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Des mines aux centrales nucléaires août 18, 2007

Posted by starbucker in Nucléaire, Uranium.
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Le politologue Joseph Vincent Ntuda Ebodé énumère six étapes de transformation. Suivez le guide !

« Premièrement, l’uranium est extrait de mines à ciel ouvert ou de galeries souterraines, en Australie, au Kazakhstan, au Canada, en Afrique du Sud et au Brésil essentiellement. Les roches extraites contenant généralement peu de minerais (la concentration en uranium naturel est de l’ordre de 0,2 à 2% ou de 14% dans certaines mines exceptionnelles du Canada), des opérations de concentration sont alors effectuées sur l’uranium naturel pour le transformer en oxyde d’uranium. Par la suite, le minerai est broyé et dissous dans l’acide sulfurique pour obtenir une poudre jaune, appelée  » yellow cake « , contenant au moins 60% d’uranium.

En deuxième lieu, ce yellow cake ou uranium concentré, contenant encore des impuretés diverses qui le rendent inutilisable en l’état, il doit être purifié lors d’opération de conversion.

Troisièmement, l’uranium naturel est un mélange de deux atomes : l’U238 et l’U235 dans des proportions respectives de 99,3% et de 0,7%. Mais seul l’uranium U235 subit facilement le phénomène de la fission à l’origine de la production d’énergie dans le coeur du réacteur nucléaire. Pour fonctionner, les réacteurs requièrent un uranium plus riche en U235. L’enrichissement consiste donc à augmenter la proportion d’U235 jusqu’à 3% ou 4%.

En quatrième lieu, cet uranium enrichi est transformé en pastilles qui sont introduites dans de longs tubes métalliques pour former des crayons, lesquels sont à leur tour réunis et maintenus à l’aide de grilles pour former un assemblage.

Cinquièmement, les assemblages ainsi réalisés vont séjourner plusieurs années dans le réacteur pour produire l’électricité. Après quoi vient le retraitement qui est une étape alternative au stockage en l’état des combustibles usées. A leur arrivée au centre de retraitement en effet, les combustibles usés sont plongés dans une piscine pour une durée de deux ans au maximum, pour permettre la poursuite de la désactivation. Les crayons sont ensuite coupés en petits morceaux et le combustible proprement dit est dissous dans des solutions d’acide afin de séparer l’uranium, le plutonium et les déchets (produits de fission). L’uranium et le plutonium peuvent ensuite être réintroduits dans le cycle du combustible ou être utilisé pour des usages militaires. Ce mécanisme de retraitement permet ainsi de récupérer des matières énergétiques et de limiter le volume des déchets.

La dernière étape du cycle enfin, c’est la gestion des déchets. Est appelé déchet nucléaire, toute matière dont la radioactivité ne permet pas un rejet direct dans l’environnement et dont on ne prévoit pas d’utilisation ultérieure dans l’industrie nucléaire. L’uranium est principalement dangereux en raison de la difficile gestion des déchets. En fait, la toxicité des déchets nucléaires dure des milliers d’années : si l’iode 131 ne met que huit jours pour perdre la moitié de sa radioactivité, il faut 24 000 ans pour le plutonium, 245 000 ans pour l’uranium 234 et 740 millions d’années pour l’uranium 235 « .

 

Source All Africa

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