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Le gaz pollue l’axe Madrid-Alger septembre 5, 2007

Posted by starbucker in Algérie, Espagne, Gaz.
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Le pouvoir algérien a révoqué l’alliance établie en 2004 entre Sonatrach et les espagnols Repsol et Gas Natural pour exploiter le gisement de Gassi Touil.

Le torchon brûle à nouveau entre l’Algérie et l’Espagne dans le domaine énergétique. Le gouvernement d’Alger vient en effet de révoquer l’accord de 2004 qui prévoyait l’expoitation conjointe du principal gisement de gaz du pays, celui de Gassi Touil, dans l’est du Sahara, par un consortium formé par la Sonatrach et deux compagnies hispaniques, Repsol et Gas Natural . Une révocation  » illégitime « , ont affirmé dans un communiqué ces deux dernières, qui auront recours à un arbitrage international. L’affaire place dans une position délicate l’Espagne, qui reçoit de l’Algérie près de 35 % du gaz qu’elle consomme.

La formation du consortium entre la Sonatrach (35 % du capital), Repsol et Gas Natural (39 et 26 % respectivement) constituait une  » première  » en Algérie s’agissant d’un projet intégré, c’est-à-dire incluant toutes les phases de la production, depuis l’exploration jusqu’au transport par mer. L’accord avait été emporté de haute lutte par les Espagnols face aux principales  » majors  » européennes, intéressées par un projet de grande importance portant sur trente ans et prévoyant 5,1 milliards d’euros d’investissement.

Pour justifier son revirement, le gouvernement algérien argue des retards enregistrés du côté espagnol dans l’exécution du projet : moins de 10 % du total des investissements prévus ont jusqu’ici été réalisés. Les Espagnols, en outre, tentaient de revenir sur les termes initiaux de l’accord en assurant que les coûts étaient supérieurs aux prévisions.

UN CHOIX POLITIQUE

Reste que la décision algérienne semble répondre également à d’autres motivations. Depuis 2004, le pays a vu bondir le prix des hydrocarbures, et sa capacité d’exploiter seul ses propres ressources est donc désormais clairement supérieure à ce qu’elle était en 2004. En outre, au niveau politique, les relations entre l’Algérie et l’Espagne n’ont cessé de se détériorer. Depuis leur arrivée au gouvernement à Madrid en 2004, les socialistes ont clairement infléchi la politique maghrébine du pays au profit du Maroc, abandonnant virtuellement à leur sort les Sahraouis. Ce qui a suscité un vif mécontentement au sein du gouvernement algérien, qui maintenait paradoxalement de bien meilleures relations avec les conservateurs de José María Aznar. Un mécontentement qui s’était déjà traduit par plusieurs divergences à propos du gazoduc Medgaz en construction sous la Méditerranée et qui unira le gisement de Hassi R’mel à Almería. Un accord en juillet semblait avoir aplani les différends. Ils semblent subsister…

 

Source La  Tribune

 

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