L’Australie prête à vendre de l’uranium à l’Inde août 15, 2007
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L’Australie a donné son feu vert à la vente d’uranium à l’Inde à condition que des inspecteurs puissent en vérifier l’usage strictement civil, a affirmé mercredi le quotidien The Australian.
La décision a été prise dans la nuit de mardi à mercredi lors d’une réunion du Comité de sécurité nationale, selon la même source.
L’Australie, qui a les plus larges réserves prouvées d’uranium au monde, avait déjà laissé entendre, le mois dernier, qu’elle envisageait de vendre de l’élément radioactif à New Delhi après l’accord américano-indien sur une coopération dans le nucléaire civil.
Annoncé en juillet 2005 et signé en décembre 2006, cet accord autorise les exportations américaines de combustible et technologie nucléaires civils vers l’Inde, pour la première fois depuis trente ans.
Il doit encore être ratifié par un Congrès réticent à le signer en l’état s’il n’impose pas des restrictions pour un éventuel usage militaire de la technologie fournie par les Etats-Unis.
L’Inde qui n’a pas signé le Traité de non prolifération nucléaire (TNP).
S’il est entériné, cet accord bilatéral est de nature à inquiéter le Pakistan, un allié-clé de Washington dans sa “guerre contre le terrorisme”, mais aussi rival de toujours de son grand voisin indien, contre lequel il a livré trois guerres depuis l’indépendance et la partition de l’Inde britannique il y a 60 ans.
Source AFP
La fonte des glaces donne le départ de la ruée vers l’Arctique août 15, 2007
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L’Arctique est devenu, en dix jours, le théâtre de manœuvres militaro-scientifiques dignes des premières explorations vers le pôle Nord, au XVe siècle.
L’inexorable disparition de la banquise, qui atteint un record cette année, promet de libérer peu à peu de formidables ressources naturelles. Selon l’US Geological Survey, un observatoire américain, le pôle cacherait 25% des réserves non découvertes de pétrole et de gaz, sans compter du manganèse, de l’or, du nickel et des diamants. Ce trésor fantasmagorique est resté inaccessible jusqu’ici, prisonnier des glaces. Car, contrairement à l’Antarctique, protégé par un traité qui empêche l’exploitation de ses ressources naturelles, l’Arctique n’appartient légalement à personne. Pour l’instant.
«Nous ne sommes plus au XVe siècle»
La Russie de Vladimir Poutine a donc lancé une nouvelle course vers le Grand-Nord il y a dix jours en déployant ses brise-glace et deux sous-marins high-tech dans une vaste opération médiatique (24 heures du 3 août). Cette flottille est parvenue à planter un drapeau russe par 4261 mètres de fond sous la calotte glacière et à récolter des échantillons de sable.
L’intérêt scientifique de l’opération cachait mal la provocation géostratégique. Les quatre autres pays bordant l’océan (le Canada, la Norvège, le Danemark et les Etats-Unis) n’ont d’ailleurs pas tardé à réagir.
Le premier ministre canadien, Stephen Harper, s’est aussitôt rendu dans le Grand-Nord, dénonçant le risque d’une «perte de souveraineté». Son collègue en charge des Affaires étrangères a rappelé «qu’on n’était plus au XVe siècle», lorsqu’il suffisait de planter un drapeau pour s’attribuer de nouvelles terres. Le Canada a annoncé dans la foulée la création d’un port en eau profonde et d’une base militaire à Resolute Bay, dans l’extrême nord du pays. Le Danemark a suivi en dépêchant, hier, le brise-glace Oden avec 45 scientifiques à bord qui passeront au crible les fonds marins. De son côté, la Norvège a répété qu’elle revendiquait la propriété d’une partie de l’Arctique. A leur tour, les Etats-Unis ont également annoncé hier le départ du Healy, un navire des garde-côtes, qui devra déterminer quelle partie de la région peut être considérée comme territoire américain.
L’escalade rappelle des manœuvres oubliées depuis la guerre froide, lorsque les sous-marins nucléaires soviétiques et américains jouaient au chat et à la souris sous cette même banquise. Aussi surprenant soit-il, ce nouveau bras de fer a toutes les chances de se régler d’ici quelques années dans les bureaux new-yorkais d’une obscure commission onusienne, la Commission on the Limits of the Continental Shelf. Mais pour les prétendants, il convient d’abord de bomber le torse et de collecter les arguments géologiques qui étofferont leurs dossiers.
Test de paternité géologique
Les cinq pays concernés sont signataires de la Convention des Nations Unies sur la loi de la mer. Celle-ci établit que les Etats peuvent exploiter les fonds marins jusqu’à 370 kilomètres de leurs côtes. Une exception est toutefois envisageable lorsqu’un pays peut prouver scientifiquement que les fonds au-delà de cette limite forment une extension naturelle de leur sol. Voilà qui explique l’agitation scientifique actuelle autour de l’Arctique: les experts de chaque pays devront accumuler des preuves pour établir que ces sous-sols font partie intégrante de leur «plateau continental». Russes, Canadiens et Danois s’écharpent par exemple pour s’attribuer la paternité géologique de la «dorsale de Lomonosov», une chaîne de montagnes sous-marine qui traverse le pôle.
La Commission on the Limits of the Continental Shelf est désignée par la convention de l’ONU pour décider du bien-fondé de ces demandes. Les Etats doivent y présenter leurs arguments dans les dix ans qui suivent la signature de la convention de l’ONU. La Russie et la Norvège, pour qui le délai était fixé au mois de mai 2009, ont déjà présenté leurs dossiers. Le Canada a jusqu’en 2013 et le Danemark jusqu’en 2015.
Les Etats-Unis quant à eux, peu enclins à se soumettre aux décisions de fonctionnaires onusiens, n’ont pas encore ratifié la Convention sur la loi de la mer. En lieu et place, le Congrès américain pourrait bientôt allouer 100 millions de dollars pour moderniser ses trois brise-glace et pour en construire deux de plus.
Source 24 Heures
Brésil : Petrobras annonce un plan d’investissement de 112,4 MDS USD août 15, 2007
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La société étatique pétrolière et gazière du Brésil, Petrobras, a annoncé mardi un plan d’investissements totaux de 112,4 milliards de dollars (mds usd) pour la période de 2008-2012.
Dans cette somme, 97,4 mds usd seront versés dans des projets au Brésil, et 15 mds usd vont aller à des projets à l’étranger, notamment en Afrique de l’Ouest, en Amérique latine et dans le Golfe du Mexique.
Selon son plan révisé, Petrobras attend une hausse de 32% dans ses investissements dans l’exploitation et la production de pétrole et de gaz au Brésil et une croissance de 30% dans le secteur de la pétrochimie, durant la période de 2008-2012.
Dans un communiqué de presse, la société exprime son souhait de voir la production de pétrole et de gaz atteindre une valeur équivalente de 3,49 millions de barils par jour d’ici 2012.
Petrobras a ajouté que les investissements totaux comprendront 13,3 mds usd pour les nouveaux projets, 10,9 mds usd pour couvrir la hausse des coûts de l’équipement et les marchés de service, et 4,2 mds usd pour réduire l’impact sur la valeur de la monnaie locale, le real, contre le dollar américain.
Lundi, Petrobras a annoncé une chute de bénéfice nette de 2% en 2007 par rapport à 2006, que le directeur financier de la société, Almir Barbassa, a attribué à la dévaluation du dollar américain, à la hausse des coûts dans l’industrie du pétrole et du gaz et à la baisse du prix international du pétrole.
Source Xinhua
L’Occident indulgent face aux abus démocratiques du pétrolier kazakh août 15, 2007
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Le Kazakhstan, où ont lieu samedi des législatives, s’est attaché grâce à d’énormes réserves de pétrole les faveurs russe et chinoise mais aussi celles des Occidentaux, qui, un oeil rivé sur les hydrocarbures, en arrivent à diluer certains principes démocratiques.
Un oléoduc pour l’ogre énergétique chinois, quelques gisements pétroliers aux Russes, quelques autres aux Européens et aux Américains, la méthode kazakhe, “multi-vectorielle” selon la formule officielle, pour se faire des amis est pour le moins efficace.
“S’il ne fallait nommer qu’une seule sphère où le Kazakhstan a du succès, c’est sa politique étrangère, bien que, bien sûr, toutes les relations soient basées sur les ressources naturelles”, note Dosym Satpaïev, un analyste à Almaty, la capitale économique kazakhe.
Si l’amitié historique entre le Kazakhstan et la Russie n’est guère surprenante ni même les relations de bon voisinage avec la Chine, plus étonnante est la proximité affichée par les Etats-Unis.
En réalité, l’importance stratégique grandissante de l’Asie centrale et les risques d’instabilité dans cette région riche en hydrocarbures et proche de l’Afghanistan, ont fait du Kazakhstan un partenaire logique pour l’Occident, qui est honni chez les Ouzbek, alors que les Turkmènes vivent encore en reclus.
“Le Kazakhstan est le seul grand pays de la région avec qui on peut vraiment parler”, résume un diplomate occidental, d’autant que l’ex-république soviétique a réussi son passage à l’économie de marché, ouvrant ses portes aux investisseurs étrangers et garantissant une croissance annuelle de près de 10%.
Dès lors, lorsque le vice-président américain Dick Cheney est venu au Kazakhstan en 2006, ce fut pour exprimer son “admiration” pour le développement économique et politique initié par son “ami” Nazarbaïev, rencontré alors qu’il dirigeait le géant des services pétroliers Halliburton.
Pourtant, les ONG et même le département d’Etat américain ne manquent pas de souligner que la liste des atteintes kazakhes aux droits fondamentaux est longue et que les médias sont sous le contrôle du pouvoir.
Mais, qu’il s’agisse du meurtre de l’opposant Altynbek Sarsenbaïouly, du procès bâclé de ses assassins ou du “suicide” par trois balles de Zamanbek Nourkadilov, un autre détracteur du régime, les gouvernements occidentaux ont évité de se montrer trop durs à l’égard d’Astana.
En mai dernier encore, la Maison blanche s’est gardée de critiquer la réforme constitutionnelle autorisant M. Nazarbaïev, au pouvoir depuis 1989 et l’époque de l’URSS, à se représenter à l’issue de son mandat en 2012, ouvrant la voie, selon l’opposition, à une présidence à vie.
“On peut expliquer la complaisance occidentale sur le respect des normes démocratiques et des droits de l’Homme en une expression: les affaires avant tout”, relève M. Satpaïev.
Le Kazakhstan cherche désormais à pousser plus loin cette indulgence et veut se faire reconnaître comme une démocratie à part entière.
Astana fait en effet campagne pour obtenir la présidence en 2009 de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).
Malgré un palmarès bien terne en la matière, les Européens soutiennent l’ambition kazakhe, de peur de s’aliéner le bon élève de la région, alors que Washington et Londres résistent encore, soulignant notamment que l’OSCE n’a reconnu aucun scrutin kazakh comme ayant été libre.
Dès lors, “les élections (du 18 août) pourraient bien être le dernier examen, la dernière chance, pour obtenir la présidence de l’OSCE”, estime Edouard Poletaïev, un politologue indépendant au Kazakhstan.
“Le problème c’est qu’un refus sera vécu comme une humiliation et pourrait pousser (Nazarbaïev) dans la mauvaise direction, à durcir son régime”, résume Alikhan Baïmenov, le seul opposant élu lors des législatives de 2004.
Source AFP
La course à l’uranium en 2007 août 15, 2007
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Suite à la catastrophe de Tchernobyl en 1986, l’uranium a subi une disgrâce quasi générale – sauf en France.
Un environnement mondial pas mal chahuté.
Pourtant l’énergie nucléaire effectue un retour en grâce. La World Nuclear Association estime que le nombre de centrales dans le monde pourrait passer de 450 aujourd’hui à 3000 en 2050. Pourtant, l’uranium qui permet à ces centrales de produire de l’énergie est rare. Des pays tels la Chine ou l’Inde -pour ne citer que les principaux, mais il y en a bien d’autres – font le tour du monde pour faire main basse sur ce minerai.
Cet engouement laisse augurer, comme pour le pétrole, une pénurie à terme. Mais quel terme ? Le risque de voir des centrales nucléaires à l’abandon faute de carburant est-il réel ? Le prix de l’uranium flambe : il a triplé en un an et s’est vu multiplié par dix en quatre.
Entre janvier 2003 et avril 2007, le prix du kilogramme d’oxyde d’uranium (U3O8 yellow cake) est passé de 22 dollars à 249 dollars. Notons que l’importance de cette augmentation se répercute sur le coût de l’électricité nucléaire.
Les risques de pénurie
La demande croît sans cesse.
Certaines des mines parmi les plus prometteuses sont temporairement hors service ou l’accès à leurs ressources limité :
- Cigar Lake, Canada, bassin de l’Athabasca : ce gisement évalué à 135 000 tonnes d’uranium pur (de quoi alimenter toutes les centrales du monde pendant deux ans !) est un gisement situé sous un lac. Il a subi une inondation en octobre 2006. La hausse les prix de l’uranium naturel sur le marché mondial en a été boostée et le coût de l’accident a été estimé à un milliard de dollars. Il se passera des années avant que la production ne puisse démarrer.
- La mine de Ranger en Australie, représentant 10,2% de la production mondiale à elle seule, a également été inondée en mars 2007. La production sera réduite de moitié pendant deux ans.
Niger, mines d’Arlit et d’Akotan : le monopole détenu depuis 40 ans par le groupe Areva a été dénoncé par le gouvernement nigérien en juillet dernier. Les relations entre Paris et Niamey s’étaient envenimées depuis juin.
Ces difficultés participent à la hausse, et le prix actuel de l’uranium est actuellement de 138 dollars la livre.
Pourtant, tout accident nucléaire, comme celui de juin dernier au Japon, touche directement l’imaginaire public et ralentit temporairement la demande, causant une baisse momentanée. Mais ce ne sont que des “accidents” de parcours, et la tendance haussière semble irréversible.
Les projections théoriques diffèrent
Par ailleurs, il est difficile de s’y retrouver dans les différentes analyses concernant la durée prospective des réserves en uranium de notre planète. Certains avancent la possibilité d’une rupture de stock pour 2015, d’autres pour 2040, les plus optimistes repoussent la panne sèche encore plus tard. Tous pourtant s’accordent à reconnaître la réalité du problème, même si tous présentent leur propre version du futur, parfois outrageusement rassurante, voire “lénifiante”, parfois dure ou même alarmiste.
Et la France ?
De 1956 à 2002, 75 000 tonnes d’uranium ont été produites en France, la maximum de 3.400 T ayant été atteint en 1989. Il est curieux de constater que les réserves des gisements nationaux, annoncées en 1985, étaient de 112.000 tonnes, tandis qu’en 2001, après une production de 25.000 tonnes, les réserves ne sont plus que de 11.700 tonnes. Que sont les tonnes devenues, et quel crédit donner aux chiffres annoncés ici ou là ?
L’approvisionnement français est actuellement aux mains du groupe Areva. Celui-ci, bien qu’ayant récemment pris des participations importantes dans des gisements canadiens et au Kazakhstan, continue de dépendre fortement des gisements nigériens dont il vient de perdre le monopole. L’an dernier, Areva a produit 5272 tonnes.
Pourtant Areva tente de diversifier ses ressources et a récemment racheté une compagnie canadienne : « L’intégration d’UraMin dans le pôle minier d’Areva est une étape importante dans son plan ambitieux d’augmentation de sa production d’uranium », a alors expliqué Anne Lauvergeon, la présidente d’Areva.
Mais les mines du canadien sont situées sur le continent Africain, et la récente expérience vécue au Niger incite à la prudence quant à la stabilité des contrats.
Le même souci pousse la groupe à investir plus dans la prospection, allant jusqu’à tripler ses dépenses (90 MEuros). Toutefois la prudence reste de mise : la prospection reste aléatoire. En outre, la mise en exploitation d’un gisement requiert de nombreuses années en études et préparatifs, parfois plus de dix ans.
Maximum de production, quand ?
Le concept de production maximum, mis en évidence pour le pétrole, est également pertinent dans le cas de toute ressource minière fossile : pétrole, gaz naturel, charbon, uranium et autres…
Applicable aussi bien au niveau d’un seul gisement ou de façon plus globale, cette notion montre que la production atteint un maximum, et diminue ensuite lorsque soit les difficultés techniques d’exploitation condamnent la rentabilité, soit l’énergie consommée pour l’extraction égale ou dépasse le rendement produit.
La consommation mondiale d’uranium est de 67.000 tonnes par an, alors que la production est de 42.000 tonnes. Les stocks civils et militaires “font l’appoint”, mais que se passera t’il lorsque ceux-ci seront épuisés ?
Rosneft et Sinopec commenceront à forer à Sakhaline-3 en 2008 août 15, 2007
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Le géant pétrolier public russe Rosneft et la société chinoise Sinopec planifient de commencer à forer des puits de production aux gisements du projet pétrolier et de gaz Sakhaline-3 dans la mer d’Okhotsk en 2008, ont rapporté les médias locaux le 13 août 2007.
Les deux sociétés achèveront la recherche sismique aux champs de Venin, qui constituent le projet Sakhaline-3, jusqu’à la fin de 2007.
Selon Sinopec, l’extraction pétrolière à l’île de Sakhaline atteindra 21 millions de tonnes par an jusqu’à 2010 et la production de gaz atteindra une moyenne de 31 milliards de mètres cubes annuellement.
Rosneft et Sinopec ont signé un accord de coopération pour les champs de Venin en mars 2007. La réalisation du projet sera gérée par une coentreprise, Venin Holding Ltd., qui sera le seul propriétaire de Veninneft, la société détenant la licence pour le développement des champs et opérant le projet. Rosneft détiendra une part de 74,9 % dans le projet et Sinopec aura 25,1 %.
Les réserves de Venin sont évaluées à 169,4 millions de tonnes de pétrole brut et à 258,1 milliards de mètres cubes de gaz naturel. Le terrain licencié recouvre 5 300 kilomètres carrés de la plaque continentale dans la mer d’Okhotsk.
Source IEF
«Il n’y a pas de pétrole au pôle Nord» août 15, 2007
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Yves Mathieu, ingénieur spécialisé dans les hydrocarbures, analyse les enjeux des expéditions vers le Grand Nord.
Une expédition danoise faisait route vers l’Arctique lundi afin de cartographier les fonds marins au nord du Groenland, une mission scientifique qui pourrait permettre au Danemark de se mettre sur les rangs pour revendiquer sa part des richesses du Grand Nord. Le 2 août, une expédition russe avait, de manière spectaculaire, planté un drapeau russe en titane à plus de 4000 mètres sous le pôle Nord, à l’aide de deux submersibles, au terme d’une expédition symbolique et critiquée qui a relancé les convoitises des pays voisins. Yves Mathieu, ingénieur à l’Institut français du pétrole, chargé des ressources mondiales d’hydrocarbures, explique quels sont les tenants et les aboutissants des dernières expéditions arctiques.
- Quel est l’enjeu de cette course au pôle Nord?
Yves Mathieu: Le domaine territorial des Etats couvre le domaine océanique sur une distance de 200 milles nautiques à partir de la côte. Donc, quand on trace cette limite, le pôle Nord n’appartient à personne. Car il est à plus de 200 milles des côtes canadiennes et groenlandaises, de la Russie, des Etats-Unis ou de la Norvège. Cette ligne des 200 milles est la limite d’extension maritime des territoires nationaux dans lesquels les ressources minières, pétrolières, pêche et autre sont des ressources du pays. Tout le monde est libre d’aller dans la zone qui va au-delà. Le pôle Nord ne fait partie d’aucun de ces pays. Donc, automatiquement, planter un drapeau peut signifier la volonté de s’approprier ce point, et, en ce qui concerne la Russie, celle de repousser la limite de 200 à 300 milles des côtes. Mais planter un drapeau sur la mer ne donne pas la propriété de la mer. Si vous plantez un drapeau sur une île, si la communauté internationale est d’accord pour dire que vous êtes propriétaire de l’île, vous êtes propriétaire de l’île, mais pas du fond de la mer. Le fond de la mer est à tout le monde, sauf dans la limite des 200 milles côtiers. Planter un drapeau à 4200 mètres au fond de la mer, comme l’ont fait les Russes, est une prouesse technique, dont peu d’Etats ont les moyens. Vladimir Poutine a voulu donner une image forte de la Russie. Mais cela n’a pas de signification juridique.
- Le pôle Nord regorge-t-il de ressources en hydrocarbures?
- Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il n’y a pas de pétrole sous le pôle Nord. Pour qu’il y ait du pétrole, il faut qu’il y ait des bas-fonds sédimentaires suffisamment épais. Il y en a tout autour des continents, mais ils sont tous à l’intérieur des 200 milles, donc ils sont déjà dans les domaines attribués par la législation internationale. Etendre son domaine maritime ne consiste donc pas à acquérir des potentialités sur des bassins sédimentaires qui auraient pu contenir du pétrole et du gaz. La course actuelle ne relève pas d’un enjeu pétrolier. Elle tient plutôt du symbole.
- Les zones pétrolières arctiques sont-elles très riches?
- A terre, en Sibérie, il y a par exemple le Iamal, la région du Grand Nord qui approvisionne l’Europe en gaz. Un bassin qui, comme Prudhoe Bay en Alaska, Chtokman en mer de Barents, et Snohvit dans la partie norvégienne de la mer de Barents, se prolonge en mer. Comme on a trouvé depuis le début de cette exploration, qui touche 10% des surfaces potentielles, 20 milliards de barils de pétrole et 8000 milliards de mètres cubes de gaz, on trouvera, si la proportionnalité est conservée, 200 milliards de barils et 80000 milliards de mètres cubes de gaz. Soit trois ans de consommation mondiale pétrolière et trente ans d’exploitation gazière. Ce sont des estimations, pas des réserves. Quand on ira plus loin en mer ou vers les zones non équipées, il faudra que les découvertes soient suffisantes pour amortir les coûts.
- Quel peut être l’effet du réchauffement climatique? - Avec la fonte de la banquise, les gens commencent à être intéressés par l’ouverture de passages pour les bateaux. Entre le Japon, la Chine et l’Europe, cela raccourcit de 20 à 30% le temps de transit de passer par ces régions-là. Le coût de transport sera plus faible. Côté sibérien, les routes devraient s’ouvrir vite. Moins du côté canadien, à cause de la dérive de la banquise.
Source Le temps
L’été libyen août 15, 2007
Posted by starbucker in Géopolitique, Libye.add a comment
En cette fin de mois d’août, nul ne peut prétendre le contraire : la Jamahiriya libyenne concentre toutes les attentions sur elle. Et ce n’est pas le fils du colonel Kadhafi qui ferait dans la discrétion.
Après ses révélations dans le quotidien français le Monde sur l’existence de contrats militaires avec Paris, il a fini par avouer que les infirmières bulgares avaient été «bel et bien» torturées. De manière «méthodique et organisée» pour répondre - par-extension- à la question saugrenue de la chaîne El Jaazera sur la pratique de la torture en Egypte ? Saïf El Islam peut aller se dorer au soleil, les médias occidentaux resteront sur les dents tout cet été et bien au-delà, les actuels appétits de Tripoli seront suivis à la trace par les Sherlock Holmes de la presse européenne.
Dont ceux du quotidien britannique le Daily Telegraph qui auraient mis la main sur des stocks d’uranium dont la Libye tarde à se débarrasser malgré ses engagements pris en 2003. D’après des sources anonymes proches du dossier, citées dans l’article, la Jamahiriya conserve toujours quelque 200 barils d’une valeur de 295 millions d’euros dans une base militaire à Sabha. Certes, Kadhafi s’est plié aux règles de l’AIEA mais, depuis, aurait retardé leur stricte application. Un motif valable à ce «traîne les pieds» ?
Toujours selon les «informateurs» du Daily Telegraph, la temporisation en question jouerait en faveur de la Libye qui souhaiterait monnayer la destruction de ses stocks d’uranium contre l’obtention d’un réacteur. De là peut-on reprocher à Nicolas Sarkozy le fait d’avoir signé avec les autorités de Tripoli le controversé protocole d’accord sur le nucléaire civil ? Après tout, le maître de l’Elysée lutterait à sa façon pour ralentir la course à la prolifération militaro-nucléaire ? Mais voici que le journal français le Parisien nous apprend que le marché conclu entre la France et la Libye n’est pas qu’une simple affaire de couplage d’un réacteur à une usine de dessalement de l’eau de mer.
La Jamahiriya viserait toujours beaucoup plus haut, beaucoup plus fort. Aux dires d’un porte-parole du Commissariat à l’énergie atomique dont l’identité n’a pas été révélée par le journal des bords de Seine, le songeur aux Etats unis d’Afrique convoite la technologie de troisième génération EPR. D’où la sollicitation «brusque» en juin dernier du géant français Areva pour la fourniture et l’installation d’une telle centrale «dernier cri» d’un montant de trois milliards de dollars. Pas avant les dix ou quinze ans à venir, le carnet de commandes du groupe français est chargé.
Faudrait-il d’abord qu’il parvienne à doter la France de la sienne d’ici à 2012 et honorer son contrat avec la Chine qui en avait commandé deux. Et vu les retards accumulés, il y a risque que les livraisons ne se fassent pas dans les délais impartis. A bien suivre ce rythme, le gouvernement de Tripoli ne détruirait pas ses stocks d’uranium avant au moins une décennie. Les bougies du cinquantième anniversaire de la création de l’AIEA remises au placard, les services du docteur El Baradei réagiront-ils à ce paquet d’informations ? Après tout, ce n’est pas leur site Internet qui a été piraté par les adversaires de la politique américaine et israélienne au Proche-Orient -passons les deux cents ogives nucléaires détenues par l’Etat hébreu- mais bien celui des Nations unies.
Parmi les premiers à avoir signé des contrats d’armements avec la Jamahiriya au lendemain de la levée de l’embargo, les Américano-Britanniques feraient-ils un forcing auprès de l’agence viennoise afin que celle-ci somme les Libyens de cureter jusqu’au dernier baril d’uranium et dans des délais raisonnables ? Il ne resterait en Occident plus que l’Allemagne d’Angela Merkel qui pourrait introduire une telle demande pressante.
Et, de ce fait, prolonger ses protestations contre la course en tête et en solo de Nicolas Sarkozy tout au long de son «été libyen». Quant à l’été pourri sur le Vieux Continent, il risque d’inonder le moteur franco-allemand et le «mini-traité» constitutionnel européen avec. A vos barques de sauvetage.
Source La Tribune
L’Opep prévoit une hausse de 1,52% de la demande de pétrole en 2007 août 15, 2007
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L’Organisation des pays exportateurs de pétrole a publié son rapport mensuel dans lequel elle indique attendre une hausse de 1,52% de la demande mondiale de pétrole, soit un peu plus que ce qu’elle avait prévu.
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a revu légèrement à la hausse ses estimations de demande de pétrole pour 2007. Elle table désormais sur une hausse de 1,52%, soit 1,28 millions de barils par jour. Sur l’année, la demande mondiale de pétrole s’élèverait ainsi à 85,72 millions de barils par jour. Cette révision est due aux besoins supplémentaires en pétrole des centrales électriques au Japon. La principale centrale nucléaire du Japon et du monde (Kashiwazaki-Kariwa) a dû fermer ses portes le mois dernier suite aux dégâts causés par le séisme du 16 juillet.
La consommation a été forte en juillet, notamment aux Etats-Unis qui est en pleine “driving season”, l’époque estivale durant laquelle les américains parcourent le pays en voiture, mais aussi en Chine, au Proche-Orient et en Inde. L’Organisation, qui se réunira le 11 septembre prochain à Vienne, considère toutefois que “les stocks de brut semblent suffisants pour répondre à la demande”, contrairement à l’avis de l’Agence Internationale de l’Energie, qui a appelé l’Opep à augmenter sa production.
Le prix du panier de référence de l’Opep, calculé à partir de onze prix de bruts produits par les membres, a atteint un record en juillet. Il a grimpé de 7,5% pour atteindre une moyenne mensuelle jamais vue de 71,75 dollars le baril. Mais avec la dégringolade des prix du pétrole de la semaine dernière, le panier de référence était redescendu à 68,27 dollars lundi.
Aux Etats-Unis, les stocks commerciaux de pétrole ont augmenté de 6,8 millions de barils en juillet, soit 20 millions de barils de plus que la moyenne sur cinq ans. L’UE-16 (les quinze Etats membres traditionnels de l’Union Européenne plus la Norvège) a maintenu un bon niveau de stocks en enregistrant un excédent de près de 50 millions de barils par rapport au niveau moyen sur cinq ans.
Petit avertissement du cartel pétrolier: l’Opep a indiqué, en marge de son rapport, que les conséquences de la crise du subprime pourraient avoir un impact négatif sur la consommation de pétrole restant de l’année 2007.
Source La Tribune
Un grand gisement de pétrole découvert dans la Basse-Volga août 15, 2007
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Un gisement de pétrole comparable à celui de Karatchaganak (Kazakhstan), dont les réserves sont estimées à 2 milliards de tonnes d’équivalent charbon (TEC), a été découvert dans la région de Saratov qui fait partie de la Dépression caspienne. Selon l’Institut de géologie et de géophysique de la Basse-Volga (NVNIIGG), qui a réalisé les travaux de prospection sismique, les réserves du nouveau gisement pourraient atteindre 1 milliard de TEC.
Les réserves du champ pétrolier d’Ozinski demandent encore à être prouvées par des travaux de forage programmés pour 2010. Selon Pavel Khlebnikov, haut responsable de l’Agence fédérale pour l’exploitation du sous-sol (Rosnedry), le nouveau gisement ne sera pas mis aux enchères tant que ses réserves ne seront pas confirmées et qu’une prospection sismique plus détaillée ne sera pas réalisée.
Le directeur général adjoint à la géologie du NVNIIGG, Igor Orechkine, explique que le gîte ne contient pas de sédiments de soufre, ce qui rend la production moins chère et plus sûre sur le plan écologique. D’après lui, les réserves de la zone prospectée représentent entre 0,5 et 1 milliard de TEC. La structure du gîte contient du pétrole et du gaz, mais surtout du pétrole.
Selon les autorités régionales, 11 compagnies assurent aujourd’hui la production de pétrole et de gaz dans la région de Saratov, et 34 compagnies s’occupent de la prospection. Les ressources de la région s’élèveraient à environ 2 milliards de tonnes d’équivalent pétrole.
Pour Konstantin Tcherepanov, analyste de la banque d’investissement CIT Finance, les réserves du champ pétrolier d’Ozinski, si elles sont confirmées, coûtent entre 350 et 700 millions de dollars, soit 0,1 dollar le baril d’équivalent pétrole, vu l’étendue géographique du champ pétrolier. Indiquant qu’à ce prix le terrain intéresserait beaucoup de compagnies pétrolières, M. Tcherepanov a estimé qu’il se retrouverait probablement entre les mains de Rosneft ou de Gazprom.
Source RBC Daily via Ria Novosti
