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Siemens craint de se faire expulser du capital d’ Areva NP juillet 24, 2007

Posted by starbucker in Allemagne, Nucléaire.
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Un magazine allemand prête à Nicolas Sarkozy l’intention de faire sortir le groupe allemand du capital de la filiale de réacteurs nucléaires d’Areva. Siemens a réitéré hier sa volonté de rester, mais Areva a une option de rachat de sa part fin 2011.

La pression monte autour d’Areva. Pris en tenaille entre Alstom, qui veut s’en rapprocher, et Bouygues, qui n’a jamais caché son intérêt pour le nucléaire et est devenu de surcroît l’actionnaire de référence (25 %) d’ Alstom, le groupe étatique dirigé par Anne Lauvergeon doit aussi ménager pour l’heure son partenaire Siemens. Actionnaire à 34 % dans Areva NP, qui construit les réacteurs nucléaires, l’allemand n’a pas l’intention de se laisser expulser au profit d’un mariage à trois franco-français. « Nous avons déjà fait part dans le passé de notre satisfaction concernant Areva NP, et une évolution de son capital n’est pas envisagée pour l’heure», a réitéré hier un porte-parole d’Areva, aussi soucieux que l’Elysée de ne pas alimenter la polémique entre la France et l’Allemagne, vu leurs relations déjà mises à mal par d’autres sujets comme EADS.

Le pacte d’actionnaires d’ Areva NP, qui arrive à échéance en janvier 2012, donne à Areva une option de rachat, à la fin de 2011, des 34 % de Siemens, qui sont inscrits dans les comptes du groupe d’Anne Lauvergeon pour 1,1 milliard d’euros. Il s’agit d’une véritable option d’achat, c’est-à-dire exerçable de façon discrétionnaire, que Siemens soit d’accord ou pas, et sans pénalités (sauf à vouloir l’exercer de manière anticipée). L’hebdomadaire allemand « Wirtschaftswoche » a affirmé hier matin que Nicolas Sarkozy souhaitait exercer l’option (« Les Echos » du 23 juillet). Ce qui permettrait à Alstom de récupérer cette participation et de se substituer à Siemens comme partenaire exclusif d’Areva dans les appels d’offres intégrant à la fois les îlots nucléaire et conventionnel.

Création d’un champion national

L’Elysée ne met pas d’huile sur le feu. Mais nul doute que Nicolas Sarkozy se souvient comment, quand il était ministre de l’Economie, il a dû se battre à Bruxelles pour sauver Alstom de la faillite et des visées de Siemens, qui militait pour son démantèlement afin d’en récupérer les actifs. Pour le marché, Nicolas Sarkozy étant notoirement proche de Martin Bouygues et de Patrick Kron, depuis son élection la cause est entendue : le dossier Areva NP ne devrait être que le prélude à la création d’un champion tricolore de l’énergie mettant Alstom définitivement à l’abri en le mariant avec Bouygues et Areva. Au grand dam de Siemens, tout aussi désireux que Bouygues d’entrer au capital d’Areva lors de sa future ouverture. Prudent, l’Elysée indique que cette ouverture n’est pas la priorité du moment mais, hier, l’article du « Wirtschaftswoche » a suffi pour que le marché applaudisse la très populaire perspective d’un mariage en faisant progresser les cours des trois groupes français en Bourse.

 

Source Les Echos

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