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35 compagnies retenues dans l’appel d’offres sur le gaz en Libye septembre 15, 2007

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Quelque 35 compagnies internationales opérant dans le domaine du pétrole et du gaz ont été retenues dans le cadre d’un appel d’offres d’exploration du gaz de 41 blocs onshore et offshore en Libye, a annoncé la Compagnie nationale libyenne du pétrole (NOC) dans son bulletin hebdomadaire rendu public jeudi à Tripoli.

Parmi les compagnies présélectionnées figurent Gaz de France, BP, Exxon Mobil, Shell, Total, Eni, Gazprom, Lukoil, Novatek, Chevron, Pan American Energy LLC, Sonatrach, Wintershall et Statoil.
Une douzaine de contrats seront attribués pour la prospection de 41 blocs en mer et dans les bassins de Syrte (Nord), de Ghdamess (Ouest), Murzuk (Sud) et Benghazi (Nord-Est), sur une surface totale de 72.500 km2 dans le cadre de l’appel d’offres lancé en juillet dernier.
La même source a précisé que les périmètres proposés, de 1.800 à 10.300 km2, ont été présentés aux compagnies intéressées le 8 août à Tripoli puis le 15 août à Londres, alors que l’attribution des blocs est prévue le 9 décembre prochain.
La Libye, qui possède des réserves de gaz naturel estimées à 1.314 milliards de m3 et des réserves pétrolières prouvées estimées à 36 milliards de barils, produit actuellement 1,7 million de barils de pétrole par jour.
Ce quatrième appel d’offres d’exploration d’hydrocarbures en Libye est le premier portant sur le gaz naturel.
Le premier round de l’appel d’offres pétrolier relatif à six périmètres au large des côtes et neuf terrestres s’est déroulé le 30 janvier 2005, le deuxième appel d’offres portant sur 44 périmètres offshore et onshore a été attribué en 2005 et le troisième round d’appel d’offres international de prospection, de partage et de production de pétrole en Libye portant sur 10 blocs a été lancé en août 2006 par la NOC et ses résultats proclamés le 25 décembre 2006.
Depuis la levée, en 1999, de l’embargo qui lui avait été imposé, la Libye aspire à la revitalisation de son secteur de l’énergie dans le cadre d’un plan stratégique de libéralisation de son économie et la promotion du processus de développement.
Les experts prévoient que la Libye, qui produit actuellement environ 1,7 million de barils de pétrole par jour, réalisera une augmentation substantielle de sa production pour atteindre 3 millions de barils par jour à l’horizon 2010-2012.

Source PANA

La Libye ne souhaite pas que l’Opep augmente sa production de pétrole septembre 9, 2007

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L’Opep n’a pas besoin d’augmenter sa production lors de sa réunion mardi, a déclaré dimanche Shokri Ghanem, chef de la délégation libyenne du cartel, précisant que les membres du cartel avaient « presque trouvé un accord » sur la question.

« Je ne pense pas qu’il faille augmenter la production, les marchés n’ont pas besoin de cela à l’heure actuelle », a affirmé Shokri Ghanem, chef de la délégation libyenne à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et président de la Compagnie nationale des pétroles libyens.

La production du cartel s’élève à environ 30,5 mbj (y compris Irak et Angola, nouveau membre qui n’a pas encore été doté d’un quota).

Interrogé au sujet de l’accord entre les membres du cartel quant au niveau de production, le chef de la délégation libyenne a botté en touche. « Nous nous sommes presque mis d’accord », a-t-il répondu, ce qui n’exclut pas qu’un ou plusieurs membres du cartel soient, sinon en faveur d’une augmentation de la production, du moins encore indécis.

Pour M. Ghanem, le déclin des stocks pétroliers n’est pas « dramatique » et il sera temps d’aviser « si cela se poursuit ».

L’Agence internationale de l’Energie (AIE), qui défend les intérêts énergétiques des pays industrialisés, appelle dans son dernier rapport mensuel, comme elle le fait depuis des mois, le cartel à augmenter sa production de 1,5 à 2,4 millions de barils par jour (mbj) pour répondre à la demande hivernale de pétrole, alors que les stocks pétroliers baissent fortement depuis le début de l’été dans le monde.

« Il est encore trop tôt pour savoir » s’il sera nécessaire d’augmenter la production en décembre, mais « nous allons observer le marché et, s’il le faut, nous ferons quelque chose », a-t-il poursuivi. » Les prix sont volatiles, ils montent à presque à 80, redescendent à 69, on ne peut pas prendre une décision sur un mouvement de prix rapide et volatile ».

Le pétrole avait en effet bondi jusqu’à 78,77 dollars le 1er août à New York, un niveau record, puis chuté brutalement, deux semaines plus tard, en raison de la crise des crédits immobiliers à risque (« subprime ») américains.

Les prix se sont de nouveau envolés cette semaine et ont grimpé jeudi jusqu’à 77,43 dollars le baril en séance.

 

Source AFP

Libye: 35 compagnies en lice pour l’exploration du gaz septembre 7, 2007

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Trente-cinq compagnies, dont Gaz de France et le Britannique BP, participeront à un appel d’offres pour l’exploration de 41 blocs gaziers en Libye, selon un communiqué de la Compagnie nationale du pétrole (NOC) publié vendredi à Tripoli.

Parmi les compagnies présélectionnées figurent également Exxon mobil, Shell, Total, Eni (Italie), Gazprom, LUKOIL et NOVATEK (Russie), ainsi que les Américains Chevron et Pan American Energy LLC.

L’appel d’offres, lancé en juillet, porte sur une douzaine de contrats pour la prospection de 41 blocs en mer et dans les bassins de Syrte (Nord), de Ghdamess, Murzek (Sud) et Cyrénaïque (Est), sur une surface totale de 72.500 km2.

L’attribution des blocs est prévue le 9 décembre, a précisé la compagnie libyenne.

Il s’agit du quatrième appel d’offres d’exploration d’hydrocarbures en Libye, mais du premier portant sur le gaz naturel.

La NOC a également établi une liste de 21 compagnies qui pourront postuler pour le droit d’investir dans les projets d’extraction, dont Oil India, Japan Petroleum, Nippon Oil, Mitsubishi Corp ainsi que Korea Gas.

La Libye possède des réserves de gaz naturel estimées à 1.314 milliards de m3, tandis que les réserves pétrolières prouvées sont estimées à 36 milliards de barils, selon les chiffres officiels de l’Opep.

La Libye qui produit 1,7 million de barils par jour pourrait receler beaucoup plus de brut et de gaz, car seul le quart du territoire est couvert par des accords de prospection et de production.

 

Source AFP

Appel d’offres pour l’extraction de pétrole en Libye: Gazprom, LUKOIL et NOVATEK sur les rangs. septembre 5, 2007

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Les compagnies russes Gazprom, LUKOIL et NOVATEK participeront à l’appel d’offres pour le choix de l’opérateur des gisements de pétrole de Libye dans le cadre du quatrième round de la répartition des contrats par l’Etat, lit-on dans un communiqué de la National Oil Corporation (NOC) de Libye.

Au total, 35 compagnies ont été sélectionnées, y compris des groupes russes et un ukrainien – Neftegaz (compagnie nationale du pétrole et du gaz d’Ukraine), ainsi que Gaz de France, ExxonMobil, Wintershall, Statoil, Sonatrach, OMV, Shell, BP, Eni, Chevron, Petronas, ONGC et RWE.

La Libye a également établi la liste des 21 compagnies qui pourront participer à l’étape suivante du concours pour le droit d’investir dans les projets d’extraction. Ce sont, entre autres, MOL, Hellinic Petroleum, Oil India, Japan Petroleum, Mitsubishi Corp. et Mitsui Oil, ainsi que Korea Gas, Nippon Oil, Centrica, E.On et Fenosa.

La Libye occupe la première place en Afrique et la cinquième parmi les pays membres de l’OPEP (après l’Arabie Saoudite, le Koweït, les Emirats arabes unis et l’Irak) pour les réserves prouvées de pétrole léger faiblement sulfureux : 5,1 milliards de tonnes.

Les réserves prouvées de gaz naturel de la Libye constituent environ 1049 milliards de m3 (quatrième place en Afrique après l’Algérie, le Nigéria et l’Egypte). La Libye extrait 80,1 millions de tonnes de pétrole et 11,7 milliards de m3 de gaz par an. 83% du gaz extrait sont consommés à l’intérieur du pays, les 17% restants sont exportés.

La Compagnie nationale libyenne du pétrole et du gaz NOC fondée en 1970 assure actuellement la prospection et l’exploitation d’hydrocarbures sur le territoire de la Libye. Elle possède un complexe pétrochimique à Ras Lanouf et plusieurs raffineries de pétrole.

 

Source Ria Novosti

Paris et Tripoli ont conclu un accord secret de défense août 29, 2007

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La France et la Libye ont conclu un accord secret de coopération sur la défense, allant de l’acquisition de matériel militaire à l’entraînement des forces spéciales libyennes, affirme, fac-similé à l’appui, le Canard Enchaîné paru mercredi.

Selon l’hebdomadaire, cet « accord de coopération dans le domaine de la défense et du partenariat industriel de défense » a été signé le 25 juillet à Tripoli, au lendemain de la libération des infirmières bulgares. Il porte les signatures des ministres français et libyen des Affaires étrangères Bernard Kouchner et Abderrahmane Chalgam.

Interrogé par l’AFP, le ministère français de la Défense s’est refusé à tout commentaire.

Comptant 12 points, l’accord porte sur des questions générales comme des « échanges de vues et d’informations » ou des « visites réciproques d’experts » mais surtout sur « l’acquisition de différents matériels et systèmes de défense » ainsi que la « protection et l’encouragement des investissements communs dans le domaine de la défense ».

Il évoque aussi « la possibilité d’effectuer des manoeuvres militaires conjointes » ou encore « l’entraînement des unités militaires spéciales, des forces spéciales et des unités de gardes frontières ».

Toujours selon l’hebdomadaire, l’accord prévoit que la « planification » de cette coopération sera « mise en oeuvre » au cours « des douze mois à venir ».

La Libye, détaille-t-il, envisage d’acquérir « des matériels de sécurité » pour la surveillance de ses frontières et ports, des « véhicules militaires de tout type », des équipements logistiques, des navires et des patrouilleurs, des « systèmes de défense aérienne », des avions de combat et de transport ainsi que des « systèmes spatiaux ».

Tripoli avait annoncé début août la signature d’un contrat d’armement avec EADS pour l’achat de missiles Milan pour 168 millions d’euros et un système Tetra de communication radio pour 128 millions d’euros, relançant la polémique sur d’éventuelles contreparties à la libération des infirmières et du médecin bulgares.

Lors de la visite du président Nicolas Sarkozy et de M. Kouchner à Tripoli le 25 juillet, les deux pays avaient également signé un accord visant à fournir à la Libye un réacteur nucléaire pour la désalinisation de l’eau de mer.

 

Source AFP

L’été libyen août 15, 2007

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En cette fin de mois d’août, nul ne peut prétendre le contraire : la Jamahiriya libyenne concentre toutes les attentions sur elle. Et ce n’est pas le fils du colonel Kadhafi qui ferait dans la discrétion.

Après ses révélations dans le quotidien français le Monde sur l’existence de contrats militaires avec Paris, il a fini par avouer que les infirmières bulgares avaient été «bel et bien» torturées. De manière «méthodique et organisée» pour répondre – par-extension- à la question saugrenue de la chaîne El Jaazera sur la pratique de la torture en Egypte ? Saïf El Islam peut aller se dorer au soleil, les médias occidentaux resteront sur les dents tout cet été et bien au-delà, les actuels appétits de Tripoli seront suivis à la trace par les Sherlock Holmes de la presse européenne.

Dont ceux du quotidien britannique le Daily Telegraph qui auraient mis la main sur des stocks d’uranium dont la Libye tarde à se débarrasser malgré ses engagements pris en 2003. D’après des sources anonymes proches du dossier, citées dans l’article, la Jamahiriya conserve toujours quelque 200 barils d’une valeur de 295 millions d’euros dans une base militaire à Sabha. Certes, Kadhafi s’est plié aux règles de l’AIEA mais, depuis, aurait retardé leur stricte application. Un motif valable à ce «traîne les pieds» ?

Toujours selon les «informateurs» du Daily Telegraph, la temporisation en question jouerait en faveur de la Libye qui souhaiterait monnayer la destruction de ses stocks d’uranium contre l’obtention d’un réacteur. De là peut-on reprocher à Nicolas Sarkozy le fait d’avoir signé avec les autorités de Tripoli le controversé protocole d’accord sur le nucléaire civil ? Après tout, le maître de l’Elysée lutterait à sa façon pour ralentir la course à la prolifération militaro-nucléaire ? Mais voici que le journal français le Parisien nous apprend que le marché conclu entre la France et la Libye n’est pas qu’une simple affaire de couplage d’un réacteur à une usine de dessalement de l’eau de mer.

La Jamahiriya viserait toujours beaucoup plus haut, beaucoup plus fort. Aux dires d’un porte-parole du Commissariat à l’énergie atomique dont l’identité n’a pas été révélée par le journal des bords de Seine, le songeur aux Etats unis d’Afrique convoite la technologie de troisième génération EPR. D’où la sollicitation «brusque» en juin dernier du géant français Areva pour la fourniture et l’installation d’une telle centrale «dernier cri» d’un montant de trois milliards de dollars. Pas avant les dix ou quinze ans à venir, le carnet de commandes du groupe français est chargé.

Faudrait-il d’abord qu’il parvienne à doter la France de la sienne d’ici à 2012 et honorer son contrat avec la Chine qui en avait commandé deux. Et vu les retards accumulés, il y a risque que les livraisons ne se fassent pas dans les délais impartis. A bien suivre ce rythme, le gouvernement de Tripoli ne détruirait pas ses stocks d’uranium avant au moins une décennie. Les bougies du cinquantième anniversaire de la création de l’AIEA remises au placard, les services du docteur El Baradei réagiront-ils à ce paquet d’informations ? Après tout, ce n’est pas leur site Internet qui a été piraté par les adversaires de la politique américaine et israélienne au Proche-Orient -passons les deux cents ogives nucléaires détenues par l’Etat hébreu- mais bien celui des Nations unies.

Parmi les premiers à avoir signé des contrats d’armements avec la Jamahiriya au lendemain de la levée de l’embargo, les Américano-Britanniques feraient-ils un forcing auprès de l’agence viennoise afin que celle-ci somme les Libyens de cureter jusqu’au dernier baril d’uranium et dans des délais raisonnables ? Il ne resterait en Occident plus que l’Allemagne d’Angela Merkel qui pourrait introduire une telle demande pressante.

Et, de ce fait, prolonger ses protestations contre la course en tête et en solo de Nicolas Sarkozy tout au long de son «été libyen». Quant à l’été pourri sur le Vieux Continent, il risque d’inonder le moteur franco-allemand et le «mini-traité» constitutionnel européen avec. A vos barques de sauvetage.

 

Source La Tribune

La Libye cherche à s’équiper d’un réacteur nucléaire EPR août 13, 2007

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Plus qu’un simple réacteur nucléaire, la Libye convoite la technologie de troisième génération EPR et le groupe français Areva a été sollicité pour la présenter à Tripoli, écrit lundi Le Parisien.

Le quotidien précise que ces informations lui ont été confirmées par un porte-parole du Commissariat à l’énergie atomique (CEA).

Fin juillet, au lendemain de la libération des infirmières et du médecin palestinien prisonniers depuis plus de huit ans en Libye, la France a signé un accord de coopération dans le domaine du nucléaire civil avec le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.

Il prévoit le couplage d’un réacteur à une usine de dessalement de l’eau de mer. Mais selon Le Parisien, Tripoli viserait en réalité l’EPR.

Areva a été « brusquement sollicitée fin juin pour présenter la gamme de ses produits aux Libyens », précise le journal pour qui la chronologie des faits, du printemps à la libération des six Bulgares, est « troublante ».

TROIS MILLIARDS D’EUROS

Des « discussions préliminaires » ont été ouvertes, les autorités libyennes ayant « marqué leur intérêt pour l’EPR », selon une source chez Areva citée par le journal.

« Une première étude devra d’ailleurs être menée sur la capacité du système électrique libyen à accueillir un tel réacteur, ce qui en tout état de cause ne pourra pas être possible avant dix ou quinze ans », explique Philippe Delaune, adjoint au directeur adjoint des affaires internationales du CEA, maison-mère d’Areva.

Une centrale EPR représente un coût total de trois milliards d’euros environ. « Un nouveau contrat n’est jamais à négliger. D’autant que la Libye recèle des stocks et des réserves d’uranium que lorgne le géant français du nucléaire« , souligne Le Parisien.

Le groupe français construit actuellement avec Siemens son premier réacteur EPR en Finlande, un projet marqué par de nombreux retards. Selon La Tribune, les derniers retards se traduiraient par une nouvelle perte de 500 à 700 millions d’euros.

Areva a également signé un protocole d’accord portant sur la fourniture de deux centrales EPR à la Chine, qui doit encore être formalisé.

En France, la mise en service d’un réacteur de troisième génération, à Flamanville (Manche), est prévue pour 2012.

Source Reuters

Nucléaire : les dessous de l’accord entre la France et la Libye août 13, 2007

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Le 25 juillet, Paris a promis à Tripoli son aide en matière de nucléaire civil. Selon nos informations, la Libye cherche en fait à s’équiper de l’EPR, le plus puissant réacteur au monde. Un marché prometteur pour Areva, mais politiquement sensible…

APRÈS la controverse sur les ventes d’armes françaises – soupçonnées d’avoir servi de monnaie d’échange pour la libération le 24 juillet des infirmières bulgares -, voici que, selon nos informations, le régime de Tripoli s’intéresse de près au dernier-né des réacteurs nucléaires français, l’EPR. Confirmée au « Parisien » et à « Aujourd’hui en France » par un porte-parole du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), actionnaire principal du fabricant français de centrales nucléaires Areva, l’information pourrait relancer la polémique sur les « liaisons dangereuses » entre Paris et Tripoli. En quoi l’intérêt libyen pour l’EPR pose-t-il problème ? La Libye souhaite s’équiper, ce n’est pas un secret, d’une centrale nucléaire. Motif officiel : alimenter une usine de dessalement d’eau de mer. L’objectif est inscrit dans le « mémorandum d’entente » sur le nucléaire civil ratifié le 25 juillet lors de la visite de Nicolas Sarkozy à Muammar Kadhafi. Problème : l’idée paraît suspecte dans un pays regorgeant de pétrole. Si encore la Libye se contentait d’un réacteur de faible puissance et d’un modèle ancien, mais Tripoli viserait l’EPR, le réacteur le plus puissant jamais construit dans le monde. L’affaire risque de faire grand bruit en France, où les socialistes ont jugé, par la voix de Jean-Louis Bianco, que livrer une centrale à la Libye serait « géopolitiquement irresponsable ». Plus grave, le gouvernement allemand a déjà dénoncé l’accord franco-libyen en mettant en garde contre les risques de prolifération. Berlin a les moyens de se faire entendre : Areva NP, la filliale d’Areva qui construit l’EPR, est détenue à 34 % par l’allemand Siemens Y a-t-il un risque de prolifération ? Signataire dès 1975 du traité de non-prolifération nucléaire, la Libye a renoncé en 2003 à son programme d’armes de destruction massive et le pays est tenu de se soumettre aux contrôles de l’Agence internationale de l’énergie atomique. Pour plus de sureté, la France pose comme préalable à la vente d’équipements nucléaires la signature d’un accord bilatéral. Selon les experts, il est, de plus, impossible d’utiliser l’uranium enrichi à 4 % à la fabrication d’une bombe qui réclame un uranium enrichi à plus de 90 %. Quant à récupérer le plutonium dans le coeur du réacteur, il y faut des compétences et des installations que ne possède pas la Libye. L’EPR fait-il partie du « deal » ayant permis la libération des otages ? L’Elysée a nié le moindre lien entre le protocole d’accord nucléaire et l’affaire des otages. Pourtant, la chronologie des faits est troublante. Ainsi, fin juin, Areva est brusquement sollicitée pour venir présenter la gamme de ses produits aux Libyens. A cette occasion, « ils ont marqué leur intérêt pour l’EPR », confirme-t-on chez Areva, qui ouvre aussitôt des « discussions préliminaires ». Un mois plus tard, les infirmières bulgares sont relâchées et des contrats d’armements signés ou en voie de signature. La Libye est-elle un enjeu commercial pour Areva ? D’un coût de l’ordre de 3 milliards de dollars, l’EPR est le produit phare d’Areva. A ce jour cependant, seules la Finlande – où le chantier cumule les retards -, la Chine et la France ont signé des contrats et un nouveau client n’est jamais à négliger. D’autant que la Libye recèle des stocks et des réserves d’uranium que lorgne le géant français du nucléaire, qui reste sur ce dossier d’une extrême prudence.

 

Source Le Parisien

L’affaire Areva août 9, 2007

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Une compagnie française accusée d’entretenir la rébellion. Pour garder le contrôle de l’exploitation de l’uranium.

Le Niger qui passe pour être un des pays les plus pauvres d’Afrique, et donc du monde, est en proie depuis le mois de février à une rébellion régionaliste touarègue menée par le Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ). Le MNJ se présente comme le défenseur de la cause des nomades touaregs, qui seraient persécutés par les gouvernements  » sudistes  » qui se succèdent à Niamey.

Ce qui est loin d’être partagé par le gouvernement du président Mamadou Tandja.  » Certains actes, comme la pose des mines par ces groupes armés, n’ont en réalité rien d’une stratégie défensive, mais s’inscrivent plutôt dans la logique de leurs commanditaires visant à empêcher les recherches et l’exploitation de nos ressources minières « , s’insurge le président Tandja qui se trouve être un ancien colonel de l’armée nigérienne.

Mamadou Tandja parle de  » conspiration  » et accuse les rebelles du MNJ d’être instrumentalisés par des mains étrangères.  » l’ Etat ne cédera ni aux pressions, ni au chantage, encore moins aux agissements de quelques citoyens hors la loi et objets de manipulations évidentes « , lâche le président nigérien.

Qui donc serait derrière les rebelles du MNJ pour faire chanter ou faire pression sur l’Etat nigérien ? A mots couverts, les autorités de Niamey accusent la Libye voisine. Le pays de Mouammar Kadhafi est accusé de vouloir mettre la main sur les richesses minières dont regorge le sous-sol nigérien. Le ministre libyen des Affaires étrangères n’a-t-il pas récemment fait parvenir à son homologue de Niamey, une lettre à travers laquelle la Libye revendique une vaste partie du Nord-est nigérien, couvrant près de 30 000 km2 et riche en uranium, et dit-on, en pétrole ? Beaucoup plus ouvertement encore, le gouvernement nigérien accuse la compagnie française Areva de soutenir la rébellion du MNJ. Le ministre nigérien chargé de l’Intérieur a même signé le 25 juillet, un arrêté expulsant du pays, Dominique Pin, directeur général de Areva – ancien n°2 de l’ambassade de France à Abidjan au début de la crise ivoirienne en septembre 2002 – . Cette expulsion arrivait d’ailleurs après celle de Gérard Denamur, l’expert en sécurité de Areva au Niger, et la suspension sur le territoire nigérien de la diffusion de Radio France Internationale, accusée de couverture partiale des événements du Nord du Niger.

Chasse gardée

Le groupe français Areva, n°1 mondial du nucléaire civil exploite l’uranium depuis 40 ans au Niger, 3e producteur mondial de ce minerai. Une exploitation qui défie toutes les règles du marché. Areva, deuxième employeur au Niger, juste après l’Etat, achète au Niger le kilogramme d’uranium à 27 300 Fcfa, largement en dessous des prix du marché international qui se situent à 122 000 Fcfa le kilogramme. Ce véritable marché de dupes remonte à « l’indépendance » octroyée au Niger par la France. Les accords de défense passés par la France en 1961 avec un certain nombre de pays d’Afrique de l’Ouest, dont le Niger et la Côte-d’Ivoire, prévoient en effet que l’ancienne puissance coloniale garantit aux régimes de ces pays, la sécurité et la stabilité, en échange, ces pays réservent à la primauté sur leurs ressources minières dont elles ne peuvent disposer librement qu’autant que la France n’en a pas besoin. L’uranium nigérien qui fait les bonnes affaires de la France est une survivance de ce pacte colonial qui concernerait aussi les gros gisements de pétrole dont regorgerait le sous-sol nigérien, au vu des documents cartographiques de compagnies pétrolières occidentales.

Sauf que l’exemple de la résistance ivoirienne commence à faire tâche d’huile dans la sous – région et le Niger qui n’a pas, depuis 40 ans, tiré grand profit de l’exploitation d’un minerais aussi précieux, pense sérieusement à s’émanciper de l’oppressante tutelle de la France sur ses ressources minières.  » Comme tout Etat souverain, le notre entend exercer son droit légitime et inaliénable à disposer de ses propres ressources et à les mettre en valeur avec les partenaires intéressés « , explique le président Mamadou Tandja. Profitant de la récente remontée des cours de l’uranium, qui s’étaient effondrées dans les années 80, et surtout de la décision de la Chine de développer le nucléaire civil, le Niger a choisi de diversifier l’exploitation de son uranium. Les autorités de Niamey ont par conséquent délivré plusieurs permis de recherche et d’exploitation d’uranium à des compagnies chinoises et canadiennes. Mettant ainsi de fait fin à la chasse gardée de la France. Ce qui n’est pas du tout du goût des Français. Les Français auraient-ils alors suscité avec Areva, la rébellion du MNJ pour faire pression sur le gouvernement nigérien, dans l’espoir de conserver leur monopole ? Le Niger l’affirme pratiquement.

Négociations

L’affaire est pour le moins embarrassante pour la France. Elle est de nature à confirmer les accusations généralement dirigées contre la France, qui susciterait des rébellions en Afrique francophone, partout où la préservation de ses intérêts l’exige. Maintenant que l’affaire est publique, la France ne sait plus comment garder la haute main sur l’exploitation de l’uranium nigérien. Or, elle a énormément besoin de cet uranium, comme du centrafricain, pour continuer à produire l’énergie qui lui permet d’éclairer les villes françaises. L’affaire est donc hautement délicate et stratégique.

Le président français Nicolas Sarkozy qui pérorait pendant la campagne présidentielle française que la France n’a pas besoin de l’Afrique, est très vite rattrapé par la réalité qui n’a jamais échappé à ses prédécesseurs. Et, on peut comprendre qu’il ait choisi de calmer le jeu et de faire profil bas. Il vient de dépêcher à Niamey son ministre de la Coopération, Jean-Marie Bockel, pour discuter avec les autorités nigériennes.

Au terme de cette visite, le groupe Areva s’est engagé à relever le prix du kilogramme d’uranium qui passera jusqu’au 31 décembre 2007, de 27 300 à 40 000 Fcfa, avec effet rétroactif au 1er janvier 2007. Areva paiera en outre un acompte de 15 milliards de Fcfa à l’Etat nigérien, sur les dividendes qu’il attend et lui livrera 300 tonnes d’uranium que l’Etat nigérien se chargera de vendre directement sur le marché international. Mais, on le voit, cette offre française est encore loin des standards du marché. Areva et la France vont devoir se remuer face à la libre concurrence.

 

Source All Africa

Nucléaire : l’accord franco-libyen prévoit des « projets de développement » août 2, 2007

Posted by starbucker in France, Libye, Nucléaire.
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Le récent accord entre la France et la Libye sur le nucléaire civil, qui prévoit d’étudier la fourniture à Tripoli d’un réacteur nucléaire pour permettre à ce pays de dessaler de l’eau de mer, mentionne aussi « d’autres projets de développement » liés à l’énergie atomique, selon le texte de ce « mémorandum d’entente » diffusé mardi.

Le texte de cet accord a été remis à la presse à l’occasion de l’audition du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner par la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.

L’opposition de gauche a critiqué cet accord signé le 25 juillet et réclamé des éclaircissements sur sa portée. L’annonce de cet accord, signé dans la foulée de la libération des infirmières et du médecin bulgares détenues en Libye, a aussi suscité de vives critiques en Allemagne.

Le 25 juillet, le secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant avait expliqué que cet accord visait « à fournir à la Libye un réacteur nucléaire qui permette la fourniture d’eau potable » en désalinisant l’eau de mer.

Le texte de ce « Mémorandum d’entente sur la coopération dans le domaine des applications pacifiques de l’énergie nucléaire » entre la France et la Libye, de quatre articles, fixe trois objectifs :

« Approfondir et développer la coopération entre les deux pays dans les applications pacifiques de l’énergie atomique dans l’intérêt mutuel des parties ».

« Encourager les institutions et entreprises industrielles des deux pays à mettre en oeuvre des projets communs ».

« Autoriser les institutions et entreprises industrielles des deux pays à oeuvrer conjointement en vue de la réalisation de projets de production d’énergie nucléaire et de dessalement de l’eau, ainsi que d’autres projets de développement liés à l’utilisation pacifique de l’énergie atomique ».

Les deux parties « s’engagent à accélérer les négociations en vue d’aboutir à la signature d’un accord intergouvernemental portant sur la mise en oeuvre » de ces projets, mentionne le texte, en « précisant en particulier le champ et les modalités de leur coopération ainsi que les rôle et responsabilité de chacune d’entre elles ».

La France et la Libye expriment « leur volonté d’approfondir et d’encourager la coopération dans le secteur des centrales nucléaires pour la production d’énergie et le dessalement de l’eau », selon ce mémorandum.

Mardi matin, M. Kouchner avait précisé que la livraison par la France d’un réacteur nucléaire à la Libye n’était encore qu’une « hypothèse ».

 

Source AFP