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Le secteur du forage pétrolier offshore connaît une période faste juillet 26, 2007

Posted by starbucker in Etats-Unis, Pétrole.
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LA FUSION annoncée des deux sociétés américaines de forage pétrolier offshore, Transocean et GlobalSantaFe, marque sans doute le signal d’une ère de consolidation dans le secteur (Le Monde du 25 juillet). L’opération donnera naissance à un groupe pesant 53 milliards de dollars (38 milliards d’euros) en Bourse. Cette activité est devenue très lucrative à l’heure où les nouveaux gisements d’hydrocarbures sont souvent découverts en mer et sous des couches d’eau et de roche pouvant dépasser 8 000 mètres.

Baptisé Transocean, le nouveau groupe sera le numéro un avec 26 % du marché mondial. Ces 146 plateformes de forage (rigs) sont dans le golfe du Mexique, en mer du Nord, sur la Caspienne ou au large de l’Australie. Il sera loin devant ses rivaux (Noble, Pride, Ensco, Diamond Offshore, Rowan et Smedvig), qui louent aussi leurs rigs aux firmes pétrolières ( ExxonMobil, Shell, BP, Total…).

Pour reconstituer leurs réserves, les majors se sont en effet lancées dans une course aux nouveaux gisements et doivent les découvrir dans les zones les plus difficiles et les plus inhospitalières, comme les profondeurs du golfe du Mexique, du golfe de Guinée, des mers d’Asie ou du Grand Nord.

MONSTRES D’ACIER À LOUER

Le boom de l’exploration en mer a entraîné un taux record d’utilisation des matériels.  » Sur le 1er semestre 2006, il était de 97 % en mer du Nord et de 85 % dans le golfe du Mexique, note l’Institut français du pétrole (IFP) dans son bilan 2006 de l’industrie parapétrolière. Pour pallier ces tensions, le nombre de rigs offshore en construction ou commandés est en augmentation de 120 % entre 2005 et 2006. « 

Les prix des locations battent eux aussi des records et ils ont parfois triplé en un an. En mer du Nord, il n’est pas rare que des monstres d’acier, comme les semi-submersibles, se louent 360,000 € (360,000 € (500 000 dollars)) (362 000 euros) la journée.

Les pétroliers doivent prendre des options de location longtemps à l’avance au risque de perdre une licence d’exploitation qu’ils ne pourraient honorer. Des rigs en construction sont retenus jusqu’en 2013.

Les profits de ces sociétés se sont envolés. Avec respectivement 1,4 et 1 milliard de dollars, les bénéfices 2006 de Transocean et de GlobalSantaFe ont représenté le tiers de leur chiffre d’affaires. Quant à leurs carnets de commandes cumulés jusqu’en 2015, ils sont de 33 milliards de dollars.

Dans ce secteur très capitalistique où l’effet de taille est particulièrement important, d’autres fusions sont à prévoir, notamment sous la pression d’actionnaires voulant profiter d’une bonne conjoncture, soulignent les analystes. A moins que l’envolée des prix de ces sociétés ne dissuade les acquéreurs.

En 2006, les discussions engagées par le norvégien Seadrill avec les américains Noble, Ensco et GlobalSantaFe n’avaient débouché sur aucun mariage.

 

Source Le Monde

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