jump to navigation

Possible suspension de Kashagan pour motif écologique août 21, 2007

Posted by starbucker in Kazakhstan, Pétrole.
add a comment

Le ministre kazakh de l’Environnement, Nurlan Iskakov, a déclaré mardi que l’exploitation, par Agip KCO, du champ pétrolier offshore géant de Kashagan pourrait être suspendue pour cause d’infraction à la loi sur l’environnement, a rapporté mardi l’agence de presse Interfax.

Agip KCO, l’opérateur du champ, est détenu par Eni, Total SA . ExxonMobil  et Royal Dutch Shell , à hauteur de 18,52% chacun, par ConocoPhillips  à hauteur de 9,26%, et par Inpex et KazMunayGas à hauteur de 8,33% chacun.

Selon Interfax, N.Iskakov aurait évoqué durant une réunion du gouvernement kazakh l’éventualité d’une “suspension totale” du développement du champ, ajoutant qu’un audit était en cours. “Nous avons toutes les raisons de penser que l’opérateur ne se conforme pas à la législation kazakhe sur l’environnement”, aurait-il affirmé.

Selon l’agence de presse locale Kazakhstan Today, N.Iskakov aurait déclaré que son ministère était “obligé de revenir sur l’autorisation (de développement du champ) car une poursuite de l’exécution du projet causerait des dommages écologiques irréversibles”.

N.Iskakov a précisé qu’il avait déjà informé le parquet et le ministre de l’Energie de la situation, et que la décision finale relevait de ce dernier.

Fin juillet, Eni avait informé le gouvernement kazakh que le début de la production du champ kashagan était reporté de 2008 à 2010 du fait de problèmes techniques et de l’augmentation des coûts du projet. Le premier ministre kazakh, Karim Masimov, avait alors menacé Eni de lui retirer la concession du champ.

Kashagan recèlerait 13 milliards de barils de pétrole disponibles, selon les estimations.

Source DJ

Irak-Un nouvel oléoduc dans le Nord pour exporter via la Turquie août 21, 2007

Posted by starbucker in Irak, Turquie, oléoduc.
add a comment

L’Irak compte reprendre d’ici quelques semaines ses exportations de pétrole via la Turquie grâce à l’achèvement dans le nord du pays d’un nouvel oléoduc d’une capacité d’un demi-million de barils par jour, a déclaré mardi le ministre irakien du Pétrole.

Le pipeline relie, sur un peu plus d’une centaine de kilomètres, les gisements de Kirkouk au centre de raffinage de Baïdji, a déclaré à Reuters Husseïn al Chahristani, à l’occasion d’une visite en Syrie.

L’entrée en service de ce tronçon d’oléoduc permettra de porter le niveau des exportations de pétrole irakiennes de 1,7/1,8 million de bpj - niveau de juillet - à quelque 2,2 millions de bpj, a ajouté Chahristani.

Il a précisé que plusieurs milliers d’hommes d’une nouvelle force de sécurité assureraient la sécurité du pipeline pour prévenir les sabotages qui, à raison de deux par semaine en moyenne, ont pratiquement tari depuis 2003 les exportations du Nord vers le port turc de Ceyhan.

Dans le Sud, où la situation est plus stable, Chahristani a déclaré que l’Irak achevait de négocier la construction d’un oéloduc d’une capacité de 100.000 bpj reliant Bassorah au port iranien d’Abadan, qui devrait prendre un an.

La plupart des exportations actuelles de l’Irak s’effectuent actuellement à partir du terminal de Bassorah et transitent par le Golfe.

 

Source Reuters

L’Algérie veut exploiter l’énergie solaire août 21, 2007

Posted by starbucker in Algérie, Energie.
add a comment

Consciente que ses ressources en pétrole et en gaz naturel ne sont pas inépuisables, l’Algérie ambitionne d’exploiter à une échelle industrielle le généreux soleil qui inonde son territoire, pour ses propres besoins en énergie mais aussi pour l’exportation vers l’Europe.

La construction d’une première centrale hybride, utilisant le soleil et le gaz naturel pour produire 150 mégawatts, a commencé le mois dernier à Hassi R’mel, à 420 kilomètres au sud d’Alger. Elle utilisera 180.000 mètres carrés de miroirs paraboliques géants, soit l’équivalent de 45 stades de football, pour générer 25 mégawatts. Selon les experts, il s’agit de la première centrale à combiner turbines à gaz et à vapeur avec l’énergie solaire.

L’ouvrage devrait être prêt en 2010, et l’objectif sera ensuite d’exporter 6.000 mégawatts d’énergie solaire en Europe d’ici 2020. Soit un dixième de la consommation actuelle d’électricité de l’Allemagne.

“Notre potentiel en énergie solaire thermique représente quatre fois la consommation énergétique mondiale”, affirme Tewfik Hasni, dirigeant de New Energy Algeria (NEAL), compagnie fondée par le gouvernement algérien en 2002, pour développer les énergies renouvelables.

Restent des obstacles financiers et technologiques majeurs. Les partisans de l’énergie solaire estiment qu’il faudra dix ans pour qu’elle devienne compétitive économiquement. Mais sur fond de changement climatique et de déclin annoncé des énergies fossiles, des projets qui auraient jadis semblé relever de la science-fiction apparaissent de plus en plus crédibles.

Deuxième pays d’Afrique par la taille, dont plus des quatre cinquièmes du territoire sont désertiques, l’Algérie reçoit assez de soleil pour couvrir 60 fois les besoins de l’Europe de l’Ouest, selon le ministère algérien de l’Energie.

“Le potentiel solaire de l’Algérie est énorme car le rayonnement solaire est élevé et il y a beaucoup de terrain pour des centrales solaires”, résume Eduardo Zarza Moya, expert du CIEMAT, le Centre de recherche public espagnol sur l’énergie. “Le prix du terrain est bas et il y a également de la main d’oeuvre.”

L’Algérie utilise déjà des panneaux solaires photovoltaïques pour approvisionner en électricité 18 villages isolés du Sahara et des installations similaires devraient alimenter 16 autres localités d’ici 2009.

Dans le cas de Hassi R’Mel, il s’agit de produire du courant à grande échelle. Cette première centrale hybride, pour un total de quatre prévues, utilisera le gaz naturel, abondant en Algérie, en complément du soleil pour maintenir la production la nuit et par temps nuageux. Le complexe produira du courant pour la consommation intérieure et abritera un centre de recherche pour étudier les moyens de réduire les coûts de l’énergie solaire.

La firme espagnole Abener, qui a remporté un appel d’offres pour construire avec NEAL ce site évalué à 425 millions de dollars (310 millions d’euros), en détiendra 66%.

Les centrales hybrides utiliseront la technologie dite de la concentration de l’énergie solaire (CSP) dans laquelle les rayons du soleil chauffent des fluides pour faire fonctionner une turbine produisant de l’électricité.

Le système est considéré comme moins cher et avec une plus grande capacité de stockage pour la production à grande échelle que la technologie photovoltaïque, qui convertit directement la lumière du soleil en électricité. L’Algérie espère construire trois autres centrales hybrides générant 400 mégawatts chacune d’ici 2015.

Les experts croient dans le solaire sur le long terme. Selon Franz Trieb, de l’Agence spatiale allemande à Stuttgart, d’ici 2020 le coût de la collecte de l’énergie solaire pourrait être équivalent à payer le baril de pétrole seulement 15 dollars. “En 2020, nous aurons une capacité considérable de CSP installés dans le monde et cela conduira à des réductions de coûts”, dit-il. Les systèmes de distribution “augmenteront un peu le coût mais pas trop”.

Selon l’Agence internationale de l’énergie, les énergies renouvelables, à l’exception de l’hydroélectricité, représentent seulement 2% de l’électricité mondiale. Mais si les énergies fossiles devraient rester dominantes au moins jusqu’en 2030, les investissements dans les renouvelables sont passées de 80 milliards de dollars (58 mds d’euros) en 2005 à 100 milliards (73 mds d’euros) en 2006 dans le monde, selon le Programme des Nations unies pour l’environnement.

 

Source AP

En Asie centrale, Pékin et Moscou se posent en rivaux de Washington août 21, 2007

Posted by starbucker in Chine, Etats-Unis, Géopolitique, Russie.
add a comment

L’Organisation de coopération de Shanghai, réunie jeudi et vendredi dernier pour son 7e sommet annuel, s’est engagée à accélérer sa coopération en matière de sécurité et d’énergie. Elle a également lancé en direction des Etats-Unis un avertissement contre toute tentative de créer « un ordre mondial unipolaire ».

Le président chinois, Hu Jintao, et son homologue russe, Vladimir Poutine, vendredi, lors des manoeuvres militaires organisées dans l’Oural. L’occasion d’une démonstration de force pour les deux anciens frères ennemis.

Comme prévu, énergie et sécurité ont été les thèmes clefs du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), à Bichkek, au Kirghizstan, qui a été ponctué de remarques voilées contre les Etats-Unis et suivi vendredi de gigantesques manoeuvres militaires dans l’Oural. Les présidents russe, Vladimir Poutine, et chinois, Hu Jintao, ainsi que les chefs d’Etat du Kazakhstan, d’Ouzbékistan, du Tadjikistan et du Kirghizstan ont signé une dizaine de documents, ainsi qu’un accord global de « bon voisinage, d’amitié et de coopération » prévoyant le renforcement de la lutte contre le terrorisme et le trafic de drogue, la création d’un « club énergétique » et l’intégration économique de la région.

Fidèle à sa réputation d’organisation vouée à contrer l’influence américaine dans la région, l’OCS a lancé, dans son communiqué final, un avertissement contre toute tentative de créer un « ordre mondial unipolaire ». Un message à l’attention des Etats-Unis, encore locataires d’une base militaire au Kirghizstan (après s’être fait expulser d’Ouzbékistan en 2005) et engagés aux côtés de l’Europe dans une lutte d’influence acharnée, contre la Chine et la Russie, pour l’accès aux vastes ressources énergétiques de l’Asie centrale.

Vladimir Poutine a pesé de tout son poids pour la mention d’un « club énergétique » dans le communiqué, sans obtenir cependant la signature d’un accord séparé et détaillé. Les principes énoncés de ce club consisteraient à donner plus de poids aux membres observateurs de l’OCS (Inde, Pakistan, Iran et Mongolie), à unifier les tarifs au sein de l’organisation et à défendre les intérêts des pays producteurs et consommateurs à la fois sur les marchés intérieurs et extérieurs. Alors que l’idée de cartel gazier, avancée par Vladimir Poutine lui-même, avait déjà suscité l’inquiétude des pays consommateurs occidentaux, un tel club pourrait fortement contredire leurs intérêts et plus particulièrement ceux des Etats-Unis, suggère le spécialiste de la région Nicolas Gvosdev dans la revue en ligne américaine « National Interest » : « Si un tel club est créé, les Etats-Unis auront beaucoup plus de difficultés à isoler économiquement l’Iran, à réduire l’influence de la Russie sur les ressources énergétiques de l’Asie centrale, et à influencer le montant des réserves de dollars de la Chine, dans l’hypothèse où les prix de l’énergie ne seraient plus fixés en dollars. »

Divergences et rivalités

Signe de l’influence croissante de l’OCS et de ses ambitions géopolitiques, le nombre de dignitaires présents à Bichkek : 1.500 personnes, dont 10 chefs d’Etat, parmi lesquels l’ennemi juré de George Bush, l’Iranien Mahmoud Ahmadinejad, mais aussi son allié afghan, Hamid Karzaï, invité d’honneur, tout comme le nouveau président du Turkménistan (le pays le plus riche en gaz de la région), Gourbangouly Berdymoukhamedov. « L’Organisation de coopération de Shanghai a clairement pour ambition de devenir le deuxième pôle d’influence dans le monde, même si cela doit prendre vingt ou trente ans », rappelle Andreï Grozine, directeur du département de l’Asie centrale de l’institut de la CEI à Moscou.

Les déclarations de Hu Jintao et de Vladimir Poutine ont pourtant clairement laissé apparaître divergences et rivalités entre les deux poids lourds de ce club eurasiatique, censé symboliser le rapprochement des deux anciens ennemis. Tandis que le président chinois a axé ses interventions sur l’intégration économique de la région, qu’il a appelé « à accélérer », Vladimir Poutine a préféré un discours sécuritaire plus agressif, avant d’annoncer en grande pompe la reprise des vols stratégiques de bombardiers (capables de porter des têtes nucléaires), abandonnés après la fin de la guerre froide faute de moyens.

La Chine pousse ses pions

Après la promesse d’investissements chinois massifs dans un projet ferroviaire entre le Kirghizstan et la Chine, Vladimir Poutine s’est empressé d’annoncer, à la surprise générale, des investissements à hauteur de 2 milliards de dollars dans la petite république d’Asie centrale, sans donner de précisions.

Pékin, qui avance méthodiquement ses pions en Asie centrale, tout en courtisant Moscou et ses immenses réserves énergétiques indispensables à sa croissance économique de 10 % par an, a pris une longueur d’avance sur son allié samedi. Hu Jintao a confirmé le projet de construction d’un gazoduc entre le Turkménistan et la Chine via le Kazakhstan, dont la capacité prévue de 30 milliards de mètres cubes de gaz par an compromet les engagements turkmènes, de 50 milliards de mètres cubes par an, auprès de Moscou. Le leader chinois a aussi scellé un accord stratégique avec Noursoultan Nazarbaïev pour la construction d’une extension à l’oléoduc Atasu-Alashankou (capacité prévue de 10 millions de tonnes), qui permettra d’assurer 5 % de la consommation chinoise.

 

Source Les Echos

La Turquie joue la carte énergétique dans ses négociations d’adhésion avec Bruxelles août 21, 2007

Posted by starbucker in Energie, Turquie, UE.
add a comment

Le transit d’hydrocarbures par la Turquie place Ankara au coeur d’enjeux énergétiques avec l’Union européenne, qui pourrait ainsi réduire sa dépendance vis-à-vis du géant russe. Mais Moscou constitue un rival à ne pas négliger et pourrait perturber le jeu de la Turquie.

A l’heure où elle choisit son président, la Turquie entend profiter de sa situation géographique pour tirer son épingle du jeu énergétique qui a pour objectif l’approvisionnement de l’Europe. De l’acheminement des hydrocarbures d’Asie centrale à ceux du Proche et Moyen-Orient, Ankara dispose, en effet, d’atouts considérables. Mais le géant russe constitue un partenaire à ne pas négliger et pourrait perturber le jeu de la Turquie.

Disposant déjà d’oléoducs et de gazoducs traversant son territoire, la Turquie est tentée de profiter de cet état de fait pour peser dans ses négociations d’adhésion avec l’Union européenne (UE). Ce que confirme Salomé Zourabichvili, ancienne ministre des Affaires étrangères de Géorgie. « La Turquie réoriente aujourd’hui sa stratégie européenne à travers l’énergie, estime-t-elle. Au lieu de chercher à prouver qu’elle est européenne par un bon comportement en matière de droits de l’homme, elle est en train d’acquérir un rang qui la mettrait en position d’exiger. Cela se fait très habilement. »

Ankara semble même tenté de jouer le coup de poker : l’adhésion ou rien. Le 5 juin dernier lors de la conférence sur l’énergie organisée par la Commission européenne et le gouvernement turc à Istanbul, le ministre de l’Economie et négociateur en chef d’Ankara avec l’UE, Ali Babacan, réclamait l’ouverture « dans les plus brefs délais » du chapitre relatif à l’énergie dans les négociations d’adhésion. Hilmi Güler, le ministre turc de l’Energie, lui, refusait l’invitation d’adhérer à la Communauté européenne de l’énergie. Le calcul est simple. Si la Turquie signait ce traité, elle intégrerait l’acquis communautaire et offrirait donc à l’Europe toutes les garanties de sécurité pour le transit du gaz. Elle n’aurait alors plus aucun atout énergétique à faire jouer dans le processus d’adhésion. L’Union n’a cependant pas cédé au « chantage », l’énergie ne faisant pas partie des deux nouveaux chapitres ouverts à la fin juin dans les négociations d’adhésion.

L’enjeu est de taille. Un transit d’hydrocarbures garanti par la Turquie permettrait à l’Europe de réduire sa dépendance vis-à-vis des hydrocarbures russes qui, en 2005, ont fourni 25 % de la consommation européenne en gaz. La crise russo-ukrainienne de 2006 a illustré les risques de cette dépendance. D’autant plus que la consommation européenne en gaz devrait augmenter de 50 % d’ici à 2020, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Olli Rehn, le commissaire européen chargé de l’Elargissement, estime, lui, que d’ici à 10 ans de 10 à 15 % du gaz consommé en Europe pourrait être acheminé via la Turquie, géographiquement proche de pays possédant plus de 70 % des réserves d’hydrocarbures connues (pays d’Asie centrale, Iran, Irak). La mise en service de l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC) par un consortium américano-européen en 2006 est l’illustration parfaite de cette stratégie. L’UE soutient désormais le projet de gazoduc Nabucco, visant à fournir le marché européen en gaz naturel de la mer Caspienne et du Moyen-Orient en reliant directement les champs azéris à l’Autriche. A terme le gazoduc devrait être relié aux champs iraniens, voire irakiens.

Les atouts de la Russie

Reste que la Russie compte défendre sa place de premier fournisseur d’hydrocarbures de l’UE. Et Moscou dispose de sérieux atouts. D’une part, les Turcs dépendent eux aussi du gaz russe pour près de 60 % de leur consommation. La Turquie ne souhaite donc pas mettre en danger ses relations avec son potentiel « rival de transit » et doit jouer finement avec son principal fournisseur. D’autre part, le monopole semi-public russe Gazprom a multiplié les accords ces derniers mois pour renforcer son réseau en Europe. Le protocole signé fin juin avec la compagnie italienne ENI prévoit la construction en trois ans du gazoduc South Stream qui s’affiche clairement comme le concurrent de Nabucco. Gazprom a par ailleurs passé des accords avec les compagnies d’hydrocarbures autrichienne OMV et hongroise MOL qui ne font qu’accroître leur dépendance vis-à-vis du géant russe.

La Russie s’est également assurée d’un acheminement privilégié des hydrocarbures kazakhs et turkmènes en mai dernier en convenant d’un accord de construction d’un gazoduc le long du littoral caspien. Cette victoire diplomatique ne verrouillera cependant pas complètement ce marché d’approvisionnement aux Européens. Le Kazakhstan et le Turkménistan cherchent à s’émanciper des prix bas appliqués par les Russes. La contre-attaque russe pourrait bien mettre en péril la diversification énergétique européenne et l’atout géostratégique turc.

 

Source Les Echos

Pétrole : les nouveaux tankers arrivent, les prix du transport chutent août 21, 2007

Posted by starbucker in Pétrole.
add a comment

Les prix d’utilisation des navires pétroliers viennent de tomber à leur plus bas niveau depuis quatre ans. La conséquence à la fois d’une demande un peu affaiblie et de l’arrivée d’une série de nouveaux tankers. Ce n’est qu’un début : l’an dernier, pas moins de 720 pétroliers ont été commandés.

La baisse des tarifs d’utilisation des tankers est d’autant plus frappante que les prix du fret pour les autres types de navires (graines, ciment…) atteignent au contraire des sommets.

La situation peut paraître paradoxale. Jamais le monde n’avait consommé autant de pétrole. Jamais, surtout, il ne s’était échangé autant de brut et de produits raffinés, les volumes exportés connaissant actuellement une croissance soutenue. Et pourtant les tarifs d’utilisation des navires qui, à côté des oléoducs, assurent une bonne part de ce transport sont en chute libre. Sur la plupart des grandes routes maritimes, ils sont tombés à leur point le plus bas depuis des années.

A Londres, l’indice Baltic Dirty Tanker, qui sert de référence pour les prix du transport de brut, est ainsi revenu hier à 817 points, son plus faible niveau depuis août 2003. C’est 48 % de moins qu’il y a un an et quatre fois moins que le sommet touché en novembre 2004. Un plongeon d’autant plus frappant que les prix du fret pour les autres types de navires, ceux qui transportent des graines ou du ciment par exemple, atteignent au contraire des sommets.

Parmi les professionnels, le phénomène suscite un débat. « Pour moi, la baisse est avant tout conjoncturelle », analyse Patrick Decavèle, le patron de Broström Tankers en France. Le recul des taux de fret, assez classique durant l’été, a visiblement été accentué cette année par un affaiblissement de la demande. « L’hiver n’a pas été très froid, ce qui a calmé la consommation et permis de reconstituer les stocks », note Patrick Decavèle. Aucune urgence, donc, à affréter des navires pour alimenter des clients en manque.

En Europe comme en Asie, « pas mal de plates-formes et de raffineries sont arrêtées pour maintenance, de façon plus ou moins programmée, ce qui réduit aussi les besoins de transport », ajoute-t-on chez Total. L’Opep a également diminué sa production.

Des commandes record

« En fait, le marché est très calme, résume un expert du courtier d’affrètement maritime Barry Ragliano Salles. Pendant plusieurs années, il a été soutenu par une série d’ouragans, de guerres et autres événements exceptionnels qui allongeaient les trajets. Pendant les grèves au Venezuela, par exemple, les Etats-Unis étaient obligés de charger leur brut non plus à six jours de voyage, mais en Corée ou dans le Golfe, à vingt et un jours. Aujourd’hui, tout marche un peu trop tranquillement, et cela pèse sur les tarifs… »

Cela pèse d’autant plus que le nombre de navires disponibles se révèle, lui, en forte hausse. Aux yeux de John Kartsonas, analyste chez Citigroup, c’est ce facteur structurel qui explique le recul des taux de fret, bien plus que la baisse saisonnière de la demande. Comme lors du premier choc pétrolier, dans les années 1970, la hausse des cours du brut, conjuguée avec la future interdiction des navires à simple coque, a en effet incité la filière à mettre en chantier un nombre impressionnant de tankers. Environ 720 ont été commandés l’an dernier, un record absolu, contre 250 seulement l’année précédente, selon les pointages de McQuilling Services. Les premiers navires de cette nouvelle vague arrivent tout juste. A l’image du « Aleksey Kosygin », l’un des plus grands bateaux de l’histoire de la flotte russe, qui vient d’être livré par Daewoo à la compagnie Sovcomflot.

Tout dépendra des armateurs

Résultat de cet afflux, alors que la demande reste stable : pour les supertankers de 200.000 à 300.000 tonnes, « le taux de disponibilité des navires est à son sommet depuis dix ans », relève John Kartsonas. Ce qui explique la baisse des tarifs. Selon lui, le mouvement devrait se poursuivre « au moins jusqu’à la fin de la décennie », car c’est surtout en 2008 et 2009 qu’arrivera la grande masse des tankers.

Beaucoup dépendra, en fait, du futur comportement des armateurs. S’ils gardent leurs bateaux anciens le plus longtemps possible, le marché risque de rester engorgé. « Mais certains, anticipant l’interdiction des «simple coque», ont déjà décidé de reconvertir leurs vieux pétroliers pour transporter non plus du brut, mais du vrac sec, indique-t-on chez Barry Rogliano Salles. D’autres partent à la casse. Cela devrait assainir le marché. »

 

Source Les Echos

Toshiba doit participer à un projet de mines d’uranium en République du Kazakhstan août 21, 2007

Posted by starbucker in Japon, Kazakhstan, Uranium.
add a comment

Toshiba Corporation a annoncé aujourd’hui la participation prochaine du groupe au projet Kharassan de mines d’uranium du Kazakhstan, un nouveau projet de développement dans le sud du pays, à l’initiative de Kazatomprom (ci-après, KAP), une entreprise publique du Kazakhstan. La participation de Toshiba s’inscrit dans sa politique d’accroissement de son activité dans le domaine de l’énergie nucléaire.

Le projet de Kharassan est à l’initiative de deux sociétés associées à KAP, Kyzylkum LLP et Baiken-U LLP. L’excavation d’essai du minerai d’uranium doit commencer dans le courant de l’année et la production devrait atteindre environ 5 000 TU (tonnes d’uranium) par an d’ici 2014. Des sociétés japonaises ont acquis des intérêts indirects dans Kyzylkum et Baiken-U et auront le droit de prétendre à un volume annuel total de 2 000 TU.

Toshiba va acquérir un intérêt indirect dans Kyzylkum et Baiken-U en prenant une participation de 22,5 % dans une société holding qui détient et contrôle partiellement Kyzylkum et Baiken-U. Cette opération va donner à Toshiba le droit à un maximum de 600 TU du Kharassan chaque année. La société holding est actuellement détenue conjointement par Marubeni Corporation, la compagnie d’énergie électrique de Tokyo, Chubu Electric Power Co., Inc. et Tohoku Electric Power Co., Inc.Toshiba sera le premier fabricant de systèmes électriques à participer au projet, ce qui permettra au groupe de participer à la fourniture stable de minerai concentré d’uranium aux centrales électriques nucléaires du Japon.

Le Japon et le Kazakhstan ont signé une charte de coopération pour l’énergie nucléaire en août 2006. En avril dernier, une mission du secteur privé-gouvernemental, dirigée par Monsieur Akira Amari, le Ministre de l’économie, du commerce et de l’industrie, s’est rendue au Kazakhstan et a confirmé le renforcement des relations de coopération entre les deux pays, notamment la garantie des ressources d’uranium pour le Japon et de la coopération technique. Toshiba faisait partie de la délégation et a signé la charte de coopération mutuelle avec KAP à l’époque.

En cultivant des relations de coopération avec d’autres acteurs clés, Toshiba compte réaliser la transition pour devenir un leader mondial du secteur de l’énergie nucléaire.

Le Pakistan va revoir le moratoire sur les essais nucléaires si l’Inde reprend ses essais août 21, 2007

Posted by starbucker in Inde, Nucléaire, Pakistan.
add a comment

Le Pakistan va revoir le moratoire sur les essais nucléaires si l’ Inde reprend ses essais (porte-parole) ISLAMABAD, 20 août (XINHUA) — Le Pakistan a averti lundi qu’il devrait revoir sa position sur le moratoire unilatéral sur les essais nucléaires si l’Inde reprenait ses essais nucléaires.

“Le Pakistan reçoit avec sérieux les assertions des responsables indiens sur la possibilité d’une reprise des essais nucléaires”, a déclaré à la presse la porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères Tasnim Aslam, lors d’un point de presse hebdomadaire à Islamabad.

Faisant référence aux communiqués publiés par New Delhi peu après l’accord indo-américain sur le nucléaire, elle a souligné que cela serait source de préoccupations à la fois pour le Pakistan et l’ensemble de la communauté internationale, car la capacité nucléaire de l’Inde sera renforcée par cet accord avec les Etats-Unis.

La reprise des essais nucléaires de l’Inde obligerait le Pakistan à revoir sa position et à agir pour ses intérêts nationaux, a souligné Mme Aslam.

Sur la décision de l’Australie de vendre de l’uranium à l’Inde, la porte-parole a indiqué que comme l’accord indo-américain, cet accord serait surveillé de près.

“Toute évolution de nature à perturber l’équilibre de l’Asie du sud est objet de préoccupation pour le Pakistan”, a-t-elle précisé.

Le Pakistan ne souhaite pas une course à l’armement nucléaire dans la région mais il veut maintenir un minimum de force de dissuasion crédible dans l’intérêt de l’équilibre stratégique, vital pour la paix, selon elle.

Elle a précisé que le Pakistan avait également des besoins énergétiques et que l’ouverture de centrales nucléaires faisait partie de ses plans dans ce domaine.

La porte-parole a rappelé l’engagement du Pakistan pour la non- prolifération.

Source Xinhua

Total participera pour 35% au bloc offshore vietnamien août 21, 2007

Posted by starbucker in France, Pétrole, vietnam.
add a comment

Total participera à hauteur de 35% dans le contrat de partage de production du bloc d’exploration offshore vietnamien 15-1/05, annonce lundi le groupe pétrolier dans un communiqué.

Total avait obtenu le 16 août le feu vert de l’Etat vietnamien pour rejoindre ce projet d’exploration aux côtés de l’entreprise publique Petrovietnam (40% du projet) et du sud-coréen SK Energy (25% du projet).

Le bloc 15-1/05 s’étend sur une surface de 3.840 kilomètres carrés et est situé à quarante kilomètres au large de la côte sud du pays dans le bassin de Cuu Long.

Les experts pétroliers jugent prometteur ce bloc car il est proche du gisement de Su Tu Den, le deuxième gisement du pays, qui produit quelque 60.000 barils par jour.

La production de Su Tu Den représente environ un cinquième de la production totale du Viêtnam, qui a augmenté en juillet de 11,8% pour atteindre 315.900 barils par jour.

Ce projet s’inscrit dans la stratégie de diversification des actifs de Total dans la région d’Asie et d’Extrême-Orient et “la première phase d’exploration devrait être lancée avant la fin de l’année”, précise Total dans un communiqué.

Source Reuters

L’électricité manque toujours à Gaza août 21, 2007

Posted by starbucker in Electricité, Israël.
add a comment

La bande de Gaza continuait de souffrir lundi d’importantes coupures de courant après l’arrêt de l’unique centrale électrique du territoire, une nouvelle source de conflit entre les islamistes du Hamas et le gouvernement palestinien de Salam Fayyad.

Dans de nombreuses localités, en particulier dans la ville de Gaza, les générateurs privés fonctionnent à plein régime dans les maisons et commerces pour préserver les stocks de produits frais.

Au coucher du soleil, les lampes à gaz et les bougies sont allumées.

“Notre vie devient de plus en plus difficile. Les frontières sont fermées, il n’y a plus de travail, et maintenant on nous coupe l’électricité. Demain, on va nous couper les aides”, affirme Oum Jaber, 40 ans, une habitante de Gaza.

Le terminal de Nahal Oz, où transite le fioul alimentant l’unique centrale qui fournit entre 25 et 30% de l’électricité de la bande de Gaza, a été fermé jeudi “pour des raisons de sécurité” par les autorités israéliennes.

Trois générateurs ont en conséquence cessé de fonctionner vendredi, et le dernier a été mis à l’arrêt dimanche, a indiqué le directeur de la centrale, Rafik Maliha.

L’Union européenne, qui finance l’achat de ce carburant, a cessé ses paiements à la compagnie privée israélienne Dor Alon, laquelle approvisionnait la bande de Gaza.

“Nous avons temporairement suspendu (le financement de) la fourniture de fioul pour des raisons de sécurité”, a déclaré dimanche soir à Bruxelles Antonia Mochan, porte-parole de la Commission européenne.

Avant le coup de force du 15 juin, qui a permis au Hamas de prendre le contrôle du territoire de Gaza, les Palestiniens réglaient leur facture d’électricité à leur compagnie publique, qui reversait ensuite ces sommes au ministère palestinien des Finances.

Depuis qu’ils ont pris le pouvoir, a assuré un haut responsable palestinien du gouvernement de Salam Fayyad, rival du Hamas, les islamistes ont remplacé le directeur de la compagnie, accusé de corruption, et ont cessé de reverser cet argent aux autorités de Ramallah (Cisjordanie).

L’UE, qui considère le Hamas comme une organisation terroriste, procède actuellement à une “évaluation sécuritaire” de l’approvisionnement en carburant qui devrait prendre “de 24 à 48 heures”, a indiqué Alix De Mauny, porte-parole de la Commission européenne à Jérusalem.

“Nous espérons ensuite reprendre le financement (de l’approvisionnement), mais cela dépendra du résultat de cette évaluation”, a-t-elle ajouté.

Pendant ce temps, les islamistes et le gouvernement de M. Fayyad s’accusent mutuellement d’avoir provoqué les coupures d’électricité, devenues une nouvelle pomme de discorde entre eux.

“Des semaines durant, nous avions prévenu que Gaza serait plongée dans l’obscurité si le Hamas persistait à conserver les millions collectés auprès de la population et à les distribuer à la Force exécutive (sa police, ndlr)”, a affirmé le ministre de l’Information Riyad al-Malki, depuis Ramallah.

Le Hamas a immédiatement riposté en donnant une conférence de presse à Gaza.

“Ils (les fidèles du président palestinien Mahmoud Abbas) ont accusé la Force exécutive de récupérer l’argent par la force pour servir ses propres intérêts, et ont accusé le Hamas d’utiliser l’argent de la compagnie (d’électricité) pour financer la résistance : tout cela vise uniquement à inciter les Européens à interdire l’approvisionnement en carburant”, a affirmé Yahya Moussa, un député du Hamas.

Depuis le 15 juin, le Hamas accuse régulièrement M. Abbas et le gouvernement de Salam Fayyad de pousser la communauté internationale à exercer des pressions afin qu’il renonce au pouvoir à Gaza.

 

Source AFP