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Areva compte changer de taille dans l’uranium avec UraMin août 2, 2007

Posted by starbucker in France, Uranium.
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« Jusqu’au dernier jour, on se méfiait. » Olivier Mallet, le directeur en charge des mines et de l’enrichissement de l’uranium chez Areva, pouvait craindre une surenchère surprise sur UraMin de la part de groupes comme BHP ou Anglo American dans un monde des matières premières en pleine effervescence. C’est d’ailleurs le scénario sur lequel avaient misé certains investisseurs. Mais aucune contre-offre n’a finalement surgi, et hier, le leader français du nucléaire a pu savourer sa victoire en détenant, à l’issue de son offre amicale, près de 93 % de la jeune société canadienne, propriétaire de trois gisements d’uranium encore inexploités.

Areva proposait un prix relativement élevé de 2,5 milliards de dollars américains, soit près de 1,9 milliard d’euros, soit un montant six fois plus élevé que la valorisation retenue un an auparavant lors de l’entrée en Bourse d’UraMin. Pour le groupe, le jeu en vaut la chandelle, avec des cours de l’uranium qui ont triplé en un an. « Le marché est de plus en plus tendu, explique Olivier Mallet. Dans ces conditions, nos clients électriciens jugent de plus en plus stratégique de sécuriser leurs approvisionnements, car arrêter une centrale nucléaire faute de combustible coûte très cher. Nous voulons être en mesure de répondre à cette demande. UraMin va nous y aider. »

Réduire l’écart avec les rivaux

Avant même son offre sur la société canadienne, Areva a lancé au Canada, au Kazakhstan et au Niger des projets pour doubler sa production d’uranium d’ici à 2012. De moins de 6.000 tonnes par an, elle monterait à 12.000 tonnes. Avec UraMin, le français pense être en mesure d’y ajouter assez vite 7.000 tonnes, pour atteindre 19.000 tonnes par an. Ce qui permettrait à celui qui est aujourd’hui le troisième producteur mondial de réduire l’écart avec ses rivaux canadien Cameco et anglo-australien Rio Tinto, voire de les dépasser.

« Nous allons commencer par lancer l’exploitation du gisement identifié par UraMin en Namibie, sans doute en 2009 ou 2010, continue le responsable. Suivront celui détenu en Afrique du Sud, puis celui de République centrafricaine. » Ces projets ne nécessiteront pas de nouvelles injections de capitaux significatives de la part d’Areva, assure- t-on à Paris : UraMin avait déjà mis de côté les fonds nécessaires.

 

Source Les Echos

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