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La Paz espère retrouver un accès à la mer août 10, 2007

Posted by starbucker in Bolivie, Chili, Géopolitique.
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Depuis plusieurs mois, la Bolivie et le Chili discutent activement de cet accès à l’océan et d’un agenda en 13 points. Une tel accord permettrait d’accroître sensiblement le potentiel de développement de la Bolivie.

La Bolivie n’a pas renoncé à retrouver un accès à l’océan. Accès qu’elle a perdu à l’issue de la guerre du Pacifique qui l’a opposée en 1879 (aux côtés du Pérou) au Chili. L’échéance n’est peut-être pas si éloignée, si l’on en croit le ministre bolivien des Affaires étrangères, David Choquehuanca, qui a jugé mercredi son pays « plus proche que jamais d’atteindre son aspiration de retour aux côtes de l’océan Pacifique ». Un optimisme que le président socialiste Evo Morales lui-même semble partager, ayant estimé peu avant que le pays aurait « rapidement une sortie à la mer ». Ces propos méritent d’être pris au sérieux, tant jusqu’à présent les négociations sur ce dossier conflictuel ont été tenues confidentielles. Au point que le consul bolivien au Chili Roberto Finot a été révoqué lundi dernier pour avoir dit, le premier, que la Bolivie était « près de la mer ».

Dossier sensible

Il faut dire que le dossier est sensible. En 1978, les négociations sur un couloir bolivien jusqu’à la mer à la frontière chilo-péruvienne, ont fini par échouer, se soldant par une nouvelle période de glaciation entre La Paz et Santiago. Depuis, les deux pays n’ont plus de relations diplomatiques, excepté au niveau consulaire.

Peu après son arrivée au pouvoir, fin 2005, Evo Morales a fait une priorité du rétablissement des relations diplomatiques avec le Chili de Michèle Bachelet, non sans reconnaître que cela serait « très difficile ». Depuis plusieurs mois néanmoins, les deux pays discutent activement de cet accès à la mer et d’un agenda en 13 points, et les négociations semblent s’accélérer, comme peut le laisser croire la visite éclair d’Evo Morales la semaine dernière au Pérou, dont l’aval est nécessaire si d’anciens territoires péruviens font partie du traité.

Une tel accord permettrait d’accroître sensiblement le potentiel de développement de la Bolivie, pays le plus pauvre d’Amérique latine après Haïti. Il doperait notamment ses ventes de gaz naturel, dont le pays détient les plus importantes réserves du sous-continent, derrière le Venezuela. La Paz a d’ailleurs parié sur les besoins énergétiques du Chili pour tenter de négocier « le gaz contre la mer ».

 

Source Les Echos

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