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Regain de tension en Amérique du Sud pour les majors pétrolières août 14, 2007

Posted by starbucker in Bolivie, Pétrole.
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Le président bolivien menace les pétroliers étrangers qui n’investissent pas suffisamment de reprendre leurs licences d’exploitation gazières et pétrolières. En ligne de mire : Petrobras, Total, Repsol et British Gas.

Le ton des pays pétroliers sud-américains vient à nouveau de se durcir envers les compagnies pétrolières occidentales. Les présidents d’Argentine, de Bolivie et du Venezuela se sont rencontrés vendredi à Tarija (sud de la Bolivie), et le président bolivien, Evo Morales, a menacé les groupes pétroliers étrangers qui n’investissaient pas suffisamment dans la prospection et la production de reprendre leurs licences d’exploitation gazières et pétrolières.

En ligne de mire : la compagnie brésilienne Petrobras, le français Total, l’espagnol Repsol et le britannique British Gas, qui exploitent les champs d’hydrocarbures dans le pays. C’est hier, du reste, que la Bolivie versait à Petrobras les 56 millions de dollars qu’elle lui devait encore pour la reprise de deux de ses raffineries dont elle avait exigé de récupérer le contrôle. Un accord avait été signé en ce sens le 10 juin dans le sillage des récentes nationalisations de 2006 et le pays avait dénoncé la majorité des accords bilatéraux garantissant les investissements réalisés par les groupes étrangers.

Ce nouvel épisode des relations tumultueuses entre l’Amérique du Sud et les majors étrangères ne signe pas la fin de l’histoire. Désormais, des pays latino-américains ayant besoin d’énergie pourraient se rapprocher pour se substituer aux investisseurs occidentaux : des propositions ont été faites en ce sens à la Bolivie par le président argentin, Nestor Kirchner, qui s’est déclaré prêt à investir. Tout comme le président vénézuélien, Hugo Chavez, dont le pays a du pétrole, mais qui souhaite renforcer l’intégration énergétique régionale et serait donc lui aussi partant pour investir en Bolivie.

Peu d’impact sur les cours

Le pays dispose des deuxièmes réserves de gaz de l’Amérique du Sud après le Venezuela. L’an dernier, Hugo Chavez avait lui aussi renégocié les termes des accords pétroliers passés par son pays, et procédé à une série de redressements fiscaux retentissants avec chacune des compagnies présentes sur son sol, dont Total.

En réponse aux menaces du président Morales, la Chambre bolivienne des hydrocarbures, organe d’expression des pétroliers étrangers, a demandé à ce que les investissements se fassent « selon les mêmes règles pour tous ».

Le regain de tension auquel ont été exposés les pétroliers en Amérique du Sud depuis la semaine dernière n’a guère retenu l’attention des marchés : ils ont rebondi hier dans le sillage de la reprise des marchés financiers. Vers 21 heures (heure de Paris), à Londres, le brent de la mer du Nord pour livraison en septembre cédait 8 cents, à 70,31 dollars, tandis qu’à New York le baril de brut de référence pour livraison à la même échéance gagnait 15 cents, à 71,62 dollars.

 

Source Les Echos

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