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Terminaux gaziers : des investissements de plusieurs milliards d’euros en vue août 28, 2007

Posted by starbucker in France, Gaz.
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Selon les scénarios, la France pourrait voir sa capacité d’importation de gaz naturel passer de 60 milliards à 130 milliards de mètres cubes par an entre 2010 et 2015. Pour accueillir ces nouveaux volumes, la filiale transport de Gaz de France, GRTgaz, se prépare à investir massivement dans l’Hexagone.

La fourchette est large, mais les chiffres éclairent l’enjeu : dans les dix ans qui viennent, le gestionnaire du réseau français de gazoducs, GRTgaz, estime qu’il aura à investir entre 3,7 milliards et 5,7 milliards d’euros pour développer, renforcer ou moderniser ses infrastructures. Or, pour une bonne part, ces dépenses seront directement liées à l’apparition de nouveaux « points d’entrée » sur le marché national. C’est dire que la filiale transport de Gaz de France va suivre de très près les débats publics consacrés aux différents projets de terminaux méthaniers. Depuis des mois, ses dirigeants ont du reste engagé des discussions avec les industriels concernés pour tenter d’évaluer l’impact des investissements annoncés. Une prise de contact indispensable pour assurer « le développement combiné des capacités de regazéification et des capacités d’interconnexion ou d’acheminement du réseau », explique-t-on chez GRTgaz.

A chaque fois, en effet, la mise en service d’un terminal de gaz naturel liquéfié (GNL) nécessite la construction de nouvelles canalisations, afin d’évacuer les volumes de gaz supplémentaires, ainsi que la création de nouvelles stations de compression pour fluidifier le réseau. Des chantiers relativement faciles à gérer lorsqu’un seul investissement de ce type est programmé. La situation se complique lorsqu’il s’agit de mener de front une demi-douzaine de projets, ce qui pourrait bien être le cas dans les années qui viennent…

Lourd de conséquences

Avec le démarrage du terminal de Fos-Cavaou, l’an prochain, puis le développement de nouvelles capacités d’entrée à la frontière franco-allemande, on sait que la France sera en mesure d’importer 60 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an à l’horizon 2010. Mais, de Dunkerque au Verdon, en passant par Le Havre, Montoir-de-Bretagne et Fos-sur-Mer (où un troisième terminal pourrait voir le jour en 2015), des dizaines de milliards de mètres cubes supplémentaires sont désormais annoncés.

Si tous ces projets voyaient le jour, GRTgaz estime que la capacité d’importation française atteindrait dans huit ans 130 milliards de mètres cubes par jour. Un accroissement lourd de conséquences, car même en imaginant une floraison de centrales à gaz dans l’Hexagone, de tels volumes de gaz dépasseraient largement les besoins français. Au point que GRTgaz étudierait les options possibles pour réacheminer le gaz vers les marchés voisins, comme la Belgique ou l’Allemagne. Une belle opportunité, observe l’un de ses dirigeants, pour faire de la France « autre chose que le cul-de-sac du gaz russe ».

 

Source Les Echos

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