La demande grecque en énergie globalement couverte par les importations venant de Russie août 9, 2007
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La Grèce importe du pétrole brut et des produits pétroliers de Russie pour 32,3 %, d’Arabie saoudite pour 31,1 % et d’Iran pour 28,6 %, selon un rapport sur l’énergie présenté jeudi par le ministre du Développement au Premier ministre Karamanlis.
Selon le rapport, le pays exporte des quantités substantielles de produits pétroliers à des pays comme les Etats-Unis, la Turquie, la Libye et la Syrie. Ses exportations totales ont été de 4,8 millions de tonnes en 2005.
La demande totale de gaz naturel de la Grèce est couverte par ses importations en provenance de Russie (85 %), via la Bulgarie, et par ses importations de gaz liquéfié en provenance d’Algérie ( 15 %). En 2005, les importations totales de gaz naturel ont atteint 2,8 milliards de mètres cubes, grimpant à 3,1 milliards de mètres cubes en 2006.
Source Xinhua
L’affaire Areva août 9, 2007
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Une compagnie française accusée d’entretenir la rébellion. Pour garder le contrôle de l’exploitation de l’uranium.
Le Niger qui passe pour être un des pays les plus pauvres d’Afrique, et donc du monde, est en proie depuis le mois de février à une rébellion régionaliste touarègue menée par le Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ). Le MNJ se présente comme le défenseur de la cause des nomades touaregs, qui seraient persécutés par les gouvernements ” sudistes ” qui se succèdent à Niamey.
Ce qui est loin d’être partagé par le gouvernement du président Mamadou Tandja. ” Certains actes, comme la pose des mines par ces groupes armés, n’ont en réalité rien d’une stratégie défensive, mais s’inscrivent plutôt dans la logique de leurs commanditaires visant à empêcher les recherches et l’exploitation de nos ressources minières “, s’insurge le président Tandja qui se trouve être un ancien colonel de l’armée nigérienne.
Mamadou Tandja parle de ” conspiration ” et accuse les rebelles du MNJ d’être instrumentalisés par des mains étrangères. ” l’ Etat ne cédera ni aux pressions, ni au chantage, encore moins aux agissements de quelques citoyens hors la loi et objets de manipulations évidentes “, lâche le président nigérien.
Qui donc serait derrière les rebelles du MNJ pour faire chanter ou faire pression sur l’Etat nigérien ? A mots couverts, les autorités de Niamey accusent la Libye voisine. Le pays de Mouammar Kadhafi est accusé de vouloir mettre la main sur les richesses minières dont regorge le sous-sol nigérien. Le ministre libyen des Affaires étrangères n’a-t-il pas récemment fait parvenir à son homologue de Niamey, une lettre à travers laquelle la Libye revendique une vaste partie du Nord-est nigérien, couvrant près de 30 000 km2 et riche en uranium, et dit-on, en pétrole ? Beaucoup plus ouvertement encore, le gouvernement nigérien accuse la compagnie française Areva de soutenir la rébellion du MNJ. Le ministre nigérien chargé de l’Intérieur a même signé le 25 juillet, un arrêté expulsant du pays, Dominique Pin, directeur général de Areva - ancien n°2 de l’ambassade de France à Abidjan au début de la crise ivoirienne en septembre 2002 - . Cette expulsion arrivait d’ailleurs après celle de Gérard Denamur, l’expert en sécurité de Areva au Niger, et la suspension sur le territoire nigérien de la diffusion de Radio France Internationale, accusée de couverture partiale des événements du Nord du Niger.
Chasse gardée
Le groupe français Areva, n°1 mondial du nucléaire civil exploite l’uranium depuis 40 ans au Niger, 3e producteur mondial de ce minerai. Une exploitation qui défie toutes les règles du marché. Areva, deuxième employeur au Niger, juste après l’Etat, achète au Niger le kilogramme d’uranium à 27 300 Fcfa, largement en dessous des prix du marché international qui se situent à 122 000 Fcfa le kilogramme. Ce véritable marché de dupes remonte à “l’indépendance” octroyée au Niger par la France. Les accords de défense passés par la France en 1961 avec un certain nombre de pays d’Afrique de l’Ouest, dont le Niger et la Côte-d’Ivoire, prévoient en effet que l’ancienne puissance coloniale garantit aux régimes de ces pays, la sécurité et la stabilité, en échange, ces pays réservent à la primauté sur leurs ressources minières dont elles ne peuvent disposer librement qu’autant que la France n’en a pas besoin. L’uranium nigérien qui fait les bonnes affaires de la France est une survivance de ce pacte colonial qui concernerait aussi les gros gisements de pétrole dont regorgerait le sous-sol nigérien, au vu des documents cartographiques de compagnies pétrolières occidentales.
Sauf que l’exemple de la résistance ivoirienne commence à faire tâche d’huile dans la sous - région et le Niger qui n’a pas, depuis 40 ans, tiré grand profit de l’exploitation d’un minerais aussi précieux, pense sérieusement à s’émanciper de l’oppressante tutelle de la France sur ses ressources minières. ” Comme tout Etat souverain, le notre entend exercer son droit légitime et inaliénable à disposer de ses propres ressources et à les mettre en valeur avec les partenaires intéressés “, explique le président Mamadou Tandja. Profitant de la récente remontée des cours de l’uranium, qui s’étaient effondrées dans les années 80, et surtout de la décision de la Chine de développer le nucléaire civil, le Niger a choisi de diversifier l’exploitation de son uranium. Les autorités de Niamey ont par conséquent délivré plusieurs permis de recherche et d’exploitation d’uranium à des compagnies chinoises et canadiennes. Mettant ainsi de fait fin à la chasse gardée de la France. Ce qui n’est pas du tout du goût des Français. Les Français auraient-ils alors suscité avec Areva, la rébellion du MNJ pour faire pression sur le gouvernement nigérien, dans l’espoir de conserver leur monopole ? Le Niger l’affirme pratiquement.
Négociations
L’affaire est pour le moins embarrassante pour la France. Elle est de nature à confirmer les accusations généralement dirigées contre la France, qui susciterait des rébellions en Afrique francophone, partout où la préservation de ses intérêts l’exige. Maintenant que l’affaire est publique, la France ne sait plus comment garder la haute main sur l’exploitation de l’uranium nigérien. Or, elle a énormément besoin de cet uranium, comme du centrafricain, pour continuer à produire l’énergie qui lui permet d’éclairer les villes françaises. L’affaire est donc hautement délicate et stratégique.
Le président français Nicolas Sarkozy qui pérorait pendant la campagne présidentielle française que la France n’a pas besoin de l’Afrique, est très vite rattrapé par la réalité qui n’a jamais échappé à ses prédécesseurs. Et, on peut comprendre qu’il ait choisi de calmer le jeu et de faire profil bas. Il vient de dépêcher à Niamey son ministre de la Coopération, Jean-Marie Bockel, pour discuter avec les autorités nigériennes.
Au terme de cette visite, le groupe Areva s’est engagé à relever le prix du kilogramme d’uranium qui passera jusqu’au 31 décembre 2007, de 27 300 à 40 000 Fcfa, avec effet rétroactif au 1er janvier 2007. Areva paiera en outre un acompte de 15 milliards de Fcfa à l’Etat nigérien, sur les dividendes qu’il attend et lui livrera 300 tonnes d’uranium que l’Etat nigérien se chargera de vendre directement sur le marché international. Mais, on le voit, cette offre française est encore loin des standards du marché. Areva et la France vont devoir se remuer face à la libre concurrence.
Source All Africa
L’Algérie a un fort potentiel en hydrocarbures août 9, 2007
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L’Algérie investit massivement dans l’exploration des hydrocarbures pour renforcer ses capacités de production et d’exportation de gaz et de pétrole.
Depuis la crise entre la Russie et l’Ukraine, qui a ravivé les inquiétudes européennes sur son approvisionnement gazier, les regards se sont tournés vers l’Algérie, l’un des premiers fournisseurs de l’Union européenne, et l’une des principales sources susceptibles de couvrir la demande européenne en forte croissance d’ici à 2020. En effet, cette dernière est le troisième exportateur mondial de gaz. Elle est classée septième en termes de réserves. L’Algérie dispose, de surcroît, de différents atouts, la proximité de ses gisements et son infrastructure de transport face au Vieux continent, la qualité de son gaz, deux projets majeurs de nouvelles routes d’exportations vers l’Europe, les gazoducs Medgaz et Galsi, l’augmentation en cours du gazoduc Enrico Mattei reliant l’Algérie à l’Italie via la Tunisie et une capacité de production de gaz naturel liquéfié en voie d’extension. Sa capacité d’exportation supplémentaire de gaz à l’horizon 2012 pourrait approcher les 40 milliards de m3 par an. Sa capacité d’exportation passerait au cours de la prochaine décennie à 100 milliards de m3 par an.
Ce rythme d’exportation met la pression sur les réserves. Estimées entre 4 000 et 5 000 milliards de mètres cubes, les accumulations de gaz en Algérie ont une durée de vie estimée par BP à 40 ans. Mais la croissance économique, la forte demande en électricité, le développement de la pétrochimie vont augmenter de façon significative la demande locale. Ce qui induit un nouvel arbitrage concernant l’affectation des réserves. Quel niveau de production pour permettre à la fois de soutenir sur une durée la plus longue possible la demande interne qui va crescendo et le rythme d’exportation qui va connaître une sensible augmentation à moyen terme ? Cette problématique ne se pose pas seulement à l’Algérie. En raison de l’importance de plus en plus accrue que revêt le gaz dans le bilan énergétique mondial, en un mot plus accentué au cours des prochaines décennies, l’accès à de nouvelles réserves de gaz requiert un grand intérêt à la fois pour les compagnies d’État que pour les multinationales. Qui détient de grandes réserves de gaz, une capacité de production et de transport significative va acquérir de plus grands parts du marché, surtout en Europe et aux États-Unis où la demande va exploser au cours des prochaines années.
Source Liberté
Bourbier finlandais pour l’EPR août 9, 2007
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Le consortium Areva-Siemens est rendu responsable des retards du réacteur nucléaire d’Olkiluoto.
Le premier réacteur nucléaire troisième génération du monde aurait dû produire de l’électricité dès le printemps 2009. Le site d’Olkiluoto, au sud-ouest de la Finlande, devait être la vitrine du réacteur européen à eau pressurisé (EPR). Mais le consortium franco-allemand, Areva- Siemens, en charge des travaux pour le compte de l’électricien finlandais Teollisuuden Voima Oy (TVO), concède désormais dix-huit mois de retard. Ce qui repousserait la mise en service à janvier 2011, au mieux.
“Depuis le début, nous étions convaincus que le calendrier n’était pas tenable”, remarque le député vert Oras Tynkkynen. Mais la Finlande voulait faire vite. Le pays importait déjà 20 % de son électricité et les besoins de son industrie, forte consommatrice d’énergie, ne cessaient d’augmenter. Le temps pressait. D’autant qu’Helsinki craignait de ne pas atteindre les objectifs fixés par le protocole de Kyoto. L’élargissement du parc nucléaire avait été présenté comme la meilleure alternative au réchauffement climatique. Et pour son cinquième réacteur, la Finlande avait opté pour l’EPR. “Nous sommes très déçus : Areva assurait que la technologie était au point et que le calendrier serait respecté”, confie Martin Landtman, directeur du projet pour TVO.
A Paris, le son de cloche est différent. “Nous ne sommes pas là pour battre des records de vitesse, mais pour fournir un réacteur fiable et performant à même de fonctionner sur les soixante prochaines années”, déclare Julien Duperray, porte-parole d’Areva. Olkiluoto 3 est un projet unique, tant par son ampleur (1 600 MW) que par sa nouveauté, les délais n’ont donc rien d’exceptionnels, observe-t-on chez Areva. Mais les problèmes techniques se sont multipliés dès le début des travaux. Des plans détaillés ont tardé à arriver selon l’Autorité finlandaise de la sûreté nucléaire (Stuk). “Areva manquait d’expérience dans la direction d’un tel chantier”, estime Jouko Mananen, qui supervise le projet pour la Stuk.
Malentendus. Puis, il y a eu les problèmes de béton. La porosité du ciment, fourni par un sous-traitant finlandais pour bâtir le socle du réacteur, ne répondait pas aux critères fixés. Les travaux ont dû être interrompus pendant plusieurs semaines. La pénurie de main-d’oeuvre dans le secteur de la construction a joué en défaveur du consortium franco-allemand. Des malentendus culturels ont ajouté au retard. En Finlande, les pièces et les processus de fabrication sont contrôlés par la Stuk. Areva “n’était peut-être pas habitué à un tel niveau d’exigence”, constate Jouko Mananen. Environ 400 pièces et 1 100 processus ont déjà fait l’objet d’une modification. Areva “n’a pas embauché suffisamment d’experts”, selon Jouko Mananen. Le Vert Oras Tynkkynen voit dans la répétition de ces contretemps “le signe que la sécurité n’a pas été considérée avec suffisamment de sérieux dès le départ” . Au printemps, des militants de Greenpeace ont occupé le chantier. Leur porte-parole, Lauri Myllyvirta, craint que “la tentation soit grande désormais de réduire les coûts entraînés par les délais aux dépens de la sécurité”.
“Prix fixe”. Martin Landtman refuse d’aborder l’aspect financier du retard, précisant : “L’investissement est de 3 milliards d’euros” . Et qu’il s’agit d’ un “prix fixe” . Le gouvernement envisage la construction d’un sixième réacteur. Mais si plus de la moitié des personnes interrogées y étaient favorables en octobre, elles n’étaient plus qu’un tiers en juillet. Le résultat, selon le ministre de l’Industrie, des déboires d’Olkiluoto.
Source Libération
Les exportations de pétrole kazakh pourraient contourner la Russie août 9, 2007
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La Russie a échoué à bloquer les tentatives de création de nouveaux corridors de transport pour l’exportation d’hydrocarbures centrasiatiques contournant son territoire. Mercredi, lors d’une visite officielle au Kazakhstan du président azerbaïdjanais Ilham Aliev, les compagnies pétrolières publiques des deux pays ont signé un mémorandum portant sur la réalisation conjointe du Projet transcaspien de transport du pétrole kazakh en contournement de la Russie. Le projet sera intégré au Système caspien de transport des hydrocarbures du Kazakhstan (KKST), indépendant par rapport à la Russie.
La production croissante de pétrole pousse le Kazakhstan à mener une politique de plus en plus indépendante vis-à-vis de la Russie. Pour l’instant, le Kazakhstan exporte son pétrole via le Consortium des pipelines caspiens (KTK), dont la capacité de 32-35 millions de tonnes est exploitée au maximum, vers le port russe de Novorossiisk. Astana souhaite augmenter les capacités du KTK, mais la réalisation de cette initiative passe par l’augmentation des tarifs de transit, ce que réclame la Russie et ce que contestent les acteurs étrangers du KTK.
Selon des experts, le mémorandum signé est ambigu. “D’une part, il peut servir de levier de pression sur Moscou dans le dossier de l’élargissement du KTK, relève le directeur de l’Institut d’énergie nationale, Sergueï Pravossoudov. D’autre part, la question est de savoir combien de pétrole issu du gisement de Kachagan ira via la Russie et combien via l’Azerbaïdjan et la Turquie”.
“Si le Kazakhstan peut se servir du nouveau projet pour faire pression sur la Russie et la pousser à résoudre le problème du KTK, la Russie peut à son tour menacer de réduire les livraisons”, estime Konstantin Serebriany, directeur de projets chez 2K Audit. D’autre part, face à la croissance de la production de pétrole au Kazakhstan, on sera obligé de rechercher d’autres moyens d’exporter le pétrole, y compris en contournement du territoire russe. Et la Russie sera obligée d’accepter la perte de son monopole sur le transit en provenance d’Asie centrale.
Source Nezavissimaïa Gazeta via Ria Novosti
Malgré la violence, le pétrole nigérian attire. août 9, 2007
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Les compagnies pétrolières ne renoncent pas à investir dans le Delta du Niger, au sud du Nigéria, malgré les enlèvements réguliers de leurs employés.La nouvelle n’a pas provoqué d’émotion particulière : un employé de la compagnie pétrolière française Total a été enlevé, mardi dernier, dans le Delta du Niger, au sud du Nigéria. Une région riche en or noir, qui fait du Nigéria le premier exportateur de pétrole du continent africain et le 5e producteur mondial. Depuis janvier 2006, près de 200 expatriés travaillant dans le secteur pétrolier ont été enlevés. Pratiquement tous sont relâchés au bout de quelques semaines. Si l’otage est un Occidental, les prix montent : « Ce n’est pas qu’on veut systématiquement enlever des blancs, mais la vérité est que les noirs ont moins de valeur comme otages », selon l’un des chefs d’un des groupes militants du Delta.
Dans cette région de rivières, de marais et de forêts tropicales, la violence est endémique et la rébellion gronde. Le Mouvement d’émancipation du Delta du Niger (Mend) forme la guérilla la plus puissante de la région, dont le but est de parvenir au contrôle des ressources pétrolières.
Pertes de 1,3 milliard de dollars par mois
Le vol d’équipements et le siphonnage des oléoducs sont aussi monnaie courante. Si bien qu’en 2006, le Nigéria a « perdu, en moyenne, 1,3 milliard de dollars par mois » (940 millions d’euros), selon un rapport de la filiale nigériane de Shell. Les exportations d’or noir nigérian sur le marché international sont régulièrement amputées de 25 %.
Pour autant, les compagnies pétrolières ne renoncent pas à investir. Le pétrole nigérian est d’excellente qualité et l’un des plus faciles à exploiter au monde : seulement 5 % des forages n’obtiennent aucun résultat. Le forage se fait bien à l’abri dans des « complexes pétro-sécuritaires », gardés par des sociétés militaires privées, avec le soutien des forces de l’ordre locales.
Les autorités nigérianes ont tout intérêt à protéger les compagnies pétrolières. La compagnie nationale du pétrole ( Nigeria National Petroleum Corporation) est majoritaire - à hauteur de 55 à 60 % - parmi les multinationales du pétrole installées dans le pays. Le Nigéria étant l’un des pays les plus corrompus au monde, l’argent qui transite par la NNPC arrose tous les niveaux administratifs et militaires du pays, garantissant une certaine stabilité des élites au pouvoir. Le président Umaru Yar’Adua, premier président du Nigéria qui ne soit pas issu de l’armée, a été élu en avril 2007, après des élections entachées de fraudes. Il a promis de lutter contre la corruption. Une tâche ardue : comment envisager qu’un gouvernement arrête de financer ses clientèles si cela doit entraîner sa chute ?
Apres l’or, le pétrole oppose l’Ouganda à la RDC août 9, 2007
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Depuis une semaine, les incidents frontaliers se multiplient entre l’Ouganda et la République démocratique du Congo. Il y a déjà eu des victimes, de part et d’autre, et si les responsables des deux pays ne prennent des dispositions qui s’imposent, la situation risque de dégénérer. La pomme de discorde ? L’exploitation du pétrole dans le Lac Albert.
Dans sa dépêche du lundi 6 août 2007, l’agence de presse Misna s’attarde sur les incidents qui ont eu lieu vendredi 3 août entre les forces armées congolaise et ougandaise. Incidents qui ont coûté la vie à deux soldats congolais des FARDC, un civil, et de l’autre côté, un sujet britannique répondant au nom de Carl Nefdt. En plus, les FARDC avaient réussi à faire prisonniers quatre soldats ougandais.
Carl Nefdt, ingénieur de nationalité britannique, travaillait pour le compte de la société pétrolière canadienne Heritage Oil Corp qui est installée en Ouganda depuis plus de dix ans. Cette société pétrolière, selon l’agence Misna, appartient à un nommé Tony Buckingham, mieux connu dans le monde international de mercenaires. Ainsi, cette société pétrolière canadienne a déjà commencé les travaux d’exploration et compte en l’an 2009 passer au stade de l’exploitation du pétrole pour les marchés locaux. Ce pétrole sera exporté à travers un oléoduc jusqu’ aux côtes du Kenya.
Cependant, il nous revient qu’en juillet 2006, Héritage a signé un contrat de production partage avec la Rdc. Ce qui lui permet d’exploiter le pétrole dans le versant congolais à partir des eaux congolaises avec des installations placées en Ouganda après avoir travaillé au sud de ce pays à Ntrokoto. Mais ayant constaté que la nappe du pétrole se trouve dans le versant congolais, Heritage oil, avec les britanniques ont fait appel à Tollow oil qui dispose de l’expertise et du matériel. Et selon des estimations disponibles à ce jour, cette réserve du pétrole du Lac Albert s’élèverait à 1 milliard de barils.
LES DERNIERS INCIDENTS MEURTRIERS
C’est sur ces entrefaites que les derniers incidents meurtriers sont intervenus. En effet, une embarcation de Heritage oil, en provenance de l’Ouganda, venait de tomber en panne et secourue par la marine des Fardc qui la tenait à l’oeil. Par méprise peut-être, les militaires ougandais sont intervenus, tirant sur les FARDC, blessant un civil et tuant deux soldats congolais. Dans leur riposte, les Fardc ont tué justement cet ingénieur britannique, après avoir réussi à faire prisonniers quatre soldats ougandais.
Pour éviter que la situation ne se détériore, les parties congolaise et ougandaise ont convenu de se réunir pour examiner les faits et éviter que ce genre d’incidents ne se reproduisent. Au terme des discussions, les FARDC ont libéré les soldats ougandais. Néanmoins, il a été convenu de se mettre d’accord sur le tracé lacustre pour éviter de violer les eaux territoriales de chaque Etat. Ce qui entraînerait indubitablement des implications politiques.
A en croire les premiers éléments d’information, c’est dans les eaux congolaises où coule le pétrole du lac Albert, plus particulièrement à la hauteur du village Semiliki. Quant à la limite frontalière, elle s’étendrait jusqu’à Rukwanzi, de part et d’autre des deux pays. Il s’agit de deux blocs couvrant 6.000 km2 et appartenant à la RDC ; bloc en off shore et o, shore ; principalement en Ituri.
Nonobstant toutes ces dispositions et ces accords encore informels, la tension ne cesse de monter entre les deux pays, au niveau de cette frontière, à telle enseigne que la Monuc s’est impliquée pour faciliter les contacts entre les Etats majors ougandais et congolais. Selon Misna, l’on assiste à un déploiement des dispositifs militaires, de deux côtés. Ce qui pourrait conduire, dans l’hypothèse d’une seconde méprise, à une confrontation entre les deux armées, congolaise et ougandaise.
UNE SECONDE « ZONE D’INTERET COMMUN »
Ce serait trop beau de croire que ces incidents constituent des cas isolés. Bien au contraire, ils confirment tout ce qui a été écrit sur les différentes guerres d’agression subies par la Rdc, guerres aux enjeux économiques. Il y a eu l’or de Mongwalu, de Kilomoto, de l’Ituri en général, lequel or a suscité des convoitises que l’on connaît. Jusqu’ à tisser des réseaux maffieux qui permettent la circulation des armes et sèment la mort ainsi que la destruction dans cette partie de la Rdc. Aujourd’hui, les incidents du Lac Albert ont comme dénominateur commun ; l’exploitation du pétrole. Héritage oil qui est installée depuis plus de dix ans en Ouganda, tente d’étendre ses tentacules pour exploiter le pétrole dans le versant congolais du fait que l’Etat congolais n’est pas encore organisé dans ce domaine.
Exactement comme avec l’Angola, le long du littoral commun avec la province du Cabinda. Sur ce point précis, l’Angola et la RDC ont trouvé un compromis pour l’exploitation commune du pétrole dans cette « Zone d’intérêt commun ».
Le Lac Albert constitue donc une seconde Zone d’intérêt commun entre l’Ouganda et la Rdc. Mais seulement voilà. Les choses se passeraient autrement qu’il y a risque que tout puisse arriver. En effet, des accords ont été conclus de la manière suivante ; Tullow Oil, 48,5%, à Heritage Oil, 39,5 % pendant que l’Etat congolais ne bénéficierait que de 12% des actions. Le contrat signé est d’une durée de cinq ans. Et si par des effets évolutifs, Heritage construisait l’oléoduc pour exporter le pétrole à travers le Kenya, pays membre avec l’Ouganda, la Tanzanie, le Rwanda et le Burundi au sein de East africa Comitte, la RDC n’y verrait que du noir. Surtout qu’à l oeil nu, il s’affirme qu’il s’agit d’un contrat léonin alors que le pétrole est de la RDC.
Dans le sillage du gouvernement, on laisse entendre que ceci expliquerait le dernier séjour du ministre congolais des Hydrocarbures en Ouganda en vue d’harmoniser les politiques pétrolières entre les pays voisins. Le ministre aurait eu des entretiens avec les responsables de Heritage, plus précisément à Kasenyi où sera basé le siège de Heritage oil. Car, en fait, avec la phase d’exploitation du pétrole, il est question d’installer la partie de raffinage qui, logiquement, devrait sur place, alors qu’il était question de l’installer à Beni. A ces entretiens, avait également pris part le gouverneur de la Province Orientale pour défendre les intérêts de la population au regard de l’amélioration des conditions sociales des populations locales et dans la perspective de la création des emplois.
Les choses sont claires. Les enjeux sont là, et le pétrole, après l’or, oppose déjà l’Ouganda à la République démocratique du Congo. Tout est question de savoir comment négocier la gestion de cette seconde « Zone d’intérêt commun ».
Source All Africa
Gazprom veut devenir le groupe “le plus cher” du monde août 9, 2007
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Le premier vice-premier ministre russe Dmitri Medvedev a espéré jeudi que le géant gazier Gazprom, dont il préside le conseil d’administration, serait un jour le N°1 mondial en termes de capitalisation boursière.
“Gazprom dispose des réserves de gaz naturel les plus riches du monde. Quand j’ai été nommé au conseil d’administration (en 2000), le groupe valait environ 8 milliards de dollars. Aujourd’hui, il en vaut plus de 250 milliards. Un jour, il pourrait devenir le groupe le plus cher du monde”, a-t-il indiqué dans une interview au magazine allemand Stern.
Pour M. Medvedev, la participation publique est inévitable pour les entreprises détentrices de ressources d’importance stratégique.
“Le pays entier et sa population dépendent de Gazprom. Nous voulons éviter le risque d’une crise économique et politique que pourrait provoquer la vente de cette entreprise à une dizaine de propriétaires privés”, a-t-il indiqué.
Dans le même temps, a-t-il assuré, Gazprom vit aujourd’hui selon les lois du marché. Dans les années 1990, le géant gazier russe avait quelques partenaires exclusifs qui ne réglaient pas la facture du gaz aux tarifs du marché, se procurant ainsi une subvention annuelle de 5 milliards d’euros, mais cela ne pouvait pas continuer éternellement.
“Gazprom a donc décidé de modifier sa politique des prix à l’égard de certains pays de la CEI. Nos partenaires européens ont compris qu’il s’agissait d’un processus désagréable, mais normal. Dans les pays de la CEI, tout le monde n’était pas prêt à passer au prix du marché, on croyait qu’avec un gaz cher, les choses iraient mal. La vague de craintes a même touché l’Europe occidentale. Mais, en regardant en arrière, vous verrez qu’aucune des économies concernées ne s’est effondrée”, a constaté le premier vice-premier ministre russe.
“Il n’y aura plus de gaspillage du gaz, et cela aura a une incidence positive sur l’économie et l’écologie”, a-t-il estimé.
Source Ria Novosti
Algérie : Projets des centrales électriques de Terga et Koudiet Edraouch - Le marché attribué dans une semaine août 9, 2007
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Considérant les délais de 46 et 55 mois pour la réalisation, respectivement, de la méga-centrale de Terga (ouest du pays) et celle de Koudiet Edraouch (est), chacune en cycle combiné de 1 200 MW, trop longs, et le prix référentiel du kilowatt/heure produit élevé, proposés par les soumissionnaires suite à l’avis d’appel d’offres international, la Sonelgaz vient de signifier aux trois candidats sélectionnés, par la voix de son premier responsable, M. Nourredine Bouterfa, qu’elle se réservait le droit de surseoir à l’opération pour se donner un temps de réflexion.
Cette décision est intervenue juste après la séance d’ouverture et d’évaluation des offres commerciales des constructeurs de grande turbine à gaz ayant manifesté leur intérêt pour les projets cités ci-dessus.
L’ouverture des plis, qui s’est déroulée hier au siège central de la Société nationale de distribution d’électricité et de gaz, a permis de connaître les offres commerciales et les délais de réalisation des deux projets faits par les candidats en lice ayant répondu à l’appel d’offres, à savoir le consortium Alstom-Orascom, IJC-Sogex (deux entreprises chinoises) et ONM. A noter que le groupe Siemens a signifié son retrait une semaine avant la date limite de dépôt des plis, invoquant comme raison, selon son P-DG, la non-prorogation de la date pour une meilleure étude des projets. A l’issue de la lecture des plis, c’est l’offre de Alstom-Orascom qui s’est avérée la moins-disante, un montant global (pour la réalisation des deux centrales) de près de trois milliards de dollars, et des délais de réalisation de 46 et 55 mois. «Des échéances tout à fait éloignées du plan d’urgence de production électrique», a souligné M. Bouterfa devant l’assistance.
Et de préciser que le plan de réalisation des centrales électriques s’étalait jusqu’à fin 2009 et 2010. «Il ne nous reste plus qu’à demander aux constructeurs retenus de revoir leur copie pour réduire le temps de réalisation», a encore rappelé le P-DG. Toujours dans ce même contexte de réduction des délais de réalisation, il a reconnu qu’il sera difficile «au constructeur de répondre favorablement à notre demande, dans la mesure où le carnet de commandes de Alstom est bien fourni par le nombre de chantiers qu’il doit suivre». Ce responsable fera savoir, dans son intervention de clôture de la séance : «Nous assistons ces derniers temps sur la place internationale à une augmentation des prix référentiels, rendant ainsi difficile l’atteinte de nos objectifs de réalisations de nouvelles centrales.»
Le prix référentiel le plus souhaitable pour la Sonelgaz serait de 1,68 DA/KW alors qu’il est de 2,07 DA sur les marchés internationaux. M. Bouterfa s’est aussi adressé à la presse à la fin de la séance d’ouverture des plis, déclarant en substance : «Actuellement, le parc national de production électrique satisfait correctement la demande, mis à part quelques ruptures dues essentiellement à des pannes techniques de transformateurs que nos services ont vite réparées.»
A la question d’un confrère lui demandant le délai de réflexion qu’il s’est donné pour répondre à l’offre d’ Alstom, M. Bouterfa répondra qu’il ne devrait pas dépasser les dix jours. Rendez-vous est donc donné à cette échéance pour savoir si Alstom va construire les deux centrales électriques.
Source All Africa
Gazprom intéressé par les actifs d’ E.ON au Royaume-Uni août 9, 2007
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Gazprom , le monopole russe des exportations de gaz, envisage d’acquérir les actifs d’ E.ON dans le secteur de l’électricité au Royaume-Uni en échange de participations que le groupe allemand obtiendrait dans un gisement gazier russe, apprend-on jeudi de sources industrielles.
Le géant russe, premier producteur mondial du gaz, cherche à développer ses activités en aval pour accéder directement aux consommateurs d’Europe occidentale et non plus seulement vendre en gros aux distributeurs.
La compagnie nationale avait fait part l’an dernier de son intérêt pour Centrica , l’ex-British Gas, ce qui avait suscité des froncements de sourcils au Royaume-Uni.
E.ON et Gazprom discutent depuis 2004 d’échanges d’actifs.
Selon les sources, Gazprom est surtout intéressé par des centrales électriques au gaz, or E.ON possède cinq installations de ce type au Royaume-Uni. Le groupe allemand détient aussi la compagnie Powergen, qui fournit du gaz et de l’électricité aux ménages, un réseau de transport d’électricité et des centrales au charbon.
Gazprom de son côté a déjà un petit distributeur britannique spécialisé dans la fourniture de gaz aux petites et moyennes entreprises.
E.ON souhaite prendre une participation de 25% dans le gisement Ioujno Russkoye, qui sera la principale source d’approvisionnement du nouveau gazoduc Nord Stream construit entre la Russie et l’Allemagne. L’oléoduc, dont l’entrée en service est prévue en 2010-2012, est construit en commun par Gazprom, E.ON et BASF .
E.ON avait offert en échange des actifs en Hongrie mais selon la presse russe, Gazprom en demande plus, estimant que la valeur de sa part dans Ioujno Russkoye est supérieure à celle des actifs hongrois du groupe allemand.
Source Reuters
