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Rosneft/Oural - Total et Shell supplantent BP août 13, 2007

Posted by starbucker in Pétrole, Russie.
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Shell et Total l’ont emporté sur BP lors du premier appel d’offres organisé par le groupe pétrolier russe Rosneft pour du pétrole brut de l’Oural, ont déclaré des sources du négoce lundi.

Shell a remporté les droits d’exportation du brut de Rosneft portant sur les mois de septembre, novembre et décembre et Total ceux d’octobre.

Rosneft a adjugé 800.000 tonnes (5,9 millions de barils) de brut de l’Oural par mois, assortis d’une option lui laissant la possibilité d’accroître ou de réduire les volumes de 20%.

L’appel d’offres représente dans les 1,6 milliard de dollars suivant le cours actuel de l’Oural qui est de l’ordre de 69 dollars le baril.

“Je pense que l’appel d’offres est un tournant pour Rosneft car il témoigne de son souci d’augmenter le nombre de clients en des termes transparents”, a dit un négociant, qui n’a pas participé à l’appel d’offres.

Les livraisons se feront à partir du port de Novorossiisk, sur la mer noire, et de Primorsk, sur la Baltique, et représenteront plus du tiers des exportations embarquées par mer de Rosneft, premier producteur, raffineur et exportateur russe.

Certains négociants pensent que les négociants suisses Gunvor et Vitol, clients privilégiés de Rosneft, ne patîront sans doute pas trop de cet appel d’offres, dans la mesure où les deux tiers des exportations de Rosneft resteraient encore non affectées.

L’appel d’offres de Rosneft deviendra le deuxième plus important en Russie après celui de TNK-BP , dont BP détient la moitié du capital, lequel écoule ainsi plus deux millions de tonnes de brut par mer chaque mois.

Source Reuters

Le Danemark entre dans la course pour les richesses de l’Arctique août 13, 2007

Posted by starbucker in Energie.
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Une expédition danoise faisait route vers l’Arctique lundi afin de cartographier les fonds marins au nord du Groenland, une mission scientifique qui pourrait permettre au Danemark de se mettre sur les rangs pour revendiquer sa part des richesses du Grand Nord.

Embarqués sur le brise-glace suédois Oden, 45 chercheurs vont pendant cinq semaines passer au crible les fonds marins compris entre les latitudes 83° et 87° nord, a-t-on appris lundi auprès du ministère danois des Sciences, de la Technologie et du Développement.

Leur travail vise à déterminer si la dorsale de Lomonossov, une chaîne de montagne sous-marine qui s’étend du Groenland à la Sibérie, est une extension du Groenland, territoire danois autonome, ce qui pourrait permettre au Danemark de revendiquer une région potentiellement riche en hydrocarbures.

Selon l’US Geological Survey, l’Arctique abrite un quart des réserves de pétrole et de gaz naturel restant à découvrir sur la planète, une manne que le recul de la banquise rend de plus en plus accessible.

“Pour le Danemark, les Iles Féroé (autre territoire danois) et le Groenland, il y a cinq régions intéressantes (susceptibles de faire l’objet de revendications, ndlr), dont le pôle Nord lui-même”, écrit le ministère danois sur son site internet.

La Russie revendique déjà une grande partie de cette région depuis six ans, estimant que la structure de Lomonossov est une extension de la Sibérie.

Le 2 août, une expédition russe avait de manière spectaculaire planté un drapeau russe en titane à plus de 4.000 mètres sous le pôle Nord, à l’aide de deux submersibles, au terme d’une expédition symbolique et critiquée qui a relancé les convoitises des pays voisins.

La convention de l’ONU sur le droit de la mer donne aux pays signataires, jusqu’à 10 ans après sa ratification, la possibilité de déposer des revendications sur les fonds marins s’ils veulent étendre leur souveraineté au-delà de leur zone des 200 milles.

Jusqu’à présent, seules la Russie et la Norvège –qui convoite les fonds marins autour de l’archipel du Svalbard et une partie de la mer de Norvège– ont présenté un tel dossier parmi les cinq nations arctiques (Russie, Etats-Unis, Canada, Danemark et Norvège).

La Russie, qui a ratifié la convention en 1997, a déposé dès 2001 sa requête devant une commission de l’ONU sur le droit de la mer pour revendiquer le fond marin arctique.

Ayant ratifié la convention en 2004, le Danemark a la possibilité de faire de même jusqu’en 2014.

Le Canada estime lui aussi que la dorsale de Lomonossov est une extension de son plateau continental, mais n’a pas encore fait officiellement valoir ses droits auprès de l’ONU.

Le chef de sa diplomatie, Peter MacKay, a toutefois balayé l’initiative russe en estimant que planter des drapeaux était une pratique du XVe siècle et le Premier ministre, Stephen Harper, vient de conclure une journée très symbolique de trois jours dans le Grand Nord canadien au cours de laquelle il a notamment assisté à des manoeuvres militaires.

Pour l’heure, le Danemark a envoyé des signaux quelque peu contradictoires sur ses intentions.

Le Premier ministre Anders Fogh Rasmussen a, selon les médias danois, affirmé que le pôle Nord était “une possession commune”, alors que son ministre des Sciences Helge Sander semblait plus volontariste.

Si le pôle Nord est dans des “eaux” internationales, “un certain nombre de pays, dont le Danemark, cherchent à savoir s’ils ont des droits sur l’exploitation des ressources au-dessus et en dessous des fonds marins du pôle Nord”, a déclaré M. Sander, cité par l’agence Ritzau.

Sur le terrain, l’expédition danoise Lomrog 2007 recevra l’assistance d’un brise-glace nucléaire russe, a précisé le ministère. Elle compte aussi dans ses rangs des chercheurs suédois qui feront des travaux sur le climat.

 

Source AFP

Total présélectionné pour une coentreprise dans le gaz en Inde août 13, 2007

Posted by starbucker in France, Gaz, Inde.
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Gujarat State Petroleum Corp. (GSPC) a présélectionné huit compagnies étrangères pour la cession de 20 à 30% de participation dans l’exploitation d’un champ gazier au large de la côte orientale, a-t-on appris lundi auprès d’un responsable de la compagnie indienne d’Etat.

Les groupes retenus sont les suivants: les britanniques BP et BG Group , les américains Chevron et Exxon Mobil , l’espagnol Repsol , le français Total , le canadien Husky Energy et le norvégien Statoil .

GSPC va à présent demander à ces huit groupes de formuler une offre en bonne et due forme pour la mi-octobre.

“Nous préparons le terrain à un accord de coentreprise et la décision finale de vendre 20 à 30% de participation sera prise en novembre, sur la base des propositions financières formulées”, a expliqué à Reuters ce responsable, sous le sceau de l’anonymat.

GSPC possède 80% du champ en question, situé dans le bassin de Krishna-Godavari. Le canadien Geoglobal Resources et l’indien Jubilant Enpro se partagent le solde.

GSPC cherche un partenaire fort d’une expertise solide dans l’exploitation de champs gaziers, et qui consente à prendre en charge partie des coûts de développement du projet.

Une première pré-sélection avait déjà été effectuée l’an dernier, alors ramenée à quatre groupes: BP, BG Group, Chevron et l’italien Eni .

“Ces quatre entreprises présélectionnées avaient demandé des informations supplémentaires. Il faut à peu près sept mois pour creuser un puits et dans l’intervalle, d’autres entreprises ont également présenté leur candidature pour cette participation, nous avons donc repris la procédure à zéro avec des données supplémentaires”, a ajouté le responsable.

Source AFP

La Libye cherche à s’équiper d’un réacteur nucléaire EPR août 13, 2007

Posted by starbucker in France, Libye, Nucléaire.
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Plus qu’un simple réacteur nucléaire, la Libye convoite la technologie de troisième génération EPR et le groupe français Areva a été sollicité pour la présenter à Tripoli, écrit lundi Le Parisien.

Le quotidien précise que ces informations lui ont été confirmées par un porte-parole du Commissariat à l’énergie atomique (CEA).

Fin juillet, au lendemain de la libération des infirmières et du médecin palestinien prisonniers depuis plus de huit ans en Libye, la France a signé un accord de coopération dans le domaine du nucléaire civil avec le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.

Il prévoit le couplage d’un réacteur à une usine de dessalement de l’eau de mer. Mais selon Le Parisien, Tripoli viserait en réalité l’EPR.

Areva a été “brusquement sollicitée fin juin pour présenter la gamme de ses produits aux Libyens”, précise le journal pour qui la chronologie des faits, du printemps à la libération des six Bulgares, est “troublante”.

TROIS MILLIARDS D’EUROS

Des “discussions préliminaires” ont été ouvertes, les autorités libyennes ayant “marqué leur intérêt pour l’EPR”, selon une source chez Areva citée par le journal.

“Une première étude devra d’ailleurs être menée sur la capacité du système électrique libyen à accueillir un tel réacteur, ce qui en tout état de cause ne pourra pas être possible avant dix ou quinze ans”, explique Philippe Delaune, adjoint au directeur adjoint des affaires internationales du CEA, maison-mère d’Areva.

Une centrale EPR représente un coût total de trois milliards d’euros environ. “Un nouveau contrat n’est jamais à négliger. D’autant que la Libye recèle des stocks et des réserves d’uranium que lorgne le géant français du nucléaire“, souligne Le Parisien.

Le groupe français construit actuellement avec Siemens son premier réacteur EPR en Finlande, un projet marqué par de nombreux retards. Selon La Tribune, les derniers retards se traduiraient par une nouvelle perte de 500 à 700 millions d’euros.

Areva a également signé un protocole d’accord portant sur la fourniture de deux centrales EPR à la Chine, qui doit encore être formalisé.

En France, la mise en service d’un réacteur de troisième génération, à Flamanville (Manche), est prévue pour 2012.

Source Reuters

Téhéran menace de traduire la Russie devant la justice de La Haye août 13, 2007

Posted by starbucker in Iran, Nucléaire, Russie.
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L’Iran s’apprête à saisir la Cour internationale de justice en vue de poursuivre la Russie, qu’il accuse de manquer à ses engagements en matière de construction de la centrale nucléaire de Bouchehr. C’est ainsi que Téhéran a réagi à l’intention, annoncée par Moscou, de reporter la livraison des cartouches de combustible nucléaire à Bouchehr jusqu’à ce que soit réglée la crise autour du programme nucléaire iranien.

Selon le journal en ligne iranien Aftabnews, le membre de la Commission à la politique étrangère et à la sécurité nationale du Majlis (parlement iranien), Rachid Jalali-Jafari, s’en est pris aux responsables russes qui auraient menacé de ne pas envoyer de cartouches à l’Iran tant que ce dernier n’aurait pas rempli toutes les conditions imposées par la communauté internationale.

Pour Kazem Jalali, porte-parole de la Commission à la politique étrangère et à la sécurité nationale et coprésident du Groupe d’amitié interparlementaire russo-iranien, l’appel d’un membre de la Commission à saisir la justice de La Haye ne reflète que l’opinion personnelle dudit parlementaire. En revanche, le député s’est plaint que le report du lancement de la centrale de Bouchehr crée une atmosphère de méfiance et de mécontentement dans les relations entre Téhéran et Moscou.

Selon la majorité des experts, la Russie exploite le projet Bouchehr comme un levier diplomatique puissant dans ses relations aussi bien avec l’Iran qu’avec les “six” (cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU et l’Allemagne).

Moscou dément la présence d’arrière-pensées politiques dans sa prise de décision par rapport à l’achèvement des travaux de construction de la centrale nucléaire de Bouchehr. Or, son lancement a déjà été reporté à plusieurs reprises pour des raisons tantôt financières tantôt techniques.

Rappelons qu’au début de 2007 l’Iran a subi des difficultés relatives aux transferts bancaires destinés à financer le projet Bouchehr. Cette crise, qui a pourtant été réglée, permet à Moscou de justifier chaque retard par un bouleversement du calendrier technique du chantier. Selon certains analystes, il y a très peu de chances que du combustible russe soit livré un jour à Téhéran.

Quant à la tentative de poursuivre la Russie devant les magistrats de La Haye, elle est vouée à l’échec, car toute saisine de la Cour internationale de justice passe par un accord mutuel des deux parties au litige.

 

 

Source  Nezavissimaïa Gazeta via Ria Novosti

BNP Paribas peut consulter les investisseurs de la centrale nucléaire bulgare de Belene août 13, 2007

Posted by starbucker in Bulgarie, France, Nucléaire.
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La banque française BNP Paribas, qui a été choisie par l’opérateur du réseau électrique bulgare NEK pour assurer le financement pour la construction de la deuxième centrale nucléaire du pays (NPP) à Belene, est en discussions avec les candidats d’investisseurs stratégiques pour conseiller leur participation possible dans la procédure, ont annoncé des sources proches du projet le 9 août 2007.

L’unité locale de la banque ni n’a confirmé ni n’a nié les informations.

Selon des informations indépendantes, les discussions entre BNP Paribas et la société italienne Enel sont au stade le plus avancé. Les autres candidats pour une part de 49 % dans la centrale nucléaire sont la compagnie tchèque CEZ, E.ON et RWE allemandes, Electrabel belge et Electricite de France française. Elles peuvent agir avec la diligence qui s’impose et soumettre des offres avec le prix des actions avant le 1 octobre 2007.

En réponse à une demande de BNP Paribas, NEK a annoncé que la prestation des services de cabinet-conseil ne serait pas perçue comme un conflit d’intérêts, si une différente équipe consulte chaque investisseur.

Dix banques, y compris deux acteurs locaux, assureront un prêt de 250 millions d’euros ($342,2 millions) pour la construction de la centrale de Belene. BNP Paribas financera la conception, la livraison d’équipement et les travaux de construction et d’installation pour le projet pendant la première année de son implémentation. La banque française a été engagée comme un conseiller sur la vente des sept compagnies bulgares de distribution d’électricité, qui a été accomplie au début de 2005.

 

Source IEF

L’axe sud-américain carbure pour réchauffer Buenos Aires août 13, 2007

Posted by starbucker in Argentine, Energie, Vénézuela.
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En pénurie d’électricité, l’Argentine multiplie les accords de coopération.

Coupures d’électricité dans les foyers, rationnement du gaz pour les entreprises, pénurie de diesel dans les transports : les vagues de froid polaire qui se sont successivement abattues sur l’Argentine depuis le début de l’hiver austral ont entraîné la pire crise énergétique depuis vingt ans, poussant le pays à se tourner davantage vers ses voisins.

Le système électrique peine à faire face à la reprise de l’économie, qui affiche depuis la crise de 2001 des taux de croissance de l’ordre de 8 à 9 %, et il a frôlé plusieurs fois l’effondrement. Par ailleurs, les “tarifs sociaux” de l’électricité, inférieurs de 40 % à ceux des voisins chiliens ou brésiliens, ont encouragé la consommation tout en réduisant les capacités d’investissement des producteurs et distributeurs.

Coupures. “Si l’Argentine veut continuer à croître au rythme de 5 % par an, il lui faut investir 3 milliards de dollars par an, soit 2 % de son PIB, dans le secteur énergétique”, avertit Daniel Montamat, ex-secrétaire d’Etat à l’Energie. La consommation d’électricité a augmenté de 5 145 mégawatts (Mw) depuis 2001, alors que la capacité de production n’a progressé que de 844 Mw. Aucune grande centrale électrique n’a été inaugurée et les deux usines thermiques en construction n’entreront pas en service avant fin 2008. La modernisation de l’usine hydroélectrique de Yacireta, partagée avec le Paraguay, n’est prévue que pour 2009, tandis que la remise en service de la centrale nucléaire d’Atucha, programmée pour 2010, pourrait n’avoir lieu qu’en 2012. Si l’on ajoute l’agrandissement de plusieurs petites centrales thermiques du centre du pays, l’accroissement de la puissance obtenue est à peine supérieur à la demande prévue pour ces trois prochaines années.

“Les coupures d’électricité sont d’abord dues à l’insignifiance des investissements dans le secteur. La situation s’est détériorée au point que le système n’est pas fiable puisqu’il ne fonctionne normalement qu’à l’automne et au printemps et uniquement s’il pleut abondamment dans les provinces où sont installées les principales usines hydroélectriques”, souligne Alejandro Albanese, chercheur à l’Institut de planification stratégique. Ces dernières semaines, l’Argentine a dû interrompre à plusieurs reprises ses envois de gaz vers le Chili, importer de l’électricité du Brésil et du fioul lourd du Venezuela.

Sauveur. Le président vénézuélien, Hugo Chávez, en tournée “pétro-diplomatique” dans la région vient de signer des accords de fourniture d’énergie avec l’Uruguay, et de créer des sociétés mixtes d’exploration et d’exploitation de pétrole et de gaz avec l’Equateur et la Bolivie. En Argentine, attendu comme un sauveur, il a paraphé un traité de sécurité énergétique qui prévoit la création de Petrosuramerica, une entreprise binationale, et la construction d’une usine de “regazification” de gaz liquide, acheminé en bateau depuis le Venezuela. Buenos Aires a aussi prévu d’accélérer les travaux du gazoduc qui doit relier la Bolivie, le deuxième producteur de gaz en Amérique du sud, au centre du pays.

Mais l’Argentine souffre pour trouver des crédits à long terme auprès des organismes ­internationaux et les affaires de corruption qui ont récemment entaché les appels ­d’offres pour des travaux d’infrastructure ont refroidi les investisseurs privés.

 

Source Libération

Hugo Chavez veut aider l’Amérique du Sud à ” s’affranchir de Dracula “ août 13, 2007

Posted by starbucker in Géopolitique, Vénézuela.
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Le Venezuela intensifie ses rachats d’emprunts émis par l’Etat argentin. Ce financement direct par Caracas permet à Buenos Aires de ne pas solliciter le FMI

Au Venezuela, les banques attendent avec impatience la troisième émission de ” bons du Sud “, prévue avant la fin août, pour un montant de1 milliard de dollars (730 millions d’euros). La moitié des bons proviennent des titres de la dette argentine, l’autre moitié des fonds de l’Etat vénézuélien.

Lundi 6 août, lors d’une brève visite à Buenos Aires, le président vénézuélien Hugo Chavez a acquis 500 millions de dollars de la dette de l’Argentine. ” L’Argentine est en train de s’affranchir de Dracula, brisant les chaînes du Fonds monétaire international - FMI - “, a déclaré M. Chavez lors d’une conférence de presse.

Depuis 2005, le Venezuela a racheté 4,3 milliards de dollars de la dette de l’Argentine (la presse de Caracas parle de 5 milliards). Cela a permis au gouvernement argentin d’honorer ses créances, sans recourir à des emprunts à des taux d’intérêt trop élevés. Le président vénézuélien envisage d’alléger aussi la dette de l’Equateur et de la Bolivie.

Acquis par des banques privées vénézuéliennes au taux officiel de 2 150 bolivars le dollar, les bons du Sud, revendus sur le marché financier international, leur permettent de réaliser immédiatement un profit de l’ordre de 90 %, car la monnaie américaine est cotée sur le marché parallèle de Caracas à 4 300 bolivars. Au passage, l’Etat vénézuélien prélève une ” prime “, dont le total a été évalué par le ministre des finances, Rodrigo Cabezas, à 109 milliards de bolivars.

La situation difficile de l’Argentine sur les marchés, après le moratoire de 2001 et la laborieuse renégociation de la dette qui s’ensuivit, l’empêche de réaliser cette opération à son propre compte.

Les bons du Sud suscitent des critiques au Venezuela et ailleurs. Selon des altermondialistes européens, partisans d’une dénonciation de la dette extérieure des pays du tiers-monde, lorsque Caracas investit une partie de ses réserves en achats de titres argentins, le Venezuela entre dans le système de la dette internationale et se retrouve créancier de l’Argentine. Ce qui apparaît comme un geste solidaire peut avoir un effet pervers, qui affaiblit la position de Buenos Aires.

VALISES PLEINES DE PÉTRODOLLARS

De son côté, à Caracas, l’opposition s’inquiète de l’endettement du Venezuela. Dirigeant du Mouvement pour le socialisme (MAS, social-démocrate), Nicolas Sosa dénonce ” l’ivresse du pouvoir dans l’utilisation des ressources de l’Etat “. A l’en croire, la dette intérieure et extérieure du Venezuela totalise près de 70 milliards de dollars. Le chiffre officiel est de 46,6 milliards de dollars, équivalents à 35 % du produit intérieur brut.

Coauteur d’un Livre rouge sur la Banque centrale du Venezuela, présenté à Caracas jeudi 9 août, Orlando Ochoa fustige ” l’enrichissement spéculatif, non productif et corrupteur de fonctionnaires, entrepreneurs et banquiers ” favorisé par le gouvernement Chavez. D’après cet économiste de l’Université catholique, les largesses gouvernementales ont provoqué ” la pire corruption financière de l’histoire du Venezuela “.

Le ministre Cabezas dément qu’il y ait favoritisme dans le choix des banques bénéficiaires. ” Ces transactions se font de manière transparente, sans privilèges, elles ne concernent pas une ou deux banques “, assure-t-il. Cinq banques ont été sélectionnées initialement, puis cinq autres, a-t-il précisé.

Les valises pleines de ” pétrodollars ” restent le principal atout diplomatique du président Chavez, qui a dû se résigner à ” geler ” son projet de ” gazoduc du Sud ” (du Venezuela à l’Argentine en passant par le Brésil) et à retarder le lancement d’une ” banque du Sud “, faute de soutiens dans la région.

En dépit de l’envol du baril de brut, la production vénézuélienne n’arrive toutefois pas à satisfaire le quota fixé par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), à cause de l’absence d’investissements.

Selon l’OPEP et l’Agence internationale de l’énergie, en juin, la production n’a pas dépassé les 2,37 millions de barils par jour. Le gouvernement vénézuélien prétend produire plus de 3 millions de barils et s’est assigné comme objectif 5,8 millions en 2012.

 

Source Le Monde

Nucléaire: Toshiba vend 10% de Westinghouse à un groupe d’Etat kazakh août 13, 2007

Posted by starbucker in Kazakhstan, Nucléaire.
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Le groupe japonais Toshiba a annoncé lundi la vente au groupe public kazakh Kazatomprom de 10% du fabricant américain de réacteurs nucléaires Westinghouse, pour 540 millions de dollars.

Kazatomprom “est un leader mondial de l’exploitation des ressources” et sa présence dans le capital de Westinghouse “renforcera le développement mondial de notre activité énergie atomique”, s’est félicité Toshiba dans un communiqué, qualifiant le groupe kazakh de “partenaire stratégique”.

Kazatomprom exploite des mines d’uranium dans le sud du Kazakhstan et produit du combustible nucléaire. Il possède également trois centrales thermiques au gaz. Son unique réacteur nucléaire est en cours de démantèlement.

Les médias japonais spéculaient depuis plusieurs semaines sur cette opération.

Selon eux, Toshiba a promis de transférer des technologies de traitement de l’uranium au groupe kazakh en échange d’un approvisionnement stable en combustible nucléaire pour ses centrales.

Actuellement, l’industrie nucléaire japonaise se fournit en uranium essentiellement auprès de l’Australie et du Canada.

La montée en puissance de la Chine et de l’Inde a cependant rendu le marché du combustible nucléaire de plus en plus concurrentiel, ce qui pousse les firmes nippones à chercher à diversifier leurs sources d’approvisionnement.

Toujours selon les médias nippons, Toshiba a reçu l’assurance de la part des autorités américaines qu’elles ne s’opposeraient pas à la transaction.

L’entrée d’une firme étrangère dans le capital d’une société américaine disposant de technologies nucléaires est obligatoirement soumis au feu vert de Washington.

Après cette vente, Toshiba conservera 67% de Westinghouse, dont il avait acquis l’an dernier 77% auprès du britannique British Nuclear Fuels (BNFL) pour 4,158 milliards de dollars, une somme que les analystes avaient jugée largement excessive. La note de la dette du groupe nippon avait alors été abaissée.

Les autres actionnaires de Westinghouse sont l’américain Shaw Group, qui avait acheté une part de 20% en même temps que Toshiba, et le japonais IHI (Ishikawajima-Harima Heavy Industries) pour les 3% restants.

Westinghouse, basé en Pennsylvanie, fournit les équipements utilisés dans près de la moitié des réacteurs nucléaires en service dans le monde. En achetant ce groupe, Toshiba est devenu le deuxième constructeur mondial de centrales nucléaires, derrière le français Areva.

 

Source AFP

La Bolivie, l’Argentine et le Venezuela créent l’Opegasur août 13, 2007

Posted by starbucker in Argentine, Bolivie, Gaz, Vénézuela.
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Les présidents argentin, Nestor Kirchner, bolivien, Evo Morales et vénézuélien, Hugo Chavez, réunis dans la ville de Tarija, au sud de la Bolivie, ont signé vendredi un accord portant sur la  création de l’Organisation des pays producteurs et exportateurs de gaz d’Amérique du Sud (Opegasur). Le président Chavez a été le principal initiateur de la création, début mars 2007, d’une organisation régionale des pays producteurs et exportateurs de gaz en Amérique du Sud, rassemblant les trois premiers producteurs de gaz de la zone à savoir le Venezuela, l’Argentine et la Bolivie. L’objectif étant de créer une structure commune pour les échanges de technologies et d’expériences, les investissements communs et les projets d’intégration régionale dans l’industrialisation ou les infrastructures de transport du gaz. Le Venezuela est le premier producteur de gaz d’Amérique latine (160 millions m3/j) devant l’Argentine (135 millions m3/j) et la Bolivie (45 millions m3/j). Les trois membres de l’Opegasur détiennent aujourd’hui plus de 200 millions TCF de réserves de gaz, dont 150 TCF pour le Venezuela (8e mondial), 30 TCF pour la Bolivie et 20 TCF pour l’Argentine. Outre l’objectif de consolider l’alliance énergétique latino-américaine, l’Opegasur est perçue comme le premier pas vers le projet plus vaste de création d’une “Opep” mondiale du gaz. Pour rappel, cette idée d’Opep du gaz a dominé les travaux du “Forum des pays producteur de gaz” qui s’est tenu en avril au Qatar. Si la décision d’instituer un cartel n’a pas été prise, à Doha, les ministres des pays membres du Forum avaient décidé de créer un haut comité technique, présidé par la Russie, qui sera l’hôte de la prochaine réunion.  “Le comité aura pour tâche d’élaborer un plan global destiné à améliorer les performances du FPEG et définir les voies pour le développement futur de cette structure”, a précisé le texte ayant sanctionné les travaux du Forum. L’idée de transformer ce forum informel, qui regroupe une quinzaine de pays (Russie, Algérie, Iran, Qatar, Indonésie… représentant 70% des réserves et 40% de la production mondiale), en une organisation plus volontariste, a été relancée en janvier par l’Iran et la Russie.  “Créer une Opep du gaz serait une idée intéressante”, avait ainsi déclaré Vladimir Poutine, en début d’année. Un cartel gazier qui pourrait rassembler la Russie (1er producteur mondial de gaz), l’Iran (4e), l’Algérie (5e), le Qatar (15e) et le Venezuela (18e mais avec des projections à moyen / long terme à la 5 / 6e position), n’est cependant pas du goût des grandes puissances occidentales, notamment les Etats-Unis qui ont réagi à travers la Chambre des représentants américaine en approuvant un projet de loi visant à contrecarrer la création d’une “Opep du gaz”. En effet, les efforts déployés en matière de création d’un cartel gazier sont considérés par les Etats-Unis comme une démarche inamicale menaçant la sécurité des Etats-Unis et du monde entier.   Au moment où l’idée de création de l’Opep du gaz s’est fait un peu oublier, ayant été retardée au prochain Forum des pays producteurs de gaz que doit abriter Moscou, l’accord signé vendredi, instituant l’Opegasur, vient de relancer le débat sur un sujet ô combien sensible.