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La France dans la course à l’uranium août 10, 2007

Posted by starbucker in France, Nucléaire, Uranium.
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VA-T-ON vers un monde sans uranium ? Le retour en grâce du nucléaire dans un nombre croissant de pays fait craindre une panne de «  carburant  » pour les centrales électriques. Cette peur a déjà entraîné une flambée des prix de l’uranium, multipliés par trois en un an. La croissance de la demande, l’inondation d’une mine d’uranium de Cigar Lake au Canada en octobre 2006, les tensions politiques au Niger – dont Areva a fait les frais la semaine dernière – sont autant d’éléments participatifs de la hausse, portant l’uranium à 138 dollars la livre. A contrario, un accident nucléaire, comme ce fut le cas en juin au Japon après un séisme, suffit à refroidir les ardeurs du marché, et le prix du minerai radioactif repart à la baisse, à 110 dollars la tonne. Mais au-delà de ces accidents conjoncturels, la question n’en reste pas moins d’actualité, à l’heure où le monde cherche à trouver des énergies de substitutions au pétrole.

La « panne » française Les Cassandre prédisent une pénurie d’uranium en 2040. Certains la prévoient même pour 2015 ! Une perspective rapidement balayée par les experts. Les risques de «  panne  » d’uranium existent, mais à très long terme. «  Les seules ressources déjà identifiées de la planète sont suffisantes pour alimenter le parc actuel pendant plus de soixante ans  » , relève le Cercle Cyclope (ouvrage de référence sur les matières premières). Et tous les gisements d’uranium n’ont probablement pas encore été identifiés. Il se peut, que, comme pour le pétrole, le fond des océans recèle des surprises pour les prospecteurs. En revanche, le risque existe pour la France et plus précisément pour le groupe Areva, qui dépend pour son approvisionnement de mines situées à l’étranger. En 1985, plus de 3 000 tonnes d’uranium ont été produites en France, selon l’agence pour l’énergie nucléaire (AEN) contre 5 en 2006 ! Les mines de l’Hérault sont donc quasiment épuisées. La production d’Areva (5 272 tonnes en 2006) dépend désormais pour moitié de ses mines canadiennes, à 43 % de celles au Niger et le solde provient du Kazakhstan. Areva est à la merci du gouvernement nigérien. Jusqu’à la semaine dernière, le groupe français exploitait seul les ressources nigériennes. Monopole d’exploitation que le Niger, désireux de reprendre le contrôle de ses richesses minières, a supprimé. Dans le même temps il a augmenté de 40 % le prix à la tonne, qui est passé de 27 000 francs CFA à 40 000 soit 38 dollars, encore bien peu comparé aux cours mondiaux. D’autres hausses devraient être imposées l’année prochaine. Diversification Avec le rachat du canadien UraMin fin juillet (payé 2,5 milliards d’euros en numéraire), Areva a fait un premier pas dans la diversification de ses sources d’approvisionnements. «  L’intégration d’UraMin dans le pôle minier d’Areva est une étape importante dans son plan ambitieux d’augmentation de sa production d’uranium  », a alors expliqué Anne Lauvergeon, la présidente d’Areva. Les mines d’UraMin sont situées en Afrique du Sud, en Namibie et en République centrafricaine et, après 2012, leur production devrait atteindre plus de 7 000 tonnes par an, à moins d’un revirement politique, toujours possible en Afrique. Toujours dans un souci de diversification de ses approvisionnements, Areva devrait multiplier par trois ses dépenses d’exploration, à 90 millions d’euros, et procéder à l’embauche d’une centaine de géologues. En outre, selon Bloomberg , le groupe pourrait procéder à des rachats de permis en Afrique et en Asie centrale. Areva a d’ailleurs déjà un partenariat au Kazakhstan avec KazAtomProm. Le groupe espère multiplier par deux sa production en 2012, à 12 000 tonnes d’uranium par an.

 

Source Le Figaro

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