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EXTRACTION D’URANIUM AU NIGER. Des perspectives prometteuses septembre 13, 2007

Posted by starbucker in Niger, Uranium.
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La salle de conférence de la commu-nauté urbaine de Tahoua a servi de cadre, le 28 août dernier, à une conférence sur le thème «le Niger et le marché de l’uranium ». Animée par le président du PNDS Tarayya, Mahamadou Issoufou, in-génieur des mines et ancien directeur de la Somaïr dans les années 1980, cette conférence dont le but est d’apporter un éclairage sur les potentialités uranifères du Niger à travers une analyse complète des contours de la question, intervient dans un contexte marqué par le renché-rissement du prix de l’uranium.

L’uranium est un métal gris/blanc dé-couvert en 1789 qui possède des pro-priétés radioactives. Il se présente sous trois formes (uranium 234 ; 235 et 238) à des proportions constantes dans la nature à savoir 0,054% pour l’uranium 234 ; 0,71% pour le 235 et 99,2% et pour le 238.

«Ce minerais», a dit le conférencier, «dont le marché est en pleine expansion offre des perspectives prometteuses pour les pays producteurs comme le Niger qui dispose d’importantes réserves estimées à 400.000 tonnes dont 200.000 tonnes sur le seul site d’Imouraren. D’ailleurs, un programme de relance de la production au Niger prévoit, entre 2010 et 2012, l’augmentation de la capacité de production de 4.000 à 5.000 tonnes pour la stabiliser à 10.000 tonnes après 2012 », a souligné M. Issoufou. « Cela mettra le Niger en bonne place dans le cercle des producteurs d’uranium. La production actuelle du Niger est de 3.500 tonnes par an».

Le coût du kilogramme d’uranium qui est de 121.000 F en Août 2007, sur le marché mondial, est fonction du coût des autres sources d’énergie concurrentes (eau, pétrole, charbon…). Jusqu’à une date récente, alors que tous les contrats à moyen terme est de 80.000F, celui du Niger est signé à 27.300F le kilo. Mais ce prix à été relevé à 40.000F, ce qui reste toujours dérisoire compte tenu du court officiel.

L’uranium est utilisé, le plus souvent, à des fins militaires pour la fabrication des bombes mais surtout à des fins civiles pour la production d’électricité. C’est d’ailleurs l’utilisation la plus importante et elle représente la source d’énergie électrique la plus compétitive : Avec 1 gramme d’uranium on peut produire 230.000 Kwh soit l’équivalent de la production de 145 barils de pétrole, a an noncé le conférencier. La consommation militaire n’influence pas le marché ; il est surtout influencé par la consommation civile.

En 2006, la demande en uranium est de 67.000 tonnes pour alimenter les 440 réacteurs nucléaires installés de par le monde dont la capacité totale est de 369.000 Mgwh. « La demande en uranium naturel est fonction de la consommation de ces réacteurs là », a t- il indiqué.

L’offre, quant à elle, a ajouté le con-férencier, est estimée à 42.000 tonnes. Le gap entre l’offre et la demande est couvert par les stocks des années 1980 faits à des fins militaires (donc de l’uranium enrichi à 92%). Alors il faut le diluer pour le ramener à des proportions convenables de 3%. Or, la fin de ce stock est prévue vers 2015.

Les réserves dans le monde, elles, sont estimées à 14.798.000 tonnes dont 3.287.000 tonnes de réserves sures ; 1.446.000 tonnes de réserves supposées ; 2.519.000 tonnes de réserves probables et 7.536.000 tonnes de réserves spéculatives, a indiqué le conférencier.

Source Le Républicain-Niger

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