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Le prix du pétrole suspendu au prochain sommet de l’Opep septembre 6, 2007

Posted by starbucker in Opep, Pétrole.
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Le baril de WTI reste accroché à 75 dollars à New York. À Londres, le brent s’est à peine tassé à 73,85 dollars. Les négociants retiennent leur souffle avant la réunion du Cartel, mardi, et l’annonce, aujourd’hui, des stocks d’hydrocarbures américains.

Les acheteurs sont de nouveau aux commandes « , résumait hier John Kilduff, expert chez Man Financial, face aux cours atteints sur le marché new-yorkais des hydrocarbures. Un temps effrayés par la tourmente financière de l’été, les spéculateurs reviennent. D’autant que le pari sur le maintien des prix à des niveaux élevés semble à moindre risque.

Dans l’immédiat, le train de cyclones frôlant les plate-formes offshore et les raffineries du golfe du Mexique maintient les cours à leur niveau d’alerte. Certes ces cyclones n’ont pas provoqué de perturbations dans les approvisionnements. Mais Felix suit d’un peu trop près la trajectoire de Dean. Et  » le groupe d’alerte de l’université du Colorado annonce une activité supérieure à la normale pour le reste de la saison « , pointe John Kilduff. Le souvenir de la panique provoqué par Katrina, il y a deux ans, reste vivace.

OUVRIR PLUS LES ROBINETS

C’est surtout la réunion, dans cinq jours à Vienne, des pays producteurs de l’Opep, qui impose aux négociants de ne pas bouger. Le 11 septembre, ces ministres ayant la haute main sur plus du tiers des approvisionnements mondiaux devraient répondre par la négative à la principale interrogation à l’origine de l’appréciation du brut en juin et juillet. Celle d’approvisionnements pétroliers insuffisants pour alimenter – sur la seconde moitié de l’année – une activité économique mondiale toujours en pleine expansion. Durant des mois, l’Agence internationale de l’énergie – la  » voix  » des principaux consommateurs d’énergie – aura enjoint l’Opep à produire plus afin d’éviter l’apparition d’un déficit de brut. Les ministres du cartel ne semblent pas avoir bougé de leurs positions. S’ils se veulent compréhensifs – laissant entendre être prêts à ouvrir un peu plus les robinets en… décembre – tous, d’Abdullah Al-Attiyah, le ministre qatari, à Gholamhossein Nozari, son homologue iranien, considèrent l’offre comme  » suffisante « . Certes, la toute-puissante Arabie Saoudite ne s’est pas exprimée. Mais quels que fussent les besoins immédiats de la planète, le moment apparaît en réalité à leurs yeux mal choisi. Ne serait-ce que parce que les conséquences exactes de la crise du crédit sur l’économie des États-Unis – et sur son appétence en hydrocarbures – restent incertaines.

Cher brut saoudien

Après le relèvement des tarifs d’hier, le pétrole saoudien de qualité supérieure n’a jamais coûté aussi cher depuis sept ans aux raffineurs asiatiques : 4,25 dollars en sus du prix d’un baril moyen-oriental de base (l’Oman Crude, à 71 dollars) sont exigés pour le Arab Extra Light. Pour les Européens, la rallonge atteint 20 %. Le précieux nectar leur est tarifé 1,10 dollar de plus que le baril de brent par l’Aramco, soit 76,20 dollars.

 

Source La Tribune

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