Le Turkménistan tente d’adoucir son régime pour gagner son gaz août 19, 2007
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Le nouveau président multiplie les signaux en direction des capitaux étrangers, mais le pouvoir central garde toute sa poigne.
Le Turkmenbashi est mort, vive le Turkmenbashi! Feu Saparmourat Niazov, bienfaiteur autoproclamé de la nation, avait promis des élections libres en 2009. Il s’est tu avant l’échéance qui aurait donné ses lettres de noblesse à son parti, renommé démocrate à la chute de l’Union soviétique. Qu’importe, de toutes les républiques libres de l’ancien bloc communiste, le Turkménistan est probablement celui qui est resté le plus fidèle au dogme originel. Une dictature pure beurre, sur lit de gaz naturel et miettes de pétrole off shore. Le pouvoir central a la haute main. Mais depuis décembre dernier, le pays a dégrafé un bouton de son corset, laissant entrevoir un certain appétit pour l’ouverture, à défaut de jouer la transparence en tenant à jour des statistiques dignes de ce nom.
Les accords internationaux se multiplient
Le culte de la personnalité s’étiole lentement et avec lui le culte de l’isolement économique. En trône depuis février, le nouveau président, Gourbangouly Berdymoukhamedov, a mis le cap sur les visites diplomatiques. Asie centrale oblige, les premiers pas ont été dirigés vers ce qui se fait de mieux en termes de voisin islamo-compatible: l’Iran. La visite, rendue en début d’année, avait pour objectif la question des échanges énergétiques. En ligne de mire, les réserves de gaz naturel du Turkménistan, seul véritable trésor sublimant ce pays coincé entre la mer Caspienne et l’horizon des pierres. Au mois de juin, un accord tripartite a été conclu avec la Russie et le Kazakhstan. Au grand dam des Etats-Unis, qui ont ainsi vu couler leur propre projet de gazoduc transcaspien. Enfin, le 15 août dernier, la Chine est entrée dans la ronde, avec une livraison de 30 milliards de mètres cube de gaz à partir de 2009. Sans complexe, le Turkménistan se tourne donc vers tous ce qui pourrait lui permettre de tenir le gazoduc par le robinet. Anna Dorbec de BNP Paribas rappelle: “Le principal problème du Turkménistan est de se trouver au bout des réseaux transportant le gaz centre-asiatique vers la Russie.” L’accord avec la Chine donnera un peu de mou, mais ne suffira pas à changer la donne et permettre au président turkmène de reprendre en main le cours de sa matière première. La manne profite pour l’instant surtout à Gazprom, qui fait plus que doubler le prix du mètre cube d’un bout à l’autre du réseau.
Des appels du pied sont lancés aux investisseurs
Début juin, le président turkmène a donné un nouveau signe d’ouverture en inaugurant la première raffinerie pétrolière étrangère du pays. Un ouvrage conduit sous l’égide de l’anglo-américain Dragon Oil. Il a également posé la première pierre d’une unité de transformation du gaz, bâtie avec le malaisien Petronas. Un ouvrage à 500 millions de dollars qui pompera dès 2010 10 milliards de mètres cube de gaz de la Caspienne par an. La télévision d’Etat, reliquat des bons offices de Bouygues (lire ci-dessous), a ainsi relayé: “Le Turkménistan va créer un climat favorable pour les groupes étrangers. Une large coopération internationale contribuera à l’exploration efficace des ressources naturelles du pays.” Pour le gaz, ces ressources sont estimées à 2 trillions de mètres cube. Une mesure toute relative étant donné le flou volontairement entretenu. Le seul audit jamais mené en la matière n’a jamais été rendu public. “Le pays possède des actifs qui ont certainement de la valeur, mais qu’il est encore impossible d’évaluer”, rajoute Anna Dorbec. L’histoire tragi-comique du Turkménistan, qui remercie ses ouailles à coup de Mercedes ou de prison à vie, a encore de beaux jours devant elle.
Source L’Agéfi Suisse
Eni prêt à discuter sur le gisement kazakh de Kachagan août 19, 2007
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Le consortium international dirigé par le groupe italien Eni entamera prochainement des négociations avec le gouvernement kazakh sur le développement du gisement pétrolier géant de Kachagan, a déclaré samedi l’administrateur délégué d’Eni, Paolo Scaroni.
Le Kazakhstan a menacé il y a dix jours de retirer ce projet à Eni en se disant mécontent du travail effectué jusqu’ici. Le gouvernement de la république d’Asie centrale accuse le consortium de faire preuve de lenteur.
“Nous sommes prêts à des discussions difficiles mais sereines”, a déclaré Scaroni en marge d’une conférence organisée à Cortina d’Ampezzo. “Nos relations avec les autorités kazakhes sont et ont toujours été excellentes et nous n’avons pas d’inquiétudes particulières.”
Scaroni a expliqué que le début des négociations avait été retardé par les élections législatives qui se sont déroulées samedi dans le pays. Le parti Nour Otan du président Noursoultan Nazarbaïev a raflé l’ensemble des sièges en lice [nL19255156].
Eni est associé à l’américain Exxon Mobil , au français Total et à l’anglo-néerlandais Royal Dutch Shell .
Le démarrage de la production sur le gisement, d’abord fixé à 2005, a été reporté au second semestre 2010. Le gouvernement kazakh estime que les coûts sur les 40 ans de durée de vie du gisement sont passés de 57 à 136 milliards de dollars.
Eni n’a pas publiquement évalué les coûts sur 40 ans, indiquant seulement que les coûts de la première phase de développement ont doublé à 19 milliards de dollars.
“Le gouvernement kazakh entend renégocier le contrat, ce qui ne nous surprend pas. Nous pensons que c’est normal car le contrat a été signé à un moment où les prix du pétrole étaient bien plus bas”, a déclaré Scaroni.
Source Reuters
L’Algérie sixième fournisseur de pétrole des Etats-Unis août 19, 2007
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L’Algérie a préservé sa place de sixième fournisseur de pétrole des Etats-Unis durant les quatre premiers mois de l’année 2007, selon le dernier rapport américain «Petroleum supply Monthy». Notre pays, qui produit 1,4 millions de barils par jour, a vendu aux Américains 718 000 barils quotidiennement durant la période considérée, soit 6 % des importations globales américaines en pétrole brut.
Le Canada a été le premier fournisseur des Etats-Unis et l’Arabie saoudite le deuxième avec respectivement 2,267 Mbj et 1,378 Mbj. Les ventes de ces deux pays représentent respectivement 18,8 % et 11,4 % des besoins américains en pétrole.
Ils sont suivis du Mexique avec 1,337 Mbj, du Venezuela avec 1,284 Mb/j et du Nigeria avec 1,134 Mbj. L’Irak, qui a été le septième fournisseur des Etats-Unis, vient juste après l’Algérie avec un volume de 547 000 b/j. De janvier à avril 2007, le volume global des importations américaines en pétrole brut a atteint 12,278 Mbj.
Il convient de rappeler que les ventes de l’Algérie vers les Etats-Unis ont atteint 6,88 milliards de dollars au premier semestre de 2007. Un chiffre colossal qui fait du pays de l’oncle Sam le premier client de l’Algérie.
Source Le Jeune Indépendant
Israël autorise la reprise de l’approvisionnement en fioul de Gaza août 19, 2007
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Israël a réouvert dimanche matin le terminal de Nahal Oz par où transitent les approvisionnements en fioul utilisé pour produire une partie de l’électricité de la bande de Gaza soumise ces derniers jours à des coupures de courant, a annoncé un porte-parole de l’armée.
Le terminal de Nahal Oz avait été fermé jeudi “pour des raison de sécurité”, par les autorités israéliennes, ce qui avait provoqué des coupures d’électricité dans une partie du territoire palestinien, notamment dans plusieurs secteurs de la ville de Gaza.
Le général Nir Press, chef de l’unité de liaison pour la bande de Gaza, a précisé à la radio publique que les Palestiniens étaient “entièrement responsables de ces coupures d’électricité car ils n’ont pas renouvelé à temps leurs réserves auprès de la compagnie privée israélienne Dor Allon qui les fournit en carburants”.
“Ce qui s’est passé prouve une fois de plus que toute attaque contre les terminaux (entre Israël et la bande de Gaza) et le territoire israélien portent avant tout atteinte aux intérêts de la population palestinienne”, a ajouté le général.
Il a précisé que la compagnie israélienne d’électricité fournit 120 mégawatts à la bande de Gaza soit 70% de la consommation, tandis qu’une ligne en provenance d’Egypte en représente 5%, le reste étant fourni par une centrale palestinienne fonctionnant avec du fioul importé d’Israël.
Le général a précisé qu’il n’y avait “aucun contact” avec le Hamas, le mouvement islamique qui a pris le contrôle de la bande de Gaza à la mi-juin.
“Nous communiquons avec les responsables du Fatah de Mahmoud Abbas (le président palestinien) et du Premier ministre Salam Fayyad qui nous transmettent les demandes”, a ajouté le général.
Les coupures d’électricité avaient été annoncées vendredi dans la journée par la compagnie d’électricité palestinienne.
“A 18h00 (15H00 GMT), nous allons arrêter presque entièrement la production d’électricité dans la bande de Gaza en raison de l’arrêt de l’approvisionnement en fioul. Nous devons arrêter trois générateurs sur quatre de la centrale”, avait affirmé le directeur de la compagnie, Rafiq Maliha.
“S’il n’y a pas pas d’approvisionnement en fioul d’ici dimanche matin, il y aura un arrêt total de la production d’électricité”, avait-il averti.
La centrale palestinienne avait été bombardée par Israël en juin 2006 après l’enlèvement du soldat Gilad Shalit par des groupes armés palestiniens, dont l’un relevant du Hamas.
Source AFP
La Chine et l’Inde parient sur les réserves pétrolières syriennes août 19, 2007
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Alors que les États-Unis ne cessent de mettre en garde le régime syrien pour son implication dans le chaos irakien mais aussi pour la résurgence du terrorisme au Liban, les groupes pétroliers chinois et indiens font de la Syrie un nouveau terrain d’exploration. La China National Petroleum Corp (CNPC), une filiale de Petrochina, vient ainsi de signer un accord avec Damas pour construire, pour 1 milliard de dollars, une raffinerie capable de traiter 70.000 barils par jour. De même, plusieurs sociétés pétrolières chinoises et indiennes viennent d’être sollicitées par le gouvernement syrien dans le cadre de la mise aux enchères de quatre blocs d’exploration dans les eaux territoriales syriennes.
QUARANTE ANS DE PRODUCTION
De plus, et c’est une première, deux entreprises, l’une indienne (Oil and Natural Gas Corp), l’autre chinoise (CNPC) ont pris 38 % dans le gisement Al-Furat qui représente la moitié de la production syrienne. “ L’idée que les ressources pétrolières syriennes déclinent est fausse. Nous avons pour au moins quarante ans de production et il est normal que de grands groupes étrangers investissent ce secteur ”, relève à ce sujet le ministre syrien du Pétrole, Abdellah Dardari.
De fait, alors qu’elle atteignait près de 600.000 barils par jour au milieu des années 1990, la production d’or noir de la Syrie (qui n’a jamais fait partie de l’Opep en raison de sa rivalité historique avec l’Irak) atteint aujourd’hui en moyenne 470.000 barils par jour, d’où la volonté du régime de Bachar al-Asad d’encourager l’exploration en off-shore.
On s’en doute, l’intérêt sino-indien pour les ressources syriennes n’est pas du goût des États-Unis dont le Congrès cherche à faire passer une loi punissant les sociétés étrangères qui investissent en Syrie. L’Union européenne, plus attentive à la situation au Liban, n’est pas en reste et cherche à convaincre Pékin et New Delhi de la nécessité de faire pression.
Source La Tribune
L’or noir de Poutine inonde Genève août 19, 2007
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Une discrète société de négoce pétrolier basée au bout du lac commercialise un quart du pétrole russe exporté. Un business de 30 milliards de dollars.
Gunvor International Limited, derrière ce nom aux consonances scandinaves se dissimule une société qui est en train de s’emparer du marché pétrolier russe et de déstabiliser le milieu du trading à Genève. Le siège principal deGunvorse trouve à Tortola, dans les îles Vierges britanniques, mais la société opère depuis la Cité de Calvin, où elle a ouvert une succursale en avril 2004. En trois ans, Gunvor est devenu un acteur incontournable parmi les nombreuses entreprises de négoce actives dans la commercialisation de produits pétroliers.
Les statistiques inédites compilées parRiverlake Shipping, une société genevoise de courtage maritime, révèlent sa folle croissance. L’étude, qui date d’octobre 2006, porte sur les cargaisons de brut qui transitent via les principaux ports de la mer Baltique. Entre 2004 et 2006, Gunvor a pris la place de numéro un, passant de 5,9 millions de tonnes à plus de 20 millions et en écartant du marché divers rivaux, dont des sociétés basées à Genève (voir tableau).
Au total, selon la brochure officielle de Gunvor réservée aux clients, on apprend qu’en 2006 plus de 60 millions de tonnes de brut et produits dérivés ont été vendus, soit environ un tiers de tout le pétrole russe exporté. Le chiffre d’affaires, lui, approche les 30 milliards de dollars. «Partie de rien, cette société a connu une progression monstrueuse pour devenir aujourd’hui le plus gros trader de brut venant de Russie», confirme un courtier genevois qui évalue à quelque 100 personnes le nombre d’employés de Gunvor. Un chiffre en croissance rapide, car les volumes en main de la société augmenteraient de jour en jour.
Selon les estimations avancées par plusieurs traders, Gunvor traiterait 1 million de barils de pétrole par jour. Un chiffre énorme. Un observateur note que la progression de cette société s’est emballée fin 2004 lorsque le gisement de Iouganskneftegaz – l’un des plus beaux joyaux de l’empire Ioukos, aujourd’hui dépecé – a été acheté aux enchères par le géantRosneft. Cette entreprise, contrôlée par le Kremlin, est actuellement le premier producteur russe de pétrole. Rosneft vend ses barils via des appels d’offres, mais il semble qu’en général ce soit Gunvor qui rachète la production. La société genevoise interviendrait donc comme une sorte de trader officieux de Rosneft. Gunvor, également partenaire de Gazprom Export, vient aussi de rafler, selon le journal Kommersant, un nouveau contrat de 10 milliards de dollars pour la commercialisation du brut deGazpromneft, un autre colosse russe.
L’homme aux commandes
A Genève, l’insolente fortune de Gunvor commence à faire grincer des dents. Surtout que la société a récemment débauché à prix d’or de nombreux spécialistes auprès de ses concurrents. Selon nos informations, des traders seniors payés entre 600 000 et 800 000 francs par an se sont vu proposer de multiplier par deux leur salaire! Conséquence: dans le monde du négoce pétrolier, d’habitude très discret, des langues se délient. Jean-Pierre Carles, responsable trading chezAddax, confirme avoir perdu plusieurs traders passés chez Gunvor. «Ce n’est jamais agréable quand de bons employés vous quittent, mais c’est un peu le jeu du marché», admet-il. D’autres acteurs sont moins philosophes. «Gunvor fait une surenchère exagérée sur les rémunérations de certains cadres, au risque de déstabiliser le secteur», s’emporte un directeur qui refuse d’être mentionné. Autre sujet d’irritation, la facilité avec laquelle Gunvor obtient du brut. «Alors que la plupart des traders doivent se battre quotidiennement pour obtenir des contrats, cette société semble être reliée directement à Moscou via un robinet qu’elle ouvre à loisir», observe un spécialiste.
Mais qui contrôle Gunvor? Au Registre du commerce, on découvre un directeur originaire des Pays-Bas, et des administrateurs suédois et luxembourgeois. Mais dans les milieux pétroliers genevois, la plupart des opérateurs savent que derrière cette face occidentale officielle se trouveGuennadi Timtchenko, un homme proche du pouvoir russe qui agit en sous-main en faveur de cette société. «Il est impossible d’opérer sur ce marché sans y être introduit par un partenaire de poids, et Gunvor est incroyablement bien connectée avec la Russie», affirme un trader.
Arrivé en Suisse en 2001, Guennadi Timtchenko s’est annoncé au service de la population de Genève avec la nationalité finlandaise, mais il est né en Arménie en 1952 et, selon nos informations, possède aussi des passeports russe et grec. Officiellement sans activité en Suisse, il bénéficie d’un forfait fiscal et des conseils avisés d’un ténor du barreau, MeDominique Warluzel. L’avocat genevois est d’ailleurs président et administrateur de Gunvor Services, société active dans les services et conseils en matière commerciale, financière et juridique pour le groupe. Passionné de tennis, Guennadi Timtchenko fréquente assidûment un club huppé de la rive gauche et s’est même fait construire un terrain de tennis souterrain dans sa luxueuse demeure de Cologny. Cette commune dorée du canton de Genève est très prisée des grandes fortunes suisses et étrangères. L’oligarque y possède une propriété de 10 274 m2, acquise en 2002 pour 18,4 millions de francs.
Un réseau complexe
Bien qu’il n’apparaisse pas au sein du conseil d’administration de Gunvor, l’homme superviserait les activités de la société. Selon les médias russes et différentes sources, Guennadi Timtchenko est un proche deVladimir Poutine. Il serait l’un de ses hommes de confiance, un discret conseiller de l’ombre. Contacté en 2003 peu après son installation à Genève, Guennadi Timtchenko admettait très aimablement avoir «autrefois» bien connu le président russe, mais précisait être désormais «pratiquement à la retraite». Depuis, dans les médias, c’est le silence total. Avec sa femme Elena, Guennadi Timtchenko détient aussi des participations dans un réseau complexe de sociétés basées au Luxembourg comme Sogeco Participations, Maples SA ou Carring Finance qui est contrôlée par une société dont le siège se situe à Tortola. Décidément, les îles Vierges britanniques plaisent à cet homme venu du froid.
Source Bilan
Gazprom voit Yamal comme la région principale d’extraction de gaz en 2007-2017 août 19, 2007
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Le monopoliste public russe de gaz Gazprom voit le développement de l’extraction de gaz sur la Péninsule Yamal, Sibérie du Nord-Ouest, et en secteurs offshores (en mer) autour de la péninsule, comme la base de son programme d’extraction de gaz pour la décennie suivante, a déclaré Alexandre Ananenko.
L’annonce a été faite pendant la réunion annuelle des actionnaires de Gazprom.
Actuellement, les réserves de gaz dans les dépôts à terre de la péninsule sont évaluées à environ 10,4 billions de mètres cubes, tandis que les réserves de gaz dans des champs à terre sont presque 40 billions de mètres cubes. Les plus grands dépôts connus sur Yamal sont Bovanenkovsk, Kharasaveisk et les champs Novoportovsk qui contiennent un total combiné de 5,8 billions de mètres cubes de gaz naturel, 100,2 billions de tonnes de condensé du gaz et 227 millions de tonnes de pétrole. Les licences d’extraction pour les trois dépôts sont détenues par le Gazprom Group. En 2006, la société a lancé un programme pour la construction d’un système de pipeline au dépôt de Bovanenkovsk.
La production de gaz de Gazprom est projetée pour continuer à augmenter dans la période 2007-2010 suite à l’introduction de nouvelles capacités d’extraction dans la région Nadym-Pur-Tazovsky, au champ Yamburg, au champ Zapolyarny et dans des champs en Russie du Sud. Des nouveaux dépôts du gaz seront développés dans la Péninsule Yamal; la Mer de Barents; les baies d’Obskoy et de Tazov, Sibérie occidentale; et en Extrême-Orient de la Russie après 2010.
Caspienne - Accord sino-kazakh sur le prolongement d’un oléoduc août 19, 2007
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La Chine et le Kazakhstan sont convenus samedi de prolonger un oléoduc afin qu’il relie le territoire chinois à la mer Caspienne, ce qui donnera à Pékin un accès direct à une région sous contrôle kazakh riche en ressources énergétiques.
La Chine, en plein essor économique, fait preuve d’une assurance grandissante en Asie centrale. Elle considère le Kazakhstan, ex-république soviétique de la taille de l’Europe occidentale, comme une importante source d’approvisionnement en matières premières.
Le président chinois Hu Jintao, en visite d’Etat au Kazakhstan, a décidé avec son homologue Noursoultan Nazarbaïev de prolonger de 700 km vers l’ouest l’oléoduc Atasou-Alashankou, afin de le relier à la Caspienne, qui abrite de nombreux gisements de pétrole et de gaz kazakhs.
“Il s’agit réellement de grands projets et nous sommes parvenus aujourd’hui à des accords sur ces questions”, a déclaré Nazabaïev à des journalistes aux côtés de Hu à Astana, la capitale kazakhe, après avoir signé des accords de coopération dans les secteurs de l’énergie et des métaux notamment.
Les deux présidents sont aussi convenus de faire passer par le territoire kazakh un nouveau gazoduc en projet entre le Turkménistan et la Chine, consacrant ainsi le Kazakhstan comme “pays de transit” après des mois de négociations.
Le gazoduc doit être construit d’ici à 2009 pour acheminer 30 milliards de mètres cubes de gaz en Chine.
L’oléoduc qui relie actuellement Atasou (Kazakhstan) à Alashankou (Chine) a une longueur de 966 km.
La Chine voit dans son prolongement un moyen de s’implanter dans une Asie centrale où les échanges énergétiques sont dominés par la Russie et où les réseaux de pipe-lines exportent le pétrole et le gaz de la Caspienne vers l’Europe plutôt que vers l’est et les marchés chinois en expansion.
Le Kazakhstan s’applique prudemment à équilibrer ses relations d’un côté comme de l’autre.
Source Reuters
