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Astana juge « inacceptable » le retard d’exploitation de Kashagan par Eni septembre 11, 2007

Posted by starbucker in Gaz, Kazakhstan.
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Le ministre kazakh de l’Energie Saouat Mynbaïev a jugé « inacceptable » mardi le retard dans l’exploitation du vaste champ pétrolier de Kashagan, lors de négociations avec Paolo Scaroni, le PDG du groupe italien Eni qui pilote le projet.

« Lors de la rencontre, le ministre de l’Energie a déclaré qu’il était inacceptable de causer des dommages aux intérêts économiques du Kazakhstan, et a exprimé son inquiétude face aux atteintes systématiques à la législation nationale par certaines compagnies étrangères, et face aux retards de la réalisation du projet » Kashagan, a indiqué le ministère dans un communiqué.

Paolo Scaroni s’est ensuite entretenu avec le Premier ministre kazakh Karim Massimov. Ce dernier avait annoncé vendredi que l’Etat kazakh voulait prendre le contrôle du projet aux côtés d’Eni.

Le groupe italien, qui dirigé le consortium international en charge de Kashagan, a jugé mardi à l’issue des discussions que les conditions étaient réunies pour négocier les modalités d’exploitation du champ pétrolier, même si Astana se montre très critique.

« Au cours de la rencontre (…) les bases ont été posées en vue d’une négociation entre le consortium KCO, dont Eni est l’opérateur, et les autorités kazakhes », a déclaré le groupe italien dans un communiqué sans plus de précisions.

M. Mynbaïev a pour sa part réitéré la menace kazakhe d’user « de toutes les mesures nécessaires prévues par la législation nationale » si ses « demandes » n’étaient pas acceptées.

Le Kazakhstan réclame que Kazmounaïgaz, la société d’hydrocarbures de l’Etat, codirige avec Eni le consortium, et que sa part dans les profits pétroliers de Kashagan passe de 10% à 40%.

Le règlement du conflit pourrait dès lors coûter à Eni des milliards de dollars, le gisement, avec 13 milliards de barils de réserves de brut exploitables, étant considéré comme la plus grande découverte pétrolière depuis les années 1960.

Mais l’extraction du pétrole est très difficile sur ce champ offshore situé au nord de la mer Caspienne dans des eaux gelées près de six mois de l’année.

Eni est dans la tourmente après avoir reporté de 2005 à 2008, puis à 2010 le début de l’exploitation du gisement, alors que parallèlement les coûts, selon le gouvernement kazakh, atteindraient 136 milliards de dollars, au lieu des 57 milliards prévus à l’origine.

Les travaux sur le champ de Kashagan ont aussi été interrompus fin août pour trois mois, le projet ayant été accusé d’infractions à la législation kazakhe sur l’environnement.

Eni, le français Total, l’anglo-néerlandais Shell et l’américain ExxonMobil disposent chacun de 18,52% des parts du consortium international chargé d’exploiter le gisement. Viennent ensuite l’américain ConocoPhillips avec 9,26%, le japonais Inpex et Kazmounaïgaz avec chacun 8,33%.

Source AFP

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