Algérie : Accord avec l’Espagne sur l’augmentation des prix du gaz août 8, 2007
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Les discussions ont duré plus de deux ans
Les gouvernements algérien et espagnol sont parvenus à «un accord sur l’augmentation des prix du gaz» vendu par l’Algérie à l’Espagne. Le principe d’accord établit que Gas Natural «pourra acquérir dix pour cent de Medgaz en échange de l’augmentation des tarifs du gaz fourni à l’Espagne, soit entre dix et douze pour cent». Les négociateurs algériens «avaient menacé d’augmenter jusqu’à vingt pour cent les contrats, ce qui se répercute sur le prix pour les consommateurs espagnols à hauteur de trois pour cent approximativement», écrit El Pais, quotidien madrilène. Il commente que l’importance du gaz algérien pour l’économie espagnole «n’a pas besoin d’explication.
Aujourd’hui, c’est déjà la matière première principale pour la production de l’électricité et a remplacé avec un avantage écologique la production de l’électricité à partir du charbon ou du fuel, bien que le prix du kilowatt soit plus cher». El Pais ajoute que pour cette raison le principe d’accord entre les deux pays pour «mettre fin à la délicate confrontation sur le projet Medgaz qui unira la production algérienne à Almeria est d’une importance capitale. C’est un soulagement pour les responsables espagnols de l’énergie parce que ceci éloigne le spectre d’un conflit qui aurait pu se terminer par des prix scandaleusement plus chers du gaz algérien qui se vend en Espagne ou avec des tensions dans l’approvisionnement».
La négociation du gouvernement espagnol «a été influencée probablement par les difficultés politiques quant à la question du Sahara avec des résultats peu brillants. En aucun cas l’Espagne n’aurait dû-disons le ministère de l’Industrie- supprimer les conditions imposées par la Commission nationale de l’énergie (CNE) pour permettre à Sonatrach de contrôler jusqu’à trente-six pour cent du gazoduc», souligne le quotidien madrilène qui estime que de telles conditions exigeaient que Sonatrach «respecte les investissements pactisés dans la construction de Medgaz, n’interdise pas les investissements additionnels pour augmenter la capacité du gazoduc». Mais, selon El Pais, l’Algérie «a joué plus fort que le ministère de l’Industrie et des Affaires étrangères et a obtenu que ces mesures préventives soient éliminées».
La dépendance espagnole du gaz algérien «est bien connue, c’est un facteur clair de faiblesse politique, mais l’Algérie dépend également, et beaucoup, des contrats de l’Espagne pour faire écouler sa production», y est-il dit. Et d’ajouter : «Le déblocage de la crise énergétique a un aspect positif qui est l’entrée du gaz naturel dans le projet. A travers le gazoduc Medgaz, 8 000 millions de mètres cubes de gaz vont arriver en Espagne en 2009. Dans la pratique réelle, le risque de manquer d’un quelconque approvisionnement est réduit, mais les entreprises espagnoles qui participent dans le gazoduc [ Cepsa, Iderbola, et actuellement Gas Natural] se retrouvent dans une situation politique franchement inférieure.»
Pour El Pais, « Sonatrach a le contrôle du projet, elle peut influer de manière pratiquement illimitée sur les décisions d’investissements et continuer de faire pression probablement pour augmenter sa présence commerciale en Espagne et arriver à partir d’ici au marché français».
Source All Africa
Téhéran menace Total de chercher d’autres partenaires sur Pars août 8, 2007
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Total n’est pas parvenu à soumettre une proposition financière intéressante pour la construction du premier terminal de gaz naturel liquéfié (GNL) d’Iran et il se peut que Téhéran doive étudier des alternatives, déclare mercredi Kazem Vaziri-Hamaneh, le ministre iranien du Pétrole.
Le groupe pétrolier français est devenu partie au projet de Pars depuis février 2004. La mise en service du terminal devait intervenir en 2009 mais a été repoussée à 2011 en raison de désaccords persistants sur la collaboration entre Téhéran et Total.
En juin, un haut fonctionnaire iranien avait indiqué que Téhéran avait demandé au groupe français de revoir la facturation de ses services et que les autorités publiques espéraient trouver un accord dans les deux mois.
“Malheureusement, Total n’a pas présenté de proposition finale pour développer la phase 11 de South Pars. Malgré un rééquilibrage des coûts, ils (Total) n’ont pas réussi à atteindre le prix que nous demandions”, a dit Kazem Vaziri-Hamaneh à l’agence Fars, propos ensuite publiés par le quotidien Kargozaran.
“Si nous ne parvenons pas à un résultat avec eux, nous devrons trouver une autre solution”, ajoute-t-il. Les Etats-Unis pressent leurs alliés de ne pas investir en Iran alors que la communauté internationale soupçonne Téhéran de chercher à se doter de l’arme nucléaire.
Source Reuters
Gisement de Kachagan: le Premier ministre kazakh menace de remplacer ENI août 8, 2007
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Le Premier ministre kazakh, Karim Masimov, a menacé mercredi dans un entretien au Wall Street Journal d’annuler le contrat du géant énergétique italien ENI sur l’exploitation du champ pétrolier de Kachagan, l’un des plus grands du monde. “Nous sommes très déçus de la manière dont ce projet est mené à bien”, a déclaré M. Masimov au quotidien économique alors que les autorités kazakhes et ENI doivent entamer cette semaine un mois de négociations après l’annonce d’un nouveau report de sa mise en exploitation. “Si l’opérateur ne peut pas résoudre ces problèmes, alors nous n’excluons pas son éventuel remplacement”, a ajouté le Premier ministre, expliquant que les retards accumulés signifiaient pour son pays “moins d’écoles, moins d’hôpitaux”. ENI, opérateur unique de Kachagan, a annoncé la semaine dernière qu’il reportait de 2008 à la fin 2010 la mise en exploitation du champ. Il s’agit du deuxième report annoncé par le géant énergétique, qui aurait dû commencer à y pomper du pétrole dès 2005. Selon le ministre kazakh de l’Energie, Baktykoja Izmukhambetov, ENI a notamment évoqué une hausse vertigineuse de ses dépenses, qui devraient atteindre 136 milliards de dollars, au lieu des 57 milliards prévus à l’origine. “Quand les coûts augmentent de 5 ou 10%, c’est une chose. Mais quand ils sont multipliés par 2,5, soit la planification était mauvaise, soit l’exécution est mauvaise, soit c’est délibéré”, a fustigé M. Masimov. Kachagan, situé au nord-est de la mer Caspienne, est présenté comme l’une des plus grandes découvertes pétrolières des 30 dernières années et contiendrait au minimum des réserves exploitables de sept à neuf milliards de barils de brut et des réserves géologiques de 38 milliards de barils.
Source AFX
L’Ukraine cherche à affaiblir la Russie… avec du pétrole irakien août 8, 2007
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Les autorités de Kiev n’ont pas l’intention de renoncer à leurs projets ambitieux consistant à faire de l’Ukraine un puissant corridor de transit en vue d’anéantir la domination de la Russie sur le marché énergétique de l’Europe de l’Est. Le gouvernement de Viktor Ianoukovitch a chargé le ministère des Combustibles et de l’Energie et celui des Affaires étrangères d’ouvrir des négociations avec l’Irak et la Turquie sur la création d’un corridor pétrolier par lequel l’or noir irakien viendrait remplir l’oléoduc Odessa-Brody.
La première conduite doit relier Kirkouk (Irak), via Trabzon (Turquie), au terminal pétrolier de Pivdenny (Ukraine). C’est là que commence l’oléoduc Odessa-Brody, actuellement exploité en sens inverse à défaut d’autres sources de pétrole: les compagnies russes utilisent son tronçon méridional pour ravitailler leurs tankers qui viennent s’amarrer à Pivdenny.
“Naturellement, un tel projet sera avantageux pour l’Ukraine et la Turquie, mais le sera-t-il pour les exportateurs? s’interroge Natalia Miltchakova, analyste à la maison de courtage Otkrytie. Je ne crois pas que l’ouverture d’un nouveau corridor de transport soit accueillie avec optimisme en Russie.”
On s’aperçoit par ailleurs que ces négociations avec l’Irak et la Turquie, qui risquent de désavantager la Russie, ont été initiées par le gouvernement de Viktor Ianoukovitch réputé prorusse. On n’exclut pas que ce dernier ait ainsi voulu faire bonne figure devant les électeurs de l’ouest et du centre de l’Ukraine, qui désapprouvent son image prorusse, à la veille des prochaines élections législatives.
Pour Vladimir Leskov, expert du secteur pétro-gazier, les déclarations annonçant la création d’un corridor de transport entre l’Irak et l’Ukraine sont une coquille vide. “Aujourd’hui, l’Irak extrait près de 2 millions de barils de pétrole par jour, dont 1,6 million sont exportés, essentiellement vers l’Europe et les Etats-Unis, et ces exportations sont assurées par des tankers géants, et non par des oléoducs”, explique-t-il, avant d’avouer que l’idée en elle-même d’un corridor de transport irano-ukrainien traversant la Turquie n’était pas à exclure complètement. “Enfin, négocier avec les autorités irakiennes n’est pas une tâche facile, car la loi sur la participation étrangère aux projets pétro-gaziers n’est toujours pas adoptée. Il faudra donc attendre avant de pouvoir augmenter la production de pétrole en Irak”, constate-t-il.
Source Nezavissimaïa Gazeta Via Ria Novosti
Chevron,Total visent développement du champ Majnoon en Irak août 8, 2007
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Les géants pétroliers Total et Chevron Corp. ont signé un accord de services qui devrait leur permettre d’explorer et de développer conjointement l’un des plus grands champs irakiens d’hydrocarbures une fois qu’une loi sera entrée en vigueur dans le pays et que la sécurité sur le terrain se sera améliorée, ont indiqué des personnes proches du dossier.
Les deux groupes ont signé l’accord l’an dernier et procèdent actuellement à l’évaluation des conditions terrestres autour de Majnoon, le quatrième champ pétrolier d’Irak, situé près de la frontière iranienne, ainsi qu’autour d’au moins un autre champ irakien dans le sud du pays, afin de déterminer quels travaux de développement sont requis, ont précisé ces sources.
Le gouvernement est informé de l’accord, ont ajouté les sources, qui sont proches des deux groupes.
Total, Chevron et les responsables irakiens se sont rencontrés en juin pour discuter de la mise en oeuvre de cet accord. Cependant, le gouvernement irakien n’est pas encore impliqué dans l’accord.
“Il n’y a pas d’accord de partage de production” sur Majnoon car la législation sur les hydrocarbures n’a pas encore été ratifiée, a précisé la source.
“Toutefois, le contrat de services offre une large avance” à Total et Chevron, a ajouté cette personne.
Majnoon avait une capacité de production d’environ 50.000 barils par jour avant la guerre de 2003 en Irak, selon les statistiques du département de l’énergie américain.
Le champ a des réserves totales estimées à 12 milliards de barils, ce qui en fait le quatrième plus grand champ d’Irak, selon Bernstein Research.
Une autre source a déclaré que Chevron et Total travaillaient également en collaboration sur le champ pétrolier de Nahr Bin Omar, au sud de l’Irak, dans le cadre d’un contrat de services. Les réserves de ce deuxième champ sont estimées à 6 milliards de barils.
Les compagnies pétrolières étrangères ne commenceront pas à travailler en Iraq avant une amélioration de la sécurité dans le pays, mais beaucoup d’entre elles vont chercher à conclure des accords une fois que la loi sur le pétrole sera ratifiée.
Le parlement irakien doit examiner la loi début septembre.
Une autre source proche de Total a indiqué que les groupes commençaient à étudier les conditions opérationnelles locales et notamment la sécurité.
Chevron n’a pas souhaiter confirmer ni démentir l’accord de services avec Total.
Le porte-parole de Chevron, Michael Barrett, a déclaré qu’il ne commentait pas les spéculations de marché sur les activités d’investissement du groupe.
Source Dow Jones
Nouvelle découverte de pétrole par Total au large du Congo août 8, 2007
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Le géant français du pétrole a réalisé sa quatrième découverte d’or noir sur une zone d’exploration en eau profonde au large des côtes de ce pays africain où il est très présent. Maurel et Prom annonce lui aussi de très bons résultats sur son puits pétrolier au Gabon.
Total, principal producteur de pétrole au Congo, avec 130.000 barils équivalent pétrole par jour en 2006, annonce ce mercredi la quatrième découverte de pétrole sur une zone d’exploration en eau profonde au large des côtes de la République du Congo.
Ce nouveau puits, nommé Cassiopée Est Marine-1, foré à 3.330 mètres, à environ 170 kilomètres des côtes, a produit au cours d’un test un débit d’environ 5.600 barils par jour, a indiqué le quatrième pétrolier mondial dans un communiqué. “L’évaluation des réserves associées à cette découverte est en cours”, a-t-il ajouté.
Après les découvertes des puits Andromède en 2000, Pégase Nord en 2004 et Aurige Nord en 2006, tous en cours de développement, Cassiopée Est Marine-1 est la quatrième découverte sur le permis Mer Très Profonde Sud (MTPS).
Obtenu en mai 1997, le permis MTPS s’étend sur plus de 5.000 kilomètres carrés. Dans cette zone, les profondeurs d’eaux varient de 1.300 à 3.000 mètres. Total détient 40 % du projet aux côtés de l’italien Eni (30 %) et d’Esso, filiale du géant américain Exxon (30 %).
C’est une période faste pour Total qui vient aussi de réaliser nouvelle découverte de pétrole à partir du onzième puits d’exploration sur le bloc 32, dans les eaux très profondes de l’offshore angolais, en coopération avec Sociedade Nacional de Combustiveis de Angola.
Ce puits angolais, baptisé Colorau-1, et foré à une profondeur d’eau de 1.700 mètres, “a été testé à un débit de 2.130 barils par jour”. “Des études techniques complémentaires sont actuellement en cours afin d’évaluer ces résultats prometteurs ; d’autres forages d’exploration sur le bloc sont également en cours et prévus” indique Total.
Un autre intervenant français du pétrole a aussi des raisons de se réjouir ce mercredi. Il s’agit de Maurel et Prom. Il annonce avoir testé son puits de développement Onal-703 au Gabon avec un débit éruptif de 1.550 barils par jour d’huile sur l’intervalle supérieur et de 320 b/j sur l’intervalle inférieur des “grès de base” soit “les meilleurs résultats à ce jour” de son champ pétrolier gabonais.
Source La Tribune
L’Indonésie coopérera avec la Malaisie et le Vietnam dans l’exploration des sources pétrolières août 8, 2007
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La compagnie pétrolière nationale d’Indonésie Pertamina devrait signer jeudi un accord de joint- venture avec ses homologues malaisien et vietnamien pour explorer conjointement des sources d’hydrocarbures dans la province de Java Est de l’Indonésie, a rapporté mercredi le site internet Detikcom.
Le projet tripartite, évalué à 150 millions de dollars américains, comprendra Pertamina, Petronas de la Malaisie et PetroVietnam.
“La Malaisie et le Vietnam ont partagé leurs sources pétrolières avec nous, et nous sommes les derniers à faire de même “, a déclaré le ministre indonésien de l’Energie et des Ressources minières Purnomo Yusgiantoro, cité par le Detikcom.
Le gouvernement indonésien a insisté pour que le gouvernement obtienne 85% des revenus.
Le projet est situé sur les sources pétrolières de Randu Gunting dans la province de Java Est.
Les trois compagnies ont signé un accord de coopération tripartite en 2002 dans le but d’explorer conjointement les sources de pétrole et de gaz dans leurs pays.
Source Xinhua
Sarcophage de Tchernobyl: un consortium français remporte l’appel d’offres août 8, 2007
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Un consortium français, Novarka (Bouygues et Vinci), a remporté un appel d’offres pour la construction d’un nouveau sarcophage pour le réacteur numéro 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, ont annoncé mardi les autorités ukrainiennes.
“La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a désigné le consortium français Novarka vainqueur de l’appel d’offres pour la construction d’un nouveau sarcophage au-dessus du quatrième réacteur de la centrale de Tchernobyl”, a annoncé le ministre ukrainien des Situations d’urgence Nestor Choufritch cité par le site de son ministère.
Le consortium Novarka est conduit par Bouygues Travaux Publics et Vinci Construction Grands Projets, selon des sources proches du dossier.
Le contrat sera signé du 14 au 24 septembre, a ajouté le ministre ukrainien.
Selon l’agence russe Ria Novosti, le projet de Novarka est chiffré à 490 millions d’euros.
Le ministère ukrainien des Situations d’urgence ajoute que la BERD a octroyé 330 millions d’euros pour la construction de sites de protection sur la centrale.
Le 26 avril 1986, le réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl a explosé, contaminant l’Ukraine et une bonne partie de l’Europe, surtout l’Ukraine, le Bélarus et la Russie, alors républiques de l’URSS.
Plus de 25.000 “liquidateurs” de la catastrophe, russes, ukrainiens et bélarusses, qui ont effectué divers travaux dont la construction d’un sarcophage autour du réacteur accidenté, sont décédés, selon des estimations officieuses.
Source AFP
Roumanie : le 2ème réacteur nucléaire branché au système énergétique national août 8, 2007
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En Roumanie, le 2ème réacteur nucléaire en Roumanie a été branché mardi, pour la première fois, au système énergétique national, lors des essayages en vue de sa mise en marche, a-t-on appris d’un communiqué de la Société Nationale Nuclearelectrica SA.
La première connexion au système énergétique a été effectuée à 25 % de la puissance nominale du réacteur (700 MWe). Après les essayages et la réalisation des activités spécifiques de cette phase, il sera procédé à la croissance progressive de la puissance à 50 %, 75 % et à 100 %, le programme d’activités approuvée par la Commission Nationale pour le Contrôle des Activités Nucléaires devant être effectué pour chaque niveau de puissance.
L’exploitation commerciale du 2ème réacteur, dont le début est prévu pour la fin septembre 2007, et l’accroissement de l’apport de l’énergie nucléaire en Roumanie à 17-18 % auront des effets immédiats sur le plan de la stabilité du système énergétique et du maintien du tarif pour la population.
Le 2ème réacteur a été réalisé aux termes d’un contrat de direction des travaux conclu en 2003 avec Atomic Energy of Canada Ltd et ANSALDO-Italie. Le réacteur CANDU 6 est le 2ème de ce type sur la plate-forme de la CNE Cernavoda, le premier fonctionnant à succès depuis 1996 et ayant marqué l’année dernière ses 10 années d’exploitation.
La centrale nucléaire de Cernavoda est la seule du genre en Roumanie. Son plan initial, datant du début des années 1980, prévoyait la construction de cinq réacteurs, mais un seul a été terminé, qui produit 10-12 % de la consommation d’électricité de la Roumanie. Actuellement, les réacteurs 3 et 4 sont en projet, alors que le projet de construire un 5ème réacteur a été abandonné.
Source Xinhua
L’Iran s’est assuré du soutien de l’Algérie sur le nucléaire août 8, 2007
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Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a achevé mardi une visite de deux jours en Algérie en s’assurant du soutien d’Alger au programme nucléaire iranien et en renouvelant son refus de négocier avec les pays qui lui dénieraient le droit à l’énergie nucléaire civile.
Le soutien de l’Algérie à l’Iran intervient au lendemain d’une déclaration lundi du président américain George W. Bush, qui avait réitéré ses accusations contre l’Iran et indiqué qu’il continuerait à isoler ce pays qu’il soupçonne de chercher ouvertement à acquérir des armes nucléaires. Téhéran récuse les allégations américaines.
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a apporté le soutien de l’Algérie au droit de l’Iran d’acquérir la technologie nucléaire à des fins pacifiques, en jugeant “inadmissible que soit contrarié le droit légitime et conventionnel des pays membres du Traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP - dont l’Iran est membre), d’acquérir les technologies nucléaires à des fins strictement pacifiques et de développement”.
Il s’est prononcé en faveur d’une solution diplomatique de la crise entre l’Iran et les Occidentaux et appelé à un “désarmement généralisé en matière d’armes de destructions massives, l’interdiction totale des essais nucléaires et la non-prolifération des armes nucléaires”.
Il s’est prononcé aussi en faveur de “l’instauration au Moyen-Orient d’une zone exempte d’armes nucléaires à l’instar de l’Afrique et de l’Amérique latine”.
L’Algérie dispose de deux réacteurs nucléaires expérimentaux en activité depuis 1995 à Draria (Alger) et Ain Ouessara (centre sud), qui sont sous garantie de l’AIEA.
Elle a passé en juin un accord sur le nucléaire civil avec les Etats-Unis et examine une proposition similaire de Paris. Elle aurait aussi “sollicité officiellement” l’aide de l’Iran dans ce domaine, selon Téhéran.
Le président iranien avait déclaré peu auparavant, lors d’une conférence de presse, que “l’Iran ne peut discuter avec les pays qui ne lui reconnaissent pas le droit à la production de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques”.
Il avait ajouté que “le peuple iranien ne se laissera pas faire et poursuivra ses efforts pour l’acquisition de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques”, malgré les efforts des Occidentaux qui “ont mobilisé toutes leurs énergies pour isoler l’Iran sur ce dossier”, a-t-il dit.
M. Ahmadinejad a par ailleurs renouvelé ses attaques contre Israël, lors d’une rencontre avec un groupe d’anciens combattants de la guerre d’Algérie (1954-1962). Il a affirmé que “l’Humanité tout entière est meurtrie par les crimes commis par les sionistes en Palestine, au Liban et dans le monde entier”.
“Tous ceux qui tombent en martyrs dans les rues de Palestine sont nos enfants, et tous ceux qui croupissent dans les prisons israéliennes sont nos enfants, nos pères et nos mères”, a-t-il encore dit.
M. Ahmadinejad a eu deux tête-à-tête avec le président Bouteflika, qui a offert un déjeuner en son honneur.
L’Algérie et l’Iran ont signé quatre accords de coopération portant sur l’habitat, la justice, la culture et les services aériens, à l’occasion de la visite du président iranien, marquée par une rencontre entre hommes d’affaires iraniens et algériens.
La normalisation des relations entre l’Algérie et l’Iran, gelées en 1991 en raison du soutien apporté par Téhéran aux islamistes algériens, a été jalonnée par une visite d’Etat du président Bouteflika à Téhéran en 2003 et d’une visite similaire du président Mohammed Khatami en octobre 2004 en Algérie.
Source AFP
