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Interrogations à Téhéran après la démission du ministre du Pétrole août 16, 2007

Posted by starbucker in Iran, Pétrole.
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Le limogeage du ministre iranien du Pétrole ne devrait pas entraîner de changement de la politique du pays au sein de l’Opep, mais reflète les flottements au sommet du pouvoir à Téhéran.

Kazem Vaziri-Hamaneh (à gauche), limogé dimanche, est remplacé par Gholam Hossein Nozari (à droite), patron de la compagnie pétrolière nationale, la NIOC.

La « démission-limogeage », dimanche, du ministre iranien du Pétrole, Kazem Vaziri-Hamaneh, et de son collègue de l’Industrie, est interprétée à Téhéran comme une manoeuvre du président Mahmoud Ahmadinejad pour reprendre le contrôle d’un secteur vital pour l’économie iranienne. Kazem Vaziri-Hamaneh n’était que le « troisième choix » du président iranien, en décembre 2005, ce dernier ayant alors dû subir l’humiliation de voir son candidat à ce poste clef repoussé par le Parlement, tout comme son candidat de remplacement. En nommant un proche, Gholam Hossein Nozari, patron de la compagnie nationale du pétrole, la NIOC, le président iranien cherche à l’évidence à mieux contrôler un secteur qui draine 80 % des recettes en devises du pays. Mais un secteur dont la modernisation devient urgente. Faute d’investissements internationaux, la production pétrolière iranienne pourrait baisser au rythme de 5 % par an, selon les prévisions les plus pessimistes. On ne sait toutefois pas si le nouveau ministre se montrera plus capable que son prédécesseur d’attirer des firmes occidentales pour l’exploration des champs d’hydrocarbures (à l’exception des pétroliers américains, à qui Washington interdit de travailler en Iran).

Luttes de pouvoir

En Iran, le contrôle réel du pouvoir appartient moins au président élu qu’au « guide suprême », l’ayatollah Ali Khamenei. C’est pourquoi l’éviction du ministre de Pétrole peut répondre à plusieurs causes. La rumeur veut à Téhéran que Kazem Vaziri-Hamaneh ait aussi payé pour la mise en place chaotique du rationnement de l’essence au printemps, ou pour un accord de livraison de gaz à prix bradé à l’Inde et au Pakistan. Sans compter que la corruption au sein du secteur pétrolier iranien est régulièrement dénoncée par Ahmad Jannati, un allié ultra-intégriste de Mahmoud Ahmadinejad, particulièrement puissant puisqu’il préside le Conseil des gardiens de la Révolution, l’organe qui autorise ou recale de manière arbitraire les candidatures aux législatives.

Si le limogeage du ministre semble refléter les luttes de pouvoir à Téhéran et les incertitudes sur la politique pétrolière à mener au plan intérieur, en revanche, officiellement, les orientations internationales de Téhéran ne sont pas remises en cause. Un responsable iranien du secteur a souligné mardi que le départ de Kazem Vaziri-Hamaneh ne devrait pas avoir de conséquence sur la politique du pays au sein de l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole), dont la prochaine réunion est programmée le 11 septembre. Il s’était déclaré le mois dernier opposé à une hausse des quotas du cartel, dont l’Iran est le deuxième producteur. Une hausse qui aurait eu pour effet d’entraîner une baisse des cours du brut, parvenus à des niveaux qui inquiètent certains membres de l’Opep. Un pétrole trop cher peut affecter la conjoncture internationale et rendre rentable les énergies alternatives…

 

Source Les Echos

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