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Les nouveaux retards de l’EPR finlandais vont peser sur les comptes d’Areva août 13, 2007

Posted by starbucker in Finlande, France, Nucléaire.
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Le premier réacteur de troisième génération que construit le consortium formé par Areva et Siemens pour le compte de TVO n’entrera pas en opération avant 2011. Ce délai supplémentaire de six mois porte à deux ans le retard total sur le projet. Estimé à 700 millions d’euros fin 2006, le coût du dérapage risque de s’alourdir.

Areva se défend en soulignant que les règles draconiennes de sécurité à appliquer au bâtiment se doublent d’une procédure administrative très lourde de l’autorité de sûreté nucléaire finlandaise STUK.

La règle d’un retard de six mois tous les six mois semble se confirmer sur le chantier de l’EPR finlandais. Au fil des points faits avec le consortium formé par Areva et Siemens, leur client, l’électricien finlandais TVO, avait déjà successivement évoqué un dérapage de six, neuf, douze puis dix-huit mois avec une entrée en service de ce premier EPR au monde, baptisé Olkiluoto 3, vers la fin de 2010. Cette dernière estimation faite en décembre ne tient plus, malgré les efforts d’Areva qui a renforcé les effectifs du chantier et nommé de nouveaux responsables en début d’année.

En cause : un problème de construction du bâtiment. « Selon le nouveau calendrier du fournisseur [Areva, NDLR], les travaux de construction civile du bâtiment du réacteur se poursuivront jusque fin 2009, alors qu’ils devaient s’achever à l’été 2008 », a indiqué vendredi TVO. Le groupe finlandais n’avance pas de nouvelle date d’entrée en service de l’EPR pour l’instant, se bornant à estimer « probable que les nouveaux délais de construction reportent le début des opérations commerciales à 2011 ». Ceci revient à six mois de retard supplémentaires et deux ans au total.

Il ne s’agit là que d’une estimation préliminaire selon TVO, même si, dans un communiqué, Areva affiche sa confiance dans cette nouvelle date. « TVO et le fournisseur vont étudier les propositions de ce dernier pour remédier à ces délais et finir les travaux, ajoute le groupe. Ce n’est qu’ensuite que TVO pourra communiquer sur une date de fin du projet. Et il est possible que cette annonce ne puisse pas être faite avant la fin de la construction civile en 2009. »

Une contre-publicité de plus sur ce projet pour Areva, qui s’est vu confier la livraison clefs en main de la future centrale, et a sous-traité la construction à Bouygues. « TVO est déçu que le fournisseur ne fasse état que maintenant du temps qu’il pense nécessaire pour achever les travaux de génie civil », écrit sèchement le commanditaire d’Olkiluoto 3 dans son communiqué.

Areva, qui avait consenti à l’origine un délai très serré (moins de cinq ans contre un délai moyen habituel de six), se défend en soulignant que les règles draconiennes de sécurité à appliquer au bâtiment – qui doit notamment résister au crash d’un avion – se doublent d’une procédure administrative très lourde de l’autorité de sûreté nucléaire finlandaise STUK. « Nous avions mal anticipé la manière dont les Finlandais valident ce qu’on leur donne, analysait hier un porte-parole du groupe. Contrairement à l’autorité de sûreté française, qui valide les documents d’ingénierie avant les travaux puis à la fin du chantier, la Finlande les valide étape par étape, et dès qu’elle ne valide pas un document, les travaux s’arrêtent. » Sur quelque 100.000 documents qui doivent être validés, 40.000 l’ont déjà été…

« Impréparation » et laxisme

L’autorité finlandaise voit les choses autrement. Pour Jouko Mononen, un de ses inspecteurs cité par l’AFP, c’est la conjugaison de « l’impréparation » d’Areva et de son laxisme dans le choix des fournisseurs qui est à l’origine de l’essentiel de ces délais : « La qualité du travail devrait être plus élevée, en particulier l’organisation et le contrôle des activités sur le chantier ou dans les usines des fournisseurs. »

Reste à cerner le coût de cette nouvelle dérive. Les déboires rencontrés sur le chantier de l’EPR finlandais avaient déjà sérieusement dégradé les comptes 2006 d’Areva, qui avait dû constituer une « provision significative ». Son montant, non dévoilé, était estimé à l’époque à quelque 700 millions d’euros.

Aujourd’hui, la facture continue de grimper. Vendredi, l’entreprise publique s’est cependant refusé à préciser si elle allait passer une provision complémentaire dans ses comptes.

 

Source Les Echos

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Areva repousse une quatrième fois le chantier de l’EPR Finlandais août 10, 2007

Posted by starbucker in Finlande, France, Nucléaire.
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Le chantier finlandais du nouveau réacteur nucléaire EPR, construit par Areva en association avec l’allemand Siemens, accumule les difficultés. Son propriétaire, l’électricien Teollisuuden Voima (TVO), a annoncé ce matin que la cinquième centrale nucléaire du pays ne devrait désormais pas pouvoir être connectée au réseau avant 2011 au lieu du dernier trimestre 2010.

Mauvaise nouvelle encore en provenance de Finlande pour Areva. Alors que le groupe dirigé par Anne Lauvergeon est toujours dans l’attente d’une signature d’un contrat EPR en Chine, la compagnie finlandaise d’électricité Teollisuuden Voima (TVO) a ce vendredi fait à nouveau état de retards supplémentaires dans la construction de la cinquième centrale nucléaire du pays. La centrale d’Olkiluoto est la première centrale nucléaire en construction depuis plus de quinze ans en Europe, et le premier EPR en construction au monde.

Selon l’éléctricien finlandais Teollisuuden Voima Oy (TVO), le réacteur EPR finlandais ne devrait pas entrer en service avant 2011. « Le fournisseur de la centrale a informé TVO que les travaux de construction civile progresseront plus lentement que prévu », indique TVO dans un communiqué. Selon le producteur, Areva et Siemens ont invoqué le fait que « les obligations de sécurité sont plus exigeantes que ce qu’ils avaient anticipé ».

Selon le nouvel échéancier fourni par le consortium, les principaux travaux de construction civile se poursuivront jusqu’à l’hiver 2009 au lieu de l’été 2008. En conséquence, « il est vraisemblable que les nouveaux délais annoncés dans le chantier repousseront le début des opérations commerciales du réacteur à 2011 », alors que la dernière date-butoir avait été fixée au tournant 2010-2011 (en fait dernier trimestre 2010, ndlr), a précisé TVO. D’un coût initial d’environ 3 milliards d’euros, le réacteur doit garantir à la Finlande plus d’indépendance énergétique. Ce pays importe 70% de sa consommation. Il est en construction près de Rauma sur la côte sud-ouest de la Finlande, où se trouvent déjà deux réacteurs d’une puissance cumulée nette installée de plus de 1.600 MW. Conçu dès l’origine pour une durée de vie minimale de 60 ans, le réacteur EPR est un peu plus puissant que ses prédécesseurs (1.600 MW). Il utilise une technique déjà éprouvée, celle des réacteurs à eau légère, la plus répandue dans le monde.

 

Source La Tribune

Bourbier finlandais pour l’EPR août 9, 2007

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Le consortium Areva-Siemens est rendu responsable des retards du réacteur nucléaire d’Olkiluoto.

Le premier réacteur nucléaire troisième génération du monde aurait dû produire de l’électricité dès le printemps 2009. Le site d’Olkiluoto, au sud-ouest de la Finlande, devait être la vitrine du réacteur européen à eau pressurisé (EPR). Mais le consortium franco-allemand, Areva- Siemens, en charge des travaux pour le compte de l’électricien finlandais Teollisuuden Voima Oy (TVO), concède désormais dix-huit mois de retard. Ce qui repousserait la mise en service à janvier 2011, au mieux.

« Depuis le début, nous étions convaincus que le calendrier n’était pas tenable », remarque le député vert Oras Tynkkynen. Mais la Finlande voulait faire vite. Le pays importait déjà 20 % de son électricité et les besoins de son industrie, forte consommatrice d’énergie, ne cessaient d’augmenter. Le temps pressait. D’autant qu’Helsinki craignait de ne pas atteindre les objectifs fixés par le protocole de Kyoto. L’élargissement du parc nucléaire avait été présenté comme la meilleure alternative au réchauffement climatique. Et pour son cinquième réacteur, la Finlande avait opté pour l’EPR. « Nous sommes très déçus : Areva assurait que la technologie était au point et que le calendrier serait respecté », confie Martin Landtman, directeur du projet pour TVO.

A Paris, le son de cloche est différent. « Nous ne sommes pas là pour battre des records de vitesse, mais pour fournir un réacteur fiable et performant à même de fonctionner sur les soixante prochaines années », déclare Julien Duperray, porte-parole d’Areva. Olkiluoto 3 est un projet unique, tant par son ampleur (1 600 MW) que par sa nouveauté, les délais n’ont donc rien d’exceptionnels, observe-t-on chez Areva. Mais les problèmes techniques se sont multipliés dès le début des travaux. Des plans détaillés ont tardé à arriver selon l’Autorité finlandaise de la sûreté nucléaire (Stuk). « Areva manquait d’expérience dans la direction d’un tel chantier », estime Jouko Mananen, qui supervise le projet pour la Stuk.

Malentendus. Puis, il y a eu les problèmes de béton. La porosité du ciment, fourni par un sous-traitant finlandais pour bâtir le socle du réacteur, ne répondait pas aux critères fixés. Les travaux ont dû être interrompus pendant plusieurs semaines. La pénurie de main-d’oeuvre dans le secteur de la construction a joué en défaveur du consortium franco-allemand. Des malentendus culturels ont ajouté au retard. En Finlande, les pièces et les processus de fabrication sont contrôlés par la Stuk. Areva « n’était peut-être pas habitué à un tel niveau d’exigence », constate Jouko Mananen. Environ 400 pièces et 1 100 processus ont déjà fait l’objet d’une modification. Areva « n’a pas embauché suffisamment d’experts », selon Jouko Mananen. Le Vert Oras Tynkkynen voit dans la répétition de ces contretemps « le signe que la sécurité n’a pas été considérée avec suffisamment de sérieux dès le départ » . Au printemps, des militants de Greenpeace ont occupé le chantier. Leur porte-parole, Lauri Myllyvirta, craint que « la tentation soit grande désormais de réduire les coûts entraînés par les délais aux dépens de la sécurité ».

« Prix fixe ». Martin Landtman refuse d’aborder l’aspect financier du retard, précisant : « L’investissement est de 3 milliards d’euros » . Et qu’il s’agit d’ un « prix fixe » . Le gouvernement envisage la construction d’un sixième réacteur. Mais si plus de la moitié des personnes interrogées y étaient favorables en octobre, elles n’étaient plus qu’un tiers en juillet. Le résultat, selon le ministre de l’Industrie, des déboires d’Olkiluoto.

 

Source Libération