EDF va fournir des armes à ses concurrents juillet 21, 2007
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Le Conseil de la concurrence a publié hier les propositions d’EDF pour créer un marché de gros de l’électricité et permettre ainsi aux fournisseurs alternatifs de le concurrencer sur le marché de masse.
Trois semaines après l’ouverture complète du marché de l’électricité, EDF va aider ses adversaires à le concurrencer sur le marché des petits professionnels et des particuliers.
Il n’avait pas vraiment le choix. Sous la menace d’une action pour abus de position dominante du Conseil de la concurrence (« Les Echos » du 29 juin), l’électricien s’était engagé à faire des propositions en signe de bonne volonté. A la suite de la plainte de Direct Energie, le Conseil de la concurrence avait en effet considéré que les fournisseurs alternatifs n’étaient pas en mesure de concurrencer EDF sur le créneau des petits professionnels. L’électricien devait donc proposer une offre de gros d’électricité accessible à tous ses concurrents. Les sages viennent de publier l’offre d’EDF. Ils ne se prononceront sur le fond que mi-octobre, mais considèrent déjà la proposition d’EDF comme suffisamment « sérieuse » pour ouvrir un test de marché destiné à recueillir les réactions des acteurs, du secteur d’ici au 15 septembre.
« Une rustine »
Sur le fond, EDF propose de mettre à disposition des fournisseurs alternatifs 10 térawattheures d’électricité par an, sous forme de contrats d’approvisionnement de long terme (dix à quinze ans) qui seraient mis aux enchères. Jusque fin 2010, le prix serait fixe et proche des tarifs réglementés, à environ 36 euros par mégawattheure (MWh). En revanche, à partir de 2011 – date à laquelle, selon EDF, les tarifs réglementés auront disparu -, le prix devra couvrir les coûts de développement de la centrale nucléaire de Flamanville (Manche), soit au moins 45 euros/MWh. EDF veut que l’électricité qu’il vendra alors à ses concurrents couvre ses coûts. Parmi les fournisseurs intéressés par le marché de masse, Poweo et Direct Energie se disent satisfaits qu’il s’ouvre et Gaz de France évoque son « souhait manifeste » d’accéder à un contrat de fourniture. Mais certains prédisent déjà des débats vifs sur les prix et les quantités proposés par EDF. D’autres, à l’instar de Centrica, craignent que cette solution ne soit qu’« une rustine ». « Les propositions d’EDF ne permettront pas d’accroître le nombre d’offreurs sur le marché, regrette Stéphane Kirkland, chargé du développement des activités européennes de l’énergéticien britannique. Pour cela, il faudrait scinder EDF en plusieurs sociétés de production, comme on l’a fait avec Enel. »
Mi-septembre, le Conseil de la concurrence mixera la proposition d’EDF avec les commentaires reçus et décidera ensuite si l’offre de l’électricien est satisfaisante ou pas. Si oui, EDF pourra alors ouvrir des périodes d’enchères en fin d’année et livrer l’électricité dès janvier 2008. « L’idée n’est pas de prendre EDF en otage ni de le pressurer comme on veut, explique-t-on dans l’entourage du Conseil de la concurrence. La proposition d’EDF est un «starter» destiné à aider les concurrents à faire des offres, ce n’est pas un guichet ouvert à bas prix sur l’électricité d’EDF.
Source Les Echos
Le Venezuela annulle la dette du Nicaragua à hauteur de 33,2 millions de dollars juillet 21, 2007
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Le Venezuela a annulé la dette du Nicaragua à hauteur de 33,2 millions de dollars, a annoncé vendredi le ministère nicaraguayen des Affaires étrangères (MAE).
Managua a vu diminuer sa dette à 3,3 milliards de dollars après que le Venezuela eut décidé d’annuler la dette du Nicaragua dans le cadre de l’initiative pour aider les pays pauvres très endettés, a indiqué le MAE dans un communiqué.
“Cette décision du Venezuela est un grand soutien à notre pays, qui pourra rendre la dette du Nicaragua supportable et améliorer le climat d’investissement du pays”, selon le communiqué.
Lors d’une visite à Managua, le président vénézuélien Hugo Chavez a accordé vendredi des crédits d’une valeur totale de 5,3 millions de dollars au Nicaragua.
M. Chavez et son homologue nicaraguayen Daniel Ortega ont lancé vendredi plus tard une raffinerie de combustibles fossiles au Nicaragua.
M. Chavez a révélé que son pays construirait des usines de produits pétrochimiques, d’électricité et de gaz naturel au Nicaragua, tout en investissant 1,5 milliard de dollars.
Source Xinhua
Alger enterre le projet d’union entre Sonatrach et GDF juillet 21, 2007
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Les politiques algériens redoutent qu’une alliance avec GDF coupe la Sonatrach de l’accès à ses clients européens.
La proposition de Nicolas Sarkozy d’adosser GDF à la compagnie publique algérienne Sonatrach ne plaît pas aux autorités algériennes. Lors de sa visite éclair mardi 10 juillet, le président français avait évoqué le sujet avec son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika, sans réussir à le convaincre. Officiellement, Alger attend des détails sur le projet de liens capitalistiques entre les deux compagnies pour se prononcer. En réalité, le projet d’alliance entre GDF et Sonatrach suscite gêne et méfiance en Algérie. L’inamovible ministre de l’Énergie et des Mines, Chakib Khelil, répète depuis plusieurs jours, qu’” il n’y a rien de concret pour le moment ” dans la proposition française. Le sujet alimente les discussions au sommet de l’État. En privé, des responsables politiques affichent leur hostilité à cette alliance. ” La proposition d’adosser GDF à Sonatrach vise à placer la compagnie française comme intermédiaire entre l’Algérie et ses clients européens. Cette alliance n’est pas dans notre intérêt. Nicolas Sarkozy veut avoir un droit de regard sur Sonatrach et le gaz algérien “, affirme à La Tribune un haut responsable politique. La Sonatrach ne s’est pas exprimée officiellement sur le sujet, mais ses dirigeants ne sont guère emballés. ” Les alliances exclusives nous ne intéressent pas. Nous sommes pour des partenariats commerciaux gagnant-gagnant. Aujourd’hui, nous n’avons pas besoin des compagnies françaises pour vendre notre gaz en Europe “, juge un dirigeant du gazier.
MEFIANCE
Alger veut donc garder tout le contrôle sur Sonatrach, dont les revenus représentent 98 % des recettes du pays en devises. Preuve de cette méfiance envers la proposition française, l’Algérie a rappelé récemment qu’elle a été toujours un fournisseur fiable de gaz pour l’Europe, même durant les années du terrorisme (1990-2000). Comprendre la Sonatrach n’a pas besoin de GDF pour tenir ses engagements…
Pour se soustraire de sa dépendance vis-à-vis de l’Europe, qui absorbe l’essentiel de ses exportations de gaz, l’Algérie veut développer ses capacités de production et de commercialisation de GNL qui constitueront la moitié de ses exportations de gaz en 2010 (85 milliards de mètres cubes). Malgré la flambée des prix de construction des installations de GNL (800 dollars la tonne actuellement contre 200 en 2002), la conjoncture joue en faveur de Sonatrach. ” Il y a actuellement dans le monde 70 terminaux de chargement de GNL en construction, dont une dizaine en Chine et plusieurs en Europe de l’Est, et une centaine d’autres sont en projet “, explique un responsable du géant gazier algérien. Selon lui, Sonatrach mise sur le GNL pour se renforcer sur le marché américain et conquérir de nouveaux marchés en Chine, Europe de l’Est…
Source La Tribune
