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Eni sous pression au Kazakhstan septembre 4, 2007

Posted by starbucker in Italie, Kazakhstan, Pétrole.
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Les faits. Le patron du pétrolier italien a évoqué une visite prochaine au Kazakhstan. Les travaux du gisement de Kashagan sont suspendus pour infraction aux règles environnementales.

Une dégustation d’eau pure et cristalline. C’est un des moments forts de la visite du gisement pétrolier géant de Kashagan au Kazakhstan. La fontaine claire d’où elle est puisée par leresponsable du lieu, en tenue orange fluo, est l’aboutissement de la chaîne de traitement des eaux usagées des centaines d’ouvriers qui oeuvrent à la mise en production du gisement pétrolier considéré comme le plus grand au monde, sur l’île artificielle D, à 75 km du rivage nord de la Caspienne.

Pourquoi le staff communication d’Agip KCO, le consortium mené par l’italien Eni pour exploiter Kashagan, insiste-t-il tant sur la clarté de cette eau ? Les visiteurs qu’ilaccompagne n’ont pourtant d’yeux que pour la débauche de technologie qui permettra, en 2019, de pomper entre 1,2 et 1,5 million de barils de brut par jour, l’équivalent de ce qui sort actuellement de tous les autres champs kazakhs en production. Mais l’argument du pétrole propre a son importance. C’est officiellement pour infraction à la loi sur l’environnement que le permis d’exploitation de Kashagan a été suspendu le 26 août, pour une durée de trois mois au moins. L’annonce a été faite au moment même où Eni entamait des négociations avec les autorités kazakhes, au nom de ses partenaires d’Agip KCO, sur le futur plan de développementde Kashagan.

KASHAGANTECHNIQUEMENTTRES DIFFICILE A EXPLOITER

La protection de l’environnement est devenue une des armes des pays pétroliers hôtes pour faire plier les majors internationales qui investissent chez eux. Shell l’a appris à ses dépens l’an passé. Il a dû céder à Gazprom la majorité des parts qu’il détenait dans le projet pétrolier et gazier Sakhaline-2, après s’être vu reprocher le non-respect du Code de l’environnement. Le scénario est identique au Kazakhstan, exaspéré par le doublement du coût de la mise en exploitation de Kashagan – 19 milliards de dollars au lieu de 10 pour la première phase du projet – et le retard de cinq années pris par le chantier.  » On comprend que les Kazakhs aimeraient encaisser leurs pétrodollars au plus vite. On comprend aussi qu’ils s’inquiètent, le prix du baril ne sera peut-être pas éternellement à 70 dollars, explique le cadre d’une des majors actionnaire d’Agip KCO. Mais Kashagan est techniquement très difficile à exploiter. Les biens d’équipement parapétroliers flambent ces dernières années. Cela aussi ils doivent le comprendre. « 

Eni et ses partenaires, Total, Shell, et Exxon Mobil, qui détiennentchacun 18,52 % d’Agip KCO, font pourtant tout pour être inattaquables sur l’environnement. Les Kazakhs guettent la moindre entorse à la loi. L’eau purifiée, par exemple, ne peut être rejetée en mer. Elle est acheminée par bateau spécial sur le rivage de la Caspienne.  » Une façon de soutirer encore quelques millions de dollars « , déclarait, en aparté, un employé du chantier.

 

Le Kazakhstan réclame $10 mds au consortium pétrolier Kashagan

Le Kazakhstan réclame « plus de 10 milliards de dollars » (7,4 milliards d’euros) d’indemnités au consortium chargé du développement du gisement pétrolier de Kashagan, dans la mer Caspienne, a déclaré mardi à reuters un membre du gouvernement. « Il s’agira certainement de plus de 10 milliards de dollars », a dit Daulet Ergojine, ministre délégué des Finances, à la veille de l’expiration du délai accordé aux discussions entre les deux parties.

Le fisc kazakh n’a pas encore obtenu de réponses à plusieurs questions posées au consortium sur ses paiements d’impôts et il procède à un audit de ses activités, a-t-il ajouté.

Le consortium chargé du projet Kashagan emmené par le groupe italien Eni , réunit Royal Dutch Shell , Exxon Mobil , Total , ConocoPhillips et le japonais Inpex Holdings .

Ergojine a assuré que ce dossier ne s’inscrivait pas dans une offensive générale contre les investisseurs occidentaux.

« Il y a au Kazakhstan de nombreux exemples d’investisseurs qui respectent la loi et travaillent normalement », a-t-il dit.

Source La Tribune, Reuters

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