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La consommation du pétrole augmente dans le monde septembre 12, 2007

Posted by starbucker in Pétrole.
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Des spécialistes affirment que la consommation mondiale du pétrole a augmenté de 15% ces dix dernières années, mais avec de profondes disparités géographiques. Ils ajoutent que le monde tend vers la fin du pétrole, même si certains d’entre eux estiment que cette énergie fossile a encore de belles décennies devant elle. Les pays membres de l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) consomment à eux seuls 63% du pétrole mondial, dont 30% pour l’Amérique du Nord et 22% pour l’Europe occidentale.

 L’Afrique consomme 3,4%, l’Amérique latine 6,3 %, et le Moyen-Orient 6%. La zone Asie-Pacifique polarise déjà 27% de cette consommation, son boom démographique et économique se traduisant ces deux dernières décennies par une hausse de 50% de ses besoins. Alors que la demande énergétique mondiale devrait augmenter de 40% d’ici 2020, en particulier dans les pays en voie de développement, le mode de croissance «énergivore» des pays développés et sa diffusion rapide deviennent intenables. L’on estime que dans une vingtaine d’années, les États d’Asie du Sud et du Sud-Est représenteront plus du tiers des besoins pétroliers mondiaux et consommeront l’équivalent de l’ensemble de la production actuelle des pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

A long terme, le pétrole se fera plus rare et son prix augmentera. La géographie des réserves est polarisée : 78% d’espace contrôlés par l’OPEP ; 65% par le Proche-Orient, dont 25% par l’Arabie saoudite, contre seulement 8,3 % pour l’OCDE et 1,8 % pour l’Europe occidentale.

Selon Charles Alain Obanga, Docteur (Ph.D.) en Sciences et Techniques Pétrolières, ce n’est pas la pénurie du pétrole qui inquièterait le plus, mais surtout les effets de sa consommation sur l’environnement : «Structurellement, quel que soit l’état de la production et des réserves, on se dirige vers des situations de plus en plus tendues. Le débat énergétique mondial était jusqu’ici dominé par la question de la sécurité des approvisionnements (épuisement relatif des gisements et instabilité géopolitique des zones de production). De plus en plus, il s’élargit depuis quelques années aux questions climatiques et environnementales».

Issu du bas latin «petroleum», qui signifie «huile de pierre», le pétrole est une huile minérale composée d’un mélange d’hydrocarbures. Il provient de la transformation, au cours de millions d’années, de matières organiques déposées sur les plateaux continentaux, sous l’action de bactéries anaérobies. C’est une énergie fossile non renouvelable et au stock limité.

La combustion des hydrocarbures constitue une importante source de dioxyde de carbone, un des principaux responsables du réchauffement climatique et de la pollution de l’air. En un siècle, la hausse de 50% de sa concentration dans l’atmosphère terrestre s’est traduite par un réchauffement climatique de 0,5°C. Les experts estiment qu’il convient de mettre en place ou de relancer rapidement des politiques nationales et internationales d’économies d’énergie et de lutte contre l’effet de serre. C’est à juste titre que le dernier sommet du G-8, tenu les 7 et 8 juin 2007 en Allemagne, s’est penché sur la question en y dégageant quelques objectifs. Reste à voir leur niveau de mise en œuvre.

En ce qui concerne la prospection, l’on a enregistré entre 2000 et 2006, une augmentation de 65% du volume des réserves prouvées. Au fur et à mesure de l’épuisement des gisements les plus facilement accessibles, les compagnies ont amélioré des technologies qui leur permettent d’accéder aux ressources géographiquement éloignées. En 2001, les onze premières firmes mondiales ont consacré 41 milliards de dollars US aux activités de prospection et d’exploitation.

«Cela explique que le concept même de réserves est très relatif et souvent soumis au secret et aux coups de bluff (…) Ce concept est étroitement dépendant de deux facteurs : les technologies disponibles qui évoluent sans cesse, et la viabilité économique de l’exploitation qui dépend du cadre énergétique mondial et des prix du marché. C’est pourquoi il serait utile de distinguer à la fois les réserves économiquement viables des réserves géologiques», précise M. Obanga.

Source Congoplus.info

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