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L’Iran ne cèdera pas à la pression occidentale sur le nucléaire septembre 3, 2007

Posted by starbucker in Iran, Nucléaire.
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 Le chef suprême iranien, l’Ayatollah Ali Khamenei, a indiqué lundi que son pays ne plierait pas face aux intimidations concernant le programme nucléaire et que l’Iran recourrerait à des méthodes “sages” pour contrecarrer les puissances occidentales interférent, ont rapporté les médias d’Etat.

“L’Iran n’a agressé personne en 28 ans, le peuple iranien ne pliera face à aucune intimidation sur la question du nucléaire et il résistera”, a déclaré M. Khamenei devant des étudiants, cité par la radio d’Etat.

Khamenei a fait ses remarques quelques jours après que le président George W. Bush eut mis en garde contre le danger d’un ” holocauste nucléaire” au Moyen-Orient si l’Iran poursuit son programme nucléaire.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a également insisté ces derniers jours sur la décision irrévocable de l’Iran de se doter de la technologie nucléaire civile.

M. Ahmadinejad a déclaré la semaine dernière que l’Iran était déjà une “puissance nucléaire” et que 3 000 centrifugeuses tournaient pour le programme nucléaire du pays.

Les Etats-Unis n’ont jamais écarté la possibilité d’une intervention militaire contre les installations nucléaires iraniennes.

Les médias occidentaux ont récemment informé que les Etats-Unis avaient mis au point un plan pour détruire en trois jours la capacité militaire de l’Iran si Téhéran ne cesse pas son programme nucléaire.

Source Xinhua

Areva et Mitsubishi créent la co-entreprise Atmea pour développer un réacteur en commun septembre 3, 2007

Posted by starbucker in France, Japon, Nucléaire.
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Le groupe nucléaire français Areva et le géant nippon de l’industrie lourde Mitsubishi Heavy Industries (MHI) viennent d’annoncer la création d’Atmea, une co-entreprise qui développera et commercialisera un réacteur de troisième génération conçu en commun.

Areva et Mitsubishi Heavy Industries (MIH) ont officialisé ce lundi matin leur partenariat dans le nucléaire en créant une co-entreprise chargée de développer et de commercialiser un réacteur de troisième génération de moyenne puissance. Baptisée Atmea, elle se chargera du développement, de la commercialisation, de la certification et de la vente d’Atmea 1, un réacteur à eau préssurisée de troisième génération d’une puissance de 1.100 megawatts alors que le nouveau réacteur nucléaire co-développé par Areva, l’EPR (European Pressurized Reactor), acheté par la France et la Finlande alors que la Chine envisage d’en commander très bientôt deux, offre 1.600 MW.

Atmea, filiale détenue à parité et dotée de 66 millions d’euros au départ, sera opérationnelle en octobre. La présidente d’Areva, Anne Lauvergeon, et le président de MHI, Kazuo Tsakeda, ont confirmé tabler sur une certification du réacteur en un temps record, un maximum de trois ans.

Avec Atmea 1, les deux groupes visent les marchés asiatiques, d’Europe de l’Est, mais aussi des Etats-Unis. “Nous pensons qu’il y a un marché pour un réacteur de moyenne puissance”, a déclaré Kazuo Tsukuda. “Les marchés cibles sont les pays ou les régions où le réseau électrique ne supporterait pas de réacteur de très grande puissance”.

Anne Lauvergeon, présidente du directoire d’Areva, a expliqué que le réacteur pouvait aussi permettre aux électriciens d’ajouter de la puissance dans les réseaux. Elle a assuré que ce nouvel équipement utilisait des technologies éprouvées, était facilement adaptable et répondait à des exigences de sécurité très strictes, la coque pouvant supporter la chute d’un avion militaire ou civil. Les deux partenaires se sont montrés discrets sur le prix, assurant qu’il serait “concurrentiel”. Le coût total d’un EPR est d’environ 3,3 milliards d’euros, ce prix ayant subi la hausse du coût des matières premières ces dernières années.

Kazuo Tsukuda, s’est montré par ailleurs montré prudent sur une participation à l’ouverture du capital d’Areva avec lequel son groupe coopère sur un nouveau réacteur de troisième génération de moyenne puissance. “Je suis comme une feuille blanche. Rien n’est écrit. Je n’ai donc pas de position arrêtée”, a-t-il indiqué. “S’il y a une évolution, nous verrons comment réagir”, a-t-il ajouté en vantant les relations entre les deux groupes.

Pour sa part, Claude Guéant, le secrétaire général de l’Elysée, a indiqué dimanche soir, lors d’une émission de RTL, qu’il n’y avait pas d’urgence pour ouvrir le capital. Il a précisé: “les choses ne sont pas à l’ordre du jour. On ne peut pas non plus tout faire en même temps”, alors que le dossier de la fusion GDF-SUEZ arrive à son terme. Anne Lauvergeon avait expliqué vendredi dernier que l’évolution du capital était “la meilleure solution” pour Areva, qui est aujourd’hui coté sous forme de certificats d’investissement représentant environ 5% du capital. Elle a tout de fois fait contre mauvais fortune bon coeur ce lundi en refusant de se dire déçue par le commentaire de l’Elysée.

 

Source La Tribune

Explosion atomique au Nevada septembre 3, 2007

Posted by starbucker in Etats-Unis, Nucléaire.
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LA SEIZIÈME explosion atomique américaine de l’année, d’une puissance égale à celle de 10 000 tonnes de T.N.T., a eu lieu hier matin, lundi 3 septembre, dans le Nevada. L’engin nucléaire était d’une puissance équivalente à la moitié de celle des bombes lancées sur le Japon pendant la deuxième guerre mondiale. Les journalistes qui ont assisté à l’explosion ont déclaré cependant que le choc qui suivit était l’un des plus puissants qu’ils aient jamais ressentis. Ils étaient placés à 13 kilomètres de la détonation. Un nuage pourpre en forme de champignon soutenu par une épaisse ” tige ” poussiéreuse s’est formé immédiatement au-dessus de la tour d’où l’engin dénommé ” Galilea ” avait explosé.

Une centaine de soldats se trouvaient dans des tranchées à 4 800 mètres environ du lieu de l’explosion. Après celle-ci les soldats ont effectué une course d’obstacles et ont monté et démonté des canons. Ces exercices étaient destinés à éprouver les réactions des hommes sur un champ de bataille atomique.

Les soldats ont été quelque peu saisis par la chaleur et violemment secoués par la vague de choc de l’explosion. Selon un porte-parole, certains casques ont été arrachés, bien que les hommes les aient attachés. Personne n’a cependant été blessé et tous les soldats sont restés calmes. Un groupe de quinze savants du Centre d’études sur la résistance de l’organisme humain se trouvaient avec les hommes de troupe et procédèrent à des observations pendant l’exercice.

 

Source Le Monde

Concours pour les nouvelles concessions pétrolières en Angola septembre 3, 2007

Posted by starbucker in Angola, Pétrole.
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La Société Nationale des hydrocarbures (Sonangol) lancera jusqu’à la fin de l’année en cours, le deuxième concours public pour l’attribution de nouvelles concessions pétrolières dans dix blocs d’exploration situés le long de la côte maritime angolaise, a-t-on appris de source officielle.

Selon la source, le concours, ouvert aux entreprises angolaises et étrangères, consistera à l’attribution de nouvelles concessions dans les blocs Centre de la Zone Terrestre de Cabinda, 11 et 12 de la Zone Terrestre de Kwanza.

Il concernera aussi les concessions dans les blocs 9, 19, 20, 21 (eaux profondes), ainsi que les blocs 46, 47 et 48 (eaux ultra-profondes).

Dans un communiqué de presse rendu public vendredi à Luanda, la Sonangol souligne que les dates du début et de la fin du concours, de la pré-qualification et respectifs termes de reférence seront annoncées en temps opportun.

La Sonangola est la concessionnaire des droits de prospection, recherche, développement et production des hydrocarbures liquides et gazeuses dans tout le territoire angolais.

L’Angola est le deuxième producteur du pétrole d’Afrique au sud du Sahara, derrière le Nigeria.

Actuellement, sa production est de 1,4 millions de barils/j, et les réserves pétrolières du pays sont estimées à environ 12 millions de barils.

La zone maritime angolaise est divisée en 74 blocs d’exploration pétrolière, mais seulement à peine 30 pour cent sont opératifs.

 

Source All Africa

GdF-Suez, ou l’art des fusions à la française septembre 3, 2007

Posted by starbucker in Energie, France.
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L’annonce, après plus de dix-huit mois d’atermoiements, de la fusion entre Gaz de France et Suez, illustre les talents de négociateur de Nicolas Sarkozy, d’Albert Frère et du patron de Suez, Gérard Mestrallet. Mais les investisseurs ordinaires ne trouvent pas leur compte dans le nouveau contrat de mariage entre les deux groupes.

Maximiser le rendement pour les actionnaires risque bien en effet de ne pas figurer au premier rang des priorités de la nouvelle entité.

La “realpolitik” française en matière d’industrie et d’énergie risque de prévaloir, compte tenu des tendances interventionnistes de l’Etat, qui détiendra 35% de GdF-Suez.

La participation détenue par le gouvernement français dans le nouvel ensemble permettra aussi à l’Etat de contrôler de manière indirecte le pôle environnement qui sera scindé par Suez.

La mainmise de l’Etat français sur GdF-Suez allège la pression sur les dirigeants, tout en privant les actionnaires du groupe de toute prime liée à une éventuelle offre hostile. C’est bien d’ailleurs la crainte d’un prédateur qui avait conduit Suez dans les bras de GdF en janvier 2006.

A cela s’ajoutent les dix-huit mois qu’il a fallu pour prendre la décision de scinder l’activité environnement de Suez, afin de rendre le groupe suffisamment petit pour lui permettre d’être absorbé par GdF sans que l’Etat n’ait à verser un important dividende aux actionnaires de Suez.

Séparer les activités énergie et environnement est exactement ce que de nombreux investisseurs, sceptiques sur l’opportunité de réunir dans un même ensemble la production d’électricité et la gestion des déchets, réclament depuis longtemps.

Cette solution aurait permis de contourner le problème des parités dès l’annonce des termes originels de la fusion, mais ni le gouvernement ni les deux groupes n’en ont tenu compte.

L’ironie de la situation est que la stratégie de Suez, qui consiste à créer un groupe de services aux collectivités intégré, est en train de porter ses fruits, favorisée par la forte demande pour les services en énergie et en environnement en provenance des économies en développement.

A l’avenir, les investisseurs pourront choisir d’investir dans l’une ou l’autre, ou les deux activités principales de l’ex-Suez.

Voilà qui remet en perspective les efforts déployés par Gérard Mestrallet pour déterminer la stratégie du groupe après sa transformation de holding présente dans de multiples secteurs, qui avait caractérisé l’ère Suez Lyonnaise des Eaux, en un véritable groupe industriel.

Serait-ce l’eau, les déchets, l’énergie et les médias? Ou l’eau, les déchets, l’énergie et les gaz industriels? Ou l’eau plutôt que l’énergie? ou l’inverse?

La stratégie de Suez, qui est aussi un temps passée par l’idée d’une fusion avec des groupes allemands, qui n’a finalement pas vu le jour, a oscillé entre ces diverses possibilités.

Sur le papier, la fusion avec GdF donne naissance à l’un des plus grands groupes énergétiques européens, qui pourra rivaliser avec EdF, E.On et Enel, et ce à un moment particulièrement favorable pour le secteur.

Si l’Etat se garde de trop intervenir dans la gestion du nouveau groupe, nul doute que celui-ci devrait prospérer, surtout en France, où le secteur de l’énergie reste aux mains de deux groupes contrôlés par l’Etat – EdF et GdF-Suez.

 

Source DJ

Total lance la construction d’une nouvelle unité dans sa raffinerie de Leuna en Allemagne septembre 3, 2007

Posted by starbucker in Allemagne, Pétrole.
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Total a décidé de construire une nouvelle unité de désulfuration d’une capacité d’un million de tonnes par an dans sa raffinerie allemande de Leuna. Cette installation devrait entrer en service à l’automne 2009. Elle permettra de fournir le marché allemand en fioul domestique à basse teneur en soufre.

L’investissement s’élève à environ 120 millions d’euros. Il renforcera la performance de la raffinerie de Leuna qui est déjà l’une des plus modernes d’Europe. D’une capacité de 11,4 millions de tonnes par an, cette usine, très convertissante, est capable de traiter des bruts à haute teneur en soufre, sans produire de fioul lourd.

Ce projet s’inscrit dans la stratégie de Total de modernisation de son outil de raffinage. Il fait suite à la mise en service d’un hydrocraqueur de distillats à la raffinerie de Normandie fin 2006, à la construction de deux unités de désulfuration et de production d’hydrogène à la raffinerie de Lindsey (Royaume-Uni) et aux extensions de capacité de désulfuration réalisées ou en cours dans les raffineries de Feyzin, Flandres et Provence en France.

Outre la raffinerie de Leuna, Total possède également en Allemagne une participation dans la raffinerie de Schwedt. Le Groupe commercialise dans le pays environ 22 millions de tonnes de produits pétroliers et compte plus de 1000 stations-service. Total est par ailleurs également présent en Allemagne au travers de sa branche Chimie.

Total est l’un des tout premiers groupes pétroliers et gaziers internationaux, exerçant ses activités dans plus de 130 pays. Ses 95 000 collaborateurs développent leur savoir-faire à tous les niveaux de cette industrie : exploration et production de pétrole et de gaz naturel, raffinage et distribution, trading et gaz électricité. Ils contribuent ainsi à satisfaire la demande énergétique mondiale, présente et future. Le Groupe est également un acteur de premier plan de la chimie.

 

Source Business Wire

GDF Suez sera un géant de la distribution d’énergie septembre 3, 2007

Posted by starbucker in Energie, France.
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Les conseils d’administration des deux groupes ont approuvé le schéma de la fusion

Il aura fallu dix-huit mois pour sceller le mariage entre Suez et Gaz de France (GDF) et il en faudra encore au moins six pour que le nouveau groupe, baptisé dans un premier temps GDF Suez, devienne une réalité. Mais les jeux semblent faits : les conseils d’administration des deux entreprises d’énergie ont approuvé, dans la soirée du dimanche 2 septembre, une fusion qui donnera naissance à l’un des tout premiers groupes mondiaux du secteur (aux côtés d’EDF et de l’allemand E. ON-Ruhrgas).

Détenu à plus de 35 % par l’Etat français, il sera dirigé ” en tandem ” par un PDG, Gérard Mestrallet, actuellement patron de Suez, et un vice-président, directeur général délégué, Jean-François Cirelli, patron de GDF.

Le schéma définitif de la fusion – retenu sous la pression de Nicolas Sarkozy – est sensiblement différent de celui choisi dans la précipitation en février 2006 par Dominique de Villepin, alors premier ministre, pour répondre à la menace d’une offre publique d’achat (OPA) du groupe d’électricité italien Enel sur Suez.

Au nom d’une politique énergétique destinée à renforcer la sécurité d’approvisionnement de la France, le président de la République souhaitait que le nouveau groupe donne clairement ” la priorité à l’énergie ” et que ses ressources ” servent d’abord à développer des projets dans le gaz et l’électricité “.

En outre, M. Sarkozy ne voulait pas que, dans cette opération se traduisant de facto par la privatisation de GDF, l’opinion ait le sentiment qu’on enrichit les actionnaires de Suez pour compenser l’écart de valorisation boursière entre les groupes (54 milliards d’euros pour Suez et 36 milliards pour GDF). La fusion se fera sur la base d’une parité de 0,9545 action Gaz de France pour 1 action Suez, soit 21 actions Gaz de France pour 22 actions Suez.

Cette quasi-parité a été rendue possible par la filialisation de 65 % des activités du pôle environnement (traitement des eaux, déchets), qui seront apportées en dédommagement aux actionnaires de Suez. En revanche, ils ne bénéficieront plus du dividende exceptionnel de 1 euro initialement prévu. Le pôle environnement sera introduit en Bourse. GDF Suez en conservera 35 % et les grands actionnaires actuels de Suez – comme Groupe Bruxelles Lambert du financier belge Albert Frère, le Crédit agricole, la Caisse des dépôts et consignations (CDC), la CNP et Areva – environ 12 % dans le cadre d’un pacte d’actionnaires qui, selon le communiqué commun des deux groupes, reste ” à négocier “.

” UNE GROSSE ERREUR “

M. Mestrallet a donc été contraint de filialiser son pôle environnement, dont la valeur est estimée entre 18 et 20 milliards d’euros. Jusqu’à mi-août, il s’y était opposé, avant de concéder, dans une lettre à M. Sarkozy datée du 21 août, qu’il était prêt à faire cette filialisation en même temps ou après la fusion avec GDF.

Selon plusieurs sources, ce sont les grands actionnaires de Suez, relancés par l’Elysée, qui ont fait pression sur M. Mestrallet pour qu’il accepte un ” spin off ” immédiat et qu’il sauve ainsi la fusion. A commencer par M. Frère et René Carron, président du Crédit agricole.

Ainsi l’Elysée aurait-il habilement permis à M. Mestrallet de dire qu’il garde le contrôle de son pôle environnement et qu’il n’a pas perdu la face, lui qui avait racheté la Lyonnaise des eaux en 1997 et rendu ces activités très rentables. En laissant le pôle environnement ancré dans Suez, M. Sarkozy tente aussi de rassurer ses 60 000 salariés et les milliers de collectivités locales qui ont passé des contrats avec la Lyonnaise des eaux ou Sita.

Enfin, le chef de l’Etat évite l’accusation d’avoir livré cette partie de Suez aux appétits des fonds d’investissement et des concurrents. Notamment Veolia, dont le PDG, Henri Proglio, est très lié à M. Sarkozy et à la majorité actuelle.

La fusion GDF-Suez est ” une très belle opération ” qui va ” nous permettre de structurer le marché de l’énergie en Europe “, a déclaré le premier ministre, lundi, sur France Inter. François Fillon a indiqué qu’avec la CDC et Areva ” le secteur public aura environ 40 % du nouveau groupe “. Et que dans un secteur de l’énergie en pleine consolidation, le gouvernement n’avait ” pas trouvé ” de meilleure solution pour GDF : Alger ne voulait pas d’un rapprochement entre la Sonatrach et GDF envisagé par M. Sarkozy, et la constitution d’un pôle EDF-GDF a été écartée car Bruxelles aurait exigé la vente d’une partie du parc nucléaire d’EDF.

GDF-Suez aura beau être le premier fournisseur de gaz en Europe et l’une des plus grosses entreprises énergétiques mondiales, la fusion suscite de nombreuses critiques. La CGT estime que les usagers n’ont rien à y gagner. Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, assure que ” c’est une grosse erreur de démanteler Suez ” et de livrer son pôle environnement aux ” prédateurs financiers “. Pour François Hollande, premier secrétaire du PS, M. Sarkozy trahit sa promesse de ne jamais privatiser GDF et cette opération fait courir ” un risque sérieux ” aux consommateurs.

 

Source Le Monde

Naissance d’un nouveau géant dans le paysage énergétique européen septembre 3, 2007

Posted by starbucker in Energie, France.
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Même amputé de son pôle environnement, le groupe issu du rapprochement entre Suez et Gaz de France rivalisera avec E.ON et EDF en termes de chiffre d’affaires. Mais il sera bien mieux armé qu’eux dans le domaine gazier.

Ces derniers mois, Suez et Gaz de France ont tellement répété qu’ils avaient les moyens de se développer en solitaire qu’on a presque fini par l’oublier : le rapprochement des deux groupes est sans doute la meilleure chose qui pouvait leur arriver. « C’est une formidable opportunité, j’y travaille depuis des années », rappelait la semaine dernière le PDG de Suez, Gérard Mestrallet. « Sans Suez, nous risquions de rester au bord du chemin », reconnaissait, quant à lui, son homologue de Gaz de France, dans une interview accordée l’an passé aux « Echos ». Quelques jours à peine après l’annonce du projet de fusion, Jean-François Cirelli considérait même qu’à elle seule l’opération réglait « tous les problèmes stratégiques de Gaz de France dans un monde en plein changement » (« Les Echos » du 2 mars 2006).

Dans le trio de tête

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Avec une capitalisation boursière supérieure à 90 milliards d’euros (en tenant compte du pôle environnement), Gaz de France-Suez se hisse d’emblée dans le trio de tête des groupes électriques ou gaziers européens, derrière Gazprom et EDF. Même amputé de ses activités dans l’eau et la propreté, le nouvel ensemble rivalisera avec les géants du secteur, l’allemand E.ON et EDF. Tous les trois pèsent désormais entre 60 millions et 70 milliards d’euros de chiffre d’affaires. L’écart est donc creusé avec des acteurs tels que RWE, Iberdrola ou Enel, qui sont pourtant des poids lourds du paysage énergétique européen.

Concrètement, le premier mérite de la fusion est de renforcer de façon significative la position des deux entreprises dans l’Hexagone. Avec la naissance de ce nouveau groupe, EDF a clairement trouvé un rival à sa mesure sur son marché domestique. Tôt ou tard, la libéralisation totale des marchés de l’énergie obligeait Gaz de France à se doter d’une véritable compétence électrique. Cinquième électricien européen, Suez lui apporte sur un plateau des moyens de production (notamment nucléaires) qui lui permettront, demain, d’alimenter en courant sa clientèle cible, à savoir les 7,5 millions de Français qui se chauffent au gaz. La problématique du groupe franco-belge était exactement inverse : en solitaire, Suez disposait du parc de production nécessaire, mais peinait à élargir son portefeuille de clients. Ceux de Gaz de France lui tendent désormais les bras. Et des offres combinant gaz et électricité devraient bientôt commencer à fleurir sur le marché français.

L’autre grand atout du rapprochement, celui qui justifie l’opération sur le plan politique, a trait à la sécurité d’approvisionnement énergétique. Premier acheteur et premier fournisseur de gaz en Europe, Gaz de France-Suez va devenir un interlocuteur de poids pour les grands pays producteurs comme la Russie ou l’Algérie.

Présent sur toute la chaîne

Son pouvoir de négociation devrait s’en trouver accru. En outre, les positions acquises par le nouveau groupe dans le domaine du gaz naturel liquéfié (GNL) lui permettront de diversifier comme jamais ses sources d’approvisionnement. Au gaz algérien, nigérian et égyptien, aujourd’hui importé par bateau par Gaz de France, viendront bientôt s’ajouter des cargaisons de GNL en provenance du Qatar et du Yémen. Deux pays avec lesquels Suez a déjà signé des contrats d’approvisionnement sur plusieurs années.

Présent dans l’exploration-production ( Gaz de France s’est fixé pour objectif de détenir à terme 1 milliard de barils équivalent pétrole), propriétaire du premier réseau de transport gazier et du premier réseau de distribution en Europe, Gaz de France-Suez sera présent d’un bout à l’autre de la chaîne gazière, puisqu’il dispose à ce jour de 3 terminaux GNL sur le Vieux Continent, d’une flotte de 16 méthaniers et d’importants actifs de stockage. Sur ce terrain, au moins, le nouveau groupe part avec un avantage certain sur ses rivaux européens.

 

Source Les Echos

Début des grandes manoeuvres autour d’Areva septembre 3, 2007

Posted by starbucker in France, Nucléaire.
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Après Suez-GDF, le prochain dossier industriel du gouvernement pourrait être l’ouverture du capital d’Areva. Les candidats sont nombreux.

L e développement d’Areva nécessite des moyens financiers importants. Nous continuons à penser que l’évolution du capital du groupe paraît la meilleure solution ”, a martelé vendredi Anne Lauvergeon en présentant les résultats semestriels du champion français du nucléaire. “ Les modalités et la chronologie relèvent du gouvernement français ”, a-t-elle souligné. De son côté, Nicolas Sarkozy a confirmé jeudi devant le Medef que “ des choix stratégiques [seraient] à faire en matière d’énergie ” nucléaire et qu’il fallait donner aux entreprises du secteur “ les moyens de se développer ”. Pour autant, il n’y a pas urgence. “ Le sujet se pose, mais ce n’est pas une question d’actualité ”, a prévenu le secrétaire général de l’Élysée dimanche soir.

Il est vrai que, dès vendredi, Martin Bouygues en avait profité pour réaffirmer son intérêt pour Areva. “ Avec notre participation dans Alstom et les savoir-faire de Bouygues et Areva, il y a de quoi faire un pôle nucléaire français particulièrement dynamique ”, a-t-il plaidé en marge de la présentation des résultats de son groupe. “ Être un actionnaire minoritaire et dilué d’Areva n’aurait pas grand sens ”, a-t-il précisé. S’il est l’un des plus anciens prétendants d’Areva, il n’est pas le seul, comme le confirme une note du CEA, bras armé de l’État au capital d’Areva, publié par Les Échos.

DE BOUYGUES A MITSUBISHI

Dans un document transmis début août à sa tutelle, le CEA recense trois schémas “ acceptables ”, dont deux prévoient que l’État conserve le contrôle du groupe. Le projet d’ouverture du capital, engagé en 2004 et bloqué en 2005, portait sur la vente de 40 % d’Areva. Aujourd’hui, l’État détient directement ou indirectement 87 % du groupe nucléaire, dont 77 % via le CEA, et 4 % sont cotés via des certificats d’investissements. Les hypothèses recensées intègrent tous les candidats déclarés à une prise d’intérêt : Bouygues, qui prendrait, selon les schémas, soit 34 % de la filière réacteurs (position occupée par Siemens actuellement), soit une place encore plus importante après une fusion entre Alstom (dont il détient 25,35 %) et Areva ; Total et EDF (respectivement 1 % et 2 % d’Areva), qui pourraient entrer dans la filière combustible ; Siemens , qui pourrait voir sa participation remonter au niveau du holding de tête. Nouveau venu dans cette liste : le japonais Mitsubishi , avec lequel Areva a noué de nombreux accords de coopération. “ Un pied-fort en Asie apparaît incontournable ” , estime le CEA.

 

Source La Tribune

EDF participera à la construction de 4 EPR aux Etats-Unis septembre 3, 2007

Posted by starbucker in Etats-Unis, France, Nucléaire.
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Dans le cadre de son partenariat avec l’américain Constellation Energy, l’électricien tricolore a conclu un accord l’assurant de participer, aux côtés d’Areva, à la construction de 4 réacteurs nucléaires de type EPR outre-Atlantique. En France également, des investissements se profilent.

Dans la foulée du partenariat annoncé cet été avec l’électricien américain Constellation Energy, EDF continue de poser des jalons pour participer au redémarrage du nucléaire aux Etats-Unis. Le groupe présidé par Pierre Gadonneix vient de conclure un accord avec ce même Constellation, lui garantissant d’être associé à la construction de 4 réacteurs nucléaires de type EPR outre-Atlantique. En vertu d’une alliance scellée voilà deux ans avec Areva, Constellation Energy a en effet choisi d’équiper ses futures centrales du tout nouveau réacteur français. Le moment venu (vraisemblablement au milieu de la prochaine décennie), EDF investira donc à ses côtés. Aux yeux de Pierre Gadonneix, il s’agit là d’une « avancée majeure », mais elle constitue seulement « un premier pas ». Car aux Etats-Unis, comme dans les autres « pays cibles » identifiés par le groupe (Royaume-Uni, Chine, Afrique du Sud), l’objectif est de « devenir l’opérateur de référence dans le domaine nucléaire ».

En France aussi, des investissements se dessinent. Outre la construction d’une tête de série EPR à Flamanville, dont la mise en service est programmée en 2012, EDF va être amené à dépenser quelque 800 millions d’euros d’ici à 2009 pour remettre en état les générateurs de vapeur de 16 réacteurs. Au cours d’inspections réalisées l’an passé dans des centrales comme Chinon, Saint-Alban et Cruas, un entartrage anormal de ces pièces a été constaté. Leur nettoyage nécessite un « lessivage chimique », qui rallonge à chaque fois la durée des arrêts de tranche, donc l’indisponibilité des centrales concernées. Au cours du premier semestre, ces travaux de maintenance ont amputé de 200 millions d’euros l’excédent brut d’exploitation d’EDF.

Ce n’est pas le seul élément défavorable supporté par le groupe depuis le début de l’année. Sur la première moitié de l’exercice, l’électricien français a en effet été pénalisé par la douceur du climat, qui a pesé sur les recettes de ses activités régulées (transport et distribution). Il a aussi dû constituer 100 millions d’euros de provisions complémentaires, en raison du nouveau « tarif réglementé transitoire », ce fameux dispositif réservé aux entreprises et revenant à plafonner le prix de l’électricité.

Malgré ces handicaps, EDF est parvenu à dégager des résultats meilleurs que prévu sur les six premiers mois de l’année : à 8,8 milliards d’euros, son excédent brut d’exploitation a progressé de 6,7 %. Hors éléments exceptionnels, son résultat net a, quant à lui, augmenté de 9,1 %, à 3,2 milliards.

 

Source Les  Echos