Sonatrach et ED Portugal finaliseront le 31 octobre août 24, 2007
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Sonatrach et le groupe portugais Energias de Portugal (EDP) ont convenu de finaliser leur partenariat le 31 octobre, selon une information communiquée par le groupe portugais.
Le 31 octobre est la date butoir pour finaliser les détails d’un partenariat qui a déjà été décidé au début du mois d’avril 2007. A l’époque, les deux groupes avaient négocié un partenariat qui consistait en un échange d’intérêts. Sonatrach et le holding de participation portugais PARPÚBLICA-PARTICIPAÇÕES PÚBLICAS, SGPS, SA et la caisse de dépôt portugaise CAIXA GERAL DE DEPÓSITOS, SA avaient signé le 11 avril 2007 un pacte d’actionnaires permettant à Sonatrach de siéger au sein du conseil général de surveillance du groupe énergétique portugais Energias de Portugal, SA (EDP). Ce conseil général constitue la plus haute instance stratégique au niveau du groupe EDP. Sonatrach avait auparavant procédé à l’acquisition sur le marché boursier portugais de 2,035% du capital du groupe EDP, devenant un actionnaire d’une société énergétique en Europe. Parallèlement à cette acquisition, les deux groupes avaient conclu un partenariat stratégique en signant un mémorandum of understanding qui couvre les domaines du gaz naturel et de l’électricité dans la péninsule ibérique. Les deux groupes avaient identifié les axes de ce partenariat qui consiste en l’approvisionnement en gaz naturel d’EDP par Sonatrach sur une base long terme portant sur une quantité contractuelle annuelle maximale de 2 milliards de mètres cubes et dont la majeure partie sera destinée aux projets en partenariat entre Sonatrach et EDP — la création d’une JV Commercialisation (50-50%) pour la commercialisation de gaz naturel et la participation de Sonatrach à concurrence d’un minimum de 25% dans les investissements relatifs aux centrales CCGT de EDP en Espagne et au Portugal qui seront alimentées par du gaz algérien. D’autres opportunités devaient être explorées aussi dans ce partenariat. Les deux groupes avaient convenu d’une période s’étalant jusqu’au 31 juillet 2007 pour négocier les accords nécessaires à la mise en œuvre de ce partenariat stratégique. Les péripéties qu’a connues le projet de gazoduc Medgaz qui doit relier directement l’Algérie à l’Espagne avec les autorités espagnoles ont dû gêner l’avancée des travaux. Toujours est-il que le groupe portugais a annoncé que les deux partenaires ont convenu de finaliser concrètement leur partenariat par des accords.
Source El Watan
La Russie envisage une 3e compagnie pétrolière d’Etat. août 24, 2007
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La Russie envisage de mettre sur pied une nouvelle compagnie pétrolière publique capable de produire plus de 3,5 millions de barils par jour, aux côtés des actuels géants Rosneft et Gazprom, lit-on vendredi sur un site internet spécialisé dans l’énergie. Cette entreprise devait voir le jour avant la fin du mandat de Vladimir Poutine en mars 2008, selon le site internet de la newsletter Energy Intelligence ( www.energyintel.com ), qui cite des sources industrielles.
La compagnie serait créée à partir de la holding d’Etat Rosneftgas, qui détient 75% de Rosneft et 10,74% de Gazprom .
Le Kremlin souhaite y ajouter d’autres actifs, dont l’entreprise privée Sourgoutneftegas , connue pour entretenir d’étroites relations avec le pouvoir, et la compagnie publique Zaroubejneft, qui produit du pétrole au Vietnam.
L’ensemble produirait 35% environ de la totalité de la production russe et dépasserait par sa taille des compagnies comme Royal Dutch Shell ou BP .
L’article ne précise pas ce qu’il adviendrait de Rosneft si le gouvernement retirait sa participation pour la transférer dans Rosneftegas.
Source Reuters
La Lituanie redoute une forte hausse du prix du gaz russe août 24, 2007
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Le Premier ministre lituanien, Gediminas Kirkilas, a déclaré vendredi que son pays risquait de subir l’an prochain une forte hausse du prix du gaz fourni par le géant russe Gazprom .
“Nous disposons d’informations officieuses selon lesquelles le prix du gaz pourrait passer à 312-320 dollars pour 1.000 mètres cubes à compter de l’an prochain”, a dit Kirkilas à Reuters.
“Cela pourrait entraîner une augmentation de 10 à 15% du prix de l’électricité, mais aussi une hausse de l’inflation”.
La Lituanie paie actuellement son gaz 190 dollars par 1.000 m3, bien en dessous des prix payés par les pays d’Europe occidentale.
Avec un taux annuel de 5,1% enregistré en juillet, l’inflation en Lituanie dépasse largement la moyenne de la zone euro, ce qui empêche Vilnius d’adopter la devise européenne.
Une porte-parole de Lietuvos Dujos, compagnie du gaz dans laquelle Gazprom détient une participation, s’est refusée à commenter les propos du Premier ministre, se contentant de dire que les prix augmenteraient, mais dans des proportions encore indéterminées.
A Moscou, Gazprom n’a pas réagi à ces informations.
Vidmantas Jankauskas, qui président une commission nationale de contrôle des prix de l’énergie, a pour sa part jugé peu probable que le prix soit porté au dessus de 300 dollars les 1.000 m3 car cela voudrait dire que la Lituanie paie son gaz plus cher que l’Allemagne.
Le gouvernement lituanien a annoncé qu’il formerait un groupe de travail dirigé par le ministre des Affaires étrangères pour négocier le prix du gaz avec la Russie.
Source Reuters
Les présidents lituanien et polonais discuteront de la coopération en matière d’énergie août 24, 2007
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Les présidents lituanien et polonais discuteront de la coopération en matière d’énergie VARSOVIE, 24 août (XINHUA) — La sécurité de l’énergie, y compris le projet de centrale nucléaire d’Ignalina et le pont énergétique entre la Pologne et la Lituanie, figureront sur l’ordre du jour des entretiens des présidents des deux pays qui se rencontreront au début de la semaine prochaine, a rapporté l’agence de presse polonaise PAP.
Le président lituanien Valdas Adamkus aura des réunions lundi et mardi le président polonais Lech Kaczynski à sa résidence estivale à Jurata dans la péninsule de Hel sur la côte polonaise de la mer Baltique.
La Pologne n’a pas encore pris la décision de participer ou non au projet de construction commune d’une centrale nucléaire à Ignalina, en Lituanie, ont rapporté récemment des médias lituaniens.
Comme la Lettonie et l’Estonie, la Pologne n’est pas contente du fait que la Lituanie n’a pas pu consulter les éventuels partenaires dans ce projet avant d’adopter la législation qui permet à la Lituanie de se doter d’une part de 34% dans ce projet et ne confie que 22% à chacun des autres pays impliqués.
Les deux présidents discuteront aussi des relations bilatérales et des affaires européennes, y compris le nouveau traité de l’UE et la politique de voisinage de l’UE, selon PAP.
Source Xinhua
La participation de la Chine à un projet nucléaire international attend l’appropation de l’APN août 24, 2007
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La participation de la Chine à un projet nucléaire international attend l’appropation de l’APN BEIJING, 24 août (XINHUA) — L’Assemblée populaire nationale de Chine (APN, parlement chinois) a commencé à discuter la participation de la Chine, proposé par le gouvernement, à un accord international sur la réalisation du premier réacteur expérimental de fusion nucléaire du monde.
Le réacteur expérimental thermonucléaire international (ITER) constitue le plus grand programme de recherche scientifique sous collaboration multinationale ayant jamais existé. Le projet de 11 milliards d’euros vise à trouver une solution durable pour la production énergétique.
Le Comité permanent de l’APN s’est réuni pour discuter l’Accord sur l’établissement de l’organisation internationale d’énergie de fusion ITER en vue de la mise en oeuvre conjointe du pojet ITER, qui a été signé par la Chine, l’Union européenne (UE), l’Inde, le Japon, la République de Corée, la Russie et les Etats- Unis en novembre 2006 en France.
Un accord relatif aux privilèges et immunités a aussi été soumis au Comité permanent de l’APN pour ratification. Les deux accords devraient être soumis au vote jeudi prochain.
Le projet ITER, avec un investissement de 11 milliards d’euro, est d’une durée de 35 ans se divisant en quatre phases, soient la construction, l’opération, l’exploitation et la dissolution des installations ITER.
La Chine devra prendre en charge 9,1% du budget total, équivalent aux charges financières partagées par cinq autres pays participants, tandis que l’UE payera 45,4% du budget, a précisé Wan Gang, ministre des Sciences et Technologies du pays.
Source Xinhua
Nouvel imprévu pour le grand projet chinois d’Areva août 24, 2007
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La Chine a décidé de construire elle-même 4 réacteurs nucléaires classiques à Yangjiang, au lieu des 2 EPR qu’Areva comptait y installer. Ces deux réacteurs pourraient finalement être bâtis dans une autre ville de la même région. Une lettre d’intention est en cours de négociation.
Areva espère plus que jamais vendre bientôt à la Chine deux EPR, ses réacteurs nucléaires de nouvelle génération. Mais si les négociations franco-chinoises paraissent entrées dans la dernière ligne droite, le projet a été retouché il y a quelques semaines, et les deux réacteurs ne seront pas construits sur le site initialement prévu. Au départ, ils étaient destinés à Yangjiang, dans le Guangdong. Après la validation de l’accord et l’approbation du nouveau site par les autorités centrales chinoises, les EPR pourraient finalement être installés dans une autre ville de la même région, Taishan, située au sud du très industrieux delta de la rivière des Perles, non loin de Macao et de Hong Kong, a-t-on appris hier de sources françaises et chinoises.
Au niveau politique, la lettre d’intention portant sur ce contrat est « en cours de cadrage » et pourrait être signée par la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, dans les semaines à venir, indique-t-on à Paris. Une étape indispensable avant la signature du contrat industriel proprement dit.
Pourquoi ce changement de localisation ? Après avoir confié à Westinghouse, en décembre dernier, la fourniture de quatre réacteurs de troisième génération, les autorités chinoises ont dû légèrement modifier leurs plans en matière nucléaire.
10 milliards de dollars d’ici à 2010
Ayant préparé et entretenu depuis 2005, à Yangjiang, un impressionnant site pour accueillir des réacteurs de troisième génération, les autorités du Guangdong ont plaidé, auprès de Pékin, pour une utilisation plus rapide de la zone, située dans une région très gourmande en électricité. Sans attendre la fin du développement de l’AP1000 américain, ou la finalisation des pourparlers avec Areva, elles ont donc initié, à Yangjiang, l’installation de quatre réacteurs de deuxième génération qui devraient permettre à la province de tenir son calendrier de développement nucléaire.
Poumon industriel du pays, le Guangdong se propose de porter sa capacité nucléaire installée de 4.000 mégawatts à 24.000 mégawatts d’ici à 2020. Pour tenir ce rythme et bâtir de nouvelles centrales, la province aurait prévu de dépenser près de 10 milliards de dollars d’ici à 2010 et compte couler les premiers bétons dès l’an prochain à Yangjiang.
N’ayant pas renoncé aux EPR, la province et China Guangdong Nuclear Power Company (CGNPC), le pilote public des plus grands projets nucléaires chinois, ont proposé, dans la même région, un autre site susceptible d’accueillir les deux réacteurs français, celui de Taishan. « Le nouveau site est très intéressant et ne bouleverse en rien le cours des négociations », commentait, hier, un proche du dossier. Des discussions « avancées » se poursuivent, assurait de son côté Areva pour apaiser les états-majors industriels et politiques français.
Car l’association française Sortir du nucléaire, qui a dévoilé hier l’abandon du site initial, a une autre lecture des faits. « Habitués à laisser un peu d’espoir à leurs “partenaires”, les Chinois évoquent l’hypothèse que les deux EPR soient installés à Taishan, note l’organisation antinucléaire. Mais Areva ferait bien de ne pas se faire d’illusion : même à prix cassé, les Chinois ne veulent pas de l’EPR… Il est clair que, constatant les graves déconvenues d’Areva - deux ans de retard et 1,5 milliard d’euros de pertes - sur le chantier du seul EPR qu’elle ait réussi à vendre, à la Finlande, plus aucun pays ne veut de ce réacteur. » Une analyse qu’Areva contredit évidemment en totalité.
Source Les Echos
L’Arabie saoudite veut devenir un grand du raffinage août 24, 2007
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L’Arabie saoudite ne veut pas seulement produire du brut. De plus en plus, la principale éponge à pétrole de la planète souhaite s’intégrer en aval et transformer sur place une partie de son or noir. Les dernières décisions prises par Riyad le confirment : le pays entend développer ses installations de raffinage à marche forcée. L’objectif officiel consiste à augmenter sa capacité de 80 % en cinq ou six ans, pour la porter à 3,8 millions de barils par jour. Avec à la clef des investissements évalués au bas mot à 18 milliards de dollars…
Un volontarisme qui nécessite de faire appel plus qu’auparavant à des partenaires étrangers. La compagnie nationale Aramco a beau être le premier groupe pétrolier mondial, elle ne peut pas faire tout toute seule. Elle vient ainsi de lancer un appel d’offres auprès de cinq sociétés d’ingénierie (Foster Wheeler, JGC, KBR, SNC-Lavalin et WorleyParsons) pour construire une nouvelle unité de 400.000 barils par jour sur le site Ras Tanura, où se trouve déjà la plus grande installation de raffinage du pays. Les sociétés en lice doivent remettre leurs offres à la mi-septembre. Compte tenu de l’envolée des tarifs dans le secteur, l’usine pourrait coûter 7 à 8 milliards de dollars.
Autre mégaprojet : la création d’une raffinerie sur un site totalement nouveau, à Jizan, un port de la mer Rouge. Pour la première fois, Aramco ne sera pas associé à l’exploitation de ce complexe. Il sera construit et géré par des acteurs privés, a réaffirmé cette semaine le ministère du Pétrole et des Ressources minérales. Cinquante sociétés ont déjà été préqualifiées : 8 entreprises saoudiennes et 42 groupes internationaux, dont toutes les majors comme Exxon, Shell ou Total. L’appel d’offres devrait être lancé d’ici à la fin de l’année, afin de désigner un consortium associant saoudiens et étrangers. Dans la même logique, Aramco a déjà signé des accords pour construire deux raffineries à Jubail et Yanbu, en association avec Total pour l’une, ConocoPhillips pour la deuxième.
Capter de la valeur ajoutée
Au sein de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), l’Arabie saoudite est clairement le pays le plus offensif en matière de raffinage. Mais la tendance est générale. « Entre la fin 2005 et la fin 2011, les projets des pays membres devraient augmenter la capacité de raffinage de 5,9 millions de barils par jour », soit 60 %, explique le cartel. Déjà passée d’environ 6 % à 11 % en vingt-cinq ans, la part de l’Opep dans la production d’essence, de gazole, etc., devrait donc grimper encore plus. Il s’agit de répondre à la pénurie actuelle de raffineries dans l’ensemble du monde, de capter une part accrue de la valeur ajoutée, et de rendre les pays concernés un peu moins dépendants à l’égard des cours du brut. Au total, l’Opep chiffre les investissements nécessaires à 66 milliards de dollars. Une facture qu’avec les revenus qu’ils engrangent en ce moment, les pays concernés ont largement les moyens d’acquitter.
Source les Echos
PNiG Krakow cherchera du pétrole et du gaz au Kazakhstan et à Komi août 24, 2007
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La société polonaise d’exploration et d’extraction de pétrole brut et de gaz naturel Poszukiwania Nafty i Gazu Krakow (PNiG Krakow) a obtenu une commande de la société domestique de commerce de pétrole et de gaz Petrolinvest pour des explorations de pétrole brut et de gaz naturel au Kazakhstan et à Komi, a annoncé le quotidien local Rzeczpospolita le 22 août 2007.
PNiG Krakow a déjà signé un contrat pour les travaux avec la société polonaise-kazakhe EmbaJugNieft, qui est contrôlée à 50 % par Petrolinvest,. On s’attend à ce que le forage commence en septembre 2007 près de Tengiz, le sixième plus grand gisement de pétrole à terre du monde.
PNiG Krakow est présent sur le marché de Kazakhstan depuis neuf ans, où il coopère avec les géants mondiaux Chevron, Petro Kazachstan, KazMunaiGaz, KKM, Caspian Gas, Emir Oil et Ken-Sary.
Petrolinvest prévoit des investissements valant plus de $ 215 millions (159,5 millions d’euros) pour des explorations de pétrole brut et de gaz. Environ 106 millions de zlotys polonais ($ 37,2 millions/27,6 millions d’euros) viendront des revenus augmentés au début de la Bourse de Varsovie en juillet 2007. Le reste sera couvert par des prêts bancaires. La société peut aussi réaliser une émission d’actions à la fin de 2007 et au début de 2008.
source IEF
Le Kazakhstan veut remettre la main sur sa fortune pétrolière août 24, 2007
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L’AUTOMNE sera chaud au Kazakhstan. L’été n’est pas terminé qu’Astana fait encore monter la température en menaçant d’exiger l’arrêt des travaux de Kashagan, l’énorme gisement pétrolier découvert en 2000 dans la partie nord de la mer Caspienne. ENI, l’opérateur italien du projet le plus coûteux de l’histoire du pétrole, aurait enfreint la législation kazakhe sur l’environnement. Nul besoin d’être expert pour comprendre que le motif masque un différend financier, à l’image de celui qui a opposé la Russie à Shell, l’an dernier, au sujet de Sakhalin-2. Les Kazakhs ne cachent guère leurs intentions.
Fin juillet, le premier ministre, Karim Massimov, invoquait non pas l’environnement mais l’énorme augmentation du coût de développement du champ - entre le double et le triple du montant envisagé au départ - et les cinq ans de retard dans la mise en production de Kashagan (elle devait débuter en 2005), pour réclamer le quadruplement de la part des profits de son pays, initialement de 10 % dans le PSA ( Production Sharing Agreement ). Une négociation musclée s’engage pour les partenaires du consortium, dont Total, ENI, Shell et Exxon Mobil détiennent 18,52 % des parts chacun, tandis que ConocoPhillips en possède 9,26 %, KazMunaiGaz, la société nationale pétrolière kazakhe, et Inpex 8,33 %. La production est attendue en 2010 Le Kazakhstan profite évidemment de sa position d’État souverain, très courtisé par les pétroliers du monde entier, pour tenter d’encaisser ses pétrodollars au plus vite. « Les Kazakhs vont lancer un audit, officiellement pour comprendre le pourquoi de la hausse du coût du projet. En réalité, ils cherchent surtout des arguments pour ne pas payer leur part et augmenter leurs profits », pense, à Almaty, sous couvert d’anonymat, le cadre d’une des majors qui ont dû s’associer pour exploiter la plus grosse découverte d’or noir des trois dernières décennies. « Cela nous inquiète d’autant plus que la facture est déjà tellement élevée qu’elle menace l’économie du projet », ajoute-t-il. Mais les autorités kazakhs semblent aussi craindre de voir les profits de Kashagan leur échapper à force d’attendre l’arrivée des premiers barils, aujourd’hui espérés fin 2010, lorsque le cours du brut ne sera peut-être plus de 70 dollars l’unité. Symbole de la ruée vers l’or noir du début du XXI e siècle, Kashagan est particulièrement difficile à exploiter. « Ce qui le caractérise , c’est la combinaison de problèmes techniques. Tous sont maîtrisables en soi, même s’ils sont extrêmes. Notre vrai défi est de les surmonter ensemble », nous expliquait un ingénieur du chantier, il y a quelques mois, au beau milieu de la Caspienne gelée. Tout y est, faible profondeur de l’eau à cet endroit de la mer, ce qui engendre de gros soucis de gestion des masses de glace, pression record de 800 bars, forage à 4 500 mètres de fond, présence de soufre importante, et donc dangereuse… La facture passe de 37 à 100 milliards d’euros Résultat : le Kazakhstan devra patienter avant de faire son entrée, espérée en 2015, parmi les dix plus gros exportateurs de brut du monde. En attendant, la facture s’alourdit terriblement. 37, 55, voire 100 milliards d’euros pour exploiter les 9 à 13 milliards de barils récupérables, à raison d’une production à terme de 1,2 à 1,5 million de barils par jour (l’équivalent de ce qu’exporte actuellement le Kazakhstan). Un groupe comme Total, par exemple, joue gros. Avec les 18,52 % qu’il détient dans le consortium, le pétrolier et gazier français récupérera environ 250 000 barils par jour de Kashagan, soit 10 % de la production du groupe. Invariablement, les porte-parole des majors d’ Agip KCO se refusent aux commentaires ces jours-ci. Même pour expliquer les « bonnes » raisons de l’augmentation du coût de mise en production de Kashagan. « La hausse considérable ces dernières années du prix des services pétroliers en général, d’un côté, notre meilleure connaissance du gisement, de l’autre, nous ont aussi amenés à réévaluer le coût de Kashagan. Cela ne peut être imputé à la faute de personne », nous expliquait il y a quelques semaines une personne très proche du dossier. Mais les Kazakhs ne veulent rien entendre. « Nous sommes très déçus de la manière dont est mené ce projet. Si l’opérateur ne peut pas régler ces problèmes, nous n’excluons pas d’en changer », a déclaré M. Massimov. « Qui relèvera le défi ? », demandent les partenaires de Kashagan. Personne n’a envie de payer pour les autres, d’autant qu’aucun n’est sûr de faire mieux qu’ ENI.
Source Le Figaro
L’Equateur et la Corée du Sud renforcent leurs relations énergétiques août 24, 2007
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Des représentants des gouvernements équatorien et sud-coréen se sont rencontrés jeudi dans la capitale équatorienne de Quito, pour discuter du renforcement de la coopération des deux pays dans le domaine énergétique.
Le ministre équatorien de l’Energie et des Mines Galo Chiriboga a rencontré la délégation sud-coréenne conduite par l’ambassadeur Kyung Surk Kim et le ministre sud-coréen du Gaz, du Pétrole, du Commerce, de l’Industrie et de l’Energie, Lee Seung Woo.
Les deux parties ont montré un intérêt particulier sur le pétrole, le gaz et les mines, a dit le ministre équatorien de l’Energie et des Mines dans un communiqué.
M. Kim a fait savoir qu’une autre délégation du gouvernement sud-coréen se rendrait en visite à Quito en octobre pour ” formaliser la coopération énergétique entre les deux pays”.
M. Chiriboga a souligné l’importance des relations avec la Corée du Sud dans le domaine des combustibles fossiles, qui facilitera la coopération commerciale entre les deux pays.
Source Xinhua
