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Le Kazakhstan vise le leadership dans l’uranium août 16, 2007

Posted by starbucker in Kazakhstan, Uranium.
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TOUT un symbole. Le japonais Toshiba vend 10 % du fabricant américain de réacteurs nucléaires Westinghouse au kazakh Kazatomprom pour 540 millions de dollars. Cette opération permet à Toshiba de sécuriser une partie de ses besoins en uranium avec un partenaire puissant, Kazatomprom.

Tandis que la bataille pour l’accès aux matières premières énergétiques devrait s’intensifier dans les années à venir, Toshiba cherche logiquement à sécuriser ses sources d’approvisionnement. En échange de quoi Kazatomprom devrait bénéficier de transferts de technologies pour le traitement de l’uranium.

Or, le Kazakhstan, troisième pays producteur d’uranium, derrière l’Australie (où le lobby antinucléaire est très puissant) et le Canada, veut devenir le premier producteur mondial d’uranium à l’horizon 2010. Un objectif qu’il devrait pouvoir atteindre grâce aux ressources dont il dispose, estimées à 15 % des réserves mondiales. L’essentiel de cette croissance sera assuré par Kazatomprom, détenu à 100 % par le gouvernement Kazakh.

Actuellement, Kazatomprom exploite douze mines. Demain ce sera dix-huit dont six doivent faire l’objet de coentreprises avec des partenaires étrangers, essentiellement japonais. Sur les 17 900 tonnes d’uranium, qui seront produites au Kazakhstan en 2010, 15 000 seront extraites des mines de Kazatomprom. Ce qui explique l’intérêt du groupe – et du gouvernement d’Astana – pour les technologies de Westinghouse. En outre, le groupe n’en est pas à son coup d’essai en matière de partenariat. Depuis le début de l’année, il a signé pas moins de vingt-quatre accords avec des groupes financiers ou énergétiques japonais.

Inquiétudes aux États-Unis

Accords qui s’inscrivent dans le cadre du consortium nippo-kazakh, Appak LLP, créé en 2005. L’année dernière, Kazatomprom et les japonais Sumitomo et Kansai Electric Power ont créé une coentreprise qui exploitera la mine de West Mynkuduk dans le sud du pays. L’exploitation du gisement devrait durer vingt-deux ans, permettre l’extraction de 18 000 tonnes d’uranium à «  haute valeur » à destination du marché japonais.

D’autres entreprises étrangères sont déjà implantées au Kazakhstan, ou tentent de le faire. Kazatomprom a un accord de partenariat avec le canadien Cameco, numéro un mondial de l’uranium, en vue de créer des installations de traitement de l’uranium dans le pays. Le français Areva ne fait pas non plus mystère de son intérêt pour les ressources kazakhes.

Mais aux États-Unis, l’entrée de Kazatomprom au capital de Westinghouse a aussitôt soulevé des inquiétudes. Essentiellement en raison de la nationalité du groupe. Le pays, indépendant depuis 1990, a beau être une République, la personnalité de son président, Nursultan Abishevitch Nazarbayev, en poste depuis 1991 après avoir été élu avec plus de 98 % des suffrages soulève quelques interrogations.

 

Source Le Figaro

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