qui dirige Medgaz.

Au départ, il était composé de Sonatrach (20% du capital), des groupes espagnols Cepsa (20%), Endesa (12%) et Iberbola (12%), des français GDF (12%) et Total (12%) et du britannique BP (12%). Medgaz reliera début 2009, Béni-Saf à Almeria (Espagne). Il aura une capacité de 8 à 10 milliards de m3/an, extensible à 16 milliards de m3/an pour pouvoir acheminer le gaz vers le reste de l’Europe. La majoration de la part de Sonatrach dans le Medgaz n’a pas été sans difficultés. La compagnie nationale des hydrocarbures avait même menacé de se retirer, dans une conjoncture qui lui était favorable. Et elle l’est encore.

Même si une solution a été trouvée, il faut dire que la conjoncture gazière joue en faveur de Sonatrach. Comment ? Le marché du GNL est en plein essor et l’Europe du Sud, l’Espagne en tête, ne s’offre pas réellement de choix pour s’approvisionner en gaz dans un contexte marqué par des tensions énergétiques entre l’Europe des Vingt Cinq et la Russie. Crédible, l’Algérie restera le principal fournisseur de gaz pour l’Europe, au moins pour les vingt prochaines années. L’UE a libéralisé le marché gazier, mais dans des conditions discutables, voire critiquables. Dans une de ses déclarations, le président-directeur général de Sonatrach, a évoqué cette problématique.

Il souligne : la façon dont a commencé la libéralisation du marché gazier européen a montré qu’il y a des processus que l’on «ne peut pas forcer» et qu’elle a enseigné que, la recherche de solutions «immédiates et unilatérales» à l’incontournable libéralisation des marchés a fait courir le risque aux pays consommateurs de mettre «en péril le principe vital de la sécurité des approvisionnements».

Mohamed Meziane rappelle à plusieurs occasions les problèmes qu’ont connu les «contrats à long terme et la clause de destination». Il parle souvent d’une «sorte de protectionnisme» opposé aux producteurs quant à leur entrée, en tant qu’acheteur à part entière, sur un marché gazier européen réputé pourtant «ouvert et dérégulé partout». Il estime que «la situation faite au gazoduc Medgaz» est, à cet égard, «inacceptable», au regard de la sécurité des approvisionnements comme au regard de la sécurité du marché. Au sujet de Medgaz, toujours, des spécialistes ont fortement critiqué les conditions imposées à Sonatrach par la commission nationale espagnole de l’énergie (CNE), organisme régulateur du secteur de l’énergie en Espagne.

Ils l’ont incitée toutefois à «changer de position» concernant la demande de l’Algérie d’augmenter sa participation dans le projet Medgaz. Ils notent que la CNE doit changer de position quant aux conditions qu’elle a imposées à Sonatrach pour le relèvement de son capital, de 20 à 36%, dans le projet du gazoduc Medgaz. Et, dans ces conditions, l’Algérie ne peut exporter qu’un milliard de mètres cubes de gaz dans le cadre du projet Medgaz. C’est inamical de la part des autorités espagnoles. En théorie, l’Algérie doit être autorisée à commercialiser trois milliards de mètres cubes, en fonction de la part des actions qui lui reviennent dans le Medgaz. Il faut rappeler que la construction de ce gazoduc a été confiée à cinq entreprises multinationales. Il s’agit des entreprises japonaises Mitsui et Sumitomo, de la britannique Rolls Royce, de l’italienne Saipem et du consortium hispano-français Tecnicas Reunidas-Amec Spie.

Ce pipe, c’est un investissement de neuf cent millions d’euros. Les travaux, qui ont déjà commencé en Algérie, doivent s’accélérer au cours de cette année, avec la construction du tronçon sous-marin du gazoduc, long de deux cents kilomètres. Les compagnies susmentionnées, spécialisées dans ce type d’infrastructures, emploient les technologies les plus avancées et ont acquis une vaste expérience dans des projets similaires. Mitsui et Sumitomo fourniront les 226 km de tuyaux en acier au carbone à haute résistance du gazoduc. Rolls Royce fabriquera et installera les trois compresseurs de la station qui élèveront la pression du gaz depuis la côte algérienne afin d’assurer sa traversée jusqu’en Espagne via la Méditerranée.

La pose du tronçon sous-marin sera effectuée par l’entreprise italienne Saipem, et la station de compression ainsi que le terminal de réception en Espagne seront réalisés par le consortium hispano-français Técnicas Reunidas-Amec Spie. Medgaz, projet grandiose, permettrait, à priori, de renforcer le bilatéral entre l’Algérie et l’Espagne et d’introduire plus de fluidité dans les approvisionnements gaziers dans l’Europe.

Source All Africa

L’Algérie et l’Espagne dans une nouvelle crise énergétique ? septembre 6, 2007

Posted by starbucker in Algérie, Energie, Espagne.
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L’euphorie n’a été que de courte durée, après le règlement du conflit relatif au projet Medgaz, l’Algérie et l’Espagne replongeant dans une nouvelle crise énergétique.

Celle-ci est née du projet Gassi Touil dont le groupe Sonatrach a résilié le contrat, une décision justifiée et réfléchie. Sonatrach en a averti, lundi dernier au soir, l’autorité boursière espagnole (CNMV). Dans un communiqué rendu public, elle avait annoncé qu’elle «annulait» un accord signé en 2004 avec Repsol et Gas Natural, portant sur un projet d’exploitation de gaz naturel en Algérie.

Elle a affirmé, par ailleurs, qu’elle n’est pas au courant de «l’existence d’une demande d’arbitrage émanant de Repsol et de Gas Natural concernant le projet de Gassi Touil» et «regrette profondément la tonalité politique gratuite du récent communiqué de Repsol et Gas Natural et leur tentative d’attribuer de manière injustifiée la décision de résilier le contrat à l’Etat algérien».

Les sociétés espagnoles, dans un communiqué publié le 3 septembre, avaient, en effet, dénoncé des interventions politiques d’Alger dans les affaires de Sonatrach, et souligné qu’elles «regrettaient et rejetaient la décision de l’Algérie de s’approprier pour elle-même, illégitimement, le projet». Repsol YPF et Gas Natural, dont les titres boursiers se sont repliés à l’annonce de la résiliation de ce contrat, s’adonnent ainsi à une communication tapageuse, fantaisiste, en conférant à ce différend des relents politiques.

Comme quoi Alger leur fait payer les positions complaisantes, versatiles, par moments, de Madrid concernant le conflit du Sahara occidental. C’est absurde. C’est une attitude inamicale de la part de deux associés aux intérêts colossaux sur le marché algérien des hydrocarbures. C’est aussi une posture qui trahit les propos mielleux prononcés par les patrons de Repsol et Gas Natural à l’occasion de la signature à Alger du contrat portant sur le projet de Gassi Touil. Avant d’en venir à résilier le contrat en question, le groupe Sonatrach a attiré l’attention des deux compagnies espagnoles sur le retard qu’elles accusaient sur ce projet.

Les compagnies espagnoles n’en ont pas pris note. Elles manquent de sérieux sur un projet aussi complexe que celui de Gassi Touil. C’est 5,2 milliards d’euros sur quarante ans mis en jeu. C’est le premier contrat jamais accordé à un groupe pétrolier étranger. Sonatrach avait 20% dans le projet, Repsol YPF 48% et Gas Natural 32%. Le projet leur a été attribué séance tenante, avant l’adoption de la nouvelle législation pétrolière. Aussi Sonatrach a-t-elle déployé un travail harassant pour mettre en harmonie tous les aspects intégrés du projet. Gas Natural et Repsol le savaient.

Ce ne sont pas des compagnies de dimension régionale, inexpérimentées, pour se détourner de pareil projet. Repsol YPF est un groupe pétrolier qui compte dans le panorama des compagnies pétrolières, à l’échelle mondiale. Il opère également dans le gaz. Ses deux principaux marchés sont l’Espagne et l’Argentine. Repsol YPF est né en 1999 du rachat du groupe énergétique argentin YPF par le conglomérat espagnol Repsol SA, grâce à une privatisation controversée de YPF par le gouvernement de Carlos Menem.

Gas Natural n’est pas moins important.

Les relations énergétiques entre l’Algérie et l’Espagne traversent aujourd’hui une phase creuse. Toutes deux n’ont pas intérêt à ce qu’une telle mésentente s’étire dans le temps.

L’Algérie reste, quoi qu’en disent les Espagnols, un partenaire sûr en matière d’approvisionnement gazier. Les Espagnols l’ont vérifié lors du pic de la crise produite par les Russes en 2006, lorsque Moscou avait décidé de réduire drastiquement la pression dans les pipes qui les relient aux pays de l’UE. L’Etat espagnol avait alors sollicité un approvisionnement supplémentaire en gaz algérien. L’Algérie l’avant accepté. Et, pourtant, rien ne l’y obligeait. Les Espagnols semblent le lui rendre mal.

 

Source All Africa