Financement de la BERD pour construire un nouveau sarcophage à Tchernobyl août 6, 2007
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La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) va allouer 368 millions d’euros à l’Ukraine pour la construction d’un nouveau sarcophage autour du réacteur accidenté de la centrale nucléaire de Tchernobyl, ont annoncé lundi les autorités .
L’accord sera signé mardi, a déclaré le ministre ukrainien chargé des situations d’urgence, Nestor Shoufrytch, cité par l’agence de presse Interfax-Ukraine.
Le 26 avril 1986, le réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl a explosé, contaminant l’Ukraine et une bonne partie de l’Europe, surtout l’Ukraine, le Bélarus et la Russie, alors républiques de l’URSS.
Plus de 25.000 “liquidateurs” de la catastrophe, Russes, Ukrainiens et Bélarusses, qui ont effectué divers travaux, dont la construction d’un sarcophage autour du réacteur accidenté, sont décédés, selon des estimations officieuses.
La centrale de Tchernobyl, dont un dernier réacteur continuait à produire de l’électricité, a été fermée en décembre 2000. Mais avec son sarcophage fissuré recouvrant quelque 200 tonnes de magma radioactif, elle demeure une menace constante.
Source AFP
Le Bélarus paiera cette semaine toute sa dette à Gazprom août 6, 2007
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Le Bélarus va régler cette semaine l’intégralité de sa dette restante envers le groupe russe Gazprom, a déclaré lundi le président de la banque centrale, Piotr Prokopovitch, au président bélarusse Alexandre Loukachenko .
Ce versement ne portera pas atteinte aux réserves d’or et de devises du pays, a-t-il assuré.
“Les réserves ne vont pas baisser malgré les paiements importants que nous allons effectuer cette semaine: nous allons payer Gazprom en intégralité pour son gaz”, a-t-il déclaré.
Gazprom avait menacé la semaine dernière de réduire de 45% son flux de gaz vers le Bélarus si la dette bélarusse, de 456 millions de dollars, n’était pas honorée avant vendredi 3 août. A la veille de cette échéance, le président Loukachenko avait promis de payer, et une première tranche de 190 millions de dollars avait été versée le vendredi à Gazprom.
Les mesures prises par la banque centrale du pays “permettront de reconstituer les réserves d’or et de devises au cours du mois à venir, si bien que leur niveau au 1er septembre ne sera pas inférieur à celui du 1er août”, a poursuivi M. Prokopovitch.
Les réserves s’établissaient à 3,086 milliards de dollars au 1er août. La banque centrale a reçu pour ordre de les augmenter d’encore au moins 3 milliards de dollars, selon le service de presse.
Source AFP
Algérie: le président iranien à la recherche de soutiens sur le nucléaire août 6, 2007
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Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a entamé lundi une visite d’Etat de deux jours en Algérie pour s’assurer du soutien d’Alger sur le dossier nucléaire iranien et conforter les relations bilatérales convalescentes.
M. Ahmadinejad a eu dès son arrivée un tête-à-tête avec le président Abdelaziz Bouteflika. Les entretiens devaient porter sur “le raffermissement des relations bilatérales ainsi que les questions internationales”, selon une source algérienne.
Parmi les dossiers au programme figure la controverse nucléaire iranienne avec l’Occident. Selon le quotidien L’Expression, M. Ahmadinejad va tenter de de “rompre son isolement” en s’assurant du soutien d’Alger.
L’Iran avait tenu l’Algérie informée des développements de ce contentieux par deux émissaires de haut rang dépêchés en 2006: Ali Laridjani, principal négociateur du dossier nucléaire, et Manoucher Mottaki, ministre des Affaires étrangères.
“Ces visites avaient essentiellement pour but d’informer l’Algérie de l’évolution de la crise du nucléaire iranien et de s’assurer de son soutien et de sa solidarité”, a indiqué lundi une source diplomatique algérienne.
L’Algérie est favorable à la non-prolifération nucléaire et à la dénucléarisation de l’Afrique et du Proche-Orient. Elle s’est également prononcée pour l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques par les pays en développement.
Le président Bouteflika avait vigoureusement plaidé en faveur de l’usage par l’Afrique des technologies nucléaires au service du développement, en janvier à Alger, lors d’une conférence africaine sur les applications pacifiques de l’énergie nucléaire, en présence du Directeur général de l’Agence internationale à l’énergie atomique (AIEA) Mohammed el-Baradei.
L’Algérie dispose de deux réacteurs nucléaires expérimentaux en activité depuis 1995 à Draria (Alger) et Ain Ouessara (centre sud). Ils sont sous garantie de l’AIEA.
Alger a passé en juin un accord sur le nucléaire civil avec les Etats-Unis et examine une proposition similaire de Paris. Selon Téhéran, lors d’une visite en Iran en novembre 2006, le ministre algérien de l’Energie Chakib Khelil avait “sollicité officiellement” l’aide de l’Iran dans ce domaine.
Les entretiens de M. Ahmadinejad porteront aussi sur les relations économiques bilatérales, la coopération énergétique, en particulier le gaz, la situation au Proche-Orient et au Sahara Occidental ainsi que sur la coopération dans la lutte contre le terrorisme, selon des sources algériennes.
Une rencontre entre hommes d’affaires iraniens et algériens est prévue. Une banque iranienne doit être autorisée à s’installer en Algérie, tandis que l’Iran est intéressé par les marchés algériens de l’automobile et du logement, en pleine expansion.
Les échanges commerciaux algéro-iraniens avoisinant les 7 millions USD restent modestes. Un protocole d’accord a été signé en juin 2007 entre la société algérienne de fabrication et de montage de véhicules Famoval et le groupe iranien “Iran Khodro Industrial Group” portant sur la réalisation d’une chaîne de montage de minibus, qui doit être opérationnelle à partir de 2008.
La normalisation des relations entre l’Algérie et l’Iran, gelées en 1991 en raison du soutien apporté par Téhéran aux islamistes algériens, a été jalonnée par une visite d’Etat du président Bouteflika à Téhéran en 2003 et d’une visite similaire du président Mohammed Khatami en octobre 2004 en Algérie.
source AFP
Areva versera au Niger 22,9 millions d’euros août 6, 2007
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Le groupe français Areva versera au Niger, où il exploite deux mines d’uranium, un acompte de 15 milliards de francs CFA (22,9 millions d’euros) sur des versements de dividendes, a annoncé dimanche soir le gouvernement nigérien.
“Areva a accepté de nous payer une avance sur dividendes qui se monte à 15 milliards de francs CFA”, a déclaré la ministre des Affaires étrangères Aichatou Mindaoudou.
Les dividendes seront versés par deux filiales d’Areva au Niger, dans lesquelles Niamey a des participations.
Areva a été accusé par le gouvernement nigérien de soutenir la rébellion touareg dans le nord du pays, région qui recèle parmi les plus importants gisements d’uranium au monde, ce que dément le groupe nucléaire.
Areva a signé la semaine dernière avec le Niger une convention annuelle sur les prix, portant le prix qu’il paye par kilo d’uranium à 40.000 francs CFA (60,50 euros) contre 27.300 l’an passé. L’accord est rétroactif au 1er janvier.
Mindaoudou a précisé que cet accord n’était valide que pour l’année 2007 et qu’il était entendu qu’au 31 décembre 2007 des négociations seraient ouvertes pour réviser les prix.
Elle a ajouté qu’Areva avait aussi accepté de livrer en 2007 au Niger 300 tonnes d’uranium qu’il lui reviendra de vendre directement sur le marché international.
Le Niger, qui a produit l’an dernier quelque 3.500 tonnes d’uranium, ne recevait jusqu’ici qu’une participation au bénéfices, calculée sur des cours inférieurs à ceux du marché.
Areva est le principal actionnaire de deux mines de la région d’Agadès, dans le nord du pays, et le secteur nucléaire français a dépendu pendant plusieurs décennies de l’uranium de son ancienne colonie.
POLITIQUE DE DIVERSIFICATION
Le gouvernement nigérien a désormais accordé une soixantaine de nouveaux permis d’exploration d’uranium à des entreprises étrangères, notamment chinoises, canadiennes, britanniques et indiennes, et il doit en accorder 120 autres, principalement pour la prospection.
“Le président Tandja m’a demandé de faire savoir à Areva qu’en exerçant sa souveraineté, le Niger est déterminé à poursuivre sa politique de diversification de ses partenaires”, a déclaré Mindaoudou. “Cela signifie, vous le comprendrez, que le monopole dont a joui ce groupe dans notre pays est rompu.”
Certains responsables gouvernementaux ont accusé Areva, dans lequel le gouvernement français détient une participation majoritaire, d’avoir contribué au financement de la rébellion du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ) en réaction à la perspective d’avoir désormais des concurrents dans la région.
Les rebelles ont de leur côté accusé la société chinoise Sino-U, qui prospecte l’uranium dans la région, d’avoir aidé le gouvernement à acheter des armes et ils ont brièvement enlevé l’un de ses dirigeants, le mois dernier.
Areva, qui emploie au Niger quelque 1.800 personnes, essentiellement nigériennes, a à plusieurs reprises démenti financer les rebelles, ajoutant qu’il a investi dans des écoles et des hôpitaux dans le nord du pays.
Source Reuters
L’Ukraine pourrait élever le prix du transit du gaz russe en Europe août 6, 2007
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L’Ukraine pourrait soulever la question de la révision des tarifs du transit du gaz russe livré à l’Europe, a déclaré lundi aux journalistes le secrétaire adjoint du Conseil de sécurité nationale et de défense de l’Ukraine, Iouri Prodan.
“J’estime qu’on peut et qu’il faut poser la question de la révision du prix du transit (du gaz), car si, selon la déclaration faite aujourd’hui, le prix (du gaz pour l’Ukraine) augmente de 10%, alors il faut poser aussi la question de la modification du transit”, a indiqué M. Prodan, répondant à une question sur la possibilité d’une hausse du prix du transit du gaz, établi par contrat pour cinq ans.
“Le schéma (des livraisons de gaz à l’Ukraine) qui existe aujourd’hui n’est pas satisfaisant, en premier lieu pour l’Ukraine”.
Il a toutefois rappelé que les conditions des livraisons de gaz jusqu’à la fin de 2007 avaient été déterminées dans un accord interétatique, c’est pourquoi, “naturellement, ce schéma ne peut pas être changé avant la fin de 2007″. Cependant, il faut entamer dès aujourd’hui les négociations sur sa future modification”, a fait remarquer Iouri Prodan.
Commentant sa participation à la signature de l’accord intergouvernemental sur les livraisons de gaz à l’Ukraine en janvier 2006 en qualité de premier vice-ministre du Combustible et de l’Energie, M. Prodan a affirmé que les accords signés alors étaient plus avantageux pour l’Ukraine que le schéma qui existait avant 2006. Mais, selon lui, les parties se sont écartées de l’application de ces accords. Ainsi, la compagnie Rosukrenergo (dont 50% sont détenus par Gazprom) jouit aujourd’hui du monopole des livraisons de gaz à l’Ukraine.
En janvier 2006, l’Ukraine et la Russie ont signé un accord sur les livraisons de gaz. Le schéma est le suivant: Gazprom vend son gaz à 230 dollars les 1.000 m3 à un intermédiaire, la compagnie suisse Rosukrenergo, qui le revend en Ukraine à 95 dollars les 1.000 m3 en le coupant avec du gaz d’Asie centrale. En 2007, l’Ukraine a commencé à acheter du gaz à 130 dollars les 1.000 m3 à cause de la hausse du prix du gaz turkmène. Le gouvernement ukrainien espère que l’accroissement du tarif du gaz russe en 2008 ne dépassera pas 10%. Les négociations sur le prix du gaz russe pour l’Ukraine sont prévues pour octobre.
En ce moment, le tarif du transit du gaz russe par le territoire de l’Ukraine est de 1,6 dollar les 1.000 m3 pour 100 km.
Source Ria Novosti
L’Australie aimerait bien profiter de la manne du nucléaire août 6, 2007
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Le gouvernement voudrait étendre l’exploitation d’uranium du continent qui concentre 40 % des réserves mondiales.
“Vous ne pouvez pas le manquer. Le réacteur ressemble à une cage pour crocodiles !” Winifred avait été catégorique en indiquant la direction qui mène à OPAL, le nouveau réacteur nucléaire australien qui porte le nom de ces pierres précieuses enfouies dans le bush. L’Open Pool Australian Light-Water Reactor a été construit dans le quartier de Lucas Heights, à 40 km du centre de Sydney, et inauguré au printemps pour remplacer son prédécesseur devenu obsolète après quarante-neuf ans de service.
Désert. Coiffé d’une grille en acier, censée limiter l’impact d’un avion qui viendrait s’écraser sur le bâtiment, OPAL est le seul réacteur nucléaire de tout le continent australien exclusivement dédié à la recherche scientifique et à la production de radionucléides pour la médecine. Résidente de Lucas Heights et écologiste jusqu’au bout des ongles, Winifred n’est pas inquiète. “Je vis là depuis si longtemps que je ne pense même plus aux risques. Pourtant, nous avons vu la terrible destruction provoquée par le nucléaire à Maralinga.” Ce désert du centre du pays, utilisé dans les années 50 par les Britanniques pour leurs essais nucléaires, est longtemps resté une zone interdite. Il aura fallu quarante ans d’atermoiements, une commission royale et trois ans d’un décapage systématique du sol contaminé par les retombées radioactives pour que les aborigènes du désert de Maralinga puissent retourner chez eux. Certains d’entre eux sont morts sans savoir pourquoi, d’autres ont survécu, irradiés, comme beaucoup d’Australiens blancs qui travaillaient sur les sites. Et les photos de ces corps souffrants, publiées dans la presse, entretiennent l’aversion des Australiens pour le nucléaire.
Pourtant ce continent croule sous l’uranium, il possède 40 % des réserves planétaires et fournit 24 % de la production mondiale, avec les Etats-unis, le Japon, la Corée du Sud et la France pour principaux clients. Des chiffres qui donnent le vertige au Premier ministre, John Howard : “Nous serions cinglés de ne pas autoriser le développement du nucléaire”, expliquait-il, fin 2006, en présentant les conclusions de l’étude, commanditée par son gouvernement et menée par le physicien Ziggy Switowski, qui préconise, d’ici à 2050, la construction de quelque 25 réacteurs qui pourraient fournir un tiers de l’électricité du pays. Et John Howard de citer la France pour contrer certains de ses détracteurs qui assurent qu’une Australie devenue nucléaire perdrait tout attrait pour les touristes. “Ridicule. Des millions de gens visitent Paris chaque année alors que plus de 70 % de l’électricité française vient du nucléaire.”
Jardins. La production de l’électricité australienne est encore essentiellement assurée, à petit prix, par le charbon, autre richesse minière, qui en fait la nation la plus polluante de la planète. “C’est fâcheux, avait commenté Winifred. Pour un pays qui se veut défenseur de l’environnement, on ne peut pas dire que nous avons les mains propres ! Je suis loin d’être séduite par le nucléaire, mais, pour l’instant, il semble que ce soit la seule solution. C’était impensable il y a peu, mais les Australiens y viendront.” Ils y viennent déjà, à petit pas. Une majorité d’Australiens se dit, en théorie, favorable à l’énergie nucléaire, si elle n’est pas fabriquée dans leurs jardins, leurs quartiers, leurs villes ou leur Etat. Le mois dernier, lors de son congrès, le Parti travailliste a pourtant fait une concession de taille en votant - avec une très courte majorité - la fin de la politique dite des trois mines. Une curiosité créée en 1983, par le Labor Party au pouvoir, pour tenter de concilier, au sein du parti et de l’électorat, les partisans et les adversaires du nucléaire en maintenant les trois gisements en activité tout en interdisant l’ouverture de nouveaux sites. Mais, derrière ce paravent, les Australiens ont triplé leur production et sont devenus, après le Canada et avant le Kazakhstan, le deuxième exportateur mondial d’uranium. Le pays pourrait même passer en tête s’il agrandissait la mine d’Olympic Dam - le plus grand gisement au monde, au sud du pays. Bardé d’uranium, de cuivre, d’or et d’argent, ce géant qui sommeille pourrait vite réduire à l’état de Petits Poucets toutes les autres réserves connues de la planète.
Effervescence. Si l’Australie est encore loin d’opter pour le l’énergie atomique à domicile, elle est donc prête à profiter de l’effervescence du marché de l’uranium provoquée par la renaissance du nucléaire civil. Le dernier mot reviendra, non pas au gouvernement fédéral, mais à chacun des Etats, qui, seuls, ont le pouvoir de décider de l’ouverture d’une nouvelle mine. Le Western Australia et le Queensland, bien que riches en uranium, ont ainsi toujours refusé d’exploiter leurs réserves. Mais l’Australie du Sud et le territoire du Nord possèdent assez de minerai pour faire tourner une bonne partie des centrales de la planète.
Source Libération
Le “grenier à uranium” du Canada août 6, 2007
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Dans le Nord-Ouest, la mine de McArthur River extrait de quoi alimenter 34 réacteurs par an.
Une pépite fabuleuse, à la fois titanesque et minuscule. Le genre de pépite pour laquelle certaines grandes puissances sont désormais prêtes à montrer les crocs. Elle est là, à 550 mètres sous terre, perdue dans l’immensité des forêts de conifères du nord-ouest du Canada, où on accède par avion charter et une heure de pistes en terre. Si on pouvait la voir de la surface, cette anomalie géologique très rare ressemblerait à une tête d’épingle de quelques dizaines de milliers de mètres carrés, profonde d’à peine 500 mètres. Un gisement de taille presque ridicule. “McArthur River est pourtant la plus importante mine d’uranium à haute teneur au monde”, explique Kevin Quesnel, le directeur des opérations. L’uranium qui est extrait chaque année de ce gros rocher, une fois enrichi, pourrait suffire à alimenter 34 réacteurs de 1 000 MW, soit 7 % de l’électricité consommée par les Etats-Unis. “Sa pureté est sidérante”, s’enthousiasme un géologue du site. Car si la teneur moyenne est de 21 % d’uranium naturel - soit déjà cent fois la teneur moyenne mondiale - certains morceaux de ce bloc dépassent parfois les 60 % de pureté. Cigar Lake, un autre gisement situé non loin de là, renferme 135 000 tonnes d’uranium pur dans un mouchoir de poche de 50 mètres sur 300, sur un demi-kilomètre de profondeur. De quoi alimenter toutes les centrales du monde pendant deux ans. Une inondation survenue en octobre 2006 dans cette mine, située sous un lac, a aussitôt poussé plus encore à la hausse les prix de l’uranium naturel sur le marché mondial. Le coût de l’accident a été estimé à un milliard de dollars ; les réparations, laborieuses, prendront des années avant que la production puisse commencer.
Saignée. Cette région isolée du Canada, le bassin de l’Athabasca, d’où provient près d’un tiers de la production mondiale, est le lieu stratégique du marché de l’uranium. “Un grenier à uranium”, disent les géologues. On y trouve une succession de gisements qui se suivent, parfois seulement à quelques dizaines de kilomètres les uns des autres, le long d’une saignée de grès qui s’enfonce dans la terre en oblique, partant de la surface pour atteindre 800 mètres de profondeur. Les premiers sont exploités dans des mines à ciel ouvert, le reste dans des galeries souterraines.
Repas gratuits. On ne visite pas une mine d’uranium en touriste. C’est le géant français du nucléaire, Areva, qui détient un tiers de la mine en partenariat avec le canadien Cameco, qui a autorisé Libération à s’y rendre. Le premier village du voisinage, principalement peuplé d’Indiens, est à 140 km de la mine de McArthur River. Sur ce site, Areva et Cameco ont dépensé sans compter, établissant un camp moderne, en préfabriqué, où les cuisines offrent des repas gratuits et à toute heure aux centaines de mineurs qui travaillent là quarante heures par semaine. Une piste utilisée traditionnellement par les tribus Déné et Cree, qui font toujours le commerce des peaux, passe non loin de ce paysage de forêts presque totalement inhabitées. La moitié des mineurs sont des locaux, fait fièrement valoir Areva.
Pâte à modeler. Première surprise, les précautions pour descendre au fond sont semblables à celles qu’on prendrait dans une mine de charbon : Un casque de chantier, un bleu, des bottes et une petite bonbonne d’oxygène au cas ou. “Contrairement à ce qu’on croit, l’uranium naturel n’est pas radioactif, trompette Yves Dufour, un ingénieur d’Areva. Il diffuse des particules lourdes alpha qu’une feuille de papier ou la peau arrête.” Le radium, qui est contenu dans le minerai, émet en revanche des particules gamma, mais celles-ci ne sont pas dangereuses lorsqu’on se tient à bonne distance. Le minerai, une fois purifié par procédé chimique (en le trempant dans de l’acide sulfurique) devient de l’uranium à 70 % de teneur. Les résidus sont retraités. L’uranium est mis dans des fûts de 400 kg contenus dans un entrepôt siglé “radiation”. “C’est sans danger, car le radium a été précipité”, explique néanmoins l’ingénieur en tapotant sur l’un de ces tonneaux peints en noir. Le yellow cake, devenu marron après calcination, “pourrait presque être pris dans sa main, à condition de se laver ensuite, afin que le produit n’entre pas en contact avec les muqueuses”. On se demande alors si Areva n’en fait pas un peu trop pour prouver que le yellow cake est aussi inoffensif que la pâte à modeler. D’autant que l’ingénieur se refuse, pour finir, à mettre la main dans un pot à confiture scellé par un ruban adhésif contenant le produit, en expliquant qu’il n’est pas autorisé à l’ouvrir. “Sécurité avant tout !”
Si cet Eldorado n’est pas avare en uranium à haute teneur, le minerai est toutefois peu aisé à mettre au jour, et encore moins à extraire. A McArthur River, la production n’a pu commencer qu’en 1999, onze ans après sa découverte. Car le sous-sol est tellement gorgé d’eau qu’il a fallu bâtir un frigidaire géant autour du gisement afin de l’isoler des nappes. Des centaines de tuyaux dans lesquels circulent de l’ammoniac à - 35 °C coffrent la mine, érigeant mur de glace protecteur. Des méthodes ont été inventées afin de protéger le personnel d’un minerai particulièrement rayonnant. Une galerie profonde a été creusée sous le gisement qui est foré à l’envers, de bas en haut ; le minerai est récupéré par un énorme wagonnet motorisé télécommandé par un technicien à une centaine de mètres de distance. “Personne n’est jamais en contact avec le minerai”, assure un ingénieur, en ajoutant que les normes, strictes, sont contrôlées par la Commission canadienne de la sûreté nucléaire.
Carottes. Non loin de là, à Shea Creek, un autre gisement vient d’être découvert. Un géologue explorateur, qui vit avec quelques collègues dans des maisons de bois aménagées dans une clairière, passe son compteur à impulsions sur les carottes forées dans les bois alentour. Il se bloque à 40 000 impulsions avant de marquer “over”. “De toute ma vie, sourit-il, je n’ai jamais vu une telle teneur.”
Source Libération
La RDC s’associe à l’Angola pour l’exploitation du pétrole en off shore août 6, 2007
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La République démocratique du Congo a pris l’option de s’associer à l’Angola pour exploiter en off shore le pétrole au large du territoire de Muanda. Les deux parties sont parvenues à cet accord au terme du récent séjour à Luanda d’une délégation officielle congolaise conduite par le président de la République, Joseph Kabila.
A travers cet accord, la RDC entend augmenter sensiblement sa production pétrolière, évaluée aujourd’hui à près de 30.000 barils par jour.
Après le retrait de Chevron, Perenco Rep est la seule société qui exploite aujourd’hui le pétrole congolais en off shore.
Le ministre des Hydrocarbures a annoncé l’augmentation cette de la production. Il soutient que cette augmentation est la conséquence directe de l’exploration et exploitation conjointe des gisements de la zone frontalière Angola-RDC. Les représentants de deux pays ont signé 5 accords de coopération le 31 juillet à Luanda, rappelle radiookapi.net.
«Toutes les exploitations et explorations contenues dans le permis délivré par notre voisin l’Angola, qui a signé des accords avec nous, font partie du palier de ce qui va être partagé : 50% pour l’Angola et 50% pour la RDC », a indiqué le ministre Mende.
Concernant la garantie des engagements pris par les deux parties, il s’est référé à la commission mixte annuelle, la signature de ces engagements par les deux pays ainsi qu’à une série d’actes à accomplir en cas de litige.
Comme il s’agit d’une convention de type commercial, la RDC devra se préoccuper des moyens technologiques et financiers qu’elle pourra apporter pour valoriser ce bassin d’exploitation pétrolière, a-t-il ajouté. Le ministre Lambert Mende se dit sûr d’une chose : cette exploitation va améliorer la production annuelle des hydrocarbures de la RDC.
Source All Africa
L’Ouganda continuera ses explorations de pétrole en dépit d’une attaque sanglante août 6, 2007
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Les compagnies explorant le pétrole dans l’ouest de l’Ouganda ont promis de reprendre leur travail dans quelques jours malgré l’assassinat de leur entrepreneur britannique lors d’une attaque frontalière vendredi dernier.
Les deux compagnies pétrolières, Heritage Oil et Tullow Oil, ont affirmé qu’elles évoluaient encore la situation dans laquelle leur entrepreneur, Carl Nefdt, un géologue britannique, a été tué lors d’une attaque à l’aube, lancée par l’Armée de la République démocratique du Congo (RDC) selon l’armée ougandaise.
“Il n’y a pas de suggestion d’abandonner le projet”, a déclaré Brian Smith, vice-président de l’exploration de Heritage, cité lundi par le journal New Vision.
“Nous sommes tristes au sujet de la mort de notre collègue et nous essayons de mettre fin à ce qui s’est passé. Nous envisageons de reprendre bientôt nos opérations. C’est seulement une question de temps”, a-t-il ajouté.
M. Nefdt est mort vendredi à l’aube au cours d’un échange de feu entre des hommes armés et les gardes de sécurité de Heritage, qui ont été renforcés plus tard par des soldats ougandais, sur l’île Rukwqnzi du lac Albert.
Cette attaque est intervenue après que quatre soldats ougandais furent arrêtés par les troupes de la RDC sur le même lieu pour avoir prétendument traversé la frontière.
“Nous évaluons d’abord la situation et travaillons pour un plan de sécurité avec le gouvernement”, a souligné M. Smith. “Nous déployons une force de sécurité supplémentaire avant le retour du personnel aux champs”.
Tullow Oil, partenaire de Heritage dans certaines zones d’exploration, a indiqué qu’ils n’ont arrêté leurs activités que pour une seule journée pour le deuil de leur collègue.
Elly Karuhanga, president de Tullow Oil Uganda a fait savoir que Tullow Oil, qui mène des activités aux environs de la RDC, est en communications constantes avec le côté de la RDC.
“Les deux côtés sont au courant de ce que nous faisons. Nos responsables ont rencontré récemment le président de la RDC Jeseph Kabila et le ministre des Affaires étrangères, et nous envisageons de les rencontrer de nouveau”, a noté M. Karuhanga.
Source Xinhua
Explosion d’un gazoduc: Sofia confirme la coupure des livraisons de gaz russe vers la Grèce. août 6, 2007
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Des officiels bulgares ont confirmé l’explosion lundi d’un gazoduc en Bulgarie et la coupure des livraisons de gaz russe vers la Grèce, a indiqué l’agence bulgare d’information (BTA).
“Il n’y a pas de danger pour la population. Le gaz n’est pas nocif. Mais les livraisons de combustible vers la Grèce seront interrompues tant que la panne ne sera pas résorbée”, a indiqué un porte-parole des pompiers bulgares cité par l’agence.
Une puissante explosion s’est produite à 7h20 locales non loin de la ville de Blagoevgrad, dans le sud-ouest du pays.
La part du gaz russe dans la consommation grecque s’élève à 80% (2,7 milliards de mètres cubes).
Le service de presse du ministère grec du Développement, en charge des livraisons de gaz, n’a pas encore fait de commentaires.
Source Ria Novosti
