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Les Britanniques pourraient renoncer au gaz russe juillet 25, 2007

Posted by starbucker in Gaz, Grande-Bretagne, Russie.
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Le conflit russo-britannique provoqué par le refus de Moscou d’extrader Andreï Lougovoï, premier suspect dans l’affaire de l’empoisonnement à Londres de l’ex-agent des services secrets russes Alexandre Litvinenko, semble avoir sa première victime économique: le député conservateur Mike Penning a appelé le premier ministre Gordon Brown à rompre le contrat avec Gazprom portant sur les fournitures annuelles de gaz naturel aux services de santé britanniques pour un montant de 200 millions de dollars.

Selon des experts, les besoins du Royaume-Uni en gaz naturel vont augmenter dans les années à venir, et les Britanniques auront beaucoup de mal à se passer des livraisons russes.

C’est sous Tony Blair que le gouvernement britannique a pour la première fois tenté de fermer le marché intérieur à Gazprom. Quand le directeur général adjoint de Gazexport, Alexandre Chkouta, a annoncé en février 2006 que Gazprom, la compagnie mère de Gazexport, lorgnait sur la société de distribution de gaz britannique Centrica, Londres a menacé de changer la loi sur les fusions pour bloquer la transaction.

Parallèlement, les besoins britanniques n’en finissent pas de croître sur fond de chute de la production intérieure en mer du Nord. Selon l’Institut des problèmes des monopoles naturels, la Grande-Bretagne a consommé 87,7 milliards de mètres cubes de gaz en 2005, dont elle a produit elle-même 82,3 milliards. Vers 2010, la consommation annuelle doit progresser à 100 milliards de mètres cubes, et Gazprom envisage d’ici là de s’emparer de 10% du marché britannique. Il se peut que ces projets nécessitent désormais une remise en question.

« Le conflit pourrait affecter le taux de croissance des livraisons de gaz russe, estime le directeur de l’Institut de l’énergie nationale, Sergueï Pravossoudov. Disons, au lieu de 10 milliards de mètres cubes de gaz, les Britanniques pourraient acheter 8 milliards ». Mais ils sont condamnés à en acheter, résume l’expert.

Pour le directeur du Centre d’études britanniques auprès de l’Institut de l’Europe (Académie russe des sciences), Alexeï Gromyko, les propos de Mike Penning traduisent son avis personnel. « Il n’y a pas de front antirusse uni en Grande-Bretagne, assure-t-il. Les représentants des deux partis chargés de la rédaction, en juillet, d’un nouveau tour d’horizon des relations russo-britanniques me disaient qu’ils ne s’attendaient pas à des mesures aussi brutales de la part du cabinet. »

Selon les experts, la crise des relations russo-britanniques a peu de chances d’engloutir l’ensemble de l’Union européenne. « Le Portugal et l’Allemagne n’ont soutenu Londres qu’en paroles et avec beaucoup de prudence, constate Alexeï Gromyko. Dans les institutions diplomatiques européennes, on estime que la Grande-Bretagne agit de manière trop brutale et injustifiée. »

 

Source Ria Novosti

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