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Une plaque tournante entre la Chine et l’Ouest, entre la Russie et le Sud juillet 23, 2007

Posted by starbucker in Géopolitique.
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C’est le voeu de Noursoultan Nazarbaïev, faire de son pays une puissance régionale, trait d’union ou passage obligé entre la Chine et l’Europe, entre la Russie et l’Asie du Sud. Pour l’heure, l’attention se focalise sur le réseau de pipelines régional. Astana a signé un accord avec le Turkménistan et la Russie pour un renforcement du gazoduc de la Caspienne entre les trois pays, notamment pour l’approvisionnement russe. L’an dernier, ce ne sont pas moins de 41 milliards de m3 de gaz turkmène qui sont entrés en Russie et, selon Gazprom, le nouveau pipeline devrait permettre le doublement de cette capacité d’ici à 2028.

En fait, on assiste à une bataille de projet dans cette région stratégique, puisque les Occidentaux, emmenés par Washington, soutiennent le Tans-Caspienne qui permettrait au gaz turkmène de rejoindre Bakou. Sans passer par la Russie. Les compagnies occidentales espèrent encore que les hydrocarbures kazakhs prendront aussi la route du Sud, couleront dans le Bakou-Tbilissi-Ceyhan, comme cela avait été prévu lors ce la conception de cet oléoduc évitant la Russie. Et de réclamer que soit enfin décidé le mode de liaison entre les rives kazakhes de la Caspienne et Bakou. On y travaille, répond-on à Astana.

Des projets avec et sans Moscou

Le pays discute également du projet d’oléoduc reliant la caspienne à Gdansk en évitant la Russie. Tenant à s’assurer de bonnes relations avec tous les acteurs de la région, Noursoultan Nazarbaïev tient à diversifier ses relations énergétiques, joue toutes ses cartes et regarde aussi bien sûr à l’Est. Il se dit également prêt à terminer la liaison entre la Caspienne et la Chine, dont le premier tronçon avait été inauguré en 2005. Durant sa première année d’exploitation, le pipeline sino-kazakh a transporté 4 millions de tonnes de brut en Chine. Il devra atteindre une capacité de 20 millions de tonnes. Vers la Chine, le Kazakhstan veut aussi exporter du combustible nucléaire. Moscou et Astana ont signé un accord pour la création conjointe d’un centre international d’enrichissement d’uranium, qui devrait être opérationnel en 2013 – et qui intéresse aussi l’Ukraine. Car pour Noursoultan Nazarbaïev, il n’est pas question de négliger son allié russe qui a également changé de discours face à ses ex-satellites. Il ne ferme par ailleurs pas la porte aux Américains, gros investisseurs de la région, ni à l’Union Européenne avec qui, il a signé en décembre dernier un protocole d’accord dans le domaine énergétique. Quant à la Chine, elle diversifie aussi ses importations. Elle vient de signer un nouveau contrat avec le Turkménistan. Sans passer par la Russie.

Source L’Agéfi Suisse

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