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Suez-GDF : la fusion est au point mort, les entreprises sont dans le flou août 27, 2007

Posted by starbucker in Energie, France.
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Les deux entreprises présentent cette semaine leurs résultats semestriels. Elles ne pourront a priori donner d’indication sur leur projet de fusion. Depuis la fin juillet, le sujet semble avoir été complètement délaissé par le gouvernement.

L’écart boursier entre les deux groupes rend quasi impossible de présenter l’opération comme une fusion entre égaux.

Au point mort. Enterré. En sommeil. Les expressions changent en fonction des interlocuteurs, mais, sur le fond, elles disent toutes la même chose : au cours des dernières semaines, le projet de fusion entre Suez et Gaz de France n’a pas avancé d’un pouce. Il aurait même plutôt reculé si l’on se rappelle que le Premier ministre, François Fillon, avait initialement promis une décision dans les premiers jours de juillet. Depuis, le chef du gouvernement a corrigé le tir (lire ci-dessous), apparemment guère pressé de rouvrir un dossier si sensible.

Voilà quelques semaines, le projet de rapprochement entre GDF et Suez a donné lieu à plusieurs réunions au sommet de l’Etat. Chacun, alors, a pu constater les divergences subsistant entre les deux entreprises, et surtout le peu d’enthousiasme manifesté par le président de la République à l’égard d’une opération mise sur pied par un certain Dominique de Villepin. Les choses en sont restées là. Depuis la fin de juillet, le sujet n’a plus été évoqué par le gouvernement, et entre les sociétés il n’a même pas été abordé.

Moins de conviction

Pour les présidents des deux groupes, la rentrée s’annonce donc inconfortable. Dès cette semaine, l’un comme l’autre ont rendez-vous avec la presse et la communauté financière pour présenter leurs résultats semestriels. A moins d’un improbable rebondissement dans les deux jours qui viennent, ni Jean-François Cirelli ni Gérard Mestrallet ne pourront donner la moindre indication sur la fusion.

Aux dernières nouvelles en tout cas, aucune réunion n’a été programmée ces jours-ci, avec les collaborateurs de Nicolas Sarkozy ou de François Fillon. Dix-huit mois après l’annonce de leur rapprochement, Suez et GDF en sont donc réduits à réaffirmer, avec de moins en moins de conviction, que l’opération constitue « une formidable opportunité » et « la meilleure des options stratégiques ».

Mais comme au mois de mars, lors de la présentation de leurs résultats annuels, les deux entreprises souligneront surtout cette semaine leur capacité à se développer en solitaire. Guère servi par un début d’année anormalement doux, Gaz de France n’affichera pas, loin de là, les meilleurs résultats semestriels de son histoire. Son chiffre d’affaires a reculé de 11 % sur les six premiers mois de l’année. Mais, pour démontrer son excellente santé, le gazier français devrait particulièrement insister, après-demain, sur ses performances dans l’exploration-production et le gaz naturel liquéfié (GNL).

De son côté, Suez s’attachera jeudi à montrer que sa stratégie actuelle porte ses fruits : les objectifs fixés pour cette année devraient être confirmés, et un plan de route ambitieux sera tracé, avec ou sans GDF, d’ici à 2010. En outre, le groupe franco-belge répète à l’envi qu’il n’est pas « resté immobile » au cours des dix-huit derniers mois.

Depuis l’annonce de la fusion, son chiffre d’affaires a progressé de 10 % et son résultat net a été multiplié par 2. Le groupe est aussi monté au capital de l’espagnol Gas Natural, avec lequel une alliance plus forte est imaginable en cas d’échec côté Gaz de France. Quant à la capitalisation boursière de Suez, elle s’est accrue de 16 milliards d’euros. Ses actionnaires ne peuvent que s’en féliciter. Mais l’écart boursier avec Gaz de France est devenu tel qu’il rend quasi impossible de présenter l’opération comme une fusion entre égaux.

François Fillon : « Il n’y a pas d’urgence »

Mercredi 23 mai, sur l’antenne d’Europe 1, le Premier ministre, François Fillon, juge « valable » l’idée de fusionner GDF et Suez, tout en estimant qu’il y avait « d’autres options ». « On peut encore se donner quelques semaines, poursuit-il, en assurant qu’une décision interviendra « fin juin, début juillet ». « Une chose est certaine : nous ne laisserons pas GDF dans la situation d’aujourd’hui », car « ce serait la fragiliser ».Vendredi 29 juin, à l’occasion d’un déplacement à La Baule, le chef du gouvernement assure travailler « d’arrache-pied » sur le dossier de la fusion, mais dit vouloir prendre « le temps nécessaire pour nous en convaincre et en convaincre l’ensemble des partenaires ».Vendredi 13 juillet, lors d’une visite à Rome, le Premier ministre confirme qu’aucune décision concernant Suez-GDF n’a été prise. « Il n’y a pas d’urgence, déclare-t-il. Nous examinerons ce dossier sans esprit de repli. »

 

Source Les Echos

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