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Madrid dit déjà non à une OPA de GDF Suez sur Gas Natural septembre 11, 2007

Posted by starbucker in Espagne, France, Gaz.
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L’ESPAGNE s’invite dans la fusion entre Gaz de France et Suez. Selon des documents que le quotidien britannique Financial Times se serait procurés, Madrid aurait déjà commencé à bâtir sa ligne de défense contre les éventuelles ambitions ibériques du futur ensemble. Le gouvernement de José Luis Zapatero compterait mettre en avant le fait que les tarifs réglementés dont bénéficie GDF et donc le groupe fusionné, sont une subvention publique illégale. Une distorsion qui avantagerait les comptes du groupe et lui donnerait des moyens supérieurs à ses concurrents pour des acquisitions.

L’argument est valable pour les prix de l’électricité, qui sont plus élevés en France qu’en Espagne. Mais les tarifs du gaz sont plus faibles dans l’Hexagone. Un porte-parole du gouvernement espagnol a démenti hier l’existence de tels documents, mais il ne « r enie pas la ligne argumentaire qui pourrait servir si jamais GDF Suez faisait une offre sur une entreprise espagnole  ».

La démarche n’est pas gratuite. Madrid, très mobilisée, veut dès à présent prévenir GDF Suez que mettre la main sur Gas Natural, dont Suez détient déjà 11,4 %, ne sera pas facile. Le gouvernement veut prendre les devants pour ne pas être accusé d’impréparation, comme en 2006 dans l’affaire de l’OPA hostile de l’allemand E.ON sur le premier électricien national, Endesa. Les nombreuses démarches accomplies par Madrid n’ont pas mis à l’abri le fleuron national.

Même si la manoeuvre paraît un peu précoce, elle pourrait poser quelques difficultés à Suez. La participation de l’État français à hauteur de 35 % dans l’ensemble GDF Suez pourrait obliger à demander une autorisation spéciale pour franchir le seuil de 3 % des droits de vote de Gas Natural. Ce serait un véritable cauchemar.

Il y a quelques années, EDF en a fait l’amère expérience en Italie avec ses droits de vote gelés dans Edison. La situation avait pris beaucoup de temps pour se dénouer et nécessité l’intervention du gouvernement français. Sans compter les promesses faites au premier opérateur italien Enel d’avoir un accès privilégié au marché français et aux capacités de production électriques hexagonales. Suez n’imagine pas faire les frais d’un tel scénario.

Pas d’opérations hostiles

Le PDG du groupe franco-belge Gérard Mestrallet a toujours répété qu’il ne se lancerait jamais dans des opérations hostiles. La semaine dernière, il a encore indiqué qu’il allait discuter avec Gas Natural et ses actionnaires, « des conditions dans lesquelles le groupe pourra tirer parti des relations privilégiées établies » entre les deux entreprises.

Des liens déjà établis avec la Caixa qui détient près de 35 % de Gas Natural, est actionnaire de Suez ainsi que son partenaire de longue date en Espagne. À deux, ils contrôlent le numéro un ibérique de l’eau, Agbar. Avec le pétrolier Repsol, autre actionnaire (à 30 %) de Gas Natural, les relations pourraient en revanche être plus difficiles.

 

Source Le Figaro

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