Areva remporte un contrat en Arabie saoudite août 28, 2007
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Le pôle Transmission et Distribution (T&D) d’AREVA a remporté un contrat de 67 millions d’euros en Arabie saoudite, portant sur la construction clé en main d’un poste électrique haute tension. Ce contrat, confié à AREVA T&D par Mitsubishi Heavy Industries, fait partie d’un projet de production autonome d’électricité mené par la Shuqaiq Water and Electricity Co.
La région de Jizan, dans le Sud de l’Arabie Saoudite, connaît un développement économique considérable qui se traduit par une forte augmentation de la demande en électricité. Afin de garantir l’approvisionnement de la région, les pouvoirs publics développent sa capacité de production en construisant une nouvelle centrale électrique et une unité de désalinisation de l’eau de mer. Le poste 400/132 kV commandé à AREVA T&D évacuera les 850 mégawatts d’électricité fournis par la centrale vers le réseau de transport 400 kV et assurera ainsi l’alimentation électrique des industries locales.
Dans le cadre de ce contrat, AREVA T&D mènera les travaux d’ingénierie, de construction et de mise en service, et fournira aussi les systèmes de contrôle et de protection associés.
Le poste électrique devrait être livré en avril 2009.
Michel Augonnet, vice président exécutif de l’Unité Systèmes d’AREVA T&D a déclaré : « Notre savoir-faire et notre réactivité nous ont permis d’optimiser les délais de réalisation du projet et ainsi, de remporter ce contrat malgré un contexte très concurrentiel».
A propos
Avec une présence industrielle dans 41 pays et un réseau commercial couvrant plus de 100 pays, AREVA propose à ses clients des solutions technologiques pour produire de l’énergie sans CO(2) et acheminer l’électricité en toute fiabilité. Leader mondial de l’énergie nucléaire, le groupe est le seul acteur présent dans l’ensemble des activités industrielles du secteur. Ses
61 000 collaborateurs s’engagent quotidiennement dans une démarche de progrès continu, mettant ainsi le développement durable au cœur de la stratégie industrielle du groupe. Les activités d’AREVA contribuent à répondre aux grands enjeux du XXI(e) siècle : accès à l’énergie pour le plus grand nombre, préservation de la planète, responsabilité vis-à-vis des générations futures.
Source Business Wire
Accord de Loukoil sur les livraisons de pétrole à l’Allemagne août 28, 2007
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Le géant pétrolier russe Loukoil a annoncé mardi être parvenu à conclure avec l’Allemagne un accord de livraison de pétrole, après avoir réduit d’un tiers en juillet ses approvisionnements vers ce pays, en raison d’un différend avec l’importateur exclusif.
“Nos livraisons vont revenir à la normale en septembre. Nous allons entièrement couvrir les besoins de la partie allemande”, a déclaré Vladimir Semakov, porte-parole de Loukoil.
De l’avis de traders, Lukoil, en fermant partiellement le robinet, a tenté d’obtenir de meilleures conditions commerciales auprès du russe Sunimex, qui a le monopole des importations de brut russe vers l’Allemagne, alors que les raffineurs allemands ne souhaitent pas passer de contrats directs avec Loukoil.
Des sources commerciales, Loukoil fournira environ 500.000 tonnes de brut en septembre à l’Allemagne, via l’oléoduc Droujba (Amitié), après l’acceptation par Sunimex d’un relèvement des prix d’achat.
Sergueï Kichilov, personnalité du milieu pétrolier russe, gère les opérations de Sunimex depuis plus de 10 ans.
La raffinerie allemande PCK à Schwedt a déclaré de son côté mardi que ses approvisionnements de Russie commençaient à se normaliser. Elle avait pointé vendredi une diminution de ces livraisons sur les derniers jours, l’obligeant selon elle à rechercher des sources d’approvisionnement différentes.
La raffinerie PCK, d’une capacité de 220.000 barils par jour, est propriété de Shell Deutschland , Ruhr Oel, Agip et Total . Elle représente le dixième des capacités de raffinage allemandes.
La Russie devait fournir à l’Allemagne 5,45 millions de tonnes de brut au troisième trimestre (soit 434.000 barils par jour). Sur ce total, Loukoil devait en livrer 1,8 million de tonnes (t), Sourgoutneftegas 2,5 millions, Slavneft 192.000, Tatneft 300.000, de petits producteurs 368.000 et la Biélorussie 190.000.
Source Reuters
L’Indonésie entend importer du GNL d’Iran août 28, 2007
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La compagnie publique d’électricité indonésienne présente dans la plupart des Etats, la PLN, entend importer du gaz naturel liquéfié (GNL) d’Iran en vue de répondre à la croissance de la demande pour ses centrales électriques, a rapporté mardi le quotidien Jakarta Post.
Il dévoile des négociations en cours sur l’importation de GNL d’Iran, suite à l’échec des démarches auprès d’un fournisseur du Qatar.
La PLN souhaite acheter chaque année environ quatre millions de tonnes de GNL de l’Iran, si ce dernier accepte d’en vendre au prix préférentiel de cinq dollars de moins pour chaque million d’unités termiques britanniques, précise le journal.
La PLN projette également de construire un terminal spécial pour le GNL à Cilegon, pour assurer l’approvisionnement en GNL de ses centrales électriques dans la province de Java, surtout la centrale électrique de Cilegon à 740 MW.
Source Xinhua
Terminaux gaziers : des investissements de plusieurs milliards d’euros en vue août 28, 2007
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Selon les scénarios, la France pourrait voir sa capacité d’importation de gaz naturel passer de 60 milliards à 130 milliards de mètres cubes par an entre 2010 et 2015. Pour accueillir ces nouveaux volumes, la filiale transport de Gaz de France, GRTgaz, se prépare à investir massivement dans l’Hexagone.
La fourchette est large, mais les chiffres éclairent l’enjeu : dans les dix ans qui viennent, le gestionnaire du réseau français de gazoducs, GRTgaz, estime qu’il aura à investir entre 3,7 milliards et 5,7 milliards d’euros pour développer, renforcer ou moderniser ses infrastructures. Or, pour une bonne part, ces dépenses seront directement liées à l’apparition de nouveaux « points d’entrée » sur le marché national. C’est dire que la filiale transport de Gaz de France va suivre de très près les débats publics consacrés aux différents projets de terminaux méthaniers. Depuis des mois, ses dirigeants ont du reste engagé des discussions avec les industriels concernés pour tenter d’évaluer l’impact des investissements annoncés. Une prise de contact indispensable pour assurer « le développement combiné des capacités de regazéification et des capacités d’interconnexion ou d’acheminement du réseau », explique-t-on chez GRTgaz.
A chaque fois, en effet, la mise en service d’un terminal de gaz naturel liquéfié (GNL) nécessite la construction de nouvelles canalisations, afin d’évacuer les volumes de gaz supplémentaires, ainsi que la création de nouvelles stations de compression pour fluidifier le réseau. Des chantiers relativement faciles à gérer lorsqu’un seul investissement de ce type est programmé. La situation se complique lorsqu’il s’agit de mener de front une demi-douzaine de projets, ce qui pourrait bien être le cas dans les années qui viennent…
Lourd de conséquences
Avec le démarrage du terminal de Fos-Cavaou, l’an prochain, puis le développement de nouvelles capacités d’entrée à la frontière franco-allemande, on sait que la France sera en mesure d’importer 60 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an à l’horizon 2010. Mais, de Dunkerque au Verdon, en passant par Le Havre, Montoir-de-Bretagne et Fos-sur-Mer (où un troisième terminal pourrait voir le jour en 2015), des dizaines de milliards de mètres cubes supplémentaires sont désormais annoncés.
Si tous ces projets voyaient le jour, GRTgaz estime que la capacité d’importation française atteindrait dans huit ans 130 milliards de mètres cubes par jour. Un accroissement lourd de conséquences, car même en imaginant une floraison de centrales à gaz dans l’Hexagone, de tels volumes de gaz dépasseraient largement les besoins français. Au point que GRTgaz étudierait les options possibles pour réacheminer le gaz vers les marchés voisins, comme la Belgique ou l’Allemagne. Une belle opportunité, observe l’un de ses dirigeants, pour faire de la France « autre chose que le cul-de-sac du gaz russe ».
Source Les Echos
Terminaux gaziers : les opposants agitent le spectre des surcapacités août 28, 2007
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En septembre débuteront trois débats publics autour des projets de terminaux de gaz naturel liquéfié de Dunkerque, du Havre et du Verdon. « Ils soulèveront la question du nombre de terminaux nécessaires », indique-t-on au cabinet de Jean-Louis Borloo. EDF, Poweo et 4 Gas devront justifier de l’intérêt de leurs projets face aux risques de surcapacités gazières.
La France risque-t-elle de compter bientôt trop de terminaux de réception du gaz naturel liquéfié, le GNL ? La polémique déclenchée cet été par le secrétaire d’Etat aux Transports, Dominique Bussereau, -qui, début août, s’est déclaré défavorable à la construction d’un terminal sur le site du Verdon, près de Bordeaux – se prépare à ressurgir, avec l’ouverture d’un débat public mi-septembre qui se tiendra simultanément à Bordeaux, à Dunkerque et au Havre. Trois sites sur lesquels 4 Gas, EDF et le trio Poweo-CIM- E.ON ont respectivement jeté leur dévolu en vue d’y implanter leurs terminaux. Tous annoncent vouloir y produire au moins 9 milliards de mètres cubes de gaz par an, au plus tard en 2012.
L’engouement pour le GNL n’est pas propre à la France. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la production de GNL dans le monde devrait doubler d’ici à 2015 pour atteindre 600 milliards de mètres cubes. Une explosion qui tient à plusieurs raisons. D’abord, le transport du gaz par bateaux séduit les vendeurs qui, avec l’ouverture des marchés, peuvent facilement dérouter leur cargaison de gaz d’un point à un autre. Ensuite, aux yeux des pouvoirs publics, diversifier les routes du gaz renforce la sécurité d’approvisionnement. Enfin, la baisse des coûts de la chaîne GNL incite les industriels à se lancer dans l’aventure. Mais d’aucuns soulignent déjà l’envers du décor en avançant le risque d’un trop-plein. « Si tous les projets se réalisent, on importera plus du double de nos besoins, tonne François Auber, membre des deux associations d’opposants au terminal du Havre-Antifer. L’ouverture des marchés de l’énergie attise la convoitise. Poweo, comme d’autres, veut sa part du gâteau sans se soucier des besoins réels de gaz. »
Trois projets en concurrence
Guy Le Mignot, président de l’une des deux associations, insiste : « On va vers une surcapacité. Avec l’extension attendue du terminal de Montoir-de-Bretagne et la mise en service de Fos-Cavaou, la sécurité d’approvisionnement est assurée jusqu’en 2010. Pourquoi ne pas rouvrir le débat à cette date ? Quitte alors, si nécessaire, à envisager des terminaux offshore qui ne défigureraient pas nos côtes. » À Dunkerque ou au Verdon aussi, les associations d’opposants brandissent l’argument de la surcapacité. Elles ne sont pas les seules. « Considéré au niveau européen, le besoin d’un terminal méthanier dans la région [du Verdon] n’est pas avéré sur le plan économique », affirmait, il y a peu, Dominique Bussereau.
Le sujet de la surcapacité sera au coeur des discussions à venir. « Les débats publics soulèveront la question de l’opportunité et du nombre de terminaux nécessaires », indique-t-on au cabinet du ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo. « Les trois projets de Dunkerque, du Havre et du Verdon sont en concurrence, appuie Gustave Defrance, membre des commissions du débat public des trois terminaux. C’est pourquoi les débats se dérouleront de façon simultanée. » Avec, toutefois, un peu d’avance au Verdon pour recueillir l’avis de ceux qui ne viennent dans cette commune que l’été.
Les consultants, eux aussi, ont en tête les risques de surcapacités : « Tous les projets annoncés ne verront pas le jour, observe l’un d’eux. Il n’y aura pas de place pour tout le monde. Si les industriels font des annonces, c’est pour décourager leurs concurrents. Avec un consortium et un nom, vous pouvez aller voir des investisseurs, signer des accords d’achat et de vente de gaz qui vous permettront de sécuriser votre projet et de faire en sorte qu’il se réalise. L’annonce participe d’une vraie démarche industrielle. »
Les débats publics courront jusque mi-décembre. En juin, chaque industriel dira s’il poursuit ou non l’aventure. Si oui, viendra alors la phase d’enquête publique et d’études environnementales. Les travaux de construction des terminaux pourraient alors démarrer au printemps 2009 et la mise en service être effective trois ans plus tard.
Source Les Echos
L’Ukraine va renforcer sa coopération internationale pour les exploitations pétrolières août 28, 2007
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Le Premier ministre ukrainien, Viktor Ianoukovitch, a fait savoir lundi que l’Ukraine devra renforcer sa coopération avec d’autres pays dans le domaine des exploitations pétrolières.
Lors d’une rencontre avec les responsables en chef des missions diplomatiques ukrainiennes, M. Ianoukovitch a indiqué que conclure des accords sur les exploitations pétrolières avec d’autres pays et partager en commun des produits pétroliers en fonction de ces accords constituent la méthode la plus prometteuse de diversifier les sources énergétiques.
Pour ce faire, l’Ukraine devra faire des efforts pour développer des relations et une coopération avec la Russie, les pays d’Asie centrale, les Emirats arabes unis (EAU), la Libye ainsi que d’autres importants pays producteurs pétroliers, a-t-il souligné.
Il a ajouté que les services ukrainiens basés à l’étranger devront prêter une attention particulière à la mise en oeuvre des programmes sur les exploitations de charbon et de gaz, suivant des accords conclus entre l’Ukraine et des pays étrangers, tels que l’EAU, l’Egypte et la Libye.
Le Premier ministre a également mis l’accent sur l’importance de la création d’un corridor Europe-Asie de transport du pétrole, en demandant aux missions diplomatiques et aux services commerciaux ukrainiens envoyés à l’UE, en Pologne, au Kazakhstan, en Azerbaïdjan, en Géorgie et en Russie de continuer à suivre ce projet et d’en faire leur priorité.
La consommation annuelle ukrainienne de pétrole s’élève à quelque 15 millions de tonnes (Mt), dont plus de 11 sont importées depuis la Russie, principal pays fournisseur de pétrole de l’Ukraine.
Source Xinhua
Alstom profite à plein de l’envolée du secteur énergétique août 28, 2007
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Le constructeur français a annoncé hier deux contrats de fourniture de centrales électriques au Royaume-Uni et au Moyen-Orient, pour un montant total de 1,85 milliard d’euros.
En annonçant mi-juillet un carnet de commandes “ à son plus haut niveau historique ”, Patrick Kron, le patron d’Alstom, avait pourtant jugé utile de calmer le jeu. “ Il est clair que nous n’aurons pas le même niveau de commandes au cours des prochains trimestres ”, avait-il averti. Visiblement, cette mise en garde ne concernait pas la branche énergie du constructeur. Avec les deux énormes contrats révélés hier, pour un montant total de 1,85 milliard d’euros, Alstom a déjà annoncé 2,785 milliards d’euros de commandes d’équipements pour centrales électriques en juillet et août. Autant, sur deux mois, que d’avril à juin 2007, où les prises de commandes se sont envolées de 27 % par rapport à la même période de 2006.
Ce dynamisme commercial s’appuie en particulier sur le retour de la fameuse turbine à gaz GT26, celle qui avait failli provoquer la faillite du groupe en 2003. Les défaillances de cette technologie, rachetée au suédois ABB, avaient sérieusement entamé le crédit commercial d’Alstom et lui avaient coûté 4 milliards d’euros. Des déboires qui appartiennent au passé.
INSTALLATIONS CLES EN MAINS
Ces turbines de très grande puissance, offrant notamment une grande flexibilité d’exploitation, s’arrachent désormais comme des petits pains. Alstom en a placé 9 rien que dans ses deux contrats conclus hier au Royaume-Uni et au Moyen-Orient contre 6 au cours du dernier trimestre et 13 sur l’ensemble de l’exercice 2006-2007. “ Par son efficacité, sa souplesse d’utilisation et son faible impact sur l’environnement, cette machine est particulièrement bien adaptée aux marchés électriques actuels, de plus en plus sophistiqués ”, se réjouit Philippe Joubert, patron de la branche énergie chez Alstom. “ En Grande-Bretagne, nous avons fourni 9 des 11 turbines à gaz vendues ces douze derniers mois ”, ajoute-t-il.
Autre facteur de succès : l’étendue de l’offre d’Alstom. Le constructeur propose des équipements adaptés à toutes les énergies (charbon, gaz, nucléaire, hydraulique et dorénavant éolienne). Ce qui lui permet de marquer des points aussi bien aux États-Unis, où le charbon continue de prédominer, qu’en Inde et en Chine, dans les projets de barrages géants. Intégrateur, Alstom peut également fournir des installations clés en mains.
A la tête du premier parc de centrales électriques dans le monde, avec une part de marché de 25 %, le constructeur est en outre bien placé pour profiter du mouvement croissant de prolongation de leur durée de vie et d’amélioration de leurs rendements. Enfin, Alstom bénéficie du renforcement de son maillage géographique. “ Cette année, notre présence industrielle va être supérieure en Asie qu’en Europe ”, annonce Philippe Joubert.
Source La Tribune
Enel invité à entrer dans l’énergie russe août 28, 2007
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L’italien a été autorisé à prendre 100 % de l’électricien russe OGK-5. Une première pour un groupe étranger, dans un secteur sous influence du géant gazier Gazprom.
En obtenant le feu vert pour reprendre la totalité du producteur d’électricité russe OGK-5, Enel, qui avait déjà déboursé 1,5 milliard de dollars pour s’en offrir 30 %, confirme qu’il a de bons contacts dans le pays. Aucun groupe étranger n’était jusqu’ici parvenu à prendre aussi solidement pied dans le très prometteur secteur électrique russe. C’est qu’il faut avoir le coeur bien accroché pour y parvenir, mais aussi être assuré de bons contacts et ne pas avoir peur de heurter les intérêts de Gazprom ni des oligarques, décidés à profiter de la restructuration du secteur pour s’en octroyer de larges pans. OGK-5 est un des 6 groupes (baptisés OGK, soit l’acronyme russe pour “ Compagnie de génération et de distribution ”) progressivement scindés du monopole de l’électricité SEU dans le cadre de la libéralisation du marché. SEU détient pour l’heure 50 % d’ OGK-5, Enel 30 %, le solde étant aux mains d’actionnaires minoritaires. Le groupe est coté à la Bourse de Moscou et valorisé 5,46 milliards de dollars. Enel prendra sa décision définitive lorsqu’ OGK-5 sortira effectivement du monopole russe le 4 septembre. Une montée à 100 % devrait lui coûter quelque 3,6 milliards de dollars.
OGK-5 possède d’excellentes perspectives de croissance. Ses quatre centrales thermiques se situent dans des régions fortement industrialisées (Moscou, Rostov et Ekaterinbourg), où la pénurie d’électricité s’accentue d’année en année. Le secteur russe souffre de sous investissement depuis quinze ans et Vladimir Poutine a récemment estimé à 460 milliards de dollars les sommes qu’il faudra y injecter d’ici 2020. Le relèvement des tarifs, politiquement risqué, paraît inévitable. La quittance d’électricité tourne autour de 15 dollars par mois pour les ménages russes (soit un quart des dépenses moyennes d’alcool et cigarettes, d’après la banque d’investissement Renaissance Capital !).
AVEC LE FINLANDAIS FORTUM
Reste que les autres groupes étrangers désireux de prendre pied sur le marché auront fort à faire. Le monopole d’État Gazprom apparaît déterminé à phagocyter les autres rejetons de SEU, l’un de ses principaux clients. Le géant gazier a déjà mis la main fin juillet sur OGK-6 et OGK-2, qui représentent 8 % de la production russe non nucléaire. Le groupe public viserait une part de 40 % du secteur. Seul autre étranger présent dans l’électricité, le finlandais Fortum détient 27 % de TGK-1, un producteur de la région de Saint-Pétersbourg. Mais les autorités russes sont peu disposées à laisser le groupe monter en puissance dans la deuxième et très stratégique ville du pays.
Source La Tribune
20 ans après Tchernobyl, poissons et champignons finlandais restent toxiques août 28, 2007
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Vingt ans après l’accident de la centrale ukrainienne de Tchernobyl, poissons et champignons des régions de Finlande les plus exposées aux retombées radioactives restent toxiques, affirme un rapport de l’Autorité finlandaise de sécurité alimentaire, Evira, publié lundi.
La densité maximale de césium-137 recommandée à la consommation par les normes européennes de 600 becquerel par kilo (Bq/kg) était atteinte ou dépassée dans 20% des poissons et dans plus de la moitié des champignons comestibles prélevés et analysés en 2005 par l’Evira et l’Autorité de sûreté nucléaire (Stuk).
Les prélèvements ont été effectués dans les lacs et les environs de Vammala (sud-ouest), à 230 km au nord-ouest d’Helsinki, représentatifs des régions du sud et sud-ouest du pays les plus touchées par les retombées de l’explosion du réacteur numéro 4 de Tchernobyl, le 26 avril 1986.
Les taux de radioactivité relevés sur les poissons, essentiellement des prédateurs, atteignaient un maximum de 2.000 Bq/kg et jusqu’à 5.400 Bq/kg pour les champignons, avec d’importantes variations en fonction des espèces de poisson et des conditions de croissance des champignons.
Par ailleurs 17% des poissons présentaient des taux de mercure anormaux, selon cette étude.
Les autorités recommandent de limiter la consommation de poissons lacustres à une ou deux fois par mois (le brochet restant interdit pour les femmes enceintes) et de bien nettoyer les champignons.
Source AFP
L’Iran affirme avoir fait la lumière sur ses expériences avec du plutonium août 28, 2007
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L’Iran a affirmé lundi avoir livré à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) les éclaircissements souhaités sur ses expériences passées avec du plutonium, l’une des questions en suspens autour de son programme nucléaire controversé.
L’AIEA a reconnu que concernant le plutonium, “les déclarations passées de l’Iran sont conformes aux conclusions de l’agence, et ce point est ainsi réglé”, a déclaré l’ambassade de la République islamique auprès de l’Agence à Vienne dans un communiqué.
L’AIEA n’a pu être immédiatement jointe pour confirmer ou infirmer cette affirmation.
L’Iran et l’AIEA ont annoncé la semaine dernière s’être entendus sur un calendrier pour que Téhéran réponde aux questions en suspens sur son programme nucléaire.
Outre le dossier du traitement du plutonium, l’AIEA attend depuis plusieurs années de l’Iran des éclaircissements sur des traces d’uranium hautement enrichi et l’obtention de documents mentionnant de possibles applications militaires pour de l’uranium.
L’AIEA qui s’efforce d’établir si le programme nucléaire a un objectif purement civil ou cache des visées militaires, doit publier cette semaine un rapport sur le dossier nucléaire iranien avant une réunion des 35 pays formant son exécutif dans deux semaines.
Source AFP
