Total invité à un appel d’offres de Rosneft août 2, 2007
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Le numéro un du pétrole russe Rosneft a lancé son premier appel d’offres auprès des majors Total , BP et Shell concernant le transport maritime de son brut de l’Oural, apprend-on mardi de sources du secteur.
Rosneft, considéré comme le bras pétrolier du Kremlin, dit vouloir faire preuve de davantage de transparence après avoir acquis l’essentiel des actifs de l’ex-pétrolier en faillite Ioukos dans des conditions controversées.
Il s’agit de procéder à l’enlèvement sur la période septembre-décembre d’un total de 960.000 tonnes par mois de bruts de l’Oural, d’une valeur approximative de deux milliards de dollars aux cours actuels des bruts de l’Oural.
L’or noir sera écoulé à partir des ports de Novorossiisk sur la mer Noire et de Primorsk sur la Baltique.
L’appel d’offres mis en place par Rosneft est le deuxième par ordre d’importance derrière celui, annuel, de TNK-BP , filiale à 50% de BP , lors de laquelle le numéro trois du pétrole russe adjuge la totalité de ses exportations par mer, ce qui représente plus de deux millions de tonnes par mois.
Jusqu’ici, Rosneft commercialisait son brut dans des conditions obscures aux yeux du marché.
“Le lancement de quelque chose qui ressemble à un appel d’offres en bonne et due forme me semble un pas énorme”, commente un trader occidental ne participant pas à l’opération.
“Cela pourrait constituer un tournant pour les activités de commercialisation de Rossneft”, dit-on chez l’une des trois sociétés candidates.
Mis à part TNK, le numéro quatre russe du pétrole, Sourgout , organise des appels d’offres de temps en temps.
Certains opérateurs font toutefois valoir que deux tiers des exportations de Rosneft ne feront pas l’objet d’une attribution sous forme d’appel d’offres, ce qui fait que ses clients favoris, comme les négociants pétroliers basés en Suisse Vitol et Gunvor, ne semblent pas devoir être très affectés.
“Tout cela semble un bon début. Cela serait encore mieux si Rosneft parlait au marché plus souvent pour prouver qu’il veut vraiment devenir plus transparent et que ceci n’est pas seulement un nouveau jeu bizarre”, dit un trader.
Source AFP
Nucléaire : l’accord franco-libyen prévoit des “projets de développement” août 2, 2007
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Le récent accord entre la France et la Libye sur le nucléaire civil, qui prévoit d’étudier la fourniture à Tripoli d’un réacteur nucléaire pour permettre à ce pays de dessaler de l’eau de mer, mentionne aussi “d’autres projets de développement” liés à l’énergie atomique, selon le texte de ce “mémorandum d’entente” diffusé mardi.
Le texte de cet accord a été remis à la presse à l’occasion de l’audition du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner par la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
L’opposition de gauche a critiqué cet accord signé le 25 juillet et réclamé des éclaircissements sur sa portée. L’annonce de cet accord, signé dans la foulée de la libération des infirmières et du médecin bulgares détenues en Libye, a aussi suscité de vives critiques en Allemagne.
Le 25 juillet, le secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant avait expliqué que cet accord visait “à fournir à la Libye un réacteur nucléaire qui permette la fourniture d’eau potable” en désalinisant l’eau de mer.
Le texte de ce “Mémorandum d’entente sur la coopération dans le domaine des applications pacifiques de l’énergie nucléaire” entre la France et la Libye, de quatre articles, fixe trois objectifs :
“Approfondir et développer la coopération entre les deux pays dans les applications pacifiques de l’énergie atomique dans l’intérêt mutuel des parties”.
“Encourager les institutions et entreprises industrielles des deux pays à mettre en oeuvre des projets communs”.
“Autoriser les institutions et entreprises industrielles des deux pays à oeuvrer conjointement en vue de la réalisation de projets de production d’énergie nucléaire et de dessalement de l’eau, ainsi que d’autres projets de développement liés à l’utilisation pacifique de l’énergie atomique”.
Les deux parties “s’engagent à accélérer les négociations en vue d’aboutir à la signature d’un accord intergouvernemental portant sur la mise en oeuvre” de ces projets, mentionne le texte, en “précisant en particulier le champ et les modalités de leur coopération ainsi que les rôle et responsabilité de chacune d’entre elles”.
La France et la Libye expriment “leur volonté d’approfondir et d’encourager la coopération dans le secteur des centrales nucléaires pour la production d’énergie et le dessalement de l’eau”, selon ce mémorandum.
Mardi matin, M. Kouchner avait précisé que la livraison par la France d’un réacteur nucléaire à la Libye n’était encore qu’une “hypothèse”.
Source AFP
La signature des contrats EPR avec Pékin est reportée août 2, 2007
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Une nouvelle fois - la dernière peut-être ? -, le marché chinois semble se dérober sous les pieds d’Areva. Alors que le groupe nucléaire espérait signer mardi 31 juillet un contrat pour la construction en Chine de deux réacteurs EPR et les services amont associés (uranium, enrichissement), la signature de l’accord a été reportée. Officiellement pour des “ raisons techniques et d’agenda ”.
Côté français, on minimise les conséquences de ce report. Bercy assure qu’il n’a jamais confirmé l’annonce du voyage de Christine Lagarde, ministre de l’Économie et des Finances, mardi à Pékin, pour la signature de l’accord. Areva soutient, de son côté, n’avoir jamais évoqué une signature proche. Même s’il s’est gardé de démentir les informations sur le sujet.
PRECIPITATION FRANCAISE
Néanmoins, une certaine précipitation semble s’être emparée du camp français ces derniers jours. Une précipitation incompatible avec la nature de l’accord nucléaire avec la Chine. La simple lettre d’intention ferait plus de 1.500 pages et aurait été seulement achevée et transmise aux Chinois vendredi. Pékin et l’électricien chinois CGNPC (China Guangdong Nuclear Power Corp.) auraient jugé ne pas avoir le temps matériel pour en examiner le contenu. De plus, les discussions n’auraient pas encore abouti sur un certain nombre de chapitres comme les services amont. Le dossier du retraitement de combustible ferait, lui, l’objet d’un accord séparé entre la France et la Chine.
Aujourd’hui, personne n’ose plus s’avancer sur un calendrier : trop d’obstacles demeurent avant d’arriver à un accord ferme. D’autant que la Chine a un art inégalé d’utiliser le temps et la concurrence afin d’obtenir toujours plus de conditions et de concessions de ses interlocuteurs.
Source La Tribune
Khelil précise les critères de partenariat et d’alliance août 2, 2007
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Les Français n’ont pas fait de propositions intéressantes à Sonatrach
Le ministre de l’Energie et des Mines, M. Chakib Khelil, a souligné, dans une interview à la revue Pétrole et gaz arabes (PGA), publiée à Paris, à paraître le 1er août et cité par l’APS, que Sonatrach veut «trouver des partenaires qui [lui] apportent une valeur ajoutée» pour pouvoir alors envisager «des alliances qui déboucheront sur des synergies importantes». A une question sur l’idée française d’un rapprochement capitalistique entre la compagnie nationale Sonatrach et le gazier français GDF, M. Chakib Khelil a estimé qu’il faut «préciser ce que l’on entend» par cette approche. Il a plutôt tenu à rappeler que la compagnie nationale Sonatrach a «déjà des partenariats même si ceux-ci ne sont pas exclusifs».
«Cette année, Sonatrach a signé un partenariat stratégique avec Energias Portugal (EDP) et pris une participation dans le capital de cette firme», a-t-il donné comme exemple. Il a poursuivi que Sonatrach «a mis au point une stratégie à long terme et a identifié des partenaires potentiels qui présentent des complémentarités et des synergies intéressantes dans l’amont, dans l’aval ou en termes de marchés». Pour citer un autre exemple, il a évoqué «la firme norvégienne Statoil, partenaire de Sonatrach dans divers projets en Algérie» et qui «est l’un des actionnaires de l’Institut algérien du pétrole». «Elle nous a associés à l’exploration en mer profonde en Egypte», a-t-il ajouté, relevant qu’«à ce jour, nous n’avons pas pu développer de partenariats similaires avec Gaz de France ou avec Total d’ailleurs». «Il s’agit d’un constat, pas d’un reproche», a-t-il noté, souhaitant que la récente visite à Alger du président Sarkozy puisse constituer «peut-être, une occasion de pousser dans cette direction».
«De façon générale, nous voulons trouver des partenaires qui nous apportent une valeur ajoutée en termes, notamment, de technologie, de capacité de management ou de marchés qui nous intéressent», a-t-il dit, soulignant que «c’est par rapport à ces besoins que l’on peut envisager des alliances qui déboucheront sur des synergies importantes». Il a toutefois rappelé que Sonatrach a «des exemples concrets de coopération réussie» avec les compagnies françaises.
A titre d’exemple, « Gaz de France et Sonatrach ont ainsi créé Med LNG, ce qui leur a permis d’exporter conjointement du GNL vers le marché américain. Nous avons un accord pour une réservation de capacité de régazéification au terminal de Montoir de Bretagne -même si Fos serait plus intéressant pour nous- et Gaz de France travaille dans l’amont en Algérie», a ajouté le ministre. «Total conduit des activités d’exploration-production dans notre pays et vient d’obtenir un projet pétrochimique en association avec Sonatrach», poursuit-il.
Il a toutefois relevé que «les sociétés françaises n’ont pas fait à Sonatrach des propositions de nature à contribuer à son développement international, ce qui a un caractère stratégique pour nous, comme l’ont fait Statoil ou le groupe italien Eni avec lequel nous sommes associés dans l’exploration au Mali».
Source La Tribune
Les exportations pétrolières russes prevues à 280 millions de tonnes en 2020 août 2, 2007
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On s’attend à ce que les exportations pétrolières annuelles de la Russie augmentent à 280 millions de tonnes en 2020, selon la prévision des ressources d’énergie, publiée par le Ministère russe du Développement Économique et du Commerce le 25 juillet 2007.
La prévision était une de trois prévisions séparées, incluses dans le document quant aux augmentations possibles des exportations pétrolières russes dans les prochaines années. Selon une prévision statique, les exportations russes de pétrole s’élèveront à 254 millions de tonnes en 2020, tandis qu’une prévision de scénario innovateur met le chiffre pour 2020 à 270 millions de tonnes.
On s’attend à ce que la production pétrolière russe en 2020 totalise 545 millions de tonnes selon la prévision de ressources d’énergie, 492 millions de tonnes selon la prévision statique et 530 millions de tonnes selon la prévision de scénario innovateur.
[ Note de l’éditeur : La Russie attendait augmenter ses exportations de pétrole brut à 102 millions de tonnes en 2008 et à 105 millions de tonnes en 2010, a annoncé l Energy and Commodities Digest en décembre 2006. Le prix du pétrole brut de l'Oural était prévu à $ 56 (42,7 euros) par baril pour 2008 et à $ 50 (38,1 euros) par baril pour 2010.]
Areva compte changer de taille dans l’uranium avec UraMin août 2, 2007
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« Jusqu’au dernier jour, on se méfiait. » Olivier Mallet, le directeur en charge des mines et de l’enrichissement de l’uranium chez Areva, pouvait craindre une surenchère surprise sur UraMin de la part de groupes comme BHP ou Anglo American dans un monde des matières premières en pleine effervescence. C’est d’ailleurs le scénario sur lequel avaient misé certains investisseurs. Mais aucune contre-offre n’a finalement surgi, et hier, le leader français du nucléaire a pu savourer sa victoire en détenant, à l’issue de son offre amicale, près de 93 % de la jeune société canadienne, propriétaire de trois gisements d’uranium encore inexploités.
Areva proposait un prix relativement élevé de 2,5 milliards de dollars américains, soit près de 1,9 milliard d’euros, soit un montant six fois plus élevé que la valorisation retenue un an auparavant lors de l’entrée en Bourse d’UraMin. Pour le groupe, le jeu en vaut la chandelle, avec des cours de l’uranium qui ont triplé en un an. « Le marché est de plus en plus tendu, explique Olivier Mallet. Dans ces conditions, nos clients électriciens jugent de plus en plus stratégique de sécuriser leurs approvisionnements, car arrêter une centrale nucléaire faute de combustible coûte très cher. Nous voulons être en mesure de répondre à cette demande. UraMin va nous y aider. »
Réduire l’écart avec les rivaux
Avant même son offre sur la société canadienne, Areva a lancé au Canada, au Kazakhstan et au Niger des projets pour doubler sa production d’uranium d’ici à 2012. De moins de 6.000 tonnes par an, elle monterait à 12.000 tonnes. Avec UraMin, le français pense être en mesure d’y ajouter assez vite 7.000 tonnes, pour atteindre 19.000 tonnes par an. Ce qui permettrait à celui qui est aujourd’hui le troisième producteur mondial de réduire l’écart avec ses rivaux canadien Cameco et anglo-australien Rio Tinto, voire de les dépasser.
« Nous allons commencer par lancer l’exploitation du gisement identifié par UraMin en Namibie, sans doute en 2009 ou 2010, continue le responsable. Suivront celui détenu en Afrique du Sud, puis celui de République centrafricaine. » Ces projets ne nécessiteront pas de nouvelles injections de capitaux significatives de la part d’Areva, assure- t-on à Paris : UraMin avait déjà mis de côté les fonds nécessaires.
Source Les Echos
Bruxelles critique la répartition des ventes de gaz russe août 2, 2007
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Les fonctionnaires européens soupçonnent E.ON et Gaz de France de connivence: chacun des deux groupes français et allemand se serait engagé à rester à l’écart du marché national de l’autre en revendant le gaz russe. Les compagnies risquent une amende et même une désintégration, ce qui pourrait entraver la pénétration de Gazprom sur le marché européen.
Les soupçons concernent essentiellement le gazoduc Megal par lequel le gaz russe est transporté vers l’Allemagne et la France. Si les soupçons de la Commission européenne se confirment, et qu’elle adopte une ordonnance officielle, les compagnies risquent une grosse amende (jusqu’à 10% des recettes annuelles) et éventuellement un morcellement. La commissaire européenne chargée de la concurrence, Neelie Kroes, a ainsi menacé à maintes reprises d’obliger les compagnies à externaliser leurs actifs d’infrastructures.
Sur le plan strictement juridique, rien ne menace le monopole gazier russe, assure Iouri Bortnikov, du cabinet Vegas-Lex. D’après lui, la seule difficulté qui risque de concerner Gazprom, ce sont des retards de paiement de la part d’ E.ON et de GDF, dont la solvabilité serait mise en cause.
Mais en dehors des facteurs économiques, il existe aussi des risques politiques. “Si les Européens n’ont pour leurs compagnies que des considérations de marché, un facteur politique supplémentaire pèse sur Gazprom, explique le directeur général adjoint du Centre des technologies politiques, Alexeï Makarkine. L’Europe craint que Gazprom ne réussisse à convertir son influence économique en influence politique, elle s’opposera donc de toutes les manières à la pénétration du monopole russe sur ses marchés.”
Les craintes des Européens qui se traduisent dans leur tentative de briser les groupes allemand et français se répercuteront tôt ou tard sur leur attitude à l’égard de Gazprom qui cherche depuis longtemps et non sans succès l’accès au consommateur final en Europe. “Les mesures qui pourraient être prises à l’égard d’ E.ON et de GDF pourraient faire jurisprudence et être utilisées contre Gazprom, ce qui entraverait la poussée du monopole russe sur les marchés européens”, estime M. Makarkine, ajoutant qu’une enquête sur les activités d’ E.ON et de GDF tomberait à point nommé pour les Européens.
Source Gazeta.ru via Ria Novosti
Israël étudie la construction d’une centrale nucléaire août 2, 2007
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Israël considère la construction d’une centrale nucléaire pour la production d’électricité, ce qui remettra en cause l’ambiguïté sur sa capacité dans le domaine nucléaire, rapporte mercredi le quotidien local Yedioth Ahronoth.
Selon le journal, le ministère israélien des Infrastructures et le bureau du Premier ministre se sont récemment entretenus de la construction d’une centrale nucléaire pour produire une électricité risquant moins d’affecter l’environnement.
Il est estimé que la construction pourrait prendre huit ans et nécessiter deux milliards de dollars.
L’idée de construire une centrale nucléaire devient de plus en plus populaire en Israël, qui dépend sérieusement des importations de carburant.
En outre, Israël pourrait considérer la possibilité de construire la centrale nucléaire en coopération avec un pays voisin en dépit d’une décision prise par son gouvernement il y a 30 ans sur le développement nucléaire dans la région de Negev, dans le sud de l’Etat hébreu, ajoute Yedioth Ahronoth.
Source Xinhua
Sakhaline - Moscou veut empêcher Exxon d’exporter vers l’Asie août 2, 2007
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Les autorités russes ont fait savoir à Exxon qu’elles voulaient qu’il écoule le gaz qu’il extrait du gisement de Sakhaline-1 en Russie et non qu’il l’exporte vers l’Asie, a annoncé jeudi le ministère russe de l’Énergie.
“(…) aux yeux de la Russie, la priorité pour le gaz de Sakhaline-1 est d’alimenter le marché national”, a déclaré le ministère dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion du comité de supervision de Sakhaline-1.
Exxon Mobil a signé en 2004 un accord préliminaire prévoyant la livraison de huit milliards de mètres cubes de gaz de Sakhaline-1 à la compagnie chinoise CNPC. La major américaine a également eu des discussions avec le Japon et l’Inde, désireux eux aussi d’importer du gaz de Sakhaline sous forme liquéfiée.
Le géant russe du gazGazprom , qui a le monopole de l’exportation du gaz russe, a demandé en juin au gouvernement de bloquer ces projets d’Exxon au motif qu’ils risquent de provoquer une pénurie sur le marché intérieur russe.
Gazprom a renforcé l’an dernier sa présence dans l’île de Sakhaline en prenant le contrôle du projet voisin de Sakhaline-2. Celui-ci était conduit jusqu’ici par la compagnie anglo-néerlandaise Royal Dutch Shell , mais elle a été contrainte d’en céder le contrôle après plusieurs mois de pression de l’État russe.
Le monopole russe du gaz a également racheté cette année le contrôle du gisement géant de Kovykta, dans l’est sibérien, au véhicule russe du britannique BP .
Cette double offensive s’inscrit dans le cadre de la reprise en main des actifs énergétiques russes par le Kremlin.
Sakhaline-1 constitue pour sa part l’un des rares projets où la production est partagée entre des investisseurs étrangers et l’État russe et qui échappe au monopole de Gazprom sur les exportations. Le géant russe et Exxon ont donc engagé des discussions sur le gaz qui sortira du gisement.
Les analystes estiment que Gazprom pourrait chercher à contraindre Exxon à vendre son gaz à prix cassé s’il veut l’exporter vers l’Asie sous forme liquéfiée.
Gazprom a déclaré pour sa part qu’il discutait avec Exxon en vue de lui racheter tout le gaz produit à Sakhaline-1 tandis que le groupe américain a dit à plusieurs reprises que sa priorité allait à l’exportation.
Source Reuters
Le Bélarus promet de payer sa facture de gaz mais se plaint d’être humilié août 2, 2007
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Le président bélarusse Alexandre Loukachenko a promis jeudi de payer rapidement la dette de son pays à Gazprom, ouvrant la voie à un règlement du conflit qui les oppose, mais s’est plaint que la Russie cherche à l’”humilier”.
“La Russie va recevoir 460 millions de dollars en paiement de sa dette gazière dans les prochains jours. Aujourd’hui, j’ai donné l’ordre de prendre cet argent dans les réserves et de payer”, a déclaré le président à Minsk, selon son service de presse.
Gazprom, qui a menacé mercredi de réduire de 45% son flux de gaz vers le Bélarus dès vendredi si la dette n’était pas honorée, s’est dit rassuré, et a estimé que la coupure était désormais évitable, selon son porte-parole.
“Les déclarations entendues aujourd’hui du côté bélarusse sur le fait qu’ils étaient prêts à nous payer leur dette gazière nous rassurent bien évidemment”, a déclaré Sergueï Kouprianov, interrogé par la chaîne de télévision russe NTV.
Une délégation bélarusse est arrivée jeudi à Moscou pour de nouvelles négociations vendredi.
Le groupe n’en est pas à sa première confrontation avec les pays voisins de la Russie, et le différend actuel n’est que la continuation de celui qui l’avait déjà opposé il y a sept mois au Bélarus, et avait été réglé in extremis, quelques minutes avant l’expiration de l’ultimatum lancé par Gazprom.
Mais les déclarations du président Loukachenko jeudi suggèrent que même si le Bélarus évite encore une fois une chute de ses approvisionnements de gaz, le conflit est encore loin d’être apaisé.
“Quand à la fin de l’année dernière, nous avons signé un accord sur le gaz, la partie bélarusse a prévenu qu’en 2007, la république ne paierait pas plus de la moitié du prix fixé, car sinon cela aurait un impact négatif sur le bien être du pays. La Russie y a consenti et a confirmé qu’elle soutiendrait le Bélarus sous forme de crédit pour 1,5 à 2 mds USD”, a déclaré le président.
Or les négociations sur ce crédit, dont le dernier épisode s’est déroulé lundi à Moscou entre les Premiers ministres des deux pays, ont échoué.
“La dernière visite du Premier ministre (Sergueï Sidorski, ndlr) en Russie était une humiliation. J’ai dit qu’il ne fallait plus y aller (..). Je n’irai pas et je ne me mettrai pas à genoux”, a déclaré le président.
L’autoritaire président bélarusse s’est montré déçu que la Russie ne lui propose qu’un prêt doté d’un taux d’intérêt de 8,5%, c’est-à-dire à un niveau qu’il pourrait obtenir “dans n’importe quel pays”.
Le Bélarus prévoit par conséquent de payer en puisant dans ses réserves, avant de reconstituer celles-ci en empruntant ailleurs: “Nos bons amis, en particulier (le président vénézuélien, ndlr) Hugo Chavez, se sont déclarés prêts à nous octroyer un crédit à des conditions intéressantes”.
Des banques occidentales sont également prêtes à faire crédit au Bélarus, a-t-il dit.
“Qu’ils (les Russes) prennent (l’argent) et vivent tranquilles”, a déclaré M. Loukachenko, qui a aussi estimé qu’”il faut passer à des relations plus réalistes avec la Russie”.
La persistance du désaccord n’a pas échappé à l’Union européenne, qui, inquiète pour ses propres approvisionnements, appelle avec insistance à un règlement “amiable” de la crise.
Quelque 20% des exportations de Gazprom vers l’Europe transite par le Bélarus, essentiellement en direction de la Pologne, de l’Allemagne et de la Lituanie.
La Commission a fait savoir jeudi qu’elle allait convoquer mercredi une réunion du groupe de coordination des 27 sur le gaz, créé en 2004 dans un souci de renforcer la sécurité d’approvisionnement du gaz naturel dans l’UE.
Source AFP
