Construction d’une centrale nucléaire dans le nord-est de la Chine août 18, 2007
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La Chine a lancé samedi la construction d’une centrale nucléaire à Dalian dans la province du Liaoning. Ce sera la première centrale nucléaire en Chine du nord- est.
La centrale nucléaire de Hongyanhe sera équipée de six générateurs. Le premier, en pleine construction, sera mis en opération commerciale en 2012, suivi des trois suivants en 2014, où la production d’électricité annuelle de la centrale atteindra 30 milliards de kwh.
L’ensemble du projet devrait coûter 50 milliards de yuans (6,6 milliards de dollars), a indiqué Xu Juncai, vice-directeur général de la société Liaoning Hongyanhe Nuclear Power Co. Ltd.
La China Guangdong Nuclear Power Group Holdings Co. Ltd. et la China Power Investment Corporation détiennent chacune une part de 45% du projet, alors que la Dalian Municipal Construction Investment Company détient les 10% restants du projet.
“La construction de cette centrale aidera à soulager la demande accrue d’électricité dans le Nord-Est du pays, poussée par la stratégie de redressement régional”, a souligné Liu Huanxin, directeur adjoint de la Commission provinciale pour la réforme et le développement du Liaoning.
La station aidera aussi à promouvoir le développement de l’industrie d’équipement dans cette région.
L’électricité produite par cette centrale représentera 1/10ème du total dans le Nord-Est de la Chine lorsque les quatre générateurs de la première phase seront mis en opération, d’après Xu.
Source Xinhua
Le Niger autorise neuf groupes étrangers à prospecter son sol août 18, 2007
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Le Niger a annoncé vendredi avoir délivré 29 contrats de prospection de gisements d’uranium et deux licences pour des gisements d’or à neuf groupes étrangers.
Cette décision porte à 89 le nombre de licences délivrées par le président Mamadou Tandja, qui cherche à diversifier les acteurs présents dans un secteur jusqu’à présent largemement dominé par le groupe nucléaire français Areva .
Dans un communiqué, le gouvernement précise que des entreprises d’Afrique du Sud, d’Australie, du Canada et de Russie, ont été retenues, et ce malgré les inquiétudes persistentes suscitées par la présence de rebelles touaregs dans le nord du pays.
Le groupe anglo-américain Caracal Gold Burkina a remporté les deux licences d’exploration de gisements d’or situés dans la région orientale de Tillaberi.
Ces contrats devraient entraîner un investissement de 87,7 millions de dollars dans l’économie du pays, ainsi que la création de 620 nouveaux emplois.
Ces accords sont valables pour une durée de trois ans et renouvelables pour deux autres périodes de trois ans.
En cas de découverte de gisements, le gouvernement s’assurera une participation de 40% dans la coentreprise chargée d’exploiter le site.
Source Reuters
Des mines aux centrales nucléaires août 18, 2007
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Le politologue Joseph Vincent Ntuda Ebodé énumère six étapes de transformation. Suivez le guide !
“Premièrement, l’uranium est extrait de mines à ciel ouvert ou de galeries souterraines, en Australie, au Kazakhstan, au Canada, en Afrique du Sud et au Brésil essentiellement. Les roches extraites contenant généralement peu de minerais (la concentration en uranium naturel est de l’ordre de 0,2 à 2% ou de 14% dans certaines mines exceptionnelles du Canada), des opérations de concentration sont alors effectuées sur l’uranium naturel pour le transformer en oxyde d’uranium. Par la suite, le minerai est broyé et dissous dans l’acide sulfurique pour obtenir une poudre jaune, appelée ” yellow cake “, contenant au moins 60% d’uranium.
En deuxième lieu, ce yellow cake ou uranium concentré, contenant encore des impuretés diverses qui le rendent inutilisable en l’état, il doit être purifié lors d’opération de conversion.
Troisièmement, l’uranium naturel est un mélange de deux atomes : l’U238 et l’U235 dans des proportions respectives de 99,3% et de 0,7%. Mais seul l’uranium U235 subit facilement le phénomène de la fission à l’origine de la production d’énergie dans le coeur du réacteur nucléaire. Pour fonctionner, les réacteurs requièrent un uranium plus riche en U235. L’enrichissement consiste donc à augmenter la proportion d’U235 jusqu’à 3% ou 4%.
En quatrième lieu, cet uranium enrichi est transformé en pastilles qui sont introduites dans de longs tubes métalliques pour former des crayons, lesquels sont à leur tour réunis et maintenus à l’aide de grilles pour former un assemblage.
Cinquièmement, les assemblages ainsi réalisés vont séjourner plusieurs années dans le réacteur pour produire l’électricité. Après quoi vient le retraitement qui est une étape alternative au stockage en l’état des combustibles usées. A leur arrivée au centre de retraitement en effet, les combustibles usés sont plongés dans une piscine pour une durée de deux ans au maximum, pour permettre la poursuite de la désactivation. Les crayons sont ensuite coupés en petits morceaux et le combustible proprement dit est dissous dans des solutions d’acide afin de séparer l’uranium, le plutonium et les déchets (produits de fission). L’uranium et le plutonium peuvent ensuite être réintroduits dans le cycle du combustible ou être utilisé pour des usages militaires. Ce mécanisme de retraitement permet ainsi de récupérer des matières énergétiques et de limiter le volume des déchets.
La dernière étape du cycle enfin, c’est la gestion des déchets. Est appelé déchet nucléaire, toute matière dont la radioactivité ne permet pas un rejet direct dans l’environnement et dont on ne prévoit pas d’utilisation ultérieure dans l’industrie nucléaire. L’uranium est principalement dangereux en raison de la difficile gestion des déchets. En fait, la toxicité des déchets nucléaires dure des milliers d’années : si l’iode 131 ne met que huit jours pour perdre la moitié de sa radioactivité, il faut 24 000 ans pour le plutonium, 245 000 ans pour l’uranium 234 et 740 millions d’années pour l’uranium 235 “.
Source All Africa
Pétrole russe: 243 M tonnes au premier semestre et 40,4 M en juin août 18, 2007
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La production de pétrole en Russie a augmenté au premier semestre de 2007 de 3% par rapport à la même période 2006 pour atteindre 243 millions de tonnes, a annoncé Rosstat (Service fédéral des statistiques de Russie).
En juin, il a été produit 40,4 millions de tonnes de pétrole (+2,1% par rapport à 2006).
De janvier à juin, le marché intérieur a reçu 111,5 millions de tonnes de produits pétroliers (+5,3%), les exportations s’élevant à 129,2 millions de tonnes (+3,3%). En juin, ces indices étaient de 18,7 M tonnes (+8,4%) et de 20 M tonnes (-7,4%) respectivement.
La part du pétrole dans les exportations russes en janvier-juin a constitué 33,7% et notamment 53,7% dans les exportations de produits énergétiques. En 2006, ces indices étaient de 35,5% et 52,1% respectivement.
Selon Rosstat, la Russie a produit en juin 9,471 millions de barils par jour (mbj), les pays de l’OPEP 30,098 mbj, dont 1,960 mbj en Irak et 8,543 mbj en Arabie saoudite.
Le prix réel de brut à l’exportation en juin 2007 s’est monté de 5,3% par rapport à mai dernier jusqu’à 458,6 dollars la tonne, le coût moyen de la marque Urals sur le marché mondial ayant atteint 496,1 dollars la tonne (+5,8%).
Source Ria Novosti
Surchauffe autour de l’uranium africain août 18, 2007
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La rébellion des Touaregs au nord du Niger met en lumière les énormes intérêts stratégiques qui entourent ce minerai en Afrique.
Que les autorités nigériennes aient été obligées de mettre un terme à quarante ans de monopole d’Areva dans l’exploitation de l’uranium dans leur pays montre le degré d’exaspération auquel elles étaient parvenues au regard des agissements de cette société ; qu’elles aient été contraintes de le faire un jour non ouvrable, c’est à dire dimanche 5 août, indique clairement qu’il y avait urgence, et peut-être péril en la demeure. N’empêche, la nouvelle avait fait l’effet d’une bombe, surtout qu’elle venait pour ainsi dire confirmer qu’entre le troisième producteur mondial d’uranium et le numéro un du nucléaire civil, c’était vraiment la rupture totale , une rupture matérialisée par l’expulsion le mois dernier de Dominique Pin, le DG. d’Areva Niger.
Les relations entre Areva, le plus gros employeur privé au Niger et le gouvernement ont commencé à se dégrader au début de l’année. Le patron local de cette firme française, Dominique Pin, a formellement été accusé de financer la rébellion touarègue qui sévit au nord du pays, région où est justement produit l’uranium, une rébellion de plus en plus offensive menée par le Mouvement des Nigeriens pour la Justice ( MNJ ) ,et qui inflige périodiquement de lourdes pertes à l’armée nationale. Une accusation à première vue aberrante, mais que les Nigériens , au fil des mois, ont étayé par des preuves solides.
Les accusations de Niamey se fondent sur des documents bancaires prouvant clairement qu’ Areva avait viré sur le compte d’un commandant des forces armées nigériennes, en service au nord du pays, c’est dire en pleine zone rebelle, une somme de 57 millions de F.cfa. Comme par hasard, ce commandant allait déserter l’armée pour rejoindre les rebelles quelques jours plus tard ,avec armes et bagages. Les Nigériens ont aussi trouvé suspect le ” vol ” par les rebelles des véhicules tout-terrain lors d’une attaque sur le site minier d’Immouraren. Et comme si cela ne suffisait pas, voici que le MNJ se met à réclamer le départ de ” sa ” zone de toutes les compagnies d’exploration à l’exception d’Areva. Il n’en fallait pas plus pour que Niamey mette un terme à 40 ans de monopole de cette société sur la prospection, l’exploitation et la vente de l’uranium nigérien.
Enjeux sous-terrains
Une autre pièce à verser à ce dossier : le DG d’Areva Niger, Dominique Pin, qui n’a quitté la diplomatie qu’au début de cette année, était le numéro deux de l’ambassade de Côte d’Ivoire lors du déclenchement de la rébellion dans ce pays. Il se murmure d’ailleurs que c’est chez lui qu’aurait résidé Alassane Ouattara durant les premières semaines de cette crise.
En outre, les autorités nigériennes trouvent troublante la tournure que viennent de prendre les relations franco-libyennes. Il se confirme que la France pourrait bientôt livrer à la Libye des technologies pouvant permettre à ce pays d’acquérir un réacteur nucléaire à usage civil. Est-ce la raison pour laquelle affirme la presse nigériane la Libye revendique depuis quelques mois un territoire de 30.000km2 riche, affirme la presse nigérienne, en pétrole et en uranium ?
Le cas de l’uranium nigérien n’est pas isolé. Partout en Afrique où ce minerai, incontournable dans l’industrie nucléaire a été découvert, on assiste à des conflits à n’en plus finir, avec une opposition virulente, une société civile aux aguets. Plus que le pétrole, l’uranium semble l’objet de convoitises qui attisent souvent des conflits interminables, en même temps qu’il est l’objet des enjeux souvent sous-terrains. Que ce soit à l’est de la RDC, au Gabon voire plus au sud en Namibie, les enjeux sont les mêmes. Autant que le pétrole sinon plus, l’uranium est devenu la nouvelle pomme de discorde qui divise les peuples et fomente des rebellions à répétition sur le continent africain.
Source All Africa
«Les Etats-Unis doivent quitter l’Asie centrale» août 18, 2007
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GEOPOLITIQUE. Vendredi, le Groupe de Shanghai a effectué des manœuvres militaires sans précédent.
L’Occident doit-il craindre pour ses intérêts en Asie centrale, riche en hydrocarbures? L’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui regroupe la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan, a effectué vendredi des manœuvres militaires conjointes sans précédent dans la région russe de Tcheliabinsk, dans l’Oural. 6500 hommes, des blindés et près de 100 avions ont participé aux exercices sous le regard des présidents russe et chinois, Vladimir Poutine et Hu Jintao.
Les intentions du Groupe de Shanghai, officiellement créé en 2001, mais déjà en partie constitué en 1996, ne sont pas voilées. Lors du sommet annuel de Bichkek de jeudi (LT du 16.08.2007), les membres de l’OCS ont déclaré que «la stabilité et la sécurité en Asie centrale peuvent être mieux assurées par les efforts entrepris par les nations de la région». Directeur du World Security Institute de Moscou cité par le Christian Science Monitor, Ivan Safranchuk confirme: «L’OCS veut que les Etats-Unis quittent l’Asie centrale. C’est la raison pour laquelle elle effectue ces manœuvres militaires pour démontrer sa capacité d’assurer la stabilité de la région après le départ des Américains.» Les ambitions militaires nouvelles de l’OCS coïncident d’ailleurs avec un retour remarqué de la Russie sur le devant de la scène. Depuis quelques mois, elle multiplie les offensives visant à montrer son statut de puissance qui compte. C’est elle qui pousse à un renforcement de l’OCS. Elle aspire d’ailleurs à ce que l’Iran en devienne un membre à part entière. «La diplomatie entre la Russie et l’Occident est de plus en plus remplacée par des gestes de nature militaire de la part de la Russie», relève Sergeï Strokan, journaliste au Kommersant. Il ne saurait mieux dire. Vendredi, Vladimir Poutine a annoncé que son pays allait reprendre les vols permanents de bombardiers stratégiques capables de transporter des missiles nucléaires. Cette pratique avait pourtant été abandonnée en 1992.
Enjeux énergétiques
Depuis le 11 septembre 2001, Washington dispose encore d’une base militaire au Kirghizistan, mais a dû abandonner celle qu’il utilisait en Ouzbékistan. Ces exercices, promus par la Russie, ont aussi pour but de faire contrepoids à l’OTAN. L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord s’est considérablement élargie dans l’Est européen parmi les ex-membres du Pacte de Varsovie. Mais elle est aussi présente en Afghanistan dans le cadre de la guerre contre le terrorisme.
Russes et Chinois ont des divergences stratégiques dans la région, mais ils partagent les mêmes préoccupations énergétiques. Pour Moscou, il importe d’éconduire les Américains qui poussent les ex-républiques soviétiques d’Asie centrale à construire des pipelines pour transporter le gaz et le pétrole de la région vers l’Ouest en évitant soigneusement la Russie. La Chine pour sa part souhaite assurer ses sources d’approvisionnement en énergie pour alimenter sa florissante économie. A Bichkek jeudi, le président kazakh, Noursoultan Nazarbaïev, a appelé à la création d’un «club énergétique» pour l’Asie centrale. Sans les Américains.
Source Le Temps
