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Soudan : Des groupes demandent aux fonds américains de lâcher les firmes pétrolières chinoises septembre 9, 2007

Posted by starbucker in Chine, Etats-Unis, Pétrole, Soudan.
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Des activistes ont lancé une tentative pour couvrir de honte certaines des plus grandes sociétés d’investissement du monde en les obligeant à faire du dumping pour les firmes pétrolières chinoises qu’ils accusent de complicité dans ce que le gouvernement des Etats-Unis appelle le génocide dans la région occidentale du Soudan, le Darfour.

« Le peuple américain ne veut pas investir dans le génocide », a déclaré mercredi Zahara Heckscher, directeur de la campagne de désinvestissement à ‘Save Darfour Coalition’ (Sauver la coalition du Darfour), puisque les membres de la coalition ont dit qu’ils cibleraient cinq sociétés d’investissement avec un mélange de publicité négative, de protestation et de pression des investisseurs.

Les activistes veulent que les ‘Franklin Templeton Investments’, basés aux Etats-Unis, le ‘ JPMorgan Chase’, le ‘Capital Group’s American Funds’, les ‘ Fidelity Investments’, et le ‘Vanguard Group’ vendent leurs actions dans la PetroChina et la firme dont elle est dérivée, la ‘ China National Petroleum Corporation’ (CNPC).

Les activistes ont déclaré qu’ils espèrent, en retour, que les Chinois utiliseraient leur poids en tant que les plus gros acheteurs du pétrole soudanais pour faire pression afin d’obtenir la paix au Darfour. Autrement, les firmes pourraient quitter le pays, augmentant ainsi son isolement et la pression économique sur le gouvernement de Khartoum dans un processus qui rappelle le mouvement de désinvestissement qui s’est déclenché autrefois pour affronter l’apartheid en Afrique du Sud.

En rappel de cette précédente campagne, les activistes ont affirmé qu’ils avaient convaincu 20 Etats américains à adopter des politiques de désinvestissement mandatant les fonds publics de retraite de plusieurs milliards de dollars de se débarrasser des avoirs ruinés par le Darfour. Plus de 50 universités publiques et privées ont également pris des mesures similaires, ont-ils ajouté.

Le pétrole fournit jusqu’à 90 pour cent des recettes d’exportations du Soudan. Les activistes affirment que jusqu’à 70 pour cent de ces recettes sont dépensés sur l’armée.

« Le gouvernement soudanais est sensible à la pression économique », a affirmé Adam Sterling, directeur du Groupe de travail de désinvestissement au Soudan. « Cependant, il a rencontré de telle pression peu sur le Darfour ».

Il est interdit aux firmes américaines d’investir directement au Soudan conformément aux sanctions économiques imposées par Washington en 1997. Toutefois, elles peuvent investir dans des entreprises étrangères qui font des affaires au Soudan. Les activistes du Darfour ont déclaré qu’il existait 500 pareilles entreprises à travers le monde.

Toutefois, depuis juillet, le Parlement européen encourage les firmes européennes à désinvestir.

Les sociétés d’investissement américaines ciblées mercredi détiennent probablement un montant commun d’environ cinq milliards de dollars dans la réserve de la ‘ PetroChina’, a déclaré Sterling à IPS. La firme pétrolière chinoise a une capitalisation boursière supérieure à 230 milliards de dollars.

De leur côté, les sociétés d’investissement ont dit qu’elles ont été injustement ciblées.

« Les conditions dans la région du Darfour au Soudan sont déplorables et nous soutenons des efforts vers un changement positif là-bas », a écrit dans un e-mail Lisa Gallegos, porte-parole de ‘Franklin Templeton’. « D’après notre expérience dans le domaine des investissements dans des marchés émergents, nous avons constaté que le fait de favoriser le développement économique et commercial à travers l’investissement dans des régions troublées peut souvent aider à réaliser des réformes ».

Au ‘Vanguard’, la porte-parole Rebecca Cohen a souligné que les clients individuels et institutionnels de la firme ont l’habilité de choisir de ne pas prendre part aux investissements qu’ils considèrent comme moralement choquants.

Trois fonds du ‘Vanguard’ détiennent une réserve dans la ‘ PetroChina’, la CNPC ou dans les deux, a indiqué Cohen à IPS. Deux de ceux-ci sont des fonds indiciels et par définition, sont nécessaires pour suivre la trace du mouvement des marchés financiers spécifiques : l’un suit la trace des réserves des marchés émergents et l’autre, une section croisée des non-valeurs des Etats-Unis.

Le troisième fonds d’investissement, le ‘Vanguard’s energy fund’ (le fonds d’énergie de Vanguard), est activement géré par un gérant d’actifs extérieurs, ‘ Wellington Management’ avec une vue singulière pour maximiser la rentabilité des investisseurs.

‘Vanguard’ offre aux soi-disant investisseurs socialement responsables — ceux recherchant des contraintes éthiques, non pas seulement des profits maxima — une société d’investissement composée de valeurs émises par des entreprises qui remplissent un tas de critères sociaux et environnementaux, a déclaré Cohen.

A ‘Fidelity’, la porte-parole Anne Crowley, a indiqué que deux sociétés d’investissement que l’entreprise offre aux investisseurs américains détiennent un montant commun de 65 millions de dollars dans les actions de la PetroChina, un fragment des 1,3 milliard de dollars représentant le total des actifs que possède ‘Fidelity’.

‘ Fidelity International’, légalement discrète et basée aux Bermudes, représente en réalité la plupart des avoirs de la ‘ PetroChina’ que les activistes attribuent à ‘Fidelity’ basée aux Etats-Unis, a ajouté Crowley. Les entreprises homonymes bénéficient d’un contrôle restreint.

‘Fidelity’ n’a aucun fonds d’investissement socialement responsable pour ses clients, mais elle offre des options éthiques en provenance d’autres sociétés d’investissement, a souligné Crowley.

Le ‘Capital Group’ et le ‘ JPMorgan Chase’ n’étaient pas disponibles pour faire un commentaire mercredi.

Des rebelles du Darfour ont pris les armes contre le gouvernement soudanais au début de 2003, après des années de conflit tribal au sujet des ressources rares dans cette région aride. Ils ont accusé le gouvernement de Khartoum de négligence, d’armer et de former des milices connues sur le nom de Janjaweed, pour piller et brûler les villages de la localité. Ce qui complique le conflit est qu’on pense que le Darfour est assis au sommet de dépôts de minerais et de pétrole.

Khartoum a reconnu avoir armé certaines milices pour combattre les rebelles, mais a nié tout lien avec les Janjaweed qu’il qualifie de hors-la-loi.

Le combat a tué 200.000 à 400.000 personnes, selon diverses estimations internationales. Quelque 2,5 millions à 3,5 millions d’autres personnes ont été obligées d’abandonner leurs maisons et leurs gagne-pain. Des armes russes et chinoises ont fait surface dans le conflit malgré l’embargo des Nations Unies sur les armes.

Le Congrès américain a qualifié la situation de génocide. Le Parlement européen l’a décrit comme l’équivalent de génocide. Les Etats membres de l’ONU ont dénoncé des meurtres, le viol et la torture comme des crimes contre l’humanité et ont déféré les présumés auteurs devant la Cour pénale internationale, mais Khartoum a refusé de livrer ses ressortissants pour comparaître à l’étranger.

Les dirigeants soudanais se sont opposés aux déclarations des Etats-Unis qui parlent de génocide en disant que Washington a présenté un faux dossier sur les armes de destruction massive en Irak et s’est tourné pour présenter actuellement un dossier contre le Soudan, un autre pays arabe ayant du pétrole.

Les Nations Unies continuent de rassembler une force de maintien de la paix pour compléter un contingent très critiqué de l’Union africaine, déployé de façon éparse sur un terrain difficile, à peu près la taille de la France.

 

Source All Africa

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L’Australie et les Etats-Unis coopèrent dans l’énergie nucléaire civile septembre 5, 2007

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Le Premier ministre australien John Howard a déclaré mercredi que lui et le président américain George W. Bush, en séjour en Australie, étaient tombés d’accord sur un plan d’action nucléaire conjoint pour la coopération dans l’énergie nucléaire civile.

Le plan comprend la recherche et le développement, les techniques et la formation, ainsi que d’autres questions d’ajustement.

Les Etats-Unis soutiendront également la demande de l’Australie de devenir membre d’un forum international pour développer les systèmes d’énergie nucléaire de nouvelle génération.

« L’Australie a l’intention de participer au partenariat d’énergie nucléaire global et il y aura de grands bénéfices en termes d’accès à la technologie nucléaire et à la non- prolifération », a indiqué M. Howard lors d’une conférence de presse conjointe avec M. Bush donnée à l’issue d’une rencontre entre les deux dirigeants à Sydney.

« Les Etats-Unis soutiendront l’adhésion de l’Australie au Forum international de génération IV qui comprend la recherche et le développement pour développer de meilleurs réacteurs nucléaires et plus sûrs », a-t-il ajouté.

Les deux dirigeants ont également discuté d’un certain nombre de questions importantes sur l’Irak, l’Iran, des derniers développements entre Israëliens et Palestiniens et du changement climatique.

Les deux pays ont aussi signé un traité de sécurité qui autorise l’Australie à avoir accès à la technologie militaire secrète américaine.

M. Bush est arrivé mardi soir à Sydney pour participer à la conférence des dirigeants du Forum de Coopération économique Asie- Pacifique (APEC), qui s’y tiendra du 8 au 9 septembre.

Source Xinhua

Explosion atomique au Nevada septembre 3, 2007

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LA SEIZIÈME explosion atomique américaine de l’année, d’une puissance égale à celle de 10 000 tonnes de T.N.T., a eu lieu hier matin, lundi 3 septembre, dans le Nevada. L’engin nucléaire était d’une puissance équivalente à la moitié de celle des bombes lancées sur le Japon pendant la deuxième guerre mondiale. Les journalistes qui ont assisté à l’explosion ont déclaré cependant que le choc qui suivit était l’un des plus puissants qu’ils aient jamais ressentis. Ils étaient placés à 13 kilomètres de la détonation. Un nuage pourpre en forme de champignon soutenu par une épaisse  » tige  » poussiéreuse s’est formé immédiatement au-dessus de la tour d’où l’engin dénommé  » Galilea  » avait explosé.

Une centaine de soldats se trouvaient dans des tranchées à 4 800 mètres environ du lieu de l’explosion. Après celle-ci les soldats ont effectué une course d’obstacles et ont monté et démonté des canons. Ces exercices étaient destinés à éprouver les réactions des hommes sur un champ de bataille atomique.

Les soldats ont été quelque peu saisis par la chaleur et violemment secoués par la vague de choc de l’explosion. Selon un porte-parole, certains casques ont été arrachés, bien que les hommes les aient attachés. Personne n’a cependant été blessé et tous les soldats sont restés calmes. Un groupe de quinze savants du Centre d’études sur la résistance de l’organisme humain se trouvaient avec les hommes de troupe et procédèrent à des observations pendant l’exercice.

 

Source Le Monde

EDF participera à la construction de 4 EPR aux Etats-Unis septembre 3, 2007

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Dans le cadre de son partenariat avec l’américain Constellation Energy, l’électricien tricolore a conclu un accord l’assurant de participer, aux côtés d’Areva, à la construction de 4 réacteurs nucléaires de type EPR outre-Atlantique. En France également, des investissements se profilent.

Dans la foulée du partenariat annoncé cet été avec l’électricien américain Constellation Energy, EDF continue de poser des jalons pour participer au redémarrage du nucléaire aux Etats-Unis. Le groupe présidé par Pierre Gadonneix vient de conclure un accord avec ce même Constellation, lui garantissant d’être associé à la construction de 4 réacteurs nucléaires de type EPR outre-Atlantique. En vertu d’une alliance scellée voilà deux ans avec Areva, Constellation Energy a en effet choisi d’équiper ses futures centrales du tout nouveau réacteur français. Le moment venu (vraisemblablement au milieu de la prochaine décennie), EDF investira donc à ses côtés. Aux yeux de Pierre Gadonneix, il s’agit là d’une « avancée majeure », mais elle constitue seulement « un premier pas ». Car aux Etats-Unis, comme dans les autres « pays cibles » identifiés par le groupe (Royaume-Uni, Chine, Afrique du Sud), l’objectif est de « devenir l’opérateur de référence dans le domaine nucléaire ».

En France aussi, des investissements se dessinent. Outre la construction d’une tête de série EPR à Flamanville, dont la mise en service est programmée en 2012, EDF va être amené à dépenser quelque 800 millions d’euros d’ici à 2009 pour remettre en état les générateurs de vapeur de 16 réacteurs. Au cours d’inspections réalisées l’an passé dans des centrales comme Chinon, Saint-Alban et Cruas, un entartrage anormal de ces pièces a été constaté. Leur nettoyage nécessite un « lessivage chimique », qui rallonge à chaque fois la durée des arrêts de tranche, donc l’indisponibilité des centrales concernées. Au cours du premier semestre, ces travaux de maintenance ont amputé de 200 millions d’euros l’excédent brut d’exploitation d’EDF.

Ce n’est pas le seul élément défavorable supporté par le groupe depuis le début de l’année. Sur la première moitié de l’exercice, l’électricien français a en effet été pénalisé par la douceur du climat, qui a pesé sur les recettes de ses activités régulées (transport et distribution). Il a aussi dû constituer 100 millions d’euros de provisions complémentaires, en raison du nouveau « tarif réglementé transitoire », ce fameux dispositif réservé aux entreprises et revenant à plafonner le prix de l’électricité.

Malgré ces handicaps, EDF est parvenu à dégager des résultats meilleurs que prévu sur les six premiers mois de l’année : à 8,8 milliards d’euros, son excédent brut d’exploitation a progressé de 6,7 %. Hors éléments exceptionnels, son résultat net a, quant à lui, augmenté de 9,1 %, à 3,2 milliards.

 

Source Les  Echos

La Russie et les Etats-Unis signeront un accord sur le nucléaire civil août 29, 2007

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La Russie et les Etats-Unis signeront un accord sur le nucléaire civil MOSCOU, 28 août (XINHUA) — La Russie et les Etats-Unis signeront un accord sur le nucléaire civil cet automne, a informé mardi à Moscou un haut officiel russe.

« Nous avons enfin commencé à relancer les bases de notre coopération et avons convenu avec les Etats-Unis de coopérer en matière de nucléaire civil », a déclaré Nikolaï Spasski, secrétaire d’Etat de l’Agence russe de l’énergie atomique.

Le protocole « ne résoudra bien sûr pas tous les problèmes mais c’est une première étape dans notre coopération », a indiqué M. Spasski cité par l’agence de presse Interfax.

« Le document devrait être signé à l’automne », a-t-il précisé.

Les détails de l’accord n’ont pas été communiqués.

M. Spasski a par ailleurs indiqué que la construction de la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr était en bonne voie et conforme au droit international, et que ce projet pourrait inciter l’Iran à coopérer davantage avec la communauté internationale.

Des entrepreneurs russes sont en train de construire la première centrale nucléaire d’Iran, que les Etats-Unis et d’autres pays occidendaux accusent de mettre au point des armes nucléaires.

Source Xinhua

L’Inde en crise après l’accord nucléaire avec les Etats-Unis août 22, 2007

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Le gouvernement joue sa survie face à la rébellion contre le traité indo-américain.

Un parlement indien survolté, une bourse de Bombay qui baisse de 3% mardi en raison de turbulences politiques. Depuis quelques jours, le gouvernement indien traverse une grave crise qui pourrait le faire chuter. Objet du contentieux opposant le gouvernement aux quatre partis de gauche qui soutiennent la coalition gouvernementale: l’accord de coopération dans le domaine du nucléaire civil conclu par l’Inde et les Etats-Unis à la fin de juillet. Pour les communistes indiens, l’accord est un coup de canif dans la souveraineté de l’Inde.

Etat paria réhabilité

L’accord conclu apparaît pourtant comme une mini-révolution qui normalise le statut nucléaire de l’Inde. Mais il fâche. La Chine exerce un lobby intensif au sein des Nations unies pour l’invalider. Possédant une quarantaine de têtes nucléaires, mais n’ayant pas adhéré au Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), New Delhi était au ban de la communauté internationale depuis 1974 quand il procéda au premier test nucléaire. L’Inde enfonça le clou en 1998, au même titre que le Pakistan, en effectuant un nouveau test. Aujourd’hui, le premier ministre Manmohan Singh qualifie l’accord de juillet d’«historique». Et pour cause. Il réhabilite un Etat paria pendant plus de trente ans.

L’Inde, qui dispose de 14 réacteurs opérationnels et qui en construit neuf autres, est autorisée à importer du combustible et la technologie nécessaire à son programme nucléaire civil. Elle peut aussi retraiter le combustible déjà utilisé, mais à condition que cette opération s’effectue sous le contrôle de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Washington est par ailleurs prêt à laisser l’Inde constituer une réserve stratégique de combustible nucléaire. Une clause importante si l’on songe que l’Australie vient de s’engager à vendre de l’uranium (dont les réserves sont les plus grandes du monde) à l’Inde. En contrepartie, le gouvernement indien doit promettre de ne pas transférer la technologie nucléaire livrée par les Américains à des Etats tiers.

Le document ne dit en revanche rien sur le «moratoire unilatéral» de l’Inde sur les essais nucléaires. Manmohan Singh a profité de ce flou. Il a déclaré que son pays ne se sentait pas contraint par l’accord indo-américain de renoncer à de tels tests, provoquant la colère du Pakistan qui menace de procéder à des essais similaires. Toutefois, la loi américaine impose à la Maison-Blanche d’interrompre toute livraison de combustible si New Delhi effectue un test nucléaire. Dans ce cas, Washington, qui veut contrôler la filière d’approvisionnement de l’Inde, pourrait se charger de trouver d’autres sources pour New Delhi.

Pour l’Inde, l’intérêt de l’accord est manifeste: rester un Etat paria l’aurait isolée et privée d’accès à la technologie nucléaire. Il lui permet aussi de s’affirmer face à la Chine et son allié, le Pakistan, soupçonné de soutenir le terrorisme en Afghanistan et au Cachemire.

Les intérêts américains

Pour les Etats-Unis, principal promoteur jusqu’ici du régime de non-prolifération, l’accord de coopération nucléaire est un tournant qui indispose une partie des démocrates du Congrès. Plusieurs facteurs semblent expliquer ce changement stratégique. Par un renforcement des relations indo-américaines, Washington peut espérer atteindre ce qu’il n’a jamais réussi durant la Guerre froide: avoir une vraie prise sur l’Asie du Sud. Empêtrés en Irak, les Etats-Unis voient de façon croissante les limites de leur «triomphalisme unipolaire». La Russie est de retour au premier plan et continue de fournir à l’Inde du matériel militaire. L’accord indo-américain permet à Washington de ne pas être exclu de ce marché. Il permet aussi de contrecarrer la montée en puissance de la Chine.

Professeur à l’Harvard Kennedy School of Government, Ashton Carter défend, dans le dernier numéro de Foreign Affairs, le revirement américain: «Washington a fait des concessions sur le front nucléaire, mais a obtenu beaucoup plus sur d’autres fronts. Il a cherché la coopération de l’Inde pour aider les Etats-Unis à affronter les défis que sont un Iran menaçant, un Pakistan turbulent et une Chine imprévisible.» Cet «axe» indo-américain se renforcera par des manœuvres navales conjointes sans précédent en septembre prochain dans la baie du Bengale.

Jimmy Carter ne partage pas cet optimisme. Dans le Washington Post, l’ex-président américain estime que l’accord avec l’Inde «ouvre la boîte de Pandore de la prolifération nucléaire». Sharon Squassoni non plus. Dans le Herald Tribune du 16 août, cet expert du Carnegie Endowment for International Peace craint deux effets: infléchir les règles du TNP pour faire plaisir à son ami indien tout en fustigeant ses adversaires (Iran) pousse le reste du monde à «perdre confiance aussi bien dans les règles que dans les Etats-Unis».

 

Source Le Temps

En Asie centrale, Pékin et Moscou se posent en rivaux de Washington août 21, 2007

Posted by starbucker in Chine, Etats-Unis, Géopolitique, Russie.
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L’Organisation de coopération de Shanghai, réunie jeudi et vendredi dernier pour son 7e sommet annuel, s’est engagée à accélérer sa coopération en matière de sécurité et d’énergie. Elle a également lancé en direction des Etats-Unis un avertissement contre toute tentative de créer « un ordre mondial unipolaire ».

Le président chinois, Hu Jintao, et son homologue russe, Vladimir Poutine, vendredi, lors des manoeuvres militaires organisées dans l’Oural. L’occasion d’une démonstration de force pour les deux anciens frères ennemis.

Comme prévu, énergie et sécurité ont été les thèmes clefs du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), à Bichkek, au Kirghizstan, qui a été ponctué de remarques voilées contre les Etats-Unis et suivi vendredi de gigantesques manoeuvres militaires dans l’Oural. Les présidents russe, Vladimir Poutine, et chinois, Hu Jintao, ainsi que les chefs d’Etat du Kazakhstan, d’Ouzbékistan, du Tadjikistan et du Kirghizstan ont signé une dizaine de documents, ainsi qu’un accord global de « bon voisinage, d’amitié et de coopération » prévoyant le renforcement de la lutte contre le terrorisme et le trafic de drogue, la création d’un « club énergétique » et l’intégration économique de la région.

Fidèle à sa réputation d’organisation vouée à contrer l’influence américaine dans la région, l’OCS a lancé, dans son communiqué final, un avertissement contre toute tentative de créer un « ordre mondial unipolaire ». Un message à l’attention des Etats-Unis, encore locataires d’une base militaire au Kirghizstan (après s’être fait expulser d’Ouzbékistan en 2005) et engagés aux côtés de l’Europe dans une lutte d’influence acharnée, contre la Chine et la Russie, pour l’accès aux vastes ressources énergétiques de l’Asie centrale.

Vladimir Poutine a pesé de tout son poids pour la mention d’un « club énergétique » dans le communiqué, sans obtenir cependant la signature d’un accord séparé et détaillé. Les principes énoncés de ce club consisteraient à donner plus de poids aux membres observateurs de l’OCS (Inde, Pakistan, Iran et Mongolie), à unifier les tarifs au sein de l’organisation et à défendre les intérêts des pays producteurs et consommateurs à la fois sur les marchés intérieurs et extérieurs. Alors que l’idée de cartel gazier, avancée par Vladimir Poutine lui-même, avait déjà suscité l’inquiétude des pays consommateurs occidentaux, un tel club pourrait fortement contredire leurs intérêts et plus particulièrement ceux des Etats-Unis, suggère le spécialiste de la région Nicolas Gvosdev dans la revue en ligne américaine « National Interest » : « Si un tel club est créé, les Etats-Unis auront beaucoup plus de difficultés à isoler économiquement l’Iran, à réduire l’influence de la Russie sur les ressources énergétiques de l’Asie centrale, et à influencer le montant des réserves de dollars de la Chine, dans l’hypothèse où les prix de l’énergie ne seraient plus fixés en dollars. »

Divergences et rivalités

Signe de l’influence croissante de l’OCS et de ses ambitions géopolitiques, le nombre de dignitaires présents à Bichkek : 1.500 personnes, dont 10 chefs d’Etat, parmi lesquels l’ennemi juré de George Bush, l’Iranien Mahmoud Ahmadinejad, mais aussi son allié afghan, Hamid Karzaï, invité d’honneur, tout comme le nouveau président du Turkménistan (le pays le plus riche en gaz de la région), Gourbangouly Berdymoukhamedov. « L’Organisation de coopération de Shanghai a clairement pour ambition de devenir le deuxième pôle d’influence dans le monde, même si cela doit prendre vingt ou trente ans », rappelle Andreï Grozine, directeur du département de l’Asie centrale de l’institut de la CEI à Moscou.

Les déclarations de Hu Jintao et de Vladimir Poutine ont pourtant clairement laissé apparaître divergences et rivalités entre les deux poids lourds de ce club eurasiatique, censé symboliser le rapprochement des deux anciens ennemis. Tandis que le président chinois a axé ses interventions sur l’intégration économique de la région, qu’il a appelé « à accélérer », Vladimir Poutine a préféré un discours sécuritaire plus agressif, avant d’annoncer en grande pompe la reprise des vols stratégiques de bombardiers (capables de porter des têtes nucléaires), abandonnés après la fin de la guerre froide faute de moyens.

La Chine pousse ses pions

Après la promesse d’investissements chinois massifs dans un projet ferroviaire entre le Kirghizstan et la Chine, Vladimir Poutine s’est empressé d’annoncer, à la surprise générale, des investissements à hauteur de 2 milliards de dollars dans la petite république d’Asie centrale, sans donner de précisions.

Pékin, qui avance méthodiquement ses pions en Asie centrale, tout en courtisant Moscou et ses immenses réserves énergétiques indispensables à sa croissance économique de 10 % par an, a pris une longueur d’avance sur son allié samedi. Hu Jintao a confirmé le projet de construction d’un gazoduc entre le Turkménistan et la Chine via le Kazakhstan, dont la capacité prévue de 30 milliards de mètres cubes de gaz par an compromet les engagements turkmènes, de 50 milliards de mètres cubes par an, auprès de Moscou. Le leader chinois a aussi scellé un accord stratégique avec Noursoultan Nazarbaïev pour la construction d’une extension à l’oléoduc Atasu-Alashankou (capacité prévue de 10 millions de tonnes), qui permettra d’assurer 5 % de la consommation chinoise.

 

Source Les Echos

L’Inde cherche un soutien japonais à son accord nucléaire avec les Etats-Unis août 20, 2007

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L’Inde a cherché un soutien japonais à son accord nucléaire avec les Etats-Unis qui a provoqué une vaste opposition des alliés de gauche du Premier ministre indien Manmohan Singh à New Delhi, a rapporté lundi le journal Hindustan Times.

En revanche, l’Inde a promis son soutien aux mesures contre le réchauffement climatique du Japon. Le Premier ministre japonais Shinzo Abe se rendra en Inde pour y effectuer une visite cette semaine.

L’organe exécutif du plus grand parti de gauche de l’Inde, fort de 80 membres et favorable au gouvernement de coalition de M. Singh, devra se réunir mercredi pour soutenir son appel pour mettre fin à l’accord nucléaire de New Delhi avec Washington.

Le comité central du Parti communiste indien (marxiste), dont le soutien est crucial pour la survie du gouvernement fédéral, comprend de hauts fonctionnaires du Parti, des ministres des Etats contrôlés par le parti de gauche et des responsables syndicaux.

Lors de sa réunion de deux jours qui commencera mercredi, le comité central du Parti communiste indien discutera de la résolution du Parti qui met en garde le gouvernement de M. Singh contre de graves conséquences, si ce dernier entamait des pourparlers avec l’Agence internationale de l’énergie atomique sur des garanties nucléaires comme partie de l’accord avec Washington, a indiqué le journal.

La charte du Parti communiste indien stipule que toutes les décisions du Parti devront être ratifiées par son comité central.

Source Xinhua

L’Algérie sixième fournisseur de pétrole des Etats-Unis août 19, 2007

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L’Algérie a préservé sa place de sixième fournisseur de pétrole des Etats-Unis durant les quatre premiers mois de l’année 2007, selon le dernier rapport américain «Petroleum supply Monthy». Notre pays, qui produit 1,4 millions de barils par jour, a vendu aux Américains 718 000 barils quotidiennement durant la période considérée, soit 6 % des importations globales américaines en pétrole brut.

Le Canada a été le premier fournisseur des Etats-Unis et l’Arabie saoudite le deuxième avec respectivement 2,267 Mbj et 1,378 Mbj. Les ventes de ces deux pays représentent respectivement 18,8 % et 11,4 % des besoins américains en pétrole.

Ils sont suivis du Mexique avec 1,337 Mbj, du Venezuela avec 1,284 Mb/j et du Nigeria avec 1,134 Mbj. L’Irak, qui a été le septième fournisseur des Etats-Unis, vient juste après l’Algérie avec un volume de 547 000 b/j. De janvier à avril 2007, le volume global des importations américaines en pétrole brut a atteint 12,278 Mbj.

Il convient de rappeler que les ventes de l’Algérie vers les Etats-Unis ont atteint 6,88 milliards de dollars au premier semestre de 2007. Un chiffre colossal qui fait du pays de l’oncle Sam le premier client de l’Algérie.

Source  Le Jeune Indépendant

«Les Etats-Unis doivent quitter l’Asie centrale» août 18, 2007

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GEOPOLITIQUE. Vendredi, le Groupe de Shanghai a effectué des manœuvres militaires sans précédent.

L’Occident doit-il craindre pour ses intérêts en Asie centrale, riche en hydrocarbures? L’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui regroupe la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan, a effectué vendredi des manœuvres militaires conjointes sans précédent dans la région russe de Tcheliabinsk, dans l’Oural. 6500 hommes, des blindés et près de 100 avions ont participé aux exercices sous le regard des présidents russe et chinois, Vladimir Poutine et Hu Jintao.

Les intentions du Groupe de Shanghai, officiellement créé en 2001, mais déjà en partie constitué en 1996, ne sont pas voilées. Lors du sommet annuel de Bichkek de jeudi (LT du 16.08.2007), les membres de l’OCS ont déclaré que «la stabilité et la sécurité en Asie centrale peuvent être mieux assurées par les efforts entrepris par les nations de la région». Directeur du World Security Institute de Moscou cité par le Christian Science Monitor, Ivan Safranchuk confirme: «L’OCS veut que les Etats-Unis quittent l’Asie centrale. C’est la raison pour laquelle elle effectue ces manœuvres militaires pour démontrer sa capacité d’assurer la stabilité de la région après le départ des Américains.» Les ambitions militaires nouvelles de l’OCS coïncident d’ailleurs avec un retour remarqué de la Russie sur le devant de la scène. Depuis quelques mois, elle multiplie les offensives visant à montrer son statut de puissance qui compte. C’est elle qui pousse à un renforcement de l’OCS. Elle aspire d’ailleurs à ce que l’Iran en devienne un membre à part entière. «La diplomatie entre la Russie et l’Occident est de plus en plus remplacée par des gestes de nature militaire de la part de la Russie», relève Sergeï Strokan, journaliste au Kommersant. Il ne saurait mieux dire. Vendredi, Vladimir Poutine a annoncé que son pays allait reprendre les vols permanents de bombardiers stratégiques capables de transporter des missiles nucléaires. Cette pratique avait pourtant été abandonnée en 1992.

Enjeux énergétiques

Depuis le 11 septembre 2001, Washington dispose encore d’une base militaire au Kirghizistan, mais a dû abandonner celle qu’il utilisait en Ouzbékistan. Ces exercices, promus par la Russie, ont aussi pour but de faire contrepoids à l’OTAN. L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord s’est considérablement élargie dans l’Est européen parmi les ex-membres du Pacte de Varsovie. Mais elle est aussi présente en Afghanistan dans le cadre de la guerre contre le terrorisme.

Russes et Chinois ont des divergences stratégiques dans la région, mais ils partagent les mêmes préoccupations énergétiques. Pour Moscou, il importe d’éconduire les Américains qui poussent les ex-républiques soviétiques d’Asie centrale à construire des pipelines pour transporter le gaz et le pétrole de la région vers l’Ouest en évitant soigneusement la Russie. La Chine pour sa part souhaite assurer ses sources d’approvisionnement en énergie pour alimenter sa florissante économie. A Bichkek jeudi, le président kazakh, Noursoultan Nazarbaïev, a appelé à la création d’un «club énergétique» pour l’Asie centrale. Sans les Américains.

 

Source Le Temps