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Alger enterre le projet d’union entre Sonatrach et GDF juillet 21, 2007

Posted by starbucker in Algérie, Gaz.
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Les politiques algériens redoutent qu’une alliance avec GDF coupe la Sonatrach de l’accès à ses clients européens.

La proposition de Nicolas Sarkozy d’adosser GDF à la compagnie publique algérienne Sonatrach ne plaît pas aux autorités algériennes. Lors de sa visite éclair mardi 10 juillet, le président français avait évoqué le sujet avec son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika, sans réussir à le convaincre. Officiellement, Alger attend des détails sur le projet de liens capitalistiques entre les deux compagnies pour se prononcer. En réalité, le projet d’alliance entre GDF et Sonatrach suscite gêne et méfiance en Algérie. L’inamovible ministre de l’Énergie et des Mines, Chakib Khelil, répète depuis plusieurs jours, qu' » il n’y a rien de concret pour le moment  » dans la proposition française. Le sujet alimente les discussions au sommet de l’État. En privé, des responsables politiques affichent leur hostilité à cette alliance.  » La proposition d’adosser GDF à Sonatrach vise à placer la compagnie française comme intermédiaire entre l’Algérie et ses clients européens. Cette alliance n’est pas dans notre intérêt. Nicolas Sarkozy veut avoir un droit de regard sur Sonatrach et le gaz algérien « , affirme à La Tribune un haut responsable politique. La Sonatrach ne s’est pas exprimée officiellement sur le sujet, mais ses dirigeants ne sont guère emballés.  » Les alliances exclusives nous ne intéressent pas. Nous sommes pour des partenariats commerciaux gagnant-gagnant. Aujourd’hui, nous n’avons pas besoin des compagnies françaises pour vendre notre gaz en Europe « , juge un dirigeant du gazier.

MEFIANCE

Alger veut donc garder tout le contrôle sur Sonatrach, dont les revenus représentent 98 % des recettes du pays en devises. Preuve de cette méfiance envers la proposition française, l’Algérie a rappelé récemment qu’elle a été toujours un fournisseur fiable de gaz pour l’Europe, même durant les années du terrorisme (1990-2000). Comprendre la Sonatrach n’a pas besoin de GDF pour tenir ses engagements…

Pour se soustraire de sa dépendance vis-à-vis de l’Europe, qui absorbe l’essentiel de ses exportations de gaz, l’Algérie veut développer ses capacités de production et de commercialisation de GNL qui constitueront la moitié de ses exportations de gaz en 2010 (85 milliards de mètres cubes). Malgré la flambée des prix de construction des installations de GNL (800 dollars la tonne actuellement contre 200 en 2002), la conjoncture joue en faveur de Sonatrach.  » Il y a actuellement dans le monde 70 terminaux de chargement de GNL en construction, dont une dizaine en Chine et plusieurs en Europe de l’Est, et une centaine d’autres sont en projet « , explique un responsable du géant gazier algérien. Selon lui, Sonatrach mise sur le GNL pour se renforcer sur le marché américain et conquérir de nouveaux marchés en Chine, Europe de l’Est…

 

Source La Tribune

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