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L’extraction du pétrole et du gaz en Arctique exigera de mettre au point des innovations technologiques août 10, 2007

Posted by starbucker in Gaz, Pétrole, Russie.
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L’extraction du pétrole et du gaz en Arctique exigera de mettre au point des innovations technologiques et reviendra plus cher que dans les autres régions du pays, a affirmé ce jeudi Robert Nigmatouline, directeur du Centre Chirchov d’océanologie.

Selon lui, « il faudra des innovations technologiques. Je dois dire que directement au pôle Nord, il ne faut sans doute pas s’attendre à de grandes richesses. C’est une région assez désertique », a constaté Robert Nigmatouline. Il a précisé toutefois que les gisements d’hydrocarbures, de pétrole et de gaz pouvaient se former sur les pentes du plateau continental.

Selon les estimations des spécialistes, ces pentes pourraient contenir plus de 25 pour cent des réserves mondiales d’hydrocarbures, voire bien plus. « Les scientifiques, les ingénieurs et les géologues estiment qu’il existe au fond de l’océan du minerai de métal. Cependant, son extraction reviendra très cher », a-t-il ajouté.

Il a donné une évaluation positive aux avantages économiques que présentera la mise en valeur des gisements dans l’océan Arctique. Il a cependant souligné que les substances extraites dans le secteur reviendraient bien plus cher que celles qui sont extraites à l’heure actuelle. Cependant, « dans plusieurs années, l’extraction du pétrole sur la terre ferme ira en décroissant, et les prix seront en hausse ». Dans ce contexte, même si le pétrole et le gaz arctiques coûtent de cinq à six fois plus cher, il sera économiquement avantageux de les extraire. « Ces gisements peuvent avoir une influence décisive sur toute notre vie industrielle », a-t-il fait remarquer.

Entre-temps, pour avoir le droit d’exploiter les gisements pétrogaziers dans les régions arctiques, la Russie doit encore prouver l’ origine continentale du plateau, ce qui nécessitera un forage à grandes profondeurs. A l’heure actuelle, ni la Russie, ni les autres pays « ne disposent de moyens de forer à grandes profondeurs dans les glaces de l’ océan Arctique », a indiqué pour sa part Nikolaï Ossokine, spécialiste de l’Institut de géographie de l’Académie des sciences de Russie.

Cependant, a noté Robert Nigmatouline, « l’Allemagne élabore à l’heure actuelle un programme de construction d’un brise-glaces qui coûtera plusieurs millions d’euros et qui sera capable de réaliser de tels travaux de forage ». Il a souligné que les Allemands souhaitaient vivement coopérer avec la Russie et qu’une réunion s’est d’ores et déjà tenue à Saint-Pétersbourg. Selon Robert Nigmatouline, il doit effectuer au mois d’ octobre un voyage d’affaires en Allemagne pour s’informer du projet de ce brise-glaces capable de forer à grandes profondeurs dans les régions polaires.

 

Source Itar Tass

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