Après l’Angola, l’Ouganda - la RDC au centre des enjeux pétroliers août 27, 2007
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Le pan de voile est en train d’être levé. Les guerres d’agression imposées à la République démocratique du Congo n’avaient pas d’enjeux politiques.
Mais plutôt économiques comme l’ont prouvé plusieurs analyses et enquêtes. Pour preuve, « l’or noir » oblige maintenant les voisins de la RDC à jouer désormais carte sur table. Après l’Angola, c’est le tour de l’Ouganda d’entamer des négociations avec la République démocratique du Congo sur l’exploitation commune du pétrole dans la « deuxième Zone d’intérêts communs » du Lac Albert.
Le 8 septembre prochain, sauf changement de dernière minute lié aux calendriers de travail des chefs d’Etat, les présidents de la République démocratique du Congo et de l’Ouganda auront un face-à-face à Dar es-Salaam. En présence sûrement du président tanzanien Jakaya Kikwete. C’est ce qui ressort de la visite que le ministre d’Etat aux Affaires étrangères et à la Coopération internationale, Antipas Mbusa Nyamwisi, vient d’effectuer à Kampala, capitale de l’Ouganda. Une visite de réciprocité quand on sait que deux semaines auparavant, son homologue ougandais a séjourné à Kinshasa pour évoquer des questions liées à la coopération bilatérale entre les deux pays.
Cependant, cette visite du ministre ougandais intervenait quelques jours après les incidents qui s’étaient produits le long de la frontière commune. Plus précisément sur le Lac Albert. Il y a eu mort d’hommes et le déploiement des dispositifs militaires des armées de deux pays. Plus grave, l’Ouganda avait menacé de renvoyer ses troupes en RDC pour anticiper toute incursion militaire des FARDC dans son territoire, usant ainsi de son droit de poursuite en évoquant les derniers incidents qui s’étaient produits et soldés par la capture de quatre soldats ougandais.
Qualifiant ces incidents de malentendu, selon les dires du ministre ougandais des Affaires étrangères, les deux parties avaient toutefois convenu de se retrouver pour éviter ce genre d’incidents. Mais, ils ne s’étaient pas empêchés d’effleurer le vrai problème : l’exploitation du pétrole du Lac Albert. Exploitation qui a été précédée par les travaux d’exploration de la société pétrolière canadienne Heritage oil Corp. Installée en Ouganda depuis 10 ans, cette entreprise avait fini par découvrir que la grande partie de la nappe du pétrole se trouve du côté congolais. C’est ainsi qu’elle avait signé un contrat - production avec la RDC après avoir fait appel à Tollow oil qui dispose de l’expertise et du matériel. Selon les estimations à ce jour, cette réserve du pétrole du Lac Albert s’élèverait à 1 milliard de baril.
Limitation du tracé lacustre
L’affaire serait restée longtemps « secrète » s’il n’y avait pas ces morts de ce début du mois d’août dont un sujet britannique du nom de Carl Nefdt. Il travaillait pour le compte de la société Heritage Oil Corp. Deux soldats congolais, un soldat ougandais et un civil avaient également trouvé la mort en plus des quatre soldats ougandais qui avaient été arrêtés et relâchés.
Pour éviter que la situation ne se dégrade, la Monuc était intervenue et avait joué les bons offices entre les états-majors généraux des armées congolaise et ougandaise. Entre-temps, la machine diplomatique s’est mise en marche avec les rencontres de Kinshasa et de Kampala. Bientôt, les deux chefs d’Etat congolais et ougandais se retrouveront à Arusha pour évoquer justement cette question liée à l’exploitation commune du pétrole du Lac.
En fait, cette démarche est similaire à celle qui a prévalu entre l’Angola et la RDC. Les deux pays ont fini par trouver un compromis en signant un accord d’exploitation commune dans la « Zone d’intérêts communs ». Zone située entre l’Angola, la RDC et la province du Cabinda, le long du littoral. A la suite de cet accord, la zone de la RDC s’étend jusqu’à plus de 135 km du littoral. Les deux pays exploiteront en commun le pétrole compris dans cette zone et se partageront les dividendes. Entre-temps, ils se sont convenus à faire appel aux experts pour procéder aux tracés maritimes.
La RDC et l’Ouganda s’inscrivent également dans la même logique. La rencontre de Arusha permettra certainement aux deux parties de procéder de la même façon. Ainsi, l’on s’attend à la mise en place d’une deuxième « Zone d’intérêts communs », cette fois avec l’Ouganda.
Les enjeux économiques
Mais au-delà des prochains entretiens, les choses sont désormais claires. La RDC n’a jamais été agressée pour que soit installée la démocratie. Moins encore pour un quelconque prétexte sécuritaire. Ce sont les enjeux économiques qui ont sous-tendu ces guerres qui ont déstabilisé les institutions congolaises, déboussolé la classe politique, aliéné les populations congolaises jusqu’à leur faire perdre les repères.
Evidemment, on ne peut plus douter de l’existence de ce complot machiavélique soutenu par des « groupes identitaires » visant la balkanisation de la RDC dans le but d’installer des « Etats nains » en vue de contrôler les richesses congolaises. Hier, c’était les « lianes de sang », le cuivre, le « diamant de sang », le coltan, le niobium. Aujourd’hui, c’est bel et bien le pétrole qui est au centre des enjeux économiques. Surtout que des rumeurs font état d’une autre nappe de pétrole dans la province de l’Equateur.
Il est un fait que si la RDC parvenait à contrôler ses puits pétroliers, à les exploiter rationnellement et faire partie de l’OPEP, elle disposera d’une autre « arme » importante qui suscitera davantage des convoitises.
Devoir de mémoire collective oblige, aux Congolais de prendre conscience de cette réalité. Car, le pétrole, s’il s’agit d’une manne qui constitue une importante ressource financière, l’or noir demeure également une source de malédictions. Surtout dans les circonstances de mauvaise gouvernance politique et de mauvaise gestion financière..
Nous en voulons pour preuve ces coups de force à répétition au Nigeria, les difficultés au Tchad, le bras de fer en République du Congo-Brazzaville, la guerre MPLA-Unita en Angola, et nous en passons. Il n’y a donc plus de doute : la RDC est désormais au centre des enjeux pétroliers. .
Que faire alors pour ne pas être emporté par ces « pétro- dollars » qui s’annoncent à l’horizon ? Question pertinente et fondamentale pour dire que l’on n’est pas encore au bout de nos peines tant que les forces centrifuges n’ont pas démordu.
Source Le Potentiel via All Africa
Gisement de Kashagan : le Kazakhstan suspend les travaux d’ ENI août 27, 2007
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Pour les mêmes motifs “écologiques”, la Russie avait forcé une compagnie pétrolière étrangère, Shell, à céder à un groupe contrôlé par le Kremlin la majorité dans l’exploitation du gisement Sakhaline-2
Le Kazakhstan a annoncé lundi suspendre les travaux de l’opérateur italien ENI sur le champ pétrolier géant de Kashagan (ouest du Kazakhstan), pour violations de la législation sur l’environnement. “Nous avons fait arrêter les activités sur place, pour trois mois”, a annoncé le ministre kazakh de l’Ecologie, Nourlan Iskakov. “Nos questions concernant la protection de l’environnement sont restées sans réponse”, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse.
Le Kazakhstan met ainsi à exécution par le même ministre contre le groupe italien, opérateur de ce champ souvent présenté comme la plus grande découverte pétrolière des 30 dernières années.
Ce contentieux s’ajoute à un conflit entre ENI et l’Etat kazakh, qui lui reproche son retard dans la mise en exploitation de Kashagan, reporté en juillet de 2008 à la fin 2010. Il s’agit du deuxième report annoncé par le géant énergétique, qui aurait dû commencer à y pomper du pétrole dès 2005.
Le gouvernement kazakh critique également pour mettre en exploitation Kashagan, auxquelles le Kazakhstan contribue en vertu de son accord de partage de production avec ENI. Ces dépenses devraient atteindre 136 milliards de dollars au lieu de 57 milliards prévus à l’origine.
Le Kazakhstan veut par ailleurs augmenter sa part dans le cadre de cet accord de partage de production, faisant passer sa part sur les bénéfices des ventes de brut de 10 à 40%.
La compagnie anglo-néerlandaise Shell avait connu fin 2006 en Russie des déboires similaires avec son projet Sakhaline-2. L’Etat russe avait suspendu le projet en invoquant le non-respect des normes écologiques. Celles-ci avaient été immédiatement réglées dès , contrôlé par l’Etat, dans le projet.
Kashagan contiendrait au minimum des réserves exploitables de sept à neuf milliards de barils de brut et des réserves géologiques de 38 milliards de barils. Le champ doit être exploité par ENI via la coentreprise Agip KSO, dont les principaux actionnaires sont ENI, Total, Shell et ExxonMobil avec chacun 18,52%. Viennent ensuite ConnoPhillips avec 9,26%, Inpex et la société énergétique de l’Etat kazakh Kazmounaïgaz avec chacun 8,33% des parts.
Source Les.Echos.fr
Ouverture des discussions entre l’OPEP et l’Angola sur les prix du pétrole août 27, 2007
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La délégation de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) en visite à Luanda a commencé à négocier avec la délégation angolaise lundi des questions relatives aux prix du pétrole et autres sujets d’intérêt commun.
Les négociations entre l’Angola et la délégation de l’OPEP menée par le secrétaire général de l’Organisation, Abdalla Salem El-Hadri (Lybie) porteront sur le rapport concernant le contrôle de la production, les exigences d’un rapport mensuel de production, le questionnaire et les statistiques de 2006 et les projets concernant la capactité et les perspectives à moyen-terme de l’OPEP.
Les deux parties aborderont également les questions de développement du marché du pétrole, le système d’obtention de données sur l’Angola, l’initiative commune sur les données du pétrole, son utilité pour le dialogue entre les producteurs et les consommateurs à moyen et long terme.
Source Xinhua
La Chine fixe l’itinéraire du deuxième gazoduc ouest-est août 27, 2007
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La China National Petroleum Corporation (CNPC), le plus grand producteur de pétrole de Chine, a annoncé lundi que l’itinéraire du deuxième gazoduc ouest-est avait été fixé.
Le gazoduc traversera 13 provinces, régions autonomes et municipalités pour acheminer le gaz naturel des pays d’Asie centrale, qui comprennent le Turkménistan et la région autonome Ouïgoure du Xinjiang (nord-ouest), vers les régions privées d’énergie de l’est et du sud de la Chine, dont Shanghai (est) et la province du Guangdong (sud).
La construction du projet débutera en 2008 et l’approvisionnement en gaz naturel commencera en 2010. Le volume prévu d’acheminement de gaz naturel sera de 30 milliards de mètres cubes chaque année, selon la CNPC.
La longueur totale du gazoduc dépasse 7 000 kilomètres, avec une ligne principale de 4 859 km.
Source Xinhua
L’économie gazaouie paralysée par le blocus israélien août 27, 2007
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ISRAËL- PALESTINE APRÈS LA FERMETURE DU TERMINAL DE KARNI DANS LA BANDE DE GAZA
Des centaines de palettes de bouteilles de boissons gazeuses sont entreposées sous l’immense hangar de l’usine Pepsi Cola, à Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza. En temps normal, ces stocks sont écoulés en quelques heures auprès des épiceries du mince territoire palestinien. Mais depuis deux mois et demi, aucun camion de livraison n’est sorti du hangar, car les bouteilles sont vides. Le blocus de la bande de Gaza imposé par l’armée israélienne à la suite du coup de force du Hamas, le 14 juin, a en effet épuisé les réserves de l’usine en dioxyde de carbone (CO2). Faute de ce gaz nécessaire à la confection de toute boisson à bulles, les bouteilles n’ont pas pu être remplies.
” J’ai le sucre, les étiquettes, les bouteilles, les composants chimiques, les bouchons et les cartons, fulmine Mohamed Yazegi, le patron de cette entreprise familiale, ouverte en 1960. L’armée israélienne sait très bien qu’avec un seul container de CO2, je pourrais me remettre à travailler pendant deux semaines. Mais parce que les dirigeants israéliens sont décidés à mettre le Hamas à genoux, ils refusent de laisser rentrer mon gaz. J’ai dû licencier 200 de mes employés. “
” PUNITION COLLECTIVE “
Le patron de Pepsi Cola n’est pas le seul dans ce cas-là. Du fait de la fermeture du terminal de Karni, l’épine dorsale de l’économie gazaouie par où transitent en temps normal les importations et les exportations palestiniennes, près de 85 % des entreprises ont cessé de fonctionner. Selon l’agence de promotion du commerce Paltrade, 70 000 Palestiniens ont perdu leur emploi, qui faisait vivre plus d’un tiers de million d’habitants.
Soucieux d’éviter les contrecoups médiatiques d’une pénurie alimentaire, le gouvernement israélien laisse passer à intervalles réguliers des convois de nourriture et de produits de première nécessité par le point de passage de Sufa, au sud de Karni. En revanche, toute exportation demeure impossible, de même que l’importation de matières premières et de marchandises à usage industriel.
Le premier ministre israélien, Ehoud Olmert, justifie cette politique par la fuite des forces de sécurité et des employés affectés à Karni, dans la foulée de la victoire militaire du Hamas. En leur absence et compte tenu du fait qu’Israël refuse tout contact avec les islamistes, le terminal, dixit la version officielle, est condamné à rester fermé. Mais selon l’organisation israélienne de défense des droits de l’homme Gisha, l’Etat juif est tenu d’assurer le bien-être de la population de Gaza dans la mesure où le droit international considère toujours qu’il ” occupe ” ce territoire. ” Israël veut atteindre des objectifs politiques, à savoir le renversement du Hamas, en exerçant une pression sur 1,4 million d’hommes, de femmes et d’enfants, explique Sari Bashi, le directeur de Gisha. Il s’agit d’une punition collective, qui viole le droit humanitaire international et contredit les intérêts d’Israël. “
L’un des secteurs les plus touchés est le BTP. Privé de gravier et de ciment, tous les chantiers en cours ont été gelés. ” Le premier mois, j’ai payé mes ouvriers ; le deuxième, je les ai mis en vacances ; le troisième, je les ai licenciés, explique Rafiq Hassouna, l’entrepreneur numéro un de la bande de Gaza. Il ne me reste qu’une secrétaire et un planton pour me faire le café. ” Parmi ses contrats arrêtés figurent la rénovation de la route Salaheddin, l’axe principal de la bande de Gaza, ainsi qu’un hôpital pour la réhabilitation des handicapés.
A demi-mot, certains hommes d’affaires palestiniens accusent le président palestinien Mahmoud Abbas d’appuyer le bouclage israélien pour forcer le Hamas à lui rendre le pouvoir. ” Il est clair que le Fatah ne fait pas tout ce qu’il peut pour résoudre la crise, dit M. Hassouna. Avec toutes les connexions qu’il a en Israël, Salam Fayad - le premier ministre palestinien - pourrait nous aider davantage. “
Une thèse démentie par un conseiller du président Abbas. ” Nous ne sommes même pas capables d’obtenir la levée d’un simple check-point en Cisjordanie, dit-il. Comment pourrions-nous obliger Israël à rouvrir la bande de Gaza ? ” Pour débloquer la situation, diverses propositions sont à l’étude, destinées à confier le contrôle de Karni côté palestinien à une agence de sécurité privée étrangère.
Pour Mohamed Yazegi, l’urgence n’est pas seulement économique. ” Les ouvriers que j’ai licenciés sont des proies faciles pour tous les extrémistes. Le Hamas a déjà proposé à certains d’entre eux de nettoyer les rues pour 100 dollars - 73 euros - par mois. Bientôt, à la place d’un balai, il leur donnera un kalachnikov. “
Source Le Monde
Lukoil commence à développer le gisement de gaz ouzbek Hauzak à la fin de 2007 août 27, 2007
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Lukoil Overseas russe, une unité du géant pétrolier Lukoil, commencera l’extraction industrielle de gaz au champ ouzbek de Hauzak à la fin de 2007, ont rapporté des médias locaux le 23 août 2007.
Depuis le début de 2007, la société a installé tout l’équipement d’alimentation d’énergie nécessaire au champ, y compris une sous-station de transformateur de 110/10 kV et une ligne de transmission de haute tension de 58 km.
Lukoil a aussi achevé trois puits de production et fore actuellement trois autres. Vers la fin de l’année, il y aura neuf puits de production à Hauzak, tandis que le nombre final de tous les types de puits est projeté à 27.
Hauzak fait partie du bloc de dépôts de gaz Kandym-Hauzak-Shady-Kungrad.
Lukoil développe le champ selon l’accord d’une production partagée avec l’Etat ouzbek.
La réserve de gaz prouvée à Hauzak totalise 283 milliards de mètres cubes, selon Novecon.
Source IEF
Suez-GDF : la fusion est au point mort, les entreprises sont dans le flou août 27, 2007
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Les deux entreprises présentent cette semaine leurs résultats semestriels. Elles ne pourront a priori donner d’indication sur leur projet de fusion. Depuis la fin juillet, le sujet semble avoir été complètement délaissé par le gouvernement.
L’écart boursier entre les deux groupes rend quasi impossible de présenter l’opération comme une fusion entre égaux.
Au point mort. Enterré. En sommeil. Les expressions changent en fonction des interlocuteurs, mais, sur le fond, elles disent toutes la même chose : au cours des dernières semaines, le projet de fusion entre Suez et Gaz de France n’a pas avancé d’un pouce. Il aurait même plutôt reculé si l’on se rappelle que le Premier ministre, François Fillon, avait initialement promis une décision dans les premiers jours de juillet. Depuis, le chef du gouvernement a corrigé le tir (lire ci-dessous), apparemment guère pressé de rouvrir un dossier si sensible.
Voilà quelques semaines, le projet de rapprochement entre GDF et Suez a donné lieu à plusieurs réunions au sommet de l’Etat. Chacun, alors, a pu constater les divergences subsistant entre les deux entreprises, et surtout le peu d’enthousiasme manifesté par le président de la République à l’égard d’une opération mise sur pied par un certain Dominique de Villepin. Les choses en sont restées là. Depuis la fin de juillet, le sujet n’a plus été évoqué par le gouvernement, et entre les sociétés il n’a même pas été abordé.
Moins de conviction
Pour les présidents des deux groupes, la rentrée s’annonce donc inconfortable. Dès cette semaine, l’un comme l’autre ont rendez-vous avec la presse et la communauté financière pour présenter leurs résultats semestriels. A moins d’un improbable rebondissement dans les deux jours qui viennent, ni Jean-François Cirelli ni Gérard Mestrallet ne pourront donner la moindre indication sur la fusion.
Aux dernières nouvelles en tout cas, aucune réunion n’a été programmée ces jours-ci, avec les collaborateurs de Nicolas Sarkozy ou de François Fillon. Dix-huit mois après l’annonce de leur rapprochement, Suez et GDF en sont donc réduits à réaffirmer, avec de moins en moins de conviction, que l’opération constitue « une formidable opportunité » et « la meilleure des options stratégiques ».
Mais comme au mois de mars, lors de la présentation de leurs résultats annuels, les deux entreprises souligneront surtout cette semaine leur capacité à se développer en solitaire. Guère servi par un début d’année anormalement doux, Gaz de France n’affichera pas, loin de là, les meilleurs résultats semestriels de son histoire. Son chiffre d’affaires a reculé de 11 % sur les six premiers mois de l’année. Mais, pour démontrer son excellente santé, le gazier français devrait particulièrement insister, après-demain, sur ses performances dans l’exploration-production et le gaz naturel liquéfié (GNL).
De son côté, Suez s’attachera jeudi à montrer que sa stratégie actuelle porte ses fruits : les objectifs fixés pour cette année devraient être confirmés, et un plan de route ambitieux sera tracé, avec ou sans GDF, d’ici à 2010. En outre, le groupe franco-belge répète à l’envi qu’il n’est pas « resté immobile » au cours des dix-huit derniers mois.
Depuis l’annonce de la fusion, son chiffre d’affaires a progressé de 10 % et son résultat net a été multiplié par 2. Le groupe est aussi monté au capital de l’espagnol Gas Natural, avec lequel une alliance plus forte est imaginable en cas d’échec côté Gaz de France. Quant à la capitalisation boursière de Suez, elle s’est accrue de 16 milliards d’euros. Ses actionnaires ne peuvent que s’en féliciter. Mais l’écart boursier avec Gaz de France est devenu tel qu’il rend quasi impossible de présenter l’opération comme une fusion entre égaux.
François Fillon : « Il n’y a pas d’urgence »
Mercredi 23 mai, sur l’antenne d’Europe 1, le Premier ministre, François Fillon, juge « valable » l’idée de fusionner GDF et Suez, tout en estimant qu’il y avait « d’autres options ». « On peut encore se donner quelques semaines, poursuit-il, en assurant qu’une décision interviendra « fin juin, début juillet ». « Une chose est certaine : nous ne laisserons pas GDF dans la situation d’aujourd’hui », car « ce serait la fragiliser ».Vendredi 29 juin, à l’occasion d’un déplacement à La Baule, le chef du gouvernement assure travailler « d’arrache-pied » sur le dossier de la fusion, mais dit vouloir prendre « le temps nécessaire pour nous en convaincre et en convaincre l’ensemble des partenaires ».Vendredi 13 juillet, lors d’une visite à Rome, le Premier ministre confirme qu’aucune décision concernant Suez-GDF n’a été prise. « Il n’y a pas d’urgence, déclare-t-il. Nous examinerons ce dossier sans esprit de repli. »
Source Les Echos
Technip remporte un nouveau contrat au Qatar. août 27, 2007
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Technip a remporté auprès de Qatar Petroleum un contrat d’avant-projet détaillé (FEED) à prix forfaitaire d’environ 44 millions d’euros, pour la raffinerie d’Al Shaheen qui sera construite à Messaieed, au Qatar.
Les centres d’opérations et d’ingénierie de Technip à Paris et à Abu Dhabi (Emirats Arabes Unis) réaliseront ce contrat.
Le contrat concerne :
* une nouvelle raffinerie, d’une capacité de 250 000 barils par jour, qui produira des produits pétroliers de grande qualité (principalement de l’essence, du gasoil et du kérosène), et
* une conduite pour le pétrole brut qui reliera le champ sous-marin Al Shaheen à la raffinerie (avec une partie offshore de 90 km et une partie à terre de 110 km), et d’autres installations d’importation/exportation.
La raffinerie comportera des unités de conversion utilisant les technologies les plus avancées pour la valorisation du fond du baril.
Les installations devraient être opérationnelles fin 2011.
Technip a acquis une grande expérience au Qatar, en réalisant notamment pour le même client un contrat majeur d’avant-projet détaillé pour la raffinerie de condensats de Ras Laffan et en réalisant différents grands projets actuellement en cours d’exécution (Qatargas II, Qatar 3 et 4, RasGas (3) et AKG-2).
Avec la construction de huit raffineries au cours des dix dernières années, Technip est reconnu comme l’un des leaders mondiaux du marché.
Avec un effectif de 22 000 personnes, Technip se classe parmi les 5 leaders mondiaux de l’ingénierie, de la construction et des services dans les domaines du pétrole, du gaz et de la pétrochimie. Le Groupe a son siège social à Paris.
Les principaux centres d’opérations et d’ingénierie de Technip sont situés en France, en Italie, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Norvège, en Finlande, aux Pays-Bas, aux Etats-Unis, au Brésil, à Abu Dhabi, en Chine, en Inde, en Malaisie et en Australie.
A l’appui de ses activités, le Groupe produit des conduites flexibles, des ombilicaux et des plates-formes dans ses usines et ses chantiers de construction en France, au Brésil, au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, en Finlande et en Angola, et dispose pour l’installation des pipelines et la construction sous-marine d’une flotte de navires spécialisés.
Source Business Wire
L’uranium, l’arme stratégique de l’Australie août 27, 2007
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Après la Chine, Canberra vient de conclure un accord de vente du combustible à l’Inde. Au risque de faire exploser le Traité de non-prolifération nucléaire.
L’accord indo-américain de coopération dans le domaine nucléaire conclu à la fin juillet fait des remous. A New Delhi, il a provoqué une grave crise politique susceptible de faire chuter le gouvernement (LT du 22.08.2007). A Washington, plusieurs membres démocrates du Congrès sont prêts à combattre l’accord. Mais celui-ci ne fait pas que des malheureux. Alliée indéfectible des Etats-Unis, l’Australie s’est engouffrée dans la brèche pour vendre l’une de ses principales matières premières: l’uranium.
Disposant de 40% des réserves mondiales d’uranium, l’Australie bombe désormais le torse. Elle vient de conclure un accord de vente du minerai à l’Inde. L’attitude de Canberra n’a cependant pas manqué d’interloquer les tenants de la non-prolifération nucléaire. L’Inde n’étant pas un Etat partie au Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), l’Australie ne devrait théoriquement pas lui livrer de combustible. Son premier ministre John Howard tient à rassurer. L’accord en question comprend de solides garde-fous comparables à ceux prévus dans le TNP. Le ministre australien des Affaires étrangères Alexander Downer abonde dans le même sens: «Le fait que l’Inde a déjà des armes nucléaires montre qu’il n’y a pas de risque de contribuer à la prolifération nucléaire en exportant de l’uranium à une économie dévoreuse d’énergie.»
L’Inde n’est pas le seul client de l’Australie. Profitant du retour en grâce du nucléaire à l’échelle mondiale, Canberra a déjà ratifié un accord d’exportation d’uranium avec la Chine au début 2007. Pour accompagner son boom économique, Pékin a besoin d’uranium pour alimenter les 28 centrales nucléaires qu’il compte construire d’ici à 2020 ou les 63 centrales qu’il planifie à l’horizon 2040. La part du nucléaire en Chine demeure toutefois modeste: elle ne dépasse pas les 2%.
Accord avec la Russie
Si le gouvernement de John Howard est bien disposé envers New Delhi, il n’entend toutefois pas négocier avec l’Etat paria pakistanais qui, comme l’Inde, n’est pas partie au TNP. En revanche, il annonce déjà qu’en septembre, un accord avec la Russie sur la vente d’uranium pourrait être conclu.
Deuxième producteur mondial d’uranium derrière le Canada et devant la Namibie, l’Australie prend conscience qu’elle peut tirer un profit substantiel de la construction des 250 centrales nucléaires qui vont s’ajouter aux 440 existantes dans le monde aujourd’hui. Dans la région de Darwin par exemple, au nord du pays, on compte plus de trente sociétés spécialisées dans l’extraction du minerai. Elles n’étaient que cinq en 2005. Ce boom de l’exploitation de l’uranium, longtemps retardé par un pétrole peu cher, a une incidence considérable sur le combustible. Sur le marché mondial, la livre d’uranium a bondi de 12 francs en 2004 à plus de 180 francs. L’âge d’or de l’uranium pourrait toutefois appartenir au passé quand le monde se tournera vers les réacteurs de quatrième génération dits de surgénération, beaucoup moins gourmands en uranium. Mais jusqu’à leur avènement, l’Australie a encore le temps de réaliser de juteux profits.
Source Le Temps
Chine: Sinopec affiche une hausse de 65,3% de ses profits au premier semestre août 27, 2007
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La China Petroleum and Chemical Corporation (Sinopec) a annoncé dimanche que ses profits nets ont augmenté de 65,3% à 34,9 milliards de yuans au premier semestre de cette année, par rapport à la même période de l’année dernière.
Selon la Chinese Accounting Standard for Business Enterprises, le revenu d’exploitation de Sinopec sur les six premiers mois a atteint 566,8 milliards de yuans, soit une hausse de 15,4% par rapport à la même période de l’année 2006.
L’entreprise a attribué cette forte croissance à la fois à la baisse des prix du pétrole brut et à l’augmentation des prix des produits chimiques sur le marché intérieur.
Pendant cette période, Sinopec a battu un nouveau record de production du pétrole et du gaz, avec 144 millions de barils de pétrole brut et 140 milliards de pieds cubes de gaz naturel, en hausse respectivement de 2,12% et de 10,58%.
Cotée sur les bourses de Hong Kong, de New York, de Londres et de Shanghai, Sinopec et le plus gros raffineur chinois.
Source Xinhua
