Issue heureuse pour Areva au Niger qui renouvelle ses contrats août 3, 2007
Posted by starbucker in France, Niger, Nucléaire.add a comment
Accusé de soutenir la guérilla dans le nord du pays, Areva a finalement trouvé un terrain d’entente avec le gouvernement nigérien pour renouveler ses contrats miniers.
Le groupe nucléaire français Areva a annoncé ce jeudi avoir renouvelé ses contrats miniers avec le Niger. “Le président nigérien Mamadou Tandja a demandé à sa ministre des Affaires étrangères, Aichatou Mindaoudou, de renouveler les contrats avec Areva. L’accord a été signé hier” entre la ministre et la présidente du directoire d’Areva, Anne Lauvergeon, a ainsi déclaré un porte-parole d’Areva.
Cet accord intervient alors que les autorités nigériennes ont expulsé la semaine dernière le directeur local d’Areva, Dominique Pin, accusant le groupe français de soutenir et de financer le guérilla touareg dans le nord du pays. “Les accusations formulées à l’encontre d’Areva sont infondées: l’argent versé par le groupe Areva était destiné à financer la protection de ses salariés”, a démenti le groupe. “Si cet argent a été partiellement détourné de ses fins, il l’a été aux dépens d’Areva”
En réponse, Nicolas Sarkozy avait alors fait part de son intention de prendre une “initiative” dans “les jours qui viennent” pour régler le contentieux entre les autorités du Niger et le groupe nucléaire public français. Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat en charge de la coopération, a rencontré en début de semaine à Paris la ministre nigérienne des Affaires étrangères. Il est attendu samedi à Niamey, la capitale du pays.
Lors de son discours télévisé à l’occasion de la fête nationale, Mamadou Tandja a déclaré que le Niger n’a “nullement l’intention de chasser” Areva mais qu’il voulait “tout simplement que chacun trouve son compte dans l’exploitation de l’uranium”. Le président du nigérien s’est ainsi fait l’écho de son premier ministre, Seini Oumarou qui avait critiqué un peu plus tôt le prix de vente de l’uranium au groupe français. “Le Niger vend ce produit à 27.300 francs CFA le kg à travers une convention signée avec Areva et qui court jusqu’à fin 2007. Aujourd’hui le kg se vend à 122.000 francs CFA (186 euros) sur le marché international”, a-t-il déclaré.
Le Niger fournit environ 30% de l’uranium français. Ce pays est le troisième producteur mondial de ce minerai, base de l’industrie nucléaire. Areva est actif au Niger depuis quarante ans. Le groupe vient d’investir 700 milliards de francs CFA (environ 1,06 milliards d’euros) dans l’un des ses sites de production situé au nord du pays. Il est le deuxième employeur local, derrière l’Etat.
Source La Tribune
Début des travaux de la première centrale nucléaire du Nord-Est de la Chine août 3, 2007
Posted by starbucker in Chine, Nucléaire.add a comment
La construction de la partie principale d’une centrale nucléaire située dans la ville portuaire de Dalian, dans le nord-est de la Chine, devrait débuter mi-août ou fin août. C’est la première fois qu’une centrale nucléaire sera construite dans cette vieille région industrielle, a déclaré un officiel vendredi.
La centrale de Hongyanhe, située dans le district de Donggang, dans la ville de Dalian (province du Liaoning) comportera six électrogènes, chacune ayant une capacité d’un million de kilowatts, a annoncé Xu Juncai, directeur général adjoint de la centrale.
L’usine est située à 110 km au nord de Dalian et à 270 km au sud de la capitale provinciale de Shenyang.
“Quatre unités devraient d’abord être construites. Elles entreront en opération en 2012″, a t-il dit. La China Guangdong Nuclear Power Group Holdings Co Ltd. et la China Power Investment Corporation détiendront chacune 45% des parts, les 10% restants étant propriété de la Dalian Municipal Construction Investment Company, a pourquivi Xu.
Le coût du projet, approuvé en avril 2006 par la Commission d’Etat pour le Développement et la Réforme, n’a pas été dévoilé, mais des rapports précédents ont fait état d’un coût de 23 milliards de yuans (3,03 milliards de dollars). La centrale devrait injecter un sang nouveau dans la vieille région industrielle du nord-est de la Chine. La Chine possède 11 réacteurs nucléaires actuellement en activité. La capacité de production d’électricité issue du nucléaire s’élève à 8 millions de kWh, soit seulement 1% de la capacité totale de production d’électricité du pays.
D’ici 2020, le gouvernement envisage de faire passer à 40 millions de kWh la production d’électricité issue du nucléaire. La première centrale nucléaire chinoise date de 1991.
Source Xinhua
Gaz: la Russie respectera ses engagements devant l’UE août 3, 2007
Posted by starbucker in Gaz, Russie, UE.add a comment
Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a exhorté vendredi à ne pas dramatiser la situation autour des livraisons de gaz à la Biélorussie avant de confirmer les engagements de la Russie devant les Européens.
“Je ne peux que réaffirmer que nous n’avons jamais violé un seul contrat. J’éviterai aussi de dramatiser la situation. Quant à l’Union européenne, elle sait bien que nous effectuons les livraisons de manière consciencieuse et que nous lui proposons depuis longtemps de créer un mécanisme permettant d’inclure les pays de transit dans le processus”, a-t-il souligné lors d’une conférence de presse en marge d’un forum de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN).
Mercredi dernier, le géant gazier russe Gazprom a annoncé qu’il allait réduire de 45%, à partir du 3 août, ses livraisons de gaz à la Biélorussie pour défaut de paiement. La Biélorussie doit verser 456 millions de dollars au titre de la période janvier-juin 2007.
Début 2007, le prix du gaz russe pour la Biélorussie a été relevé de 46,68 à 100 dollars les mille mètres cubes. En vertu du nouveau contrat, la Biélorussie devait régler 55% des livraisons de gaz au premier semestre de 2007, sous condition de payer le reste avant le 23 juillet, et procéder au règlement des livraisons à 100% à partir du 1er juillet.
Vendredi, Gazprom a accordé à Minsk un sursis de paiement d’une semaine après avoir reçu un premier versement couvrant une partie significative de la dette biélorusse.
“La Biélorussie a remboursé aujourd’hui une partie considérable de la dette envers Gazprom pour le gaz livré au premier semestre de 2007, c’est pourquoi la compagnie russe a ajourné la réduction des livraisons de gaz aux consommateurs de la République de Biélorussie”, a indiqué à RIA Novosti une porte-parole du monopole russe.
” Gazprom attend le remboursement intégral de la dette dans un délai d’une semaine et les 100% des paiements courants pour le gaz“, a-t-elle ajouté.
Beltransgaz a réalisé vendredi un premier versement de 190 millions de dollars pour régler sa dette, a précisé à RIA Novosti le porte-parole de la compagnie biélorusse, Vladimir Tchekov.
M. Tchekov a indiqué qu’il n’y avait pas eu de réduction des livraisons. “Le réseau de Beltransgaz travaille comme d’ordinaire et remplit tous ses engagements pris devant Gazprom”, a-t-il dit.
La Biélorussie poursuit les négociations avec les dirigeants de Gazprom sur les délais d’amortissement du reste de la dette envers la Russie, a-t-il en outre précisé.
Source Ria Novosti
Le pétrole cher creuse la fracture entre pays riches et pauvres août 3, 2007
Posted by starbucker in Pétrole.add a comment
L’envolée des prix du pétrole, qui atteignent de nouveau des records, n’ébranle pas les économies des pays industrialisés et profite aux pays émergents producteurs d’or noir, mais aggrave la situation des pays en développement importateurs d’énergie.
Les cours du pétrole sont montés pour la première fois mercredi jusqu’à 78,77 dollars le baril. “On ne peut pas dire que ça ait le moindre impact sur l’économie mondiale”, juge Philippe Chalmin, professeur d’économie à Paris Dauphine et spécialiste des matières premières.
“Les pays riches ont su assez remarquablement s’adapter à des prix du pétrole très significativement plus élevés” depuis quatre ans, constate Francis Perrin, directeur de la revue Le pétrole et le gaz arabes.
Une situation qui paraît durable. La demande pétrolière a bondi ces dernières années à cause de la soif d’or noir des pays émergents, de la Chine en particulier, et d’une forte croissance mondiale.
Elle augmente aujourd’hui bien plus vite que les capacités de production, ce qui devrait maintenir les prix sous pression et les empêcher de retomber à leurs niveaux d’il y a cinq ans, quand le baril de brut ne valait que 25 dollars.
Mais malgré la récente flambée des cours, le Fonds monétaire international (FMI) vient de relever à 5,2% sa prévision de croissance mondiale pour 2007 et 2008, grâce aux meilleures performances des pays émergents et surtout de la Chine. S’il reconnaît que les prix du pétrole représentent un risque pour l’économie mondiale, il ne s’en alarme pas.
Les pays industrialisés sont aujourd’hui “moins dépendants du pétrole” qu’il y a 30 ans, constate Manouchehr Takin, expert du Centre for Global Energy Studies (CGES).
A la suite des chocs pétroliers des années 70 et 80, ils ont diversifié leurs sources énergétiques, en se tournant notamment vers le nucléaire, et ont amélioré leur efficacité énergétique.
M. Takin s’attend toutefois à ce que les prix, “qui ont triplé en quatre ans (…) freinent la croissance et accélèrent l’inflation”.
“Supposons qu’on dépasse 80 dollars le baril : il pourrait y avoir des effets de seuil psychologiques, qui pourraient peser sur le moral des ménages ou les perspectives d’investissement”, renchérit M. Perrin.
Certains pays du sud producteurs d’hydrocarbures ont largement bénéficié de l’envolée du prix du pétrole, à l’instar du Venezuela, de l’Algérie et de la Libye.
Mais, insistent de nombreux commentateurs, cette hausse est une calamité pour les pays en développement importateurs d’énergie. Leur facture pétrolière s’est considérablement alourdie, aggravant leur déficit commercial et entravant la lutte contre la pauvreté.
Claude Mandil, directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), qui défend les intérêts énergétiques des pays consommateurs, parlait récemment de “catastrophe épouvantable pour les pays les plus pauvres”, à tel point que “dans ces pays le pétrole est subventionné par l’Etat”.
Il affirmait que le coût de ces subventions pour le budget de ces pays pauvres était cinq fois plus élevé que les économies représentées par les annulations de dettes par les pays du G8.
L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), dont dépend l’AIE, indique dans son dernier rapport sur les perspectives économiques africaines que “l’inflation a franchi à nouveau la barre des 10% dans les pays” du continent “importateurs de pétrole, sous l’effet de la flambée des cours”.
En outre, le développement de la production de biocarburants, à partir d’oléagineux ou de céréales, accentue le retard de certains pays en provoquant une envolée du cours des denrées alimentaires.
Source AFP
LE PRESIDENT BIELORUSSE AFFIRME QUE SON PAYS REMBOURSERA PROCHAINEMENT SA DETTE POUR LE GAZ RUSSE août 3, 2007
Posted by starbucker in Biélorussie, Gaz, Russie.add a comment
Le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, a déclaré jeudi que son pays rembourserait prochainement sa dette pour le gaz russe.
« J’ai donné consigne au gouvernement de puiser dans le Fonds de réserve pour verser 460 millions de dollars à la Russie pour le gaz fourni », a-t-il déclaré jeudi pendant sa visite au siège du quotidien Biélorussie soviétique.
D’après Alexandre Loukachenko, ce n’est pas « une somme exorbitante » pour son pays. « Il est vrai que le Fonds de réserve est écorné, mais Hugo Chavez et nos autres amis pourront nous accorder aujourd’hui un crédit, a notamment dit le président biélorusse. Même des banques privées étrangères sont prêtes à octroyer des crédits à la Biélorussie ».
Selon lui, « l’Europe s’est énervée aujourd’hui ». « Que les Européens gagnent de l’argent et vivent tranquillement, a-t-il ajouté. Force est de passer aux relations réalistes avec la Fédération de Russie ». « Nous sommes la cible de frappes : tantôt on nous prend les bonbons, tantôt le sucre, personne ne s’est jamais permis un comportement semblable à notre égard », a-t-il déploré.
Alexandre Loukachenko a ajouté que le gouvernement biélorusse demanderait à la Russie « de payer tout ce que nous faisions pour la Russie et que nous trouverions en Russie les 2-3 milliards dollars, dont il s’agissait ».
Le président biélorusse a souligné que son pays « ne devait rien à personne et qu’on nous avait promis ( d’accorder un crédit en Russie – ndlr) et nous l’espérions ». Lorsque la Biélorussie signait un accord préjudiciable pour elle concernant les livraisons de gaz russe, il avait prévenu que son pays ne pourrait payer plus de la moitié du montant en question, a expliqué Alexandre Loukachenko.
Le président biélorusse a par ailleurs rappelé qu’on l’avait alors rassuré que la Russie « n’avait pas l’intention d’aggraver la situation de la Biélorussie de quelque manière que ce soit et qu’elle était prête à accorder à Minsk un crédit de 1,5 – 2 milliards dollars ».
Alexandre Loukachenko estime que la Russie voudrait privatiser la Biélorussie tout entière. « Je dirais plutôt : la Russie voudrait privatiser non seulement certaines entreprises, mais la Biélorussie dans son ensemble, a-t-il poursuivi. Je dirais que Moscou souhaiterait ne pas privatiser, mais s’en emparer sans rien débourser ».
Il a tenu à souligner que le crédit que la Russie pourrait accorder à la Biélorussie avec un taux d’intérêt de 8,5 pour cent sur un an n’était pas un crédit public, mais un crédit privé. « Nous pouvons obtenir un tel emprunt auprès de n’importe quel Etat », a ajouté le président biélorusse.
A son avis, la Russie « ne transformera pas les Etats-Unis en son ennemi avant les élections, ni l’Ukraine, ni le Kazakhstan, ni la Turkménie non plus, car ce sont des Etats riches qui pourraient opter pour le trajet Bakou-Ceyhan, mais la Biélorussie c’est autre chose, car ils ( Moscou) croient que les Biélorusses seront toujours sous la férule de la Russie ».
Le leader biélorusse a par ailleurs dit que « nous ne sommes plus au milieu des années 1990, lorsque les étalages des magasins étaient vides ». « Dans l’actuelle situation nous ne mourrons pas et je crois que la Russie aura encore besoin de nous », a conclu Alexandre Loukachenko.
Source Itar Tass
Energie : les tentations de Nicolas Sarkozy août 3, 2007
Posted by starbucker in Energie, France.add a comment
C’est un fait qu’on ne répétera jamais assez depuis l’arrivée à l’Elysée du sixième président de la Ve République : chaque jour, nous éloigne un peu plus de la période qui a précédé son élection !
La recomposition attendue du secteur énergétique illustre à sa manière la nouvelle marche des affaires publiques. Un mélange d’audace (ou de formidable culot ?) et de concessions à l’opinion publique dominante, de réalisme cru civilisé par le bon sens et, pour couronner le tout, une incompatibilité d’humeur avec les constructions théoriques élaborées à Bruxelles. Qu’une chose soit bien entendue : rien n’est encore décidé, mais « aucune option a priori n’a été écartée ». Cette expression convenue a un point faible : elle ne laisse pas paraître l’esprit de réappropriation nationale qui a mis en effervescence les équipes au travail dans l’entourage de Nicolas Sarkozy et dans les cabinets ministériels ces deux derniers mois. Reste à savoir vers quoi il va s’orienter.
Un jour, le Premier ministre qualifiait de « pertinent » le projet lancé par Dominique de Villepin en janvier 2006 (mais sur lequel planchaient depuis au moins deux ans les états-majors des deux sociétés intéressées) : la fusion entre le groupe Suez et Gaz de France. Le lendemain, François Fillon évoquait l’hypothèse d’un rapprochement entre EDF et Gaz de France. Cette idée figurait au programme du Parti socialiste. François Bayrou s’en réclamait aussi. En termes elliptiques, le candidat Sarkozy y avait fait lui-même allusion !
Plusieurs motivations animent les réflexions du nouveau pouvoir en France. La première revient à confirmer un statu quo franchement incompatible avec une approche purement européenne et capitaliste du problème ! Au nom de la conservation du pouvoir d’achat, Nicolas Sarkozy voudrait garder un certain contrôle sur les prix de l’électricité et du gaz. Un alignement pur et simple sur le prix du marché se traduirait par une majoration moyenne des prix de 20 %. Le gouvernement précédent a déjà procédé à un retour partiel à la tarification autoritaire pour s’opposer au mouvement. Sarkozy aimerait à son tour qu’entreprises et ménages français profitent du bas coût de revient du courant produit par les centrales nucléaires.
Nicolas Sarkozy qualifie le projet de traité simplifié d’« ambitieux ». C’est dire qu’il reprend certains des points jugés les plus importants de la Constitution rejetée. Exemple : l’extension du domaine couvert par les décisions prises à la majorité qualifiée. Or le souci de continuer à disposer de certaines manettes d’une politique dirigiste appellerait plutôt un parti inverse : garder une faculté de veto aussi étendue que possible ! Pour sortir de la contradiction, la tentation est grande d’afficher une superambition pour l’espace national en renvoyant à une seconde étape son articulation sur l’arbre européen. La manoeuvre est-elle crédible ? Totalement impossible d’évaluer de façon réaliste le potentiel de l’éventuel instrument d’exécution. Les experts se réfugient dans l’emphase verbale. Ils qualifient, selon le cas, le regroupement préconisé de TGF (très grand fournisseur) ou de TGN (très grand nucléaire). L’idéal serait d’en faire aussi un TGG - un très grand gazier. Gaz de France possède un beau réseau de transport, mais, en amont, peu de gisements de gaz. En attendant d’y parvenir, on est en train (et c’est plus concret), pour recevoir les méthaniers remplis de gaz naturel liquéfié (GNL) algérien ou canadien, de construire un second terminal à Fos et d’agrandir celui de Montoir, près de Nantes.
« Last but not least », le programme présidentiel comprend l’ouverture d’une difficile négociation sur la réforme des régimes spéciaux de retraites pour les agents de l’EDF, de Gaz de France, de la SNCF, etc. Pourquoi ne pas avoir attendu pour mettre en chantier le très épineux dossier de l’énergie ? Jusqu’à ce jour, il était placé sous le signe de la privatisation accélérée de Gaz de France, voire d’EDF, plutôt que sous celui de la consolidation de leur qualité d’entreprises appartenant à l’Etat. Un échange de bons procédés serait-il à l’ordre du jour, sur le mode du marché politique dont parlent les politologue ? La CGT, satisfaite de voir disparaître le spectre de la privatisation, ne bloquerait pas la réforme.
La peur de voir Gaz de France échapper à tout contrôle de l’Etat expliquerait pourquoi le projet de fusion Suez- Gaz de France a été mis en veilleuse. Villepin avait pourtant préparé (pour son successeur, quel qu’il soit) le terrain pour une solution européenne (transfrontière) et capitaliste. Il avait fait voter une nouvelle loi autorisant à abaisser la participation de l’Etat au-dessous de la limite de 70 % fixée par la loi Sarkozy de l’été 2004. Mais le décret d’application n’a pas été publié.
Au fond, l’opération ne serait acceptable par le pouvoir politique en place à Paris qu’à une condition : que le schéma en soit inversé. Autrement dit, que Gaz de France, aidé par un puissant allié (EDF ?), soit financièrement en position de conduire l’OPA sur Suez ! A tout le moins, que GDF soit en mesure de lui racheter ce fleuron convoité : la société belge Electrabel qui possède des centrales nucléaires (le rêve de tout gazier !) et un beau réseau de transport à travers l’espace du Benelux. De cette solution, Suez ne veut pas. Tel est en particulier le cas de son actionnaire de référence (il l’est aussi pour d’autres sociétés du CAC 40) : Albert Frère.
Le baron belge est en train de consolider ses positions en Espagne désormais au centre des grandes et petites manoeuvres européennes. La société « basque » Iberdrola (où sa participation est de 11 % qu’il cherche à porter à 20 %) vient d’absorber Scottish Power. L’ensemble hispano-britannique, s’il venait à s’adjoindre Electrabel, composerait, en ordre d’importance, le troisième groupe européen et sans doute le plus rentable. Las d’attendre l’Arlésienne, Gérard Mestrallet se rapproche un peu plus du « catalan » Gas Natural (une fusion avec Repsol est possible). Gas natural possède un portefeuille de contrats d’approvisionnement de gaz plus important que celui de Gaz de France.E.ON essaye de se rapprocher d’ Union Fenosa, en guise de consolation après sa déconvenue avec Endesa. Le patriotisme économique de José-Luis Zapatero avait joué à plein pour écarter l’allemand.
On se trouve là en présence d’un capitalisme nominatif et européen, avec qui une négociation est toujours possible. Ce que ne pourrait pas faire un géant ficelé (nationalisé) du genre de celui dont rêve tel ou tel conseiller planificateur de l’Elysée.
Source Les Echos
La Russie mène la ruée vers l’or noir arctique août 3, 2007
Posted by starbucker in Gaz, Pétrole, Russie.add a comment
«C’est comme le premier pas sur la Lune!» Il n’est pas peu fier, le géologue Artour Tchilingarov. Et il a de quoi. Son équipe a réussi hier l’exploit de planter un drapeau russe en titane par 4261 mètres de fond, à l’exacte verticale du pôle Nord. Loin, très loin sous l’épaisse banquise arctique. Une capsule contenant un message pour les générations futures a également été déposée, à l’aide des bras mécaniques du petit sous-marin baptisé Mir, c’est-à-dire «paix» en russe. Comme jadis la station spatiale soviétique…
Une prouesse technique que l’explorateur polaire, par ailleurs député de Russie Unie, parti pro-Kremlin, et vice-président du parlement, veut voir associée à l’une des pages marquantes de la guerre froide entre les Etats-Unis et l’ex-URSS. Il y a près de quarante ans, en juillet 1969, l’astronaute Neil Armstrong hissait le drapeau américain sur le satellite naturel de la Terre.
La référence n’est pas gratuite, et il ne faut pas s’en étonner: une tout autre guerre froide fait actuellement rage dans l’océan Arctique, dont les sous-sols pourraient receler 25% des réserves supposées d’hydrocarbures au monde. Telle est du moins l’estimation articulée par le très officiel US Geological Survey.
Jackpot énergétique
Or le réchauffement climatique a déjà fait fondre 20% de la banquise en vingt ans, ce qui promet à terme un accès facilité à de nouvelles et abondantes sources de pétrole et de gaz. Et cela alors même qu’on s’attend à voir la demande augmenter de 60% d’ici à trente ans. On comprend pourquoi, en mai dernier, Vladimir Poutine a juré de préserver les «intérêts stratégiques, économiques et scientifiques de la Russie» dans l’Arctique. Qui remportera le jackpot énergétique de l’océan Arctique? Tel est l’enjeu de la bataille diplomatique qui voit s’affronter les cinq pays riverains: Russie, Norvège, Danemark (par le Groenland), Canada et Etats-Unis (par l’Alaska). Le droit international n’octroie à chaque Etat qu’une «zone économique» de 200 miles nautiques (370 km). Au-delà, il faut prouver que les fonds marins convoités appartiennent au plateau continental du pays en question.
Pour 10 milliards de tonnes d’hydrocarbures de plus
C’est là que les scientifiques entrent en jeu. L’expédition russe doit étudier les fonds sous-marins sous le pôle afin de prouver que la «dorsale Lomonossov» est une extension géologique de la Russie. Et ainsi revendiquer devant l’ONU sa souveraineté sur un triangle arctique couvrant un million de km² et contenant peut-être jusqu’à 10 milliards de tonnes d’hydrocarbures. Une première requête, déposée en 2001, avait été rejetée. Le dossier sera soumis une nouvelle fois en 2009. Mais ce ne sera pas une mince affaire, car le Canada et le Danemark revendiquent conjointement leurs droits sur la dorsale Lomonossov.
Quant aux Etats-Unis, qui n’ont pas signé la Convention de l’ONU sur le droit de la mer, ils irritent le Canada en réclamant de pouvoir circuler librement dans le passage du nord-ouest (qui serpente entre les îles canadiennes) comme dans un «détroit international», à l’instar du Bosphore ou de Gibraltar. Et le conflit s’aggrave avec la fonte des glaces. Signe inquiétant, les deux Etats prévoient de construire des patrouilleurs arctiques. é
PÔLE NORD - Des explorateurs ont planté hier un drapeau russe à 4261 mètres de profondeur. Histoire de soutenir les revendications de Moscou sur l’une des plus grandes réserves d’hydrocarbures au monde.
Source 24 Heures
Total reste prudent sur ses perspectives de production août 3, 2007
Posted by starbucker in France, Pétrole.add a comment
LES MARCHÉS ont fraîchement accueilli les résultats semestriels publiés hier par Total. À mi-journée, l’action du groupe pétrolier français a cédé jusqu’à 2,5 % hier, sur un marché en rebond. Certes le résultat net (part du groupe) a reculé de 9 %, à 6,46 milliards d’euros sur la période, pour un chiffre d’affaires en baisse également (- 4 %, à 76,13 milliards d’euros). « L’inflation des coûts, la forte chute du prix du gaz au Royaume-Uni (les prix spot se sont effondrés de 60 %), où nous sommes très présents, l’évolution défavorable de la parité euro-dollar et nos efforts dans l’exploration expliquent ce recul » , commente Total. « Les résultats de Total marquent le pas comme ceux des autres majors du secteur » , souligne un analyste. À chaque fois que le dollar recule de 10 cents par rapport à l’euro, le groupe perd 2,2 milliards d’euros de résultat opérationnel. Or, le dollar valait 1,33 euro au premier semestre 2007 contre 1,23 euro un an plus tôt.
L’ensemble des coûts de construction et de maintenance a également pesé sur la performance de Total qui a souffert de la hausse du prix de l’acier, de l’ordre de 10 %. Malgré cela, « nos résultats sont conformes aux attentes. Ils sont solides et satisfaisants d’autant que notre production a renoué avec la croissance » , insiste Total. En réalité c’est l’absence d’indications précises sur les perspectives de production en 2007 qui a déplu au marché. « Tous les nouveaux projets démarrent très bien mais je ne peux confirmer aucun objectif (…). Il existe aussi des éléments négatifs comme les quotas de l’Opep et les incertitudes au Nigeria » , a développé Robert Castaigne, directeur financier de Total. Le groupe présidé par Christophe de Margerie vise une hausse de 5 % par an en moyenne de sa production sur la période 2006-2010. À mi-course, la production a augmenté de 1 % mais hors effet de périmètre et baisses de l’Opep la croissance atteint 3 %. Insécurité au Nigeria Total commence à profiter de la mise en service de Dalia en Angola fin 2006, qui produit désormais 240 000 barils par jour. À partir du second semestre, le groupe va également bénéficier du démarrage de Rosa en Angola en juin et du site de Dolphin au Qatar, le 11 juillet dernier. En revanche, les problèmes de sécurité au Nigeria persistent (hier Total a confirmé qu’un de ses salariés s’était fait enlever mardi soir). Total a souffert des problèmes rencontrés par Shell avec lequel il travaille sur place via un joint-venture dans lequel le français détient 10 %. Et, au Venezuela, le groupe a été contraint par le gouvernement Chavez de renégocier ses contrats. Du coup, sa production locale y a été réduite. Concernant les projets qui préparent l’avenir, Total a confirmé avoir débuté les études pour le gisement de Chtokman avec Gazprom en Russie. Suite à la présentation par l’italien Eni d’un nouveau plan d’exploitation du gisement géant de Kashagan en mer Caspienne qui révise à la hausse les coûts et décale le calendrier de mise en production à fin 2010, les autorités locales, très mécontentes, ont convoqué les membres du consortium international en charge du gisement. Total, qui détient 18,52 % du consortium, y participera, mais reste prudent sur son issue.
Source Le Figaro
