jump to navigation

Nouvelle volte-face de la Hongrie en faveur de Nabucco septembre 13, 2007

Posted by starbucker in Gazoduc, Hongrie.
trackback

Budapest laisse tomber le projet de gazoduc Blue Stream.

Déchirée entre solidarité européenne et anciennes allégeances russes, la Hongrie a signé mardi une nouvelle volte-face dans le feuilleton à suspense autour du gazoduc «Nabucco». Après avoir accordé en avril dernier sa préférence au projet russe «Blue Stream», le gouvernement hongrois du premier ministre Ferenc Gyurcsany a annoncé qu’il se ralliait finalement à Nabucco, tandis que s’ouvre demain à Budapest une conférence internationale sur l’avenir de ce gazoduc imaginé par l’Union européenne. «Le but de cette conférence est de démontrer l’engagement de la Hongrie vis-à-vis du gazoduc Nabucco», assure le ministre hongrois de l’Economie Janos Koka.

Estimé à 4,6 milliards d’euros, le projet Nabucco vise à diversifier l’approvisionnement énergétique de l’Europe et diminuer sa dépendance par rapport à la Russie. D’ici à 2012, 3300 km de tuyaux doivent être posés entre la mer Caspienne et l’Autriche, via la Turquie, la Roumanie, la Bulgarie et la Hongrie. Evitant soigneusement la Russie, ils permettront à l’Europe d’importer du gaz du Moyen-Orient et d’Asie centrale. A cause de disputes financières entre la Russie, premier exportateur mondial de gaz, et deux pays de transit, l’Ukraine et la Biélorussie, Gazprom, le puissant fournisseur russe, avait fermé le robinet durant plusieurs jours en janvier 2006, affectant l’approvisionnement énergétique de certains pays européens, en particulier l’Autriche et la Hongrie.

Cette vulnérabilité avait conduit la Hongrie à chercher à diversifier ses approvisionnements. Mais le projet Nabucco ne cesse d’accumuler les retards: tandis que les travaux ne devraient commencer qu’en 2009 au plus tôt, les cinq compagnies énergétiques assurant son financement – OMV (Autriche), MOL (Hongrie), Transgas (Roumanie), Bulgargaz (Bulgarie) et Botas (Turquie) – sont à la recherche d’un sixième partenaire. Mais la candidature de Gaz de France est bloquée par la Turquie, qui lui préfère l’allemand RWE.

Face à ces contretemps, la Hongrie avait décidé en avril de signer un accord avec Gazprom pour le stockage de gaz russe sur son territoire, Ferenc Gyurcsany n’hésitant pas à critiquer le projet Nabucco, n’y voyant qu’un projet en l’air, sans soutien politique ni financier, contrairement à Blue Stream. «La Hongrie s’efforce en permanence de maintenir l’équilibre entre projets russes et européens, décrypte Krisztian Szabados, directeur de l’institut de recherche Political Capital. Comme l’approvisionnement en gaz est crucial pour notre pays, il fallait une solution concrète. Or Nabucco n’existe toujours que sur le papier, tandis que Blue Stream est un peu plus avancé. Soumis à la pression des gouvernements occidentaux, le gouvernement hongrois a néanmoins quasiment cessé depuis de mentionner Blue Stream.»

Source  letemps.ch

Publicités

Commentaires»

No comments yet — be the first.

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :