jump to navigation

Le Kazakhstan veut un rôle clé dans Kashagan septembre 6, 2007

Posted by starbucker in Kazakhstan, Pétrole.
trackback

Le Kazakhstan a exigé jeudi que le groupe public d’énergie KazMunaïGas obtienne un rôle de premier plan dans le développement du champ pétrolier de Kashagan, piloté par l’italien Eni .

« Conformément aux ordres et aux exigences du président kazakh, KazMunaïGas devrait être co-opérateur », a déclaré jeudi le Premier ministre kazakh, Karim Massimov, à des journalistes en marge d’une conférence à Astana, la capitale de ce pays d’Asie centrale. « Je ne parlerai pas de pourcentages à ce stade ».

KazMunaïGas détient actuellement 8,3% de ce projet géant dans la mer Caspienne, au sein d’un consortium piloté par Eni et qui comprend aussi Royal Dutch Shell , Exxon Mobil , Total , ConocoPhillips et le japonais Inpex Holdings .

A la question de savoir ce que ferait Astana si les pétroliers étrangers du consortium ne satisfaisaient pas ses demandes, Massimov a répondu: « Nous avons dans ce cas un plan B. Je vous en parlerai plus tard ».

« Les prix pétroliers ont bondi, la donne économique a profondément changé et le gouvernement (kazakh) veut une plus grosse part du gâteau », estime pour sa part Ron Smith, analyste d’ Alfa Bank, à Moscou.

Massimov avait auparavant démenti vouloir exclure les investisseurs étrangers du secteur pétrolier kazakh et avait convié à des discussions l’administrateur délégué d’Eni, ainsi que le commissaire européen à l’Energie Andris Piebalgs.

« Le Kazakhstan est à l’abri de tout prétendu nationalisme des ressources naturelles », a assuré Massimov. « Le Kazakhstan a été et demeure un acteur responsable du système de garantie de la sécurité énergétique internationale. »

Eni s’est dit jeudi prêt à aborder tous les éléments du dossier de Kashagan.

Astana a accusé le consortium de ne pas remplir ses obligations en matière d’environnement. Un porte-parole de Piebalgs a lui déclaré que le commissaire s’était rendu sur le site et avait constaté des mesures « strictes » en la matière. « Il est confiant dans une solution négociée », a ajouté le porte-parole.

Le Kazahstan a ordonné le 27 août la suspension pour trois mois des travaux à Kashagan après un différend sur le calendrier de mise en production du champ et sur des dépassements de coûts.

 

 DOUBLEMENT PREVU DE LA PRODUCTION

 

Les coûts et les pertes de revenus liées aux retards sur ce projet pourraient dépasser les 40 milliards de dollars (29,3 milliards d’euros) a estimé jeudi Daulet Ergojine, ministre kazakh délégué des Finances, dans un entretien au journal italien Il Sole 24 Ore.

Kashagan est au coeur de la stratégie du Kazakhstan qui entend devenir un des dix premiers producteurs mondiaux de brut et doubler sa production au cours de la prochaine décennie.

Le projet a cependant connu de nombreux revers. Le début de la production a été reporté au deuxième semestre 2010, alors qu’il était initialement prévu en 2005. Selon le gouvernement, le coût total de Kashagan a explosé, passant de 57 milliards à 136 milliards de dollars.

Des analystes ont mis en doute par le passé la capacité du groupe public KazMunaiGas de gérer un projet de la taille de Kashagan, où l’exploration est rendue difficile, notamment par le gel hivernal.

le gisement pétrolier de Kashagan

Le gisement pétrolier de Kashagan dans la mer Capienne (ouest du Kazakhstan), sur lequel le gouvernement kazakh veut accroître son contrôle, est considéré comme la plus grande découverte pétrolière depuis la fin des années 1960.

Les premières gouttes de pétrole de Kashagan, qui contiendrait 13 milliards de barils de pétrole exploitables et 38 milliards de réserves géologiques, auraient dues être pompées en 2005 par un consortium international dirigé par le groupe énergétique italien ENI.

La mise en exploitation du gisement – découvert en 2000 – a déjà été reportée par deux fois et elle ne devrait commencer qu’en 2010, suscitant la colère des autorités kazakhes qui comptent sur Kashagan pour tripler d’ici 2015 leur production pétrolière et atteindre près de 4 millions de barils par jour (bpj).

Le champ de Kashagan devrait atteindre son pic de production de 1,5 millions bpj en 2019, alors que les prévisions précédentes d’ENI le situait à 1,2 million de bpj en 2016.

L’Etat kazakh, qui souhaite prendre le contrôle des opérations sur le site au côté d’ENI et recevoir plus de bénéfices du gisement, a ordonné fin août l’arrêt des travaux pour trois mois en invoquant des infractions à la législation sur l’environnement.

L’exploitation de Kashagan représente un défi technologique énorme, le gisement, difficilement accessible, étant situé dans des eaux peu profondes – ce qui complique techniquement le forage – et gelées près de six mois de l’année.

Astana, qui couvre 10% des investissements effectués à Kashagan, a aussi dénoncé la hausse vertigineuse des coûts des travaux, qui atteindraient sur 40 ans 136 milliards de dollars, au lieu des 57 milliards prévus à l’origine par ENI.

Source Reuters AFP

Publicités

Commentaires»

No comments yet — be the first.

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :