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La filière nucléaire ne craint pas la concurrence du gaz septembre 7, 2007

Posted by starbucker in Gaz, Nucléaire.
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L’industrie nucléaire restera compétitive par rapport au gaz naturel aux Etats-Unis tant que les prix du gaz resteront supérieurs à trois dollars par million de BTU ont estimé cette semaine des représentants du secteur nucléaire lors de la conférence annuelle WNA.

« Un prix du gaz compris entre 3 et 4 dollars par million de BTU est probablement un niveau à partir duquel nous commencerons à être en concurrence », a déclaré Steve Tritch, président directeur général de Westinghouse Electric lors de la conférence annuelle de la World Nuclear Association (WNA) qui réunit les industriels de l’énergie nucléaire.

Le nucléaire représente actuellement 16% de l’offre d’énergie mondiale. Alors que la demande mondiale d’électricité devrait doubler d’ici 2030, le nucléaire mais aussi les autres sources d’énergie devraient progresser, a expliqué Tritch. Au Mercantile Exchange de New York, le contrat octobre de gaz naturel <NGV7> s’est traité à 5,54 dollars par million de BTU vendredi.

Les contrats à terme de gaz naturel Henry Hub <NGc1> se sont maintenus au-dessus de cinq dollars toute l’année, selon les données de Reuters.

« Si nous observons les récents prix du gaz, nous voyons que nos centrales seront extrêmement compétitives » a dit Tritch.

Westinghouse Electric, principalement détenue par le japonais Toshiba , intervient aussi bien dans la vente de combustible que dans la construction de réacteurs. Sa technologie est utilisée dans 60% des centrales nucléaires américaines.

Westinghouse a des implantations dans 12 Etats américains et 14 pays avec un chiffre d’affaires annuel d’environ 1,8 milliards de dollars.

PRESSIONS HAUSSIERES SUR LE GAZ

Les prix de l’uranium ont atteint un record de 136 dollars la livre en juin et le cours spot était autour de 90 dollars cette semaine <UX-U308-SPT>.

Mais les prix de l’uranium ont un impact limité sur la compétitivité de l’énergie nucléaire en raison du faible volume nécessaire pour produire une importante quantité d’électricité.

Selon l’Agence pour l’énergie nucléaire, agence spécialisée de l’OCDE, le coût de l’uranium représente 5% du coût total de production de l’électricité nucléaire

En revanche, les coûts liés au cycle du combustible (y compris achat, conversion, enrichissement de l’uranium et retraitement du combustible usagé) représentent 76% du coût total.

Les prix du gaz sur les marchés à terme américains ont en moyenne été de sept dollars cette année, touchant un plus bas juste au dessus de cinq dollars en août et atteignant un plus haut d’environ huit dollars en avril, selon les données de Reuters.

Luc Oursel, président d’ Areva NP qui regroupe les activités de conception et de construction de réacteurs nucléaires d’Areva , prévoit une augmentation des prix du gaz plutôt qu’une baisse. « Nous ne voyons pas pourquoi… le prix du gaz baisserait », a-t-il déclaré.

Il estime que le coût pour compenser les émissions de carbone dues à la combustion du gaz pousserait, au final, les prix américains vers le haut, ceci dans l’hypothèse où les Etats-Unis adopteraient un plan carbone à l’instar de celmui dont l’Europe s’est dotée. Les centrales nucléaires ne produisent pas d’émissions de CO2 responsables du réchauffement climatique.

Source Reuters

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