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Un marché de l’atome très prometteur outre-Atlantique juillet 24, 2007

Posted by starbucker in Etats-Unis, Nucléaire.
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Le marché potentiel est gigantesque et, après une trentaine d’années de sommeil, le nucléaire aux Etats-Unis sort de sa léthargie.

Si EDF pousse ses pions en Amérique, ce n’est pas sans raison. Certes, depuis la fin des années 1970, pas un seul nouveau projet de centrale nucléaire n’a été lancé aux Etats-Unis, mais l’atome semble néanmoins à l’aube d’un renouveau dans ce pays qui, avec ses plus de 100 centrales en activité, reste de loin le premier marché du nucléaire au monde.

La hausse du prix du pétrole et du gaz liquéfié, qui à un moment semblait pouvoir devenir une énergie alternative à l’or noir, rend plus que jamais indispensable les centrales nucléaires américaines, qui ne fournissent que 20 % de l’électricité consommée aux Etats-Unis. Même si l’Amérique dispose de gigantesques réserves de charbon bon marché, la montée des questions environnementales a contribué à améliorer l’image de l’atome. A l’heure où l’opinion publique se montre moins hostile et où l’équation économique est désormais plus favorable au nucléaire, les électriciens américains se sont donc décidés à réinvestir. Une trentaine de demandes d’autorisation de sites et de validation de nouveaux réacteurs sont en cours et, selon les experts, les feux verts administratifs pourraient être accordés dès 2010-2011. Dans un scénario optimiste, les premiers chantiers pourraient être lancés à cette date et au moins une dizaine de nouvelles centrales pourraient devenir opérationnelles entre 2015 et 2020. Que ces nouvelles centrales s’avèrent technologiquement et économiquement concluantes, et une nouvelle phase encore plus massive d’investissement pourrait alors être envisagée. Le marché potentiel est tel que de nombreux industriels ont décidé de tenter leur chance : Areva mais aussi General Electric (partenaire de Hitachi), Westinghouse (Toshiba) et Mitsubishi.

Pragmatiques, les pouvoirs publics ont depuis le début du siècle accompagné ce virage vers le retour du nucléaire. Au nom de l’indépendance énergétique, ils tentent de faciliter l’investissement en limitant les risques encourus par les électriciens. Les risques financiers liés aux investissements dans les 4 premières centrales devraient ainsi être en grande partie couverts par des assurances fédérales.

 

Source Les Echos

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