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L’Argentine et le Venezuela signent un traité de sécurité énergétique août 8, 2007

Posted by starbucker in Argentine, Energie, Vénézuela.
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Confrontée à un risque de pénurie énergétique, l’Argentine renforce ses liens avec le Venezuela, sixième producteur mondial de pétrole.

En visite à Buenos Aires, le président vénézuélien, Hugo Chavez, a signé en début de semaine avec son homologue argentin, Nestor Kirchner un « traité de sécurité énergétique ». Cet accord prévoit la création d’une multinationale commune, Petrosuramerica, opérant dans « le pétrole, le gaz, le raffinage, la pétrochimie, le développement des infrastructures de transport, de stockage, de distribution, l’électricité, les énergies alternatives et le transport maritime ». L’un des points forts de cet accord quinquennal concerne les colossales réserves de pétrole extra-lourd de la ceinture de l’Orénoque, que les deux pays vont continuer à certifier et à exploiter, aux côtés des compagnies de pays « amis » de la république bolivarienne, mais aussi du français Total (qui a préféré céder à Caracas le contrôle de son méga-projet Sincor que de se retirer du pays). La compagnie argentine publique Enarsa y opère déjà.

D’autre part, la société d’Etat vénézuélienne PDVSA va participer à l’exploration pétrolière en Patagonie et fournira du pétrole à une société mixte formée avec Enarsa. Au programme également, la nationalisation de 275 stations-service sous l’appelation PDVSur (une alliance entre Enarsa, PDVSA et l’uruguayenne Ancap), la construction de deux pétroliers d’une capacité de 47.000 tonnes et d’une centrale de regazéification du gaz.

Pour Hugo Chavez, cette concrétisation des liens déjà étroits qu’il a tissés avec Nestor Kirchner est une pierre de plus apportée à ses efforts de construction d’un bloc antilibéral en Amérique latine.

Pour l’Argentine, en revanche, toujours hantée par le spectre d’une nouvelle crise énergétique, cette alliance répond à des impératifs plus terre à terre. Faute d’investissements suffisants, le pays ne cesse de voir ses ressources s’amoindrir et ne disposerait plus que de dix ans de réserves en hydrocarbures. D’où son idylle avec les pays producteurs de gaz et de pétrole de la gauche latino-américaine, Bolivie et Venezuela. Certes, Nestor Kirchner, qui voue au FMI une haine farouche depuis la crise financière de 2001-2002, y est naturellement enclin.

Mais son épouse, Cristina, désormais candidate à l’élection présidentielle d’octobre prochain, semble envisager les relations avec Caracas sous un angle purement pragmatique.

 

Source Les Echos

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