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Algérie : L’option dessalement de l’eau de mer, des usines et des contrats en série signés juillet 26, 2007

Posted by starbucker in Algérie.
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Une somme de contrats a été signée la semaine dernière entre les différents partenaires de projets d’usines de dessalement de l’eau de mer à Mostaganem (200 000 m3/jour) et à cap Djinet (100 000 m3/j). C’est la clôture financière de projets.

Les contrats en question concernent, pour l’essentiel, le financement, l’exploitation, la construction et la maintenance de ces projets. Ils lient des partenaires étrangers à l’AEC, l’Algérienne des Eaux (ADE), la Banque extérieure d’Algérie et la Banque nationale d’Algérie (BNA). Le groupement espagnol, Inima Aqualia, est l’un des opérateurs étrangers le plus important ayant décroché des marchés dans le dessalement de l’eau de mer. Le groupe ibérique et dans les projets de Mostaganem et de cap Djinet, deux usines (360 millions de dollars) à financer à hauteur de 80% par la BEA et la BNA et de 20% par des fonds propres des deux sociétés de projets, détenues chacune à 49% par Algerian Energy Company (AEC) et à 51% par la société espagnole Inima Aqualia.

Et comme dans tous les autres projets de dessalement de l’eau de mer, c’est le groupe Sonatrach qui achètera l’eau dessalée de Mostaganem et de Cap Djinet avant de la céder à l’ADE qui la vendra à son tour au consommateur final. A quel prix ? Le tarif moins-disant du mètre cube proposé par l’investisseur espagnol est de 72 cents (de dollar) pour la station de Mostaganem et de 72,75 cents pour celle de cap Djinet.

Le programme de dessalement de l’eau de mer, qui compte treize stations, est à «mi-chemin» de sa concrétisation, selon une déclaration récente du ministre de l’Energie et des Mines. Achevé, ce programme permettra d’assurer un volume de 2,3 millions de m3/jour.

D’ici-2010, une part de dix pour cent d’alimentation en eau potable sera fournie par le dessalement. Il reste encore cinq projets similaires, actuellement au stade de l’étude des offres, dont celui de Macta (Oran) d’une capacité de 500 000 m3/jour, ce qui représente l’une des plus grandes usines de dessalement au monde, si ce n’est la plus grande, selon Chakib Khelil. L’usine Macta s’ajoute à un autre projet en cours, celui de Oued Sebt, dans la wilaya de Tipasa. Concernant ces deux derniers projets, sept entreprises ont fait des offres déclarées recevables mais sous réserve pour certaines d’entre elles Les sociétés qualifiées pour la deuxième phase (les offres financières) sont les suivantes : Inima-Aqualia-SPA (Espagne), B Water (Grande-Bretagne), Befesa-Sadyt-Soomague (un groupement espano-portugais), Baytur-Aritim (Turque), Bridesa (Espagne), Menaspring (Singapour) et enfin, Ge Water (Amérique). Il faut rappeler que les réserves émises par la commission d’ouverture des plis se rapportent à deux documents : la caution bancaire et la lettre de soumission.

Il a été ainsi relevé que des soumissionnaires ne disposent pas de l’original de la caution bancaire et que d’autres ont inséré dans leurs dossiers une lettre de soumission jugée non conforme au cahier des charges. Un délai de dix jours a été accordé à ces entreprises pour qu’elles joignent à leur dossier les pièces en question. Pour le projet de Macta, six entreprises ont été retenues : Inima-Aquala, B Water, Befesa-Sadyt-Somague, Pridesa, Menaspring Utility et Ge Water. La commission a également émis des réserves sur la recevabilité de certains soumissionnaires, pour les mêmes raisons sus-évoquées.

Américains, Espagnols et Japonais…

L’évaluation des offres se fait sur la base de trois critères d’ordre global : les capacités financières du soumissionnaire, ses capacités techniques en matière de construction et ses compétences en matière de maintenance. Oued Sebt et Macta sont les deux derniers projets dans le programme de dessalement de l’eau de mer qui porte sur un volume de deux millions six cent mille m3 par jour. Le groupe Sonatrach reste fortement impliqué dans l’option de dessalement de l’eau de mer. Il l’est à travers la société mixte Algerian Energy Company (AEC), dont il est actionnaire à hauteur de 50%, et ce, depuis 2002. La première unité de dessalement de l’eau de mer, première expérience en la matière, est située dans la zone industrielle d’Arzew, à Oran.

C’est un chantier important dont les travaux ont démarré en septembre 2003. Ce projet, ce sont quatre-vingt-dix mille mètres cubes d’eau par jour. Cette unité a été mise en partenariat avec Black and Veatch (Etats-Unis), Sogex (Oman) et Itoshu (Japon). Entrée en service, elle permet aujourd’hui de satisfaire les besoins en eau des différents complexes de la zone et de produire de l’électricité grâce à une centrale combinée d’une capacité de trois cents dix-huit mégawatts. Sonatrach travaille aussi sur d’autres projets de dessalement de l’eau de mer, comprenant des centrales électriques de grande capacité comme celle d’Alger, d’une capacité de deux cent mille mètres cubes par jour, couplé avec la centrale d’El Hamma. En plus de celle de Skikda, d’une capacité de cent mille mètres cubes par jour et une production d’électricité de huit cents mégawatts, dont le contrat a déjà été attribué. Il était question que ces usines soient opérationnelles à partir de 2006. Un léger glissement sur les délais de rigueur a été cependant constaté. A Alger, comme à Oran ou à Skikda, l’idée est d’approvisionner les grands centres urbains en eau dessalée et de réserver les eaux traitées et les eaux de barrage à l’irrigation, l’agriculture et l’usage industriel.

La construction d’une centrale électrique associée à une usine de dessalement de l’eau de mer à Arzew, en partenariat avec la société américaine Black and Veatch, un investissement estimé à 460 millions de dollars.

La mise en place d’une centrale électrique à Skikda par la société canadienne, SNC-Lavalin, est un investissement de 430 millions de dollars, dont 20% détenus par cette même société. La centrale El Hamma, confiée au groupe américain Ionics, est un investissement de 248 millions de dollars, dont 70% détenus par ledit groupe. L’ensemble de ces unités a été mis en compétition à travers des avis d’appel d’offres internationaux. Et il faut dire que la filière dessalement de l’eau de mer n’a pas seulement attiré des sociétés moins connues, à l’échelle mondiale. On y trouve de toutes les nationalités ou presque (américaines, espagnoles et japonaises, etc.) Le dessalement de l’eau de mer, ce sont des projets complexes auxquels les sociétés nationales ne se sont pas habituées, ni même outillées. C’est une option coûteuse. Elle représente une proportion importante dans l’investissement étranger direct dans le secteur de l’énergie, dont les hydrocarbures tiennent le haut du pavé. Le modèle choisi dans le financement de ces projets est jugé intéressant. Important, le modèle de financement utilisé dans ce genre d’opération est le Project Financing. Il consiste à financer le projet par des prêts bancaires remboursables grâce aux revenus générés par la revente de l’eau dessalée. Ce sont ces revenus qui garantissent les crédits contractés auprès des banques.

Et la part de l’Etat dans ces projets ? Celui-ci y est impliqué : l’Etat bonifie les taux d’intérêt en vue d’éviter toute augmentation incontrôlée du prix de l’eau cédée au consommateur final. Ce modèle de financement sera appliqué également dans les projets de pétrochimie et d’aluminium et il devrait être étendu à d’autres secteurs, étant donné son efficacité.

 

Source All Africa

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